TRISTE PRÉSIDENTIELLE…
10 juin 2011 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Introduction, Politique
Triste présidentielle en effet, où à moins d’un an de l’échéance l’essentiel des débats baigne dans l’atmosphère glauque qui entoure la déchéance du candidat auquel la gauche bien pensante s’était vouée, l’oeil vissé sur les sondages, confite dans les certitudes des “spins doctors” et des agences de communication.
Triste présidentielle et triste gauche également qui n’a visiblement pas pris la mesure de l’ampleur la domination culturelle de la droite. Fascinée par les sondages, décérébrée par les résultats cantonaux, aveuglée par l’impopularité d’un chef d’Etat de passage qu’elle a diabolisé, cédant ainsi à la facilité, elle semble se complaire dans un rôle d’infirmière de la mondialisation financière.
Faute de conceptualiser une “alternative” et de penser la stratégie qui doit le mettre en musique, elle s’est cantonnée dans unsimple projet “d’alternance”.
Elle a oublié que si les circonstances peuvent effectivement favoriser une défaite de Nicolas SARKOZY, ce sont des valeurs de droite qui dominent dans notre pays depuis que la gauche de gouvernement a théorisé son impuissance et abandonné la bataille idéologique et culturelle sans lesquelles il ne peut y avoir de victoire politique durable.
Le Think Tank “Terra Nova” a défrayé la chronique en théorisant l’abandon des classes populaires qui ont glissé progressivement à droite puis à l’extrême droite. Son leader, Olivier FERRAND s’essaye dans ” Le Monde” à justifier cette analyse en pariant sur l’émergence d’une majorité progressiste face à la radicalisation populiste d’une partie de la droite.
Pari risqué qui consiste en fait à conduire la Parti Socialiste sur une voie social libérale, et à le transformer à terme en Parti Démocrate à l’américaine: c’était d’ailleurs là pour ses amis et ses alliés la mission première de DSK.
Pari que pour ma part je ne prendrai en aucun cas.
MONTEBOURG : LA GAUCHE DECOMPLEXEE
20 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Introduction, Politique
Arnaud MONTEBOURG s’est porte candidat aux primaires dont il a ete le principal promoteur et organisateur. Je connais bien Arnaud MONTEBOURG, nous avions avec beaucoup d’autres dont Vincent PEILLON, Benoit HAMON et Julien DRAY fonde le NPS, le Nouveau Parti Socialiste, courant de pensee qui a helas explose lors du congres du Mans du PS.
C’est un homme de conviction et il en a fait a plusieurs reprises la demonstration, dane la lutte contre les paradis fiscaux, ou la promotion de la VIeme Republique, ou encore la traduction de Jacques CHIRAC devant la cour de Justice de la Republique bloquee ppar Lionel JOSPIN.
Il a publie recemment un livre, intitule des idees et des reves, ou il expose son projet pour la France et la necessite pour le PS et la gauche de presenter une veritable alternative au capitalisme financier et pour substitutier au libre echangisme le juste echangisme, et ou il enonce100 propositions pour entamer la longue marche qui doit y conduire.
Dans sa derniere intervention televisee, sur la chaine d’information en continu Itele, il developpe sa vision de la France, de l’Europe de la gauche et de la politique. Il prend aussi courageusement et clairement ses distances avec la direction du PS dans les Bouches du Rhone et ses pratiques detestables.
Je vous invite a l’ecouter.
Je fais confiance a Arnaud MONTEBOURG et j’apprecie sa maniere d’envisager, de pratiquer la politique et de s’engager dans l’action: je suis heureux qu’il se soit decide a se lancer dans le combat des primaires, je l’accompagnerai dns cette bataille comme je l’ai accompagne dans bien d’autres
LA GAUCHE AUTONOMISTE.
18 octobre 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Corse, Introduction
La Corse doit affronter aujourd’hui un monde de plus en plus instable et dangereux, en mouvement permanent, et les défis auxquels elle est et sera confrontée demain nécessitent que chacun en prenne bien la mesure et assume sa part de responsabilité.
