Ma part de vérité - Edition du Lundi 06/02/2012

SARKOZY EN PETIT COQ DRESSE SUR SES ERGOTS…

Nicolas SARKOZY continue consciencieusement d’abîmer l’image de son pays à l’extérieur. Non seulement il se montre arrogant en  petit coq dressé sur ses ergots , mais il prend avec la vérité un certain nombre de libertés qui lui ont valu de se faire remettre sèchement à sa place par Angela MERKEL l’autre jour à Bruxelles.

Le presse internationale ne se prive plus de railler méchamment comme The Economist affichant “le président qui retrécit” en page de couverture  , ou de critiquer vertement comme Le Temps de Genève rapporté par Courrier International, un homme qui, dans quelques mois va accéder au nom de la France à la présidence du G20 et dont l’attitude attente également au prestige d’une Europe dont il a trahi les principes fondateurs, en invoquant brutalement une souveraineté dont il a librement consenti à ce qu’elle soit limitée par des traités.

Mais c’est la vulgarité qui à mon sens accentue aujourd’hui les traits de caractère du personnage. Vulgarité des sentiments exprimée sans fard dans le désormais fameux discours de Grenoble, vulgarité du comportement lorsqu’il s’adresse à la vice présidente luxembourgeoise de la commission européenne en proposant avec autant d’arrogance que de mépris que son pays accueille les Roms expulsés de France.

Fort avec les faibles Nicolas SARKOZY, en s’adressant ainsi au plus petit des Etats de l’union européenne, mais aussi faible avec les forts  lorsqu’il maintient un bouclier fiscal qui a conduit l’Etat à rembourser à faire à un millier de  richissimes contribuables un chèque de plus de 35 000 €  pendant que des millions de français peinent à faire face à leurs besoins les plus élémentaires.

Quand on a franchit les limites, disait Marcel PAGNOL, il n’y a plus de bornes. Les quelques 20 mois qui nous séparent des élections présidentielles de 2012 lui offriront , à la lumière des évènements récents, plus d’une occasion de le prouver.

LA DROITE EXTREME ET L’EXTREME DROITE

Serge Portelli

Un débat dont l’opportunité est plus que discutable a été ouvert par Eric BESSON. Toujours attentif à aller au devant des désirs de son maître, comme tous les nouveaux convertis il en fait une tonne.

Il y a, il y aura, sans doute beaucoup à dire sur ce débat dont BESSON clame à loisir qu’il est destiné à tuer l’extrême droite fut ce au prix de faire de la droite républicaine de DE GAULLE, de POMPIDOU et de GISCARD D’ESTAING la droite extrême de Nicolas SARKOZY et consorts.

Car enfin, comme monsieur BESSON n’envisage sans doute pas, en tuant l’extrême droite d’assassiner les lepenistes, il faudra bien qu’ils trouvent refuge quelque part.. Et ou donc iraient ils sinon dans cette antre nauséabonde qui fut naguère le gaullisme et qui glisse de jour en jour vers la droite extrême qui perce chaque jour un peu plus dans les paroles et surtout les actes du Président de la République.

Les dernières déclarations du Président de la République dans son désormais célèbre discours aux agriculteurs aux accents vichystes ne laissent aucun doute persister sur les intentions perverses du pouvoir et de son zélé ministre de l’identité nationale.

Cliquez ICI pour prendre connaissance du texte de Serge PORTELLI

Téléchargez le documentportelli

Serge PORTELLI est magistrat, Vice Président du Tribunal de Paris: c’est un vrai magistrat indépendant, de la race de ceux que notre Président rêve chaque jour de mettre au pas, et il le prouve dans ce billet de son blog que je vous laisse méditer, et, surtout, diffuser largement.

Quand à l’inéffable BESSON, je vous laisse le plaisir d’écouter la vidéo suivante, ou monsieur BESSON cognait sur SARKOZY, non sans pertinence d’ailleurs, le 14 Janvier 2007.

