VOUS AVEZ DIT CONFIANCE ?
18 juin 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Même si la calamiteuse affaire de la désignation du président du conseil de surveillance de la CCM n’entrainera pas une rupture de la coalition de gauche aux commandes de la CTC, il est clair semble-t-il qu’il y aura un avant et un après le 14 mai 2010 à gauche et que la confiance n’y est plus.
Dans un communiqué au ton extrêmement sévère, Paul Antoine LUCIANI et Jean Charles ADAMI s’élèvent, à juste raison, sur les “allégeances clanistes et les manipulations électoralistes” qui ont amené à écarter Michel STEFANI du poste de responsabilité qui avait été promis au groupe communiste de l’Assemblée de Corse.
Je n’ai pour ma part aucune raison d’en douter. Connaissant bien Dominique BUCCHINI pour lequel j’ai beaucoup d’estime et une grande amitié, je ne le vois pas s’avancer sur ce terrain s’il n’avait obtenu de Paul GIACOBBI un engagement clair et net.
On doit, plus sérieusement, s’interroger sur les raisons qui ont pu conduire Paul GIACOBBI à préférer un transfuge de la droite insulaire fraichement rallié, à un allié solide dont l’appartenance à la gauche , pas plus que la fidélité à ses alliances ne saurait être discutée.
Serait ce une dette, une promesse imprudente,  à honorer envers un homme ralliant GIACOBBI alors même que son épouse siègeait avec Camille de ROCCA SERRA et dont il est prudent de fixer la fidélité dès lors que la coalition ne dispose que de 24 voix sur 51 ?
Faut il y voir les prémisses d’un futur renversement d’alliance ou à minima un signal donné à la droite pour signifier que le président de l’exécutif, s’il s’est allié au PS , n’en reste pas moins un homme libre d’appartenance ?
Après tout, la coalition qu’il a mis au point et dirigée au conseil général de Haute Corse ne compte aucun communiste mais compte par contre nombre d’élus se réclamant de la droite sarkozyste…
Les élus communistes considèrent, à juste titre, que l’on a vu à l’oeuvre des pratiques d’un autre âge qui ne marquaient en aucune façon le changement que la gauche incarnait.
Ils seraient bien inspirés de se rappeler la savoureuse formule de Francis BLANCHE qui disait ” il aurait mieux valu penser le changement que changer le pansement”…