Avec un groupe d’amis nous avions il y a quelque temps demandé au président de l’Assemblée de Corse, Dominique BUCCHINI, d’organiser un débat sur le développement préoccupant du banditisme dans notre île. Il semble que la décision ait été prise de le provoquer, et c’est une bonne chose.
Nous avons, avec d’autres, décidé de réfléchir plus avant encore aux problématiques qui sont aujourd’hui sur la table et qui conditionnent largement notre avenir: la question foncière considérée dans sa dimension politique autant qu’économique et fiscale, la crise aiguë de la jeunesse insulaire, l’impasse économique d’un tourisme de cueillette et celle du système de transports qui lui est intimement associé, la déshérence de l’agriculture… et bien d’autres encore.
la crise du système politique enfin, qui n’est pas la moins importante et dont les élections territoriales de mars dernier ont révélé l’ampleur en même temps qu’elles ont ouvert de nouvelles perspectives.
Il nous a semblé important que la gauche, et singulièrement la gauche socialiste s’investisse dans ce qui peut et doit constituer une nouvelle donne, de nature à permettre à notre île d’aborder le XXIème siècle sous de meilleurs auspices.
le Manifeste fondateur de notre démarche en définit les contours et en cadre l’action sous la forme d’un Club Politique ouvert à toutes celles et à tous ceux qui, a gauche comme dans les mouvances autonomiste et écologiste se retrouvent et se reconnaissent dans le camp progressiste.
Nous invitons chacune et et chacun à en prendre connaissance, à nous rejoindre sans hésiter, et à travailler avec nous pour que la gauche et la corse n’entrent pas dans l’avenir à reculons.
Vous pouvez nous joindre à l’adresse suivante :
lagaucheautonomiste@yahoo.fr
MARIE THÉRÈSE OLIVESI JETTE L’ÉPONGE..
30 septembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Corse, Introduction
Marie Thérèse OLIVESI a jeté l’éponge: elle a présenté sa démission de la présidence de l’ODARC qu’elle aura exercé pendant six mois.
L’ODARC est sans doute, parmi les offices et agences qui dépendent de la CTC le plus difficile et le public auquel il s’adresse le plus turbulent, pendant que la crise du monde agricole n’est pas pour arranger la situation.
Démissionner, et abandonner ainsi au bout de six mois, c’est bien sûr signer un échec, celui de Marie Thérèse OLIVESI d’abord et bien évidemment. Elle était de toute évidence mal préparée, mais pour autant on ne peut la tenir comme seule responsable de ce loupé magistral.
Paul GIACOBBI qui avait mis en avant le “casting” de sa liste pendant la campagne électorale porte là sa part de responsabilité, et c’est sans aucun doute la plus importante.
D’abord parce qu’en sacrifiant la composition de la liste qu’il conduisit au premier tour à l’électoralisme et au casting, selon sa propre expression, il s’est retrouvé à la tête d’une équipe dont l’expérience était pour le moins réduite pour ne pas dire inexistante en tout cas pour beaucoup de membres de l’exécutif.
Pour faire face à la situation désastreuse que connait notre île et pour affronter les dossiers aussi délicats que la question foncière, le PADDUC, les transports maritimes et aériens, sans compter la réforme des collectivités territoriale, c’est un tout autre casting qu’il aurait fallu afficher. Il ne fallait pas, en tout cas, positionner par exemple Pierre CHAUBON loin derrière certaines personnalités que je n’ai pas besoin de nommer, et le rendre, de ce fait, inéligible à l’exécutif.
Ensuite en imaginant qu’il suffirait d’un tour de table à la mairie de Venaco pour que les quatre formations de la coalition arrivée en tête se mettent au clair sur les dossiers sensibles alors que aucun travail de fond n’avait été entrepris à gauche sur ces questions, et sur bien d’autres encore, depuis la cinglante défaite de mars 2004.
Paul GIACOBBI n’a peut être pas fini de payer ces erreurs. Il est sans doute le président du conseil exécutif, mais son groupe à l’assemblée de Corse ne compte guère de personnalités de poids si l’on excepte Jean Charles ORSUCCI et Pierre CHAUBON.
