Ma part de vérité - Edition du Jeudi 09/09/2010

POURQUOI LES EUROPEENS N’ONT ILS PLUS SOIF D’EUROPE ?

Même si les vérités sondagières ne sont que des approximations, tout indique que l’abstention sera importante dimanche 7 Juin.

Si s’abstenir n’est pas responsable, ceux qui s’appretent a aller à la peche ont toutefois quelques excuses.

D’abord combien ils sont ceux qui savent qu’il s’agit, en fait,  de désigner 72 députés français sur les 785 que compte le Parlement , qui exerceront conjointement avec la Commission un vrai pouvoir dans bien des  domaines touchant à la vie de chacun d’entre nous ? Le leur a-t-on vraiment expliqué ?

Il s’agira Dimanche  de décider si le Parlement de Strasbourg , et donc la Commission qu’il a la charge de désigner, sera plutôt de droite ou plutôt de gauche. C’est aussi simple et aussi important que cela; et c’est en tout cas une bonne raison de se déplacer et de déposer son bulletin dans l’urne.

Il sera un peu tard ensuite pour protester et pour manifester contre les directives que celle ci pourrait prendre, ou de se plaindre de la molesse  servile et la transparence de Monsieur BAROSO !

Ensuite,  quand des gouvernements socio-démocrates expliquent que quoi qu’il arrive ils soutiendront la candidature de ce dernier, il n’y a rien d’étonnant à ce que les électeurs estiment qu’ils perdaient leur temps en se déplaçant comem le souligne Hubert VEDRINE dans un entretien au journal Le Monde.

Le manque d’homogénéité de la gauche européenne lui aura couté, dans cette campagne, vraiment très cher.

Elle qui aurait pu sans aucun mal rappeler et marteler que l’arrogance du capitalisme financier sur laquelle s’est construite l’Europe des banquiers et des marchands au détriment de l’Europe politique et sociale est la seule responsable du désastre qui frappe aujourd’hui les européens comme le reste du Monde !

Elle qui est restée comme tétanisée, en particulier dans notre pays, au point de rester sans voix, devant le cynisme de Nicolas SARKOZY, hier féroce contempteur du modèle social français, et s’en réclamant aujourd’hui avec la force de l’impudeur qui le caractérise !

Si les résultats des européennes étaient aussi médiocres que le prévoeint les instituts de sondage, ce qui n’est pas acquis, il ne s’agira pas de se morfondre, mais au contraire de se secouer, de s’ébrouer enfin, et de retrouver une identité qui se révèle aujourd’hui, face à la crise, plus moderne, plus efficace, plus adaptée que jamais à notre société…