Ma part de vérité - Edition du Lundi 06/02/2012

COPENHAGUE : LA PITEUSE MASCARADE

19 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, International, Introduction

Il y avait, à l’origine déjà, un gros mensonge, une énorme escroquerie intellectuelle : sous le couvert de “sauver la planète” il s’agissait surtout d’essayer de sauver un mode de vie et un système responsables de la situation catastrophique de plus de deux milliards d’hommes de femmes et d’enfants.

A la sortie le voile se déchire et les masques tombent: il ont sauvé  banquiers et traders fous, les autres, ma foi, ils sauront bien se débrouiller tout seuls !

Les premiers se sont payés en dollars et en  euros sonnants et trébuchants, les autres ont été  payés de mots ronflants et emphatiques,  comme ça tout le monde est content n’est ce pas ?

Il y avait aussi, toujours à l’origine, une stupéfiante muflerie: au lieu de faire semblant de lutter contre un réchauffement climatique contre lequel ils n’y a probablement pas grand chose à faire sinon s’adapter , et étaler complaisamment leur souci de l’humanité, pourquoi les chefs d’Etat ne font ils pas ce qui est à leur portée: arrêter les guerres et les massacres, stopper la course aux armements et détruire les armes nucléaires dont ils sont directement responsables.

Pour le reste qu’ils arrêtent de se moquer du monde. La grotte CASQUER découverte il y a quelques années sur la Cote d’Azur se trouve aujourd’hui à plus de 60 mètres au fond de la mer. Des hommes y vivaient il y un million d’années comme en témoignent les peintures sur les parois. Leurs descendants vivent encore, juste au dessus, ils se sont adaptés, comme se sont adaptées toutes les espèces qui ont survécu à ses convulsions !

La puissance des phénomènes qui ont affecté la Terre dans le passé  comme de ceux qui l’affecteront dans l’avenir sont sans commune mesure avec celle dont l’homme s’imagine disposer et  elle sera encore là quand l’espèce humaine aura disparu, il serait temps qu’il en convienne.

L’échec de Copenhague, prévisible tant ils contrariait d’appétits et d’intérêts, nous aura au moins épargné que Nicolas Sarkozy se précipite à la télévision pour nous expliquer qu’il avait une fois de plus sauvé la planète. Si c’est là le prix à payer pour cet échec et bien malgré moi,  j’assume volontiers.

LES CHAROGNARDS SONT DE RETOUR

5 août 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Economie, Introduction

Cela fait un bon bout de temps que l’on n’entend plus notre omni Président. Serait il à ce point malade? Nous aurait on caché quelque chose après son accident cardio vasculaire?

Il aurait pourtant de quoi s’exprimer Nicolas, car les sujets ne manquent pas qui seraient aptes à soulever cette belle indignation qui lui fait prendre parfois la posture de Jaurès, de Gambetta voire  de Karl Marx ou de Che Guevara ! Posture verbale, tout de même, n’affolons pas NAP - Neuilly Auteuil Passy pour les non initiés.

Passons sur le faux pas médiatique de son ministre de l’agriculture sur le dossier du remboursement des aides aux producteurs de fruits et légumes: le brave JEGO, qui avait fait son courageusement boulot a pourtant été viré comme un domestique au Cap Nègre pour des broutilles.

Revenons plutôt sur la déclaration embarassée des dirigeants de PARIBAS reconnaissant que la banque a provisionné 1 milliard d’Euros pour récompenser ses traders pour leurs bons résultats.

En 1788, Marie Antoinette à laquelle  on expliquait que les femmes secouaient les grilles du Chateau parce qu’elles n’avaient plus de pain répliquait vertement qu’elles n’avaient qu’à manger de la brioche, à la suite de quoi  il y en a qui se sont retrouvés la tête au bout d’une pique, convenons en, pour moins que ça !

Bon, le Cap Nègre n’est - pas encore- Versailles et Nicolas soigne trop sa communication pour se permettre ce dérapage d’un autre âge.

Alors nous dirons seulement que son silence est éloquent, c’est plus charitable, et puis, enfin, nous sommes en République saperlipopette !