Ce n’est pas le cas partout à gauche ou, quand on y regarde de près, c’est le Front de Gauche qui a la main sur les grands dossiers les plus politiques, avec une solide Maria GUIDICELLI sur tous les fronts, Dominique BUCCHINI qui préside l’Assemblée avec le talent que lui confèrent sa longue expérience et la force de ses convictions, et Michel STEFANI qui n’a pas digéré l’avanie subie à la CCM, en embuscade…
Qui vivra verra, comme on dit, n’est ce pas ?
VOUS AVEZ DIT CONFIANCE ?
18 juin 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Introduction, Politique
Même si la calamiteuse affaire de la désignation du président du conseil de surveillance de la CCM n’entrainera pas une rupture de la coalition de gauche aux commandes de la CTC, il est clair semble-t-il qu’il y aura un avant et un après le 14 mai 2010 à gauche et que la confiance n’y est plus.
Dans un communiqué au ton extrêmement sévère, Paul Antoine LUCIANI et Jean Charles ADAMI s’élèvent, à juste raison, sur les “allégeances clanistes et les manipulations électoralistes” qui ont amené à écarter Michel STEFANI du poste de responsabilité qui avait été promis au groupe communiste de l’Assemblée de Corse.
Je n’ai pour ma part aucune raison d’en douter. Connaissant bien Dominique BUCCHINI pour lequel j’ai beaucoup d’estime et une grande amitié, je ne le vois pas s’avancer sur ce terrain s’il n’avait obtenu de Paul GIACOBBI un engagement clair et net.
On doit, plus sérieusement, s’interroger sur les raisons qui ont pu conduire Paul GIACOBBI à préférer un transfuge de la droite insulaire fraichement rallié, à un allié solide dont l’appartenance à la gauche , pas plus que la fidélité à ses alliances ne saurait être discutée.
Serait ce une dette, une promesse imprudente, à honorer envers un homme ralliant GIACOBBI alors même que son épouse siègeait avec Camille de ROCCA SERRA et dont il est prudent de fixer la fidélité dès lors que la coalition ne dispose que de 24 voix sur 51 ?
Faut il y voir les prémisses d’un futur renversement d’alliance ou à minima un signal donné à la droite pour signifier que le président de l’exécutif, s’il s’est allié au PS , n’en reste pas moins un homme libre d’appartenance ?
Après tout, la coalition qu’il a mis au point et dirigée au conseil général de Haute Corse ne compte aucun communiste mais compte par contre nombre d’élus se réclamant de la droite sarkozyste…
Les élus communistes considèrent, à juste titre, que l’on a vu à l’oeuvre des pratiques d’un autre âge qui ne marquaient en aucune façon le changement que la gauche incarnait.
Ils seraient bien inspirés de se rappeler la savoureuse formule de Francis BLANCHE qui disait ” il aurait mieux valu penser le changement que changer le pansement”…
POUR LA GAUCHE CORSE UNE VICTOIRE AU GOUT AMER
22 mars 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Introduction, Politique
Comme tout le monde s’y attendait, la droite a été sévèrement battue en Corse. Son chef de file, Camille de ROCCA SERRA, a été lui même étrillé dans son fief de Porto Vecchio ou Christophe ANGELINI l’a devancé de 220 voix.
Si la droite insulaire est le grand perdant , le grand gagnant est incontestablement la liste FEMU A CORSICA conduite par Gilles SIMEONI et Christophe ANGELINI, pendant que l’autre liste nationaliste atteint un score que personne n’aurait osé envisager il y a quelques semaines.
la gauche, qui visait la majorité absolue des suffrages, en surfant sur la vague rose qui a déferlé en France poussée par le vent anti-sarkosiste qui souffle sur notre pays, a échoué.
Elle se retrouve certes en tête des quatre listes présentes au deuxième tour, mais elle est minoritaire et ne dispose que de 24 sièges sur 51.
Plus inquiétant, les quatre listes de gauche totalisaient 40,20 % des voix au premier tour elle se retrouve au deuxième avec 36,60 % des voix.
