LA GAUCHE AUTONOMISTE ECRIT A BUCCHINI
12 novembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Le club politique “ La Gauche Autonomiste” qui avait en juillet dernier écrit au président de l’assemblée de Corse pour réclamer un débat sur les effets du banditisme en Corse, récidive aujourd’hui en envoyant une deuxième missive à Dominique BUCCHINI.
Cette piqûre de rappel qui intervient à quelques semaines du débat  fixé au 15 décembre prochain, est destiné, selon les 10 signataires de la lettre, à faire au président de l’assemblée, dont ils se félicitent qu’il ait tenu ses engagements, un certain nombre de recommandations.
Ils craignent en effet que les élus de la Corse soient tentés de noyer le poisson en étendant le débat au sujet beaucoup plus vaste de “la violence” et se bornent à voter ensuite une motion de condamnation sans autre forme de procès.
Ils insistent en conséquence pour souligner la nécessité, au contraire, de préconiser des mesures concrètes à l’Etat, qui a la charge de ces questions, et en citent quelques unes, au demeurant classiques, qui pourraient être mises en oeuvre rapidement.
Ils suggèrent également que les débats, au moins ceux qui ne se tiendront pas à huis clos, soient retransmis sur Via Stella et sur internet à l’intention des insulaires et des corses et amis de la corse de l’extérieur.
Je n’ai quant à moi aucun doute sur la volonté de  Dominique BUCCHINI  de mener les débats jusqu’au bout, si je me rapporte aux thèmes qu’il avait défendus pendant la campagne des territoriales.
Wait and see donc..
Vous pouvez prendre connaissance des documents cités en cliquant sur les mots en rouge dans le texte.
LE 15 DÉCEMBRE IL FAUDRA ALLER AU FOND DES CHOSES
29 octobre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société
C’est à présent confirmé, l’assemblée de Corse organisera, le 15 décembre prochain, un débat sur “la violence”. Dominique BUCCHINI a ainsi répondu positivement, comme il l’avait laissé déjà entendre, au courrier qu’avec quelques amis nous lui avions adressé le 18 juillet dernier.
Il faut dire que depuis, hélas, un certain nombre d’évènements sanglants n’ont pu que nous conforter dans l’idée que le développement du banditisme a vraiment pris les proportions particulièrement alarmantes que nous dénoncions,  et qu’il devenait urgent que les élus de la Corse, et au delà l’ensemble de la population, s’en saisissent et prennent enfin leurs responsabilités.
Je me réjouis donc, et les signataires du courrier avec moi, que ce débat soit programmé. Reste que nous resterons attentifs à ce qu’il ne soit pas biaisé, et que l’on aille vraiment au fond des choses.
De ce point de vue, je dois  dire que, sous réserve d’inventaire, je me méfie par expérience des débats centrés sur des thèmes généralistes, comme ” la violence”, sujet tarte à la crème s’il en est.
Je conçois bien sûr qu’il faille comme le président du groupe gauche républicaine François TATTI,  s’alarmer de la violence qui s’exerce aujourd’hui dans nos sociétés: la Corse n’échappe pas, de ce point de vue, au mal qui ronge les sociétés occidentales, et je ne sous estime pas les effets pervers qu’il engendre chez nous.
Je partage également la douleur de madame Nadine NIVAGGIONI, élue de femu a Corsica, récemment frappée au coeur par l’un des crimes de sang les plus sauvages que la Corse ait eu à connaitre ces dernières années, qui a laissé éclater sa peine et sa colère devant l’assemblée de Corse.
Je souhaite, comme elle l’a fait, que ne soit pas un débat alibi pour se donner collectivement bonne conscience
Pour autant cela ne doit  pas nous faire oublier que le défi le plus grave que la Corse ait à  relever est celui du banditisme, de l’affairisme et de la spéculation, qui lui sont consubstantiels, ainsi que de la connivence qui se répand comme un cancer  avec le monde des affaires et une partie du monde politique.
Le Club politique “La gauche autonomiste” qu’un certain nombre de signataires du courrier à Dominique BUCCHINI ont  lancé récemment avec d’autres, interviendra, comme  c’est son rôle, dans ce débat.
Nous poserons ce qu’il nous parait être les bonnes questions, sans détour ni complaisance, avec le souci constant de servir l’intérêt général et de préserver notre île des dangers qui, selon nous la menacent.
