Ma part de vérité - Edition du Lundi 06/02/2012

NOUVELLE CORSE OU NOUVELLE DROITE ?

10 mai 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

Voilà une “Nouvelle Corse” qui ressemble furieusement à “Corse Nouvelle”, le mouvement politique de Philippe CECCALDI. Après sa défaite sans appel  aux élections territoriales la droite insulaire connait ainsi le premier épisode de son inévitable recomposition.

La fronde, menée par une équipe de jeunes hommes et jeunes femmes issus de l’UMP ne se limite pas à un conflit de générations, même si il transparait clairement: les promoteurs de la “Nouvelle Corse” entendent repositionner la droite par rapport à la question corse, et c’est très bien ainsi.

Les élections territoriales ont fait l’éclatante  démonstration de la totale soumission de l’UMP et du PS insulaires aux diktats de leurs directions parisiennes: au PS, le choix de l’alliance avec Paul GIACOBBI n’est pas venu de la Corse, quand à l’UMP c’est carrément le Président de la République qui a imposé sa méthode, la liste unique, et en arbitré la composition dans le détail…

C’est donc une bonne nouvelle que cette volonté d’émancipation manifestée par les dirigeants de ce nouveau mouvement.

Reste pour eux à faire partager par un électorat conservateur leur vision des évolutions de la société insulaire: ce ne sera pas une mince affaire, d’autant que les crocodiles qui règnent sur le marigot sarkozyste ont encore la machoire féroce.

Ce ne sont apparemment  ni la volonté, ni le talent, qui leur manquent. J’ai eu l’occasion de travailler avec Jean Martin MONDOLONI et , même si nous appartenons à des formations politiques opposées, j’ai pu apprécier son énergie et la sincérité de ses convictions.

Contrairement à une idée assez largement répandue, je ne pense pas que le fait de ne pas disposer d’un “fief électoral”  constitue un handicap. La base sur laquelle  s’est opérée la redistribution des cartes du 21 Mars dernier en a apporté, s’il en était besoin, la démonstration éclatante.

A suivre, incontestablement…

CTC : UN DEBAT DE TROP ?

24 décembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

C’est à l’occasion d’un débat sur la PADDUC que s’est glissé, à l’Assemblée de Corse, un autre débat, à mon avis superflu sur les conditions dans lesquelles la Presse Internet a rendu compte des conditions d’élaboration du document.

La déclaration de Jean Martin Mondoloni, chef du groupe UMP  enjoignant l’Assemblée à la solidarité face aux «affabulations calomnieuses d’un obscur organe de presse au contenu sulfureux et racoleur », en l’occurence Amnistia.net,  le site d’une société de Presse, a déclenché une avalanche de commentaires défavorables sur les Webzines, en particulier Bakchich.info, et Mediapart.fr.

Amnistia.net s’en est en effet pris à trois hauts responsables de l’UMP et de la CTC, dont le Président de l’Executif Territorial, Ange Santini , le Président de l’Assemblée de Corse Camille de Rocca Serra, et le Président de l’Office de l’Environnement Jérôme Polvérini, les accusant de mettre à profit le PADDUC pour valoriser leur patrimoine.

En contrepoint, la Presse écrite et radio télévisée s’est dans l’ensemble contentée de rapporter les débats sans trop s’engager dans le commentaire.

L’intrusion brutale des nouveaux médias et leur impact sur l’opinion publique sont déstabilisants pour  une classe politique, plus habituée à une certaine docilité de la Presse traditionnelle en Corse comme dans l’ensemble du Pays.

Par définition plus indépendante des pouvoirs publics et de la finance, c’est une presse incisive, ou domine le journalisme d’investigation, dont elle reflète les qualités comme les excès.

Reste qu’il est de mon point de vue contre productif qu’une assemblée politique s’en prenne aux médias. J’ai moi même été violemment pris à partie par la presse nationaliste, le Ribombu en particulier, lorsque j’étais en 1984 Vice Président de la première Assemblée de Corse chargé des finances, au sujet de l’affaire dite de “la Mutuelle des Motards”.

J’ai répondu une fois, et une fois seulement, à ces attaques à la télévision régionale, et je me suis expliqué d’homme à homme avec l’auteur de l’article.

Jamais au grand jamais, en tout cas, il ne me serait venu à l’idée d’appeler à la rescousse mes collègues de l’Assemblée, ni de leur demander de voter une motion me soutenant et condamnant ces attaques.

Il faut noter que les élus ont d’ailleurs esquivé la proposition de vote de la motion qui leur était proposée par Mr Mondoloni…

Quand on est un homme public, on s’expose à la critique, et souvent à la calomnie. Si on veut s’y soustraire on reste à la maison. “l’honori sò castigui” disait mon grand père, et il avait raison…Mon père ajoutait souvent ” on ne jette des pierres qu’aux arbres qui portent des fruits..“.

En cette période de Noël, j’offre ces petites maximes à la méditation de nos élus térritoriaux…

 

 

 

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