Entre les deux tours la droite progresse de 12 000 voix, les deux listes nationalistes respectivement de 10000 et 2000 voix, quand la gauche n’en recueille que 600 de plus !
Échec donc, tout relatif qu’il soit , lourd de conséquences pour la gauche et pour la Corse. J’avais écrit dans Corse Matin qu’en partant divisée au premier tour la gauche se tirait une balle dans le pied: c’est hélas le Parti Socialiste qui, en renonçant à bâtir une liste d’union et en choisissant de partir seul avec Paul GIACOBBI a appuyé sur la gâchette…
Le 14 mars les électeurs ont confié aux diviseurs du premier tour la mission de rassembler au deuxième tour. Cela ne pouvait évidemment pas fonctionner, et cela a effectivement produit le résultat que l’on connait.
Les premiers responsables de ce terrible gâchis sont à présent en charge de la gestion de la CTC dans un contexte politique, économique et social particulièrement difficile. il leur faudra assumer les conséquences de la stratégie qu’ils ont choisie.
Les électrices et les électeurs de gauche ne s’y sont pas trompés. Alors que dans toutes les régions métropolitaines ils ont fêté toute la nuit la victoire de leur camp, en Corse ils ne sont pas descendus dans la rue et sont rentrés silencieusement chez eux, conscients que la gauche n’avait pas vraiment gagné, même si la droite avait quant à elle perdu.
Les vrais vainqueurs, les nationalistes, ont défilé dans les rues des villes et des villages en laissant éclater leur joie. Un spectacle qui en disait bien plus qu’une savante analyse de politologue.
SCENE POLITIQUE OU THÉÂTRE D’OMBRES ?
27 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Corse, Introduction
France 3 Corse a organisé le 21 Février un débat sur les élections territoriales auquel j’étais invité avec Jean BAGGIONI, ancien président du Conseil Exécutif, et Paul Jo CAÏTUCOLI conseiller général de Corse du sud.
L’émission, d’une durée de 45 minutes était animée par Jean Vitus ALBERTINI. Il ne s’agissait pas, naturellement, d’entrer dans la campagne, c’est là le rôle des candidats, mais de prendre un peu de distance avec celle ci pour donner à nos concitoyens un éclairage certes partisan, mais aussi objectif que possible, sur les enjeux des territoriales.
Pari tenu je crois en dépit des engagements bien connus de chacun des intervenants. Quant à la campagne elle même, force a été de constater, pour chacun d’entre nous, son caractère étonnamment fade atone.
Il faut, à mon avis s’en inquiéter, car lorsque dans une démocratie les citoyens manifestent si peu d’intérêt pour une élection, cela ne présage en général vraiment rien de bon.
Chacun sent bien, au fond de lui même, que les hommes politiques n’ont pas vraiment prise sur les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne, et que la politique n’est rien d’autre qu’un théâtre d’ombres sur lequel les politiciens se produisent mais que l’essentiel est ailleurs.
C’est d’ailleurs un sentiment répandu bien au delà de la Corse, ce qui est d’autant plus inquiétant: la crise qui non seulement n’est pas finie mais n’en est, comme le souligne Jacques ATTALI peut être qu’à ses débuts, doit interpeller d’autant plus la gauche.
S’il est clair aujourd’hui que l’opinion commence à réaliser que Nicolas SARKOZY peut être battu en 2012, la gauche n’en est pas pour autant assurée d’avoir pour elle la durée indispensable au redressement d’un pays mis à mal par les improvisations sarkozystes , si elle ne remet pas profondément en question son rapport aux femmes et aux hommes susceptibles de lui accorder leur confiance.
De ce point de vue, les questions que pose Jacques JUILLARD, l’un des intellectuels les plus écoutés à gauche, méritent, en particulier du Parti Socialiste, des réponses aussi urgentes que précises sur ses orientations et le fond de la politique qu’il entend engager.
Devant les difficultés qui nous attendent, ce n’est pas l’alternance qu’il faut aux français pour sortir des années Sarko, mais une offre politique alternative qui ouvre à leurs enfants de nouveaux horizons.