Cliquez ICI pour voir la vidéo.

SARKOZY PRIS EN FLAGRANT DELIT DE DUPERIE

Je ne croyais pas si bien dire en écrivant le billet d’hier et en le titrant ” Capable de tout”. Notre Président vient d’illustrer mon propos de belle manière.

L’incendie provoqué, à juste titre par l’incroyable désignation de son fils n’ayant pas été éteint par les barons de l’UMP, ni par la tout aussi incroyable intervention de Madame PARISOT, la sémillante patronne des patrons, venue ajouter sa perle au déluge de flagorneries, voilà que notre zorro national s’est vu obligé de voler au secours du fiston.

Ce type - j’ai beaucoup hésité à employer cette expression pour citer le Président de la République même si, après tout, ce n’est jamais que sa propre façon de s’exprimer, ce type donc ne doute vraimlent de rien.

Jugez en plutôt. S’exprimant sur la création des lycées en 1802, qui signifiait, selon lui, la fin des privilèges de la naissance, il déclarait solennellement : “Cela voulait dire : désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve par ses études de sa valeur.”

CLIQUEZ ICI vous trouverez ses propos rapportés par LE POINT, toujours aussi péremptoires.

Encore plus fort: ECOUTEZ LE et dites moi franchement si vous n’en concluez pas que notre Président nous prend vraiment pour des C…

A l’éclairage de la promotion de Monsieur Dauphin, on ne peut que conclure que de deux choses l’une:

  • Ou bien le Président SARKOZY n’a pas lu le discours qu’on lui a préparé pour la circonstance
  • Ou bien il l’a bien lu et il n’en a rien à foutre et se moque des français comme de ses premières couches culottes.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais quant à moi, j’opte sans hésiter pour pour la deuxième hypothèse.

NICOLAS REMANIE SON GOUVERNEMENT: ET ALORS ?

20 juin 2009 par Vincent CARLOTTI  
Prsent dans A la Une, Introduction, Politique

Ainsi, après qu’il aura paradé devant la représentation nationale réunie à cet effet à Versailles, l’hyper Président s’en ira remanier son gouvernement, et fera son marché en piochant dans le who’s who politicien, un peu comme Michel AULAS faisant son “mercato” pour muscler l’équipe de football de Lyon.

Cela fait des semaines que la presse en fait tout un plat: comme si cela avait la moindre importance! Vous me direz que j’exagère, que je suis un anti sarkozyste primaire - ce qui n’est pas exclu-  et sans doute bien d’autres choses encore.

Mais refléchissez un peu, ou plutot, réfléchissons ensemble. Remanier le gouvernement n’a de sens et ne peut s’avérer utile et efficace que si ce dernier est utile, sert vraiment à quelque chose, et si les ministres, remaniés ou non, disposent du pouvoir que devrait normalement leur conférer leur ministère.

Sous la Vème République on a souvent remanié les gouvernements, voire changé le Premier Ministre ! Mais aujourd’hui tout ça est dépassé: à quoi cela pourrait il bien servir ?  Nicolas Sarkozy n’a pas besoin de ministres, ni d’ailleurs de Premier Ministre, tout le monde le sait voyons..

On peut en effet, et c’est nouveau, intégrer un gouvernement sous sa présidence  sans être pour autant Ministre au sens noble du terme ! Car notre homme est omni présent, et bien sûr omniscient: tout juste a-t-il besoin de “collaborateurs” ce qui est un substantif autrement élégant, convenez en avec moi, que “valets” , un tantinet péjoratif.

Bon, peut être me direz vous, mais en attendant on ne parle que de ça.. Au fait, et si c’était ça qui était justement recherché ? Qui sait avec ce diable d’homme !

LE SARKOZYSME EST MORT: RESTE A L’ENTERRER.