SESSION SUR LE BANDITISME: BUCCHINI NE DIT PAS NON
29 juillet 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Interrogé par Alex BERTOCCHINI de la station de radio ALTA FREQUENZA Dominique BUCCHINI a donné sa position sur le courrier que nous lui avons adressé et qui fait l’objet d’un précédent billet: “pourquoi pas  en effet un débat sur ce fait de société important, qui tombe à pic,  mais je me dois d’abord de consulter les groupes de l’assemblée de Corse sur l’opportunité de le tenir“.
C’est là la réponse que nous attendions et qui ne nous a pas surpris, connaissant le président de l’assemblée de Corse et ses positions sur ce sujet difficile.
Nous attendons donc la réponse qu’il s’est engagé dans cet entretien à nous faire avec sérénité dès qu’il aura pris l’avis des différents groupe politiques et du président du conseil exécutif.
Si l’on en croit le quotidien 24 Ore, qui a profité de la dernière session de l’assemblée pour interroger quelques uns des élus les avis sont plutôt partagés.
Ainsi si le président de l’assemblée est convaincu qu’un tel débat est utile voire necessaire, pour le président de l’exécutif ce serait plutot:” circulez y a rien a voir…”
On verra bien. Dominique BUCCHINI s’est engagé à consulter ses collègues de l’assemblée comme de l’exécutif et de nous répondre, et j’ai confiance en lui.
De toute façon c’est un débat qui viendra sur la table au moment des assises de la spéculation foncière que l’exécutif s’est engagé à convoquer.
Il va falloir nous expliquer comment on peut parler de spéculation foncière sans évoquer ceux qui comptent vraisemblablement parmi  les acteurs de premier plan  et les bénéficiaires de la spéculation..
Il nous semble en effet que les spéculateurs les plus nuisibles ne se trouvent ni parmi les petits fonctionnaires de la préfecture et des conseils généraux ni parmi les salariés des petites entreprises corses, mais plutôt parmi ceux qui ont de l’argent sale à blanchir…
VOUS AVEZ DIT CONFIANCE ?
18 juin 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Même si la calamiteuse affaire de la désignation du président du conseil de surveillance de la CCM n’entrainera pas une rupture de la coalition de gauche aux commandes de la CTC, il est clair semble-t-il qu’il y aura un avant et un après le 14 mai 2010 à gauche et que la confiance n’y est plus.
Dans un communiqué au ton extrêmement sévère, Paul Antoine LUCIANI et Jean Charles ADAMI s’élèvent, à juste raison, sur les “allégeances clanistes et les manipulations électoralistes” qui ont amené à écarter Michel STEFANI du poste de responsabilité qui avait été promis au groupe communiste de l’Assemblée de Corse.
Je n’ai pour ma part aucune raison d’en douter. Connaissant bien Dominique BUCCHINI pour lequel j’ai beaucoup d’estime et une grande amitié, je ne le vois pas s’avancer sur ce terrain s’il n’avait obtenu de Paul GIACOBBI un engagement clair et net.
On doit, plus sérieusement, s’interroger sur les raisons qui ont pu conduire Paul GIACOBBI à préférer un transfuge de la droite insulaire fraichement rallié, à un allié solide dont l’appartenance à la gauche , pas plus que la fidélité à ses alliances ne saurait être discutée.
Serait ce une dette, une promesse imprudente,  à honorer envers un homme ralliant GIACOBBI alors même que son épouse siègeait avec Camille de ROCCA SERRA et dont il est prudent de fixer la fidélité dès lors que la coalition ne dispose que de 24 voix sur 51 ?
Faut il y voir les prémisses d’un futur renversement d’alliance ou à minima un signal donné à la droite pour signifier que le président de l’exécutif, s’il s’est allié au PS , n’en reste pas moins un homme libre d’appartenance ?
Après tout, la coalition qu’il a mis au point et dirigée au conseil général de Haute Corse ne compte aucun communiste mais compte par contre nombre d’élus se réclamant de la droite sarkozyste…
Les élus communistes considèrent, à juste titre, que l’on a vu à l’oeuvre des pratiques d’un autre âge qui ne marquaient en aucune façon le changement que la gauche incarnait.
Ils seraient bien inspirés de se rappeler la savoureuse formule de Francis BLANCHE qui disait ” il aurait mieux valu penser le changement que changer le pansement”…