A cet égard nous sommes en Corse devant le même défi: la droite peut être battue le 21 Mars prochain, c’est pour moi une évidence, à condition bien sûr que les leaders politiques de gauche se montrent responsables, et qu’ils proposent une vraie alternative aux errements de la droite insulaire.
Sur ce point, il va nous falloir attendre, car ce n’est pas pour l’instant, de toute évidence , la principale préoccupation de ses responsables.
POURQUOI JE VOTERAI LA LISTE ZUCCARELLI
10 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
Au premier tour des élections territoriales je ne soutiendrai pas la liste conduite par Paul GIACOBBI pourtant associé au parti Socialiste auquel j’appartiens.
On n’adopte pas ce genre de position dans raison sérieuse, c’est pourquoi j’ai écrit à Martine AUBRY, première secrétaire du PS pour lui donner les raisons de ma décision.
J’en ai également informé ma camarade Emmanuelle DE GENTILI, présidente de l’union régionale du PS, présente en deuxième position sur cette liste, ainsi que Jean Marc CIABRINI, premier secrétaire de la fédération de Corse du Sud.
Pour moi, pour que la gauche gagne, et surtout pour que la région soit gouvernée à gauche, il est très important que la liste que conduit Emile ZUCCARELLI arrive en tête.
Je souhaite bien entendu qu’au deuxième tour les forces de gauche aujourd’hui dispersées se rassemblent et que les quatre listes en compétition fusionnent. Je sais qu’il fera tout pour que l’indispensable rassemblement se réalise ensuite , dans la clarté , et qu’il pèsera pour que la nouvelle assemblée mette ensuite le cap à gauche, car la Corse en a grand besoin.
Je ne partage pas toujours sa façon d’aborder les problèmes de notre île, mais j’ai confiance en lui: c’est un homme responsable, stable et fiable, je sais ou il est aujourd’hui et je sais ou il sera demain: à gauche.
Vous pouvez TELECHARGER ICI la lettre à Martine AUBRY.
GAUCHE : UNE BALLE DANS LE PIED ?
22 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Corse, Introduction
Les électrices et les électeurs de gauche attendaient de leurs dirigeants qu’ils tirent les leçons de la défaite de 2004 aux élections territoriales et qu’ils s’unissent dès le premier tour pour mettre fin à 26 ans de règne de la droite à l’Assemblée de Corse.
Je suis, comme eux, déçu qu’ils s’en soient montrés incapables, et je redoute, comme eux que le cauchemar de 2004 ne se reproduise.
J’ai répondu aux questions que Corse Matin m’ a posées dans son numéro de ce jour . Je vous laisse comme d’habitude juges de la pertinence de mes interrogations.
Q1/Que vous inspire l’éclatement de la gauche ?
J’avais déclaré à « Cuntrastu » le 1er novembre que la gauche gagnerait les territoriales à condition de ne pas se tirer une balle dans le pied. C’est fait, et c’est une immense déception pour moi, comme pour les électrices et les électeurs de gauche qui redoutent que la machine à perdre se soit remise en route.
La question aujourd’hui est moins de chercher à savoir qui a appuyé sur la gâchette que de s’attacher à soigner et si possible guérir la fracture que la balle a causée. C’est en tout cas la seule préoccupation qui gouvernera mon attitude dans cette élection.
Q2/A-t-elle compromis ainsi ses chances jugées importantes de remporter les élections
Bien entendu, même si tout n’est pas perdu pour autant: la compétition entre les listes de gauche va les conduire à exagérer leurs désaccords pour séduire l’électorat de gauche ce qui n’est certainement pas le meilleur moyen de faciliter le rassemblement au deuxième tour.
Q3/Dans ces conditions qu’attendez vous aujourd’hui des leaders de la gauche ?
D’abord qu’ils n’oublient pas que l’élection à L’Assemblée de Corse ce n’est ni le tiercé ni le quarté, mais que c’est une affaire sérieuse qui engage l’avenir de dizaine de milliers de femmes et d’hommes qui comptent sur la gauche pour changer leur vie.