16 février 2009 par Vincent CARLOTTI  
Prsent dans A la Une, Introduction, Politique, Société

Nicolas Sarkozy a été  élu sur un programme tout entier bati sur l’idée de la suprématie d’un  modèle social basé sur la réussite individuelle élevée en dogme par une Amérique dont il s’était fait le chantre exalté,  et l’obsolescence du modèle social français, voué aux gémonies.

La rupture avec ce modèle honni était devenu son principal slogan de campagne: il en avait fait sa marque de fabrique et le martelait a chacun de ses meetings, chacune de ses apparitions télévisées. Il fallait alors, à marche forcée, réformer la France à tout crin de manière à ce qu’elle rattrape   le retard qu’elle aurait accumulé pour rejoindre enfin la terre promise du libéralisme avancé.

Oui mais voilà, l’histoire est allée plus vite que lui et le voici pris complètement à contre pied et totalement déstabilisé par l’effondrement de son modèle et le retour en force d’un modèle social-démocrate qu’il avait raillié et pourfendu pendant sa campagne électorale.

Il a ainsi vécu, en accéléré, ce qu’a vécu entre 1981 et 1983 un François MITTERRAND, élu sur un programme rédigé par Jean Pierre CHEVENEMENT, qui préconnisait la rupture en cent jours avec le capitalisme , et qui avec le tournant de la rigueur  a viré au social-libéralisme.

Le Président se trouve dès lors en décalage complet avec un programme qu’il s’obstine encore à décliner mécaniquement à chacune de ses interventions, mais qui ne touche plus une population angoissée devant le retour du  chômage de masse et la montée de la précarité.

La réforme sarkozyste, pour la majorité de nos concitoyens, peut attendre: le sauvetage de leurs emplois et de leurs retraites, lui, ne doit ni ne peut attendre plus longtemps.

Personne ne peut prévoir quel sera le comportement de cet homme imprévisible, politicien jusqu’au bout des ongles et, aujourd’hui comme hier, seulement préoccupé, sans aucun doute, par son destin personnel et sa réelection en 2012.

L’artiste commence cependant à perdre sérieusement la main comme le montrent entre autres son attitude incompréhensible sur la question antillaise ou son déplacement incongru, pour ne pas dire indécent, à Bagdad.

Le Sarkozysme, cet artefact de la politique fait de volontarisme et d’analyses politiques approximatives est bel et bien mort. Reste seulement à savoir si, comme MITTERRAND avait enterré la rupture avec la capitalisme il procèdera lui même à son éxécution en place publique.

Après le tournant de la rigueur opéré par son predecesseur qui sait quel  pirouette nous offrira demain notre multi-Président.

SARKOZY EN IRAK: UN DEPLACEMENT SURREALISTE

Ainsi notre “Speedy Président” est aujourd’hui en Irak. L’inénarable porte parole et porte flingue de l’UMP Frédéric LEFEBVRE nous explique que c’est là sa place car la France doit se manifester sur tous les terrains ou sa présence lui semble indispensable.

Ce déplacement, sans doute dicté par le souci constant de l’Elysée de montrer combien notre guide suprème est dynamique et doué d’ubiquité, n’est pas seulement inutile, il est proprement indécent.

C’est en Guadeloupe que Nicolas SARKOZY aurait du se rendre, car ce qui se passe là bas est suffisament grave pour qu’il daigne y consacrer quelques heures de son temps au lieu de le consacrer à paufiner son image internationale.

Les Antilles vivent encore aujourd’hui une situation coloniale: 160 ans après l’abolition de l’esclavage, les descendants des colons, que l’on appelle là bas “Békés”, qui représentent un peu plus de 1 % de la population, possèdent à peu près 90 % des richesses de la Guadeloupe, et les  dirigeants économiques sont quasiment tous blancs.

Les terres les plus fertiles, les banques, la grande distribution, les concessions automobiles, la distribution de produits pétroliers sont entre leurs mains. Les profits scandaleux des compagnies pétrolières, que le Ministre JEGO assimilait la semaine dernière à un enrichissement sans cause  pouvant justifier une action judiciaire à leur encontre meritent pour le moins que l’on s’en préoccupe avant que la situation ne devienne incontrolable.

