Lorsque le promoteur immobilier qui gouverne à Washington regarde les ruines de Gaza à quoi pense-t-il ? A construire des résidences pour ses amis promoteurs, pardi !
Et lorsqu’il rencontre en tête à tête le dirigeant d’un pays riche en ressources minières affaibli par une guerre dont il n’avait pas prévu qu’elle dure trois ans, a quoi donc pourrait il penser ? Mais à rien d’autre qu’eu pétrole et au gaz que recèle le sous sol russe, voyons, et à son exploitation par ses amis milliardaires pétroliers texans !
Poutine a d’ailleurs, à l’issue de la rencontre d’Anchorage , livré le véritable fondement du meeting en Alaska, en déclarant : « Je pense que les accords d’aujourd’hui constitueront le point de départ, non seulement pour la solution de la question ukrainienne, mais aussi pour nous aider à rétablir des relations commerciales et pragmatiques entre la Russie et les Etats-Unis , la coopération en matière d’investissements et d’affaires entre la Russie et l’Ukraine recèle un énorme potentiel « .
Quant à l’Ukraine et ses amis de l’Union Européenne, ils sont prévenus: « Nous espérons que Kiev et les capitales européennes prendront tout cela dans un esprit constructif et ne créeront pas d’obstacles ni ne tenteront de saper les progrès escomptés par des provocations ou des intrigues en coulisse « .
Voilà, la messe est dite et, comme l’a déclaré ensuite Trump, tout dépend dorénavant de Zelensky qui n’a d’autre choix que d’accepter les conditions de Poutine, quel qu’en soit le prix pour les ukrainiens.
Préparons nous donc au pire, car de toute évidence Trump a décidé de livrer Ukraine et Union Européenne au bon vouloir de Poutine, en échange des mirobolants contrats qu’il entend négocier avec la Russie et à lui retirer aide militaire et services de renseignements si elle n’accepte pas le diktat de Moscou.
Nous venons d’assister, en ce début du XXIème siècle, au premier acte d’un renversement d’alliances comme on n’en a pas connu de semblable au cours du XXème siècle.
les européens vont ils enfin ouvrir les yeux sur leur allié étasunien et prendre les dispositions qui conviennent au plan intérieur pour renforcer l’union , et étudier et mettre en œuvre les nouvelles alliances qui s’imposent à l’extérieur pour défendre leurs interets vitaux ?
Il ne doit y avoir dans ce domaine ni tabou ni scrupules, seulement le sens de l’intérêt de l’Europe face à un faux ami qui a enfin fait tomber le masque.
Le temps presse, et il ne s’agit plus de tergiverser et de compter sur la diplomatie pour gérer une situation ou seul compte, pour ses interlocuteurs , le rapport de force. Nous ne sommes pas les seuls à prendre tardivement conscience du rapprochement souhaité par russes et étasuniens, et on peut légitimement s’interroger sur ce que pensent la Chine et les BRICS du changement de pied de la Russie.
Que se passera-t-il lorsque Trump décidera de s’emparer du Groenland avec l’appui de ses nouveaux amis russes, car il passera inévitablement un jour à l’action, cela ne fait aucun doute une fois que l’on a admis que l’impérialisme étasunien a opéré sa mue vers une nouvelle forme de colonialisme décomplexé, et a entrepris de le mettre en œuvre à marches forcées.
Qui vivra verra, mais la nouvelle alliance qui se profile n’a pas fini de faire de vagues ou plutôt de déchainer de tempêtes.