Ensuite qu’ils s’engagent clairement, dès leur entrée en campagne à tout mettre en œuvre pour faire en sorte qu’au deuxième tour les listes de gauche fusionnent et lui permettent de remporter la majorité des sièges.
Le soir du 14 mars prochain la gauche sera sans doute arithmétiquement en situation de gagner. Ne pas transformer ce résultat en victoire le 21 ne constituerait rien d’autre qu’une trahison que nos électeurs ne pardonneront, à juste titre, à personne.
Q4/Les divergences sont elles à ce point fortes entre les listes de gauche qu’elles peuvent empêcher tout rapprochement?
Certainement pas ! Il y a bien plus de différences entre socialistes, communistes, verts et pourquoi pas modem, et pourtant ils vont probablement renvoyer Nicolas Sarkozy à sa mairie de Neuilly et à ses amis de la Jet Set, et gouverner la France ensemble en 2012….
Alors je dis à ceux qui seraient tentés de s’abîmer dans la contemplation de leur nombril de bien réfléchir, et surtout de penser un peu plus à la Corse et un peu moins à leur destin personnel qu’il soit local ou national !
Q5/Et vous Vincent Carlotti qui aviez présenté un liste en 2004 vous resterez simple observateur ?
Vous faites bien de le rappeler : nous l’avions intitulée « Socialistes, à Gauche, pour la Corse » : avouez que c’est un slogan de circonstance par les temps qui courent ?
Ceux qui nous avaient fait confiance peuvent compter sur moi pour être présent dans cette élection et pour mettre en avant cette position, sous une forme ou une autre, dans les jours et les semaines qui viennent.
LA LECON D’ECONOMIE DE GUILLAUME GUIDONI
26 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI
Prsent dans A la Une, Corse, Economie, Introduction
Les animateurs du magazine “Cuntrastu” diffusé chaque semaine sur FR3 Corse avaient invité dimanche 25 Octobre un jeune économiste, Guillaume GUIDONI, pour faire le point de la situation économique de la Corse et esquisser les solutions qui pourraient s’offrir à notre île dans les années à venir.
Cette émission, qui s’inscrit dans une série d’entretiens consacrés aux élections territoriales de 2010 avait, au départ, le grand avantage de marquer une pause dans les entretiens plus politiques qui précédaient, inévitablement empreints de cette langue de bois qui prédomine tout particulièrement quand la situation est confuse voire insaisisable.
Je n’ai pas été déçu. Le jeune Polytechnicien originaire d’Ascu, économiste de marchés dans une grande multinationale, connait parfaitement les fondamentaux de l’économie insulaire, et il a su, dans les cinquante minutes que compte l’émission, répondre sans détour aux questions des journalistes, et faire en même temps oeuvre de pédagogue en trouvant les mots qui ont sans doute permis aux téléspectateurs les moins avertis de comprendre et situer les enjeux.
Guillaume Guidoni a créé et il anime un site WEB particulièrement intéressant consacré à l’économie de l’Île ou l’on peut trouver données et surtout analyses sur la conjoncture comme sur le moyen et long terme.
Après avoir dressé un tableau intelligent et objectif de la situation économique de la Corse il a, à la demande des journalistes, esquissé les pistes que selon lui la Corse devrait emprunter sans trop tarder pour avoir une chance sérieuse de ne pas se trouver rapidement aux prises avec de sérieuses difficultés.
Avec Emmanuelle de Gentili, et mes camarades de l’Union Régionale du Parti Socialiste, nous avions organisé fin avril à Bastia un séminaire sur les questions économiques. Chargé de préparer ce séminaire j’avais sollicité trois économistes indépendants, n’appartenant pas au PS, en leur laissant carte blanche pour faire le travail qui leur était demandé.
Guillaume GUIDONI était l’un d’entre eux, et nous avions particulièrement apprécié le travail qu’il nous avait livré.
Les conclusions de ce séminaire seront versées, le moment venu, à la contribution que le PS entend apporter au programme économique de la gauche pour les prochaines élections territoriales.
Vous trouverez en cliquant ICI le site WEB de Guillaume Guidoni
et vous pourrez visionner en cliquant ICI le “Cuntrastu” qui lui a été consacré