Lors de l’intervention télévisée de Nicolas SARKOZY jeudi dernier, pas un mot sur la situation en Guadeloupe. peut on imaginer qu’un conflit de cette ampleur en Bretagne ou en Corse n’aurait pas été évoqué ? Ce silence assourdissant a gravement bléssé les antillais, à juste titre, d’autant que dans ce genre d’exercice ou les questions sont préparées il est très probable qu’il ait été demandé aux journalistes par l’Elysée de ne pas évoquer le conflit antillais!

L’incendie qui s’est propagé de la GUADELOUPE à la MARTINIQUE pourrait malgré la distance atteindre les banlieues ou les antillais, qui ont ressenti comme leurs parents insulaires le mépris du pouvoir, peuvent compter sur la solidarité de ceux qui en sont, en métropole, également victimes.

Cette fois ce n’est pas en déplaçant le Préfet, voire en révoquant un Ministre qu’il n’aurait pas jugé à la hauteur de la situation que le Président s’en tirera. Il va falloir qu’il mouille vraiment la chemise, et le terrain est miné.

 

 

 

 

SARKOZY: DERRIERE LES PROPOS PEREMPTOIRES

Nicolas SARKOZY possède, chacun le sait, un réel talent de communication. Il en a encore fait la démonstration lors de sa dernière intervention télévisée.

Il a été, à cette occasion, largement aidé par des journalistes qui se sont contentés, comme d’habitude de faire avec lui ce que font les sparing partners en sport de haut niveau: renvoyer la balle au champion pour lui permettre de donner toute la mesure de son talent..

Quand on a un don, comme le chantait Georges BRASSENS on finit par se laisser aller à en abuser, et de lasser son public, voire de casser méchamment la figure.

Deux exemples parmi beaucoup d’autres auraient du provoquer la réaction d’un journaliste digne de ce nom et ont laissé de marbre les cireurs de bottes commis d’office pour le spectacle.

  • Les Banques n’ont pas couté un sou au contribuable, elles vont ont rapporter près d’un milliard et demi d’Euros, car celles ci verseront à l’Etat des intêrets au taux de 5,5% a-t-il fièrement proclamé. Naturellement il s’est bien gardé de dire que cet argent prêté aux banques l’Etat l’emprunte à un taux fixé entre 2,5 et 3,5 %, ce qui réduit considérablement la performance ! Par ailleurs, le sauvetage de Dexia a couté  une participation d’un milliard d’Euros àl’Etat. Les actions qui ont été acquises au cours de 9,9 euros l’unité, valent aujourd’hui 2,3 euros. La moins-value potentielle pour l’Etat est donc de 770 millions d’euros. 

Pour l’instant on ne peut pas affirmer en toute honnêteté qu’il a fait une bonne affaire. Sans compter qu’il  ne faut pas exclure non plus que si l’une des banques auxquelles l’Etat a prèté de l’argent faisait faillite, l’Etat perdrait purement et simplement sa contribution… Mais notre Président n’est pas à ça près n’est ce pas.

  • Je vais supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu, pour soulager les plus défavorisés a-t-il déclaré avec des accents que Jaurès n’aurait pas renié. Le problème est que les plus défavorisés ne payent pas l’Impôt sur le revenu, soit parcequ’ils ne gagnent pas assez, soit parcequ’ils en sont exonérés! Mais de cela SARKOZY n’en a cure, plus c’est gros mieux ça masse n’est ce pas ? Naturellement, aucun des journalistes présents n’a relevé: ignorance crasse ou flagornerie, je laisse à chacun le soin de conclure.

Une véritable mesure sociale aurait consisté à baisser la TVA. C’est l’impôt injuste par excellence : il n’est pas progressif et il frappe   plus que proportionnellement les plus démunis, car contrairement aux  plus riches, ils consomment jusqu’au dernier centime leur revenu disponible. 

