ANGHIONE: LA BOMBE QUI FAIT MAL
26 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
L’attentat de Castellare di Casinca pose une série de questions auxquelles il faudra bien répondre clairement un jour ou l’autre.
A l’Etat d’abord qui, il y a quelques jours, par la bouche de monsieur HORTEFEUX laissait entendre que la violence clandestine était á bout de souffle: le systeme d’information du ministre est visiblement pris en défaut par l’importance du dispositif qu’a necessité cette opération, c’est le moins que l’on puisse dire …
Aux élus régionaux ensuite, engagés dans une laborieuse procedure pour aborder la question fonciere, et soumis au scepticisme d’une population persuadée depuis longtemps, et pourquoi ne pas  le dire crument á juste titre, que sans les attentats il y a belle lurette que la Corse aurait été bétonnée d’Ersa á Bonifacio.
Aux autonomistes enfin, qui condamnent tout naturellement cette action, mais qui n’ont pas fait pour le moment la demonstration de leur determination á  pousser les feux pour opposer á ces méthodes une stratégie tout aussi efficace.
Je fais partie de ces  socialistes qui souhaitaient que la Corse soit dotée du pouvoir de légiférer dans les domaines ou il apparaissait indispensable qu’elle puisse le faire, et aujourd’hui je persiste et je signe.
Je reste persuadé que nous n’obtiendrons jamais du Parlement de la Republique qu’Ãl vote les textes qui mettraient notre ile á l’abri des speculateurs, qu’Ãls soient corses, ce qui constitue pour moi une circonstance aggravante,  ou qu’Ãls viennent d’ailleurs.
Tous ceux qui en sont conscients doivent sana attendre unir leurs forces pour mobiliser la population, et elle est á mon sens prete á ecouter un message fort et clair, et arracher á l’Etat cette réforme, la seule qui soit en mesure d’opposer définitivement á la loi des armes la Loi des Corses.
Faute de quoi, les élus territoriaux continueront imperturbablement á exercer le ministere de la parole, en laissant aux clandestins le ministere de l’action, le seul qui finit par compter, en définitive, aux yeux de la population.
ET SI JEUDI LES “PAUV’CONS” LUI DISAIENT: AVA BASTA !
27 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Questions sociales
La journée de Jeudi 29 s’annonce comme celle de la manifestation d’une saine colère que le gouvernement autiste de Nicolas SARKOZY serait bien inspiré d’entendre.
La vérité est que la pratique du pouvoir du Président de la République menace le pacte Républicain qui règle les équilibres fondamentaux dans notre pays.
L’arrogance qui est la marque du personnage, l’autosatisfaction qui gouverne chacun de ses actes, les manquements, graves, aux principes républicains se sont multipliés au point d’inquièter de larges franges de l’opinion.
Comment accepter que celui qui se doit d’être le Président de tous les français se mette en scène lors du congrès de son parti, et se comporte ainsi en partisan, en chef de clan pour ne pas dire en chef de meute lorsque l’on entend aboyer à longueur de journée son porte flingue, au mépris des usages républicains ?
Comment tolérer cette soif dévorante de pouvoir qui l’incline à transgresser  la séparation des pouvoirs en soumettant chacun d’entre eux à son caprice ?Â
Comment laisser le providentialisme, cette antichambre de la dictature, et l’autoritarisme, s’étaler avec autant d’impudeur dans les pages de nos journeaux quand on mesure, chaque jour un peu plus, le vide sidéral de la politique mise en oeuvre ?
Comment ne pas trouver révoltants les accents pseudo révolutionnaires d’un discours démenti chaque jour par les actes d’une Présidence toute entière soumise aux forces de l’argent ?
Casse toi pauv’con avait jeté notre sémillant Président à un contestataire. Il y aura jeudi beaucoup de pauv’cons dans la rue: s’ils ont tardé à lui répondre, nul doute que leur réponse sera, elle, polie mais cinglante.
Sur internet aussi ça mobilise beaucoup. Parmi la multitude d’initiative signalons deux sites WEB préparant la journée du 29:

