SARKOZY EN PETIT COQ DRESSE SUR SES ERGOTS…
17 septembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction, Politique
Nicolas SARKOZY continue consciencieusement d’abîmer l’image de son pays à l’extérieur. Non seulement il se montre arrogant en  petit coq dressé sur ses ergots , mais il prend avec la vérité un certain nombre de libertés qui lui ont valu de se faire remettre sèchement à sa place par Angela MERKEL l’autre jour à Bruxelles.
Le presse internationale ne se prive plus de railler méchamment comme The Economist affichant “le président qui retrécit” en page de couverture  , ou de critiquer vertement comme Le Temps de Genève rapporté par Courrier International, un homme qui, dans quelques mois va accéder au nom de la France à la présidence du G20 et dont l’attitude attente également au prestige d’une Europe dont il a trahi les principes fondateurs, en invoquant brutalement une souveraineté dont il a librement consenti à ce qu’elle soit limitée par des traités.
Mais c’est la vulgarité qui à mon sens accentue aujourd’hui les traits de caractère du personnage. Vulgarité des sentiments exprimée sans fard dans le désormais fameux discours de Grenoble, vulgarité du comportement lorsqu’il s’adresse à la vice présidente luxembourgeoise de la commission européenne en proposant avec autant d’arrogance que de mépris que son pays accueille les Roms expulsés de France.
Fort avec les faibles Nicolas SARKOZY, en s’adressant ainsi au plus petit des Etats de l’union européenne, mais aussi faible avec les forts  lorsqu’il maintient un bouclier fiscal qui a conduit l’Etat à rembourser à faire à un millier de  richissimes contribuables un chèque de plus de 35 000 €  pendant que des millions de français peinent à faire face à leurs besoins les plus élémentaires.
Quand on a franchit les limites, disait Marcel PAGNOL, il n’y a plus de bornes. Les quelques 20 mois qui nous séparent des élections présidentielles de 2012 lui offriront , à la lumière des évènements récents, plus d’une occasion de le prouver.
LA POTION DU DOCTEUR STRAUSS KAHN A LA GRECE
4 mai 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Le moment approche ou il faudra que mes camarades socialistes abordent franchement les problèmes que finira par leur poser l’éventuelle candidature de Dominique STRAUSS KAHN à l’élection présidentielle.
Pour ma part je sais que, s’il est candidat aux primaires, je ne voterai pas pour lui: naturellement, si il en sort vainqueur je je voterai et ferai campagne pour qu’il soit élu et que nous renvoyons SARKOZY à ses chères études…
D’abord, et pour être clair, je sens de plus en plus la moutarde me monter au nez lorsque je parcours la presse ou un certain nombre de beaux esprits et de “faiseurs d’opinion” nous expliquent chaque jour que Dominique est “incontournable” et que personne d’autre à gauche ne peut battre le président sortant.
Je milite depuis assez longtemps au PS pour me souvenir que les mêmes, ou leurs prédécesseurs, expliquaient que ce ringard de MITTERRAND était bon pour la réforme et que seul Michel ROCARD etc..etc..On connait la suite.
Ensuite je ne pense pas qu’il soit l’homme de la situation et à tout le moins qu’il puisse incarner pour les femmes et les hommes de gauche le tournant que doivent, à mon sens prendre les socialistes, en France comme en Europe, pour tourner définitivement le dos au social-libéralisme qu’il représente, volens nolens aux yeux de beaucoup de nos concitoyens.
La potion amère que le FMI, dont il est directeur général, s’apprête à administrer au peuple grec, même si on peut considérer que celui ci l’a bien cherché en cautionnant trop longtemps une corruption ou chacun trouvait en définitive son compte, n’est certainement pas de nature à me faire changer d’opinion.
Ministre des finances du gouvernement de Lionel Jospin, c’est lui qui amis en place la baisse du taux supérieur de l’impôt sur le revenu au profit des très hauts revenus, la défiscalisation des stock-options et la  privatisation à marche forcée des services publics.  Je ne me souviens pas qu’il ait fait part un jour du moindre regret à cet égard.
Cela fait tout de même beaucoup pour un candidat à la candidature de la gauche unie en 2012 non ?
POURQUOI LES EUROPEENS N’ONT ILS PLUS SOIF D’EUROPE ?
30 mai 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Europe, Introduction, Politique
Même si les vérités sondagières ne sont que des approximations, tout indique que l’abstention sera importante dimanche 7 Juin.
Si s’abstenir n’est pas responsable, ceux qui s’appretent a aller à la peche ont toutefois quelques excuses.
D’abord combien ils sont ceux qui savent qu’il s’agit, en fait,  de désigner 72 députés français sur les 785 que compte le Parlement , qui exerceront conjointement avec la Commission un vrai pouvoir dans bien des  domaines touchant à la vie de chacun d’entre nous ? Le leur a-t-on vraiment expliqué ?
Il s’agira Dimanche  de décider si le Parlement de Strasbourg , et donc la Commission qu’il a la charge de désigner, sera plutôt de droite ou plutôt de gauche. C’est aussi simple et aussi important que cela; et c’est en tout cas une bonne raison de se déplacer et de déposer son bulletin dans l’urne.
Il sera un peu tard ensuite pour protester et pour manifester contre les directives que celle ci pourrait prendre, ou de se plaindre de la molesse  servile et la transparence de Monsieur BAROSO !
Ensuite,  quand des gouvernements socio-démocrates expliquent que quoi qu’il arrive ils soutiendront la candidature de ce dernier, il n’y a rien d’étonnant à ce que les électeurs estiment qu’ils perdaient leur temps en se déplaçant comem le souligne Hubert VEDRINE dans un entretien au journal Le Monde.
Le manque d’homogénéité de la gauche européenne lui aura couté, dans cette campagne, vraiment très cher.
Elle qui aurait pu sans aucun mal rappeler et marteler que l’arrogance du capitalisme financier sur laquelle s’est construite l’Europe des banquiers et des marchands au détriment de l’Europe politique et sociale est la seule responsable du désastre qui frappe aujourd’hui les européens comme le reste du Monde !
Elle qui est restée comme tétanisée, en particulier dans notre pays, au point de rester sans voix, devant le cynisme de Nicolas SARKOZY, hier féroce contempteur du modèle social français, et s’en réclamant aujourd’hui avec la force de l’impudeur qui le caractérise !
Si les résultats des européennes étaient aussi médiocres que le prévoeint les instituts de sondage, ce qui n’est pas acquis, il ne s’agira pas de se morfondre, mais au contraire de se secouer, de s’ébrouer enfin, et de retrouver une identité qui se révèle aujourd’hui, face à la crise, plus moderne, plus efficace, plus adaptée que jamais à notre société…