On peut naturellement en rire, et se gausser de ce thâtre d’ombres ou la réalité est travestie, les journalistes avilis, pour que le Prince puisse satisfaire sa mégalomanie.

On peut aussi, hélas, finir par en pleurer, avant de prendre les fourches et de se diriger vers les marches des palais…

 

 

 

ET SI JEUDI LES “PAUV’CONS” LUI DISAIENT: AVA BASTA !

La journée de Jeudi 29 s’annonce comme celle de la manifestation d’une saine colère que le gouvernement autiste de Nicolas SARKOZY serait bien inspiré d’entendre.

La vérité est que la pratique du pouvoir du Président de la République menace le pacte Républicain qui règle les équilibres fondamentaux dans notre pays.

L’arrogance qui est la marque du personnage, l’autosatisfaction qui gouverne chacun de ses actes, les manquements, graves, aux principes républicains se sont multipliés au point d’inquièter de larges franges de l’opinion.

Comment accepter que celui qui se doit d’être le Président de tous les français se mette en scène lors du congrès de son parti, et se comporte ainsi en partisan, en chef de clan pour ne pas dire en chef de meute lorsque l’on entend aboyer à longueur de journée son porte flingue, au mépris des usages républicains ?

Comment tolérer cette soif dévorante de pouvoir qui l’incline à transgresser  la séparation des pouvoirs en soumettant chacun d’entre eux à son caprice ? 

Comment laisser le providentialisme, cette antichambre de la dictature, et l’autoritarisme, s’étaler avec autant d’impudeur dans les pages de nos journeaux quand on mesure, chaque jour un peu plus, le vide sidéral de la politique mise en oeuvre ?

Comment ne pas trouver révoltants les accents pseudo révolutionnaires d’un discours démenti chaque jour par les actes d’une Présidence toute entière soumise aux forces de l’argent ?

Casse toi pauv’con avait jeté notre sémillant Président à un contestataire. Il y aura jeudi beaucoup de pauv’cons dans la rue: s’ils ont tardé à lui répondre, nul doute que leur réponse sera, elle, polie mais cinglante.

Sur internet aussi ça mobilise beaucoup. Parmi la multitude d’initiative signalons deux sites WEB préparant la journée du 29:

JUSQU’OU IRA ERIC BESSON ?

Membre de la Direction Nationale du PS, en charge de l’économie, proche de François HOLLANDE, Eric BESSON avait, on s’en souvient, rallié Nicolas SARKOZY dès le lendemain du premier tour et avait fait une entrée aussi tonitruante que remarquée à la tribune du candidat qu’il avait combattu quelques jours auparavant.

Entré au Gouvernement sur un strapontin, il reçoit aujouird’hui une double promotion en succèdant à Brice HORTEFEUX à la tête d’un ministère phare du sarkozysme, et en intègrant l’état major de l’UMP.

Sacré parcours tout de même: pour en juger il faut se souvenir que BESSON avait commis, avant de quitter en fanfare le PS un ouvrage intitulé ” Les inquiètantes ruptures de Mr Sarkozy”. 

Avec le recul la lecture de certains passages est vraiment savoureuse. Aujourd’hui en charge de la l’immigration il écrivait alors:  ”En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine !»

ET sur l’immigration choisie chère à son mentor : “On peut tout d’abord contester la pertinence d’une telle politique qui consiste à favoriser l’installation professionnelle en France des diplômés étrangers de niveau au moins égal au master et qui octroie une carte de séjour “compétences et talents”Au lieu de faciliter la circulation des étrangers par l’octroi de visas à entrées multiples, cette politique favorise l’installation définitive en France et participe au pillage des élites des pays en développement».

Pour la politique d’intégration il n’est pas en reste lorqu’il écrit: “C’est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle républicain » d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables- il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel”.

