Ma part de vérité - Edition du Lundi 06/02/2012

UN MINISTRE VRAIMENT GONFLE!

Il y en a qui sont vraiment gonflés: gonflés de leur importance le plus souvent, mais de plus assez gonflés pour prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.

Ainsi, Laurent WAUQUIEZ Ministre UMP du Travail qui s’étrangle d’indignation à l’annonce par le groupe TOTAL de la supression de 555 postes de travail dans le département production. Scandale dit-il, et il a raison, pour un Groupe qui affiche 14 Milliars d’euros de profits en 2008.

Mais voilà un homme qui, il y a quelques mois, n’avait pas de mots assez durs pour une gauche qui selon lui manquait  de réalisme et de bon sens au point d’ignorer que la libre entreprise est l’alpha et l’omega du progrès économique et social, et que tout ce qui pouvait entraver cette liberté était au mieux inconscent et au pire criminel !

Le voilà, donc converti, comme son maître à penser Nicolas SARKOZY, à la lutte contre la capitalisme financier et tous ces patrons voyous qui etc..etc..

Faut il lui rappeler que, dans le système devant lequel il s’est prosterné jusqu’à ces dernières semaines, la seule, l’unique loi qui compte c’est la “maximisation des profits” et que l’effectif d’une entreprise ne saurait constituer rien d’autre qu’une  ”variable d’ajustement” dont “la libre entreprise” doit pouvoir user sans entrave.

Il est déjà très difficile de voir le spectacle des difficultés dans lesquelles s’enfonce aujourd’hui notre pays, et la détresse des plus démunis: mais supporter de plus les fumisteries et l’effarante hypocrisie des gens qui nous gouvernent aujourd’hui, là, c’est vraiment insuportable!

Un bon millier de nantis recoivent en ce moment, en application de la Loi dite du paquet fiscal que le Gouvernement de Monsieur WAUQUIEZ a fait voter par ses godillots au Parlement, des chèques du trésor dont le montant dépasse parfois les 250 000 €.

Pendant ce temps des paquets de chômeurs viennent grossir les rangs des sans ressources: alors, Monsieur le Ministre, s’il vous plait, un peu de dignité, fermez là!