Sur le même registre, il continue en affirmant: “le bilan du « ministre en charge des cultes » est lourd de menaces pour l’avenir : non content de mettre à mal la loi de 1905 et les fondements de la « laïcité à la française », Nicolas Sarkozy aura pactisé avec les islamistes de l’UOIF, favorisé l’ascension médiatique de Tarik Ramadan, fait preuve d’une étrange bienveillance à l’égard des sectes allant jusqu’à recevoir en grande pompe l’un des prosélytes le plus célèbre de l’église de Scientologie, l’acteur Tom Cruise

Nicolas SARKOZY auquel on prète quelques défaut possède au moins une qualité: il sait pratiquer le pardon des offenses.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, il suffit de télécharger l’ouvrage , la lecture en est d’autant plus savoureuse aujourd’hui.

BESSON n’est pas le seul socialiste à avoir retourné sa veste, comme chacun sait. mais il est le seul, sans pour autant exonérer les autres, qui soit allé aussi loin pour complaire à son maitre.

Il lui sera difficile de faire mieux que ses prédécesseurs transfuges socialistes Marcel DEAT ou Jacques DORIOT ? Ce dernier, adhérant à 18 ans à la SFIO il rallie la IIIe Internationale en 1920 et réalise une carrière remarquable au sein du PCF jusqu’à devenir candidat au poste de secrétaire général. Après la défaite, il se prononce pour la collaboration et soutient le maréchal Pétain. 

L’avenir nous le dira..

 

 

 

 

 

EMMANUEL TODD : LA DEMOCRATIE EN QUESTION

On peut ne pas être d’accord avec Emmanuel TODD. Il a une façon qui n’appartient qu’à lui de renverser la table qui peut déconcerter ou irriter les bien pensants et les beaux esprits.

Il n’empêche que ce brillant ethnologue un tantinet touche à tout met régulièrement et de manière originale sa discipline au service de l’analyse économique et sociale avec un bonheur certain pour tous ceux qui s’interesent à ces questions.

Dans son dernier ouvrage, Après la Démocratie, aux éditions Gallimard,il se livre à une critique documentée, argumentée du libre échange qui sort des sentiers battus et, même si l’on ne partage pas complètement les conclusions auxquelles il arrive, donnent à réfléchir à tout esprit libre et ouvert.

Difficile à classer politiquement, il éprouve visiblement pour la classe politique française dans son ensemble, gauche et droite confondue, le plus profond mépris. Dans ce domaine, c’est Nicolas Sarkozy qui est l’objet de ses critiques les plus acérées, même s’il trouve des circonstances atténuantes aux graves dérives dont il l’accuse. Circonstances certes atténuantes, mais qui sonnent en fait comme la plus grave de ses critiques: si la France a élu un malade, dit il ainsi, c’est parcequ’elle est elle même malade…

Mais c’est son analyse des ravages du libre échange sur la société française qui occupe l’essentiel de son ouvrage et retient l’attention du lecteur.

Pour lui l’enrichissement exhorbitant d’une petite minorité, 1% de la population française, entièrement tournée vers la satisfaction de ses désirs et coupée du reste de la nation repérsente un danger pour la démocratie, dans la mesure ou elle ne peut plus accepter que l’on puisse d’une manière ou d’une autre attenter à ses privilèges.

Condamnée pour cela à investir la sphère du pouvoir politique, directement ou par le truchement d’hommes politiques de paille, elle n’aura selon lui un jour ou l’autre pas d’autre choix que de s’en prendre au suffrage universel et de favoriser l’emergence de la dictature.

Seul le retour au protectionisme est selon lui de nature à donner un coup d’arrêt aux dérives provoquées par la libre échangisme dont il estime que contrairement à ce que proclament ses dévots il n’a contribué qu’à aggraver considérablement les inégalités et les risques de guerre.

On peut bien sûr en sourire, mais on peut tout aussi légitimement s’en inquiéter: l’éclairage de l’histoire des sociétés humaines sur laquelle l’auteur base son analyse est largement de nature à s’interroger sérieusement.

A lire donc, et à méditer de toute façon.