VU DU BRESIL..
15 août 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Au Brésil, ou je séjourne jusqu’à la fin du mois, et grâce aux technologies de l’information, il m’arrive de consulter la presse insulaire, écrite ou parlée, afin de garder le contact avec l’actualité de notre île.
C’est ainsi qu’aujourd’hui dimanche, j’ai pris connaissance de l’intéressant entretien de Dominique BUCCHINI, président de l’assemblée de Corse publié par Corse matin.
Bilan d’étape, c’est le titre de l’entretien, auquel s’est attaqué Dominique BUCCHINI, et il le fait avec le talent de vieux routier qu’il est en s’attachant bien sûr à mettre en avant les dossiers sur lesquels il faut reconnaître à la majorité une certaine réussite, singulièrement, il n’y a là rien d’anormal, quand ce sont les membres du Front de Gauche qui en ont la charge.
Il évite bien entendu ceux qui posent problème et qui n’ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante, comme le dossier épineux des transports maritimes et aériens, ou encore celui celui du “trinighelu”, mais c’est de bonne  guerre.
C’est comme toujours entre les lignes, ou au détour d’une phrase que l’on prend la mesure de la réalité de la situation politique et des conséquences qui pourraient s’ensuivre.
Sur les compromis avec les nationalistes par exemple ou le président affirme, considérant les votes sur la langue Corse et la question de la citoyenneté : “je vous fait remarquer que l’assemblée de Corse ne s’est prononcée  ni pour le premier point ni pour le second” , et il précise” quant à la citoyenneté corse , le concept de citoyenneté corse n’est pas le notre“, tout en rappelant sa position constante sur la co-officialité.
Voilà qui met malgré tout un bémol à l’enthousiasme des premières réactions qui ont suivi les votes de l’assemblée: affaire à suivre sans nul doute.
Le président de l’assemblée affirme ensuite l’engagement de l’institution qu’il préside de s’attaquer “à l’opacité des dérives mafieuses“.
On pourrait voir dans ce sous-titre une véritable déclaration de guerre au banditisme et à l’affairisme qui ensanglantent la Corse depuis trop longtemps, si dans la suite de son propos ses paroles  n’étaient diluées dans l’affirmation de traiter”toutes les violences”, selon la formulation éculée qui sévit depuis des lustres.
Loin de moi l’idée de nier l’importance des incivilités qui pourrissent la vie quotidienne, ni des agressions aux biens et aux personnes dont les statistiques de Claude GUEANT ont de plus en plus de mal à dissimuler l’inquiètante augmentation.
Loin de moi également l’intention de vouloir minimiser l’importance des mesures à long terme, destinées, comme  la lutte contre la spéculation et le développement, à diminuer l’importance de l’emprise du milieu  dans notre île.
Il n’en reste pas moins  qu’aujourd’hui, c’est la question du banditisme , ses conséquences sur la spéculation foncière, ses liens avec une partie du monde politique, qu’il faut traiter d’urgence avec des moyens adaptés, et ce n’est pas en auditionnant en commission des sociologues, des historiens, pas plus que les autorités religieuses qu’on y parviendra.
A l’ère de la communication triomphante il est certes bon  pour une collectivité d’importance d’afficher ses projets, mais entre  l’affichage d’une politique et une politique d’affichage la marge est étroite…
QUAND LE PRÉFET DE POLICE SE LACHE…
22 novembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société
L’Etat semble enfin sortir de sa réserve et parait décidé à aborder le dossier du banditisme comme il doit l’être, c’est à dire franchement.
Lors de la conférence de presse du 20 novembre le prefet de police a déclaré, selon Corse matin: “ La Corse est soumise à des gangs qui veulent prendre le contrôle des affaires, mais aussi peut être le contrôle politique...”.
C’est là une déclaration  extrêmement grave dans la bouche d’un fonctionnaire d’autorité,  mais c’est aussi une déclaration bigrement tardive.. Pour ceux qui, comme moi et mes amis du club  ” La Gauche Autonomiste” se sont attachés depuis longtemps à sensibiliser  autorités et élus politiques sur ce dossier, elle arrive un peu comme  l’hommage du vice à la vertu.
Car enfin, si le banditisme a pu prendre une telle importance c’est aussi parce que l’Etat, qui s’exonère là un peu facilement de ses responsabilités, n’en a pas pris conscience assez tôt, si tant est qu’il n’ai pas d’une certaine façon laissé faire.
Je me souviens d’avoir eu, en mars 2003 un entretien avec un Procureur Général de la République en Corse au cours duquel il me tendit une lettre qu’il avait adressée au Garde des Sceaux. Il exigeait dans ce courrier  des explications au sujet de la radiation du fichier du grand banditisme dont avaient bénéficié une dizaine de voyous ayant pignon sur rue dans notre île, nommément désignés dans le document.
Un haut responsable de la police nationale se serait rendu selon lui, coupable de ce que je considère comme un véritable forfait afin sans doute de bénéficier de certains soutiens dans la lutte contre la violence politique qui, comment ne pas le reconnaître, avait bien davantage les faveurs des gouvernements successifs.
Il était effectivement plus “populaire” pour certains ministres de l’intérieur de rafler une vingtaine de nationalistes, quitte à en libérer  les trois quarts discrètement le lendemain, que de s’échiner à  démêler les fils des gangs insulaires..
Il n’est jamais trop tard pour bien faire, alors nous attendrons que chacun prenne enfin ses responsabilités. Le débat du 15 décembre sera, à cet égard, intéressant. Je n’y assisterai pas pour ma part car je serai en déplacement au Brésil,  mais les signataires du courrier qui ont permis qu’il ait lieu y assisteront bien entendu.
Le préfet de police n’est pas le seul à  s’exonérer ainsi facilement de ses responsabilités: j’ai eu beau chercher je n’ai pas encore trouvé une question  écrite ou orale des parlementaires corses au ministre de l’intérieur sur la question du banditisme, malgré les déclarations de certains d’entre eux…
Mais je n’ai peut être pas bien cherché, et je suis prêt à  m’excuser naturellement auprès de ceux qui auraient posé une question qui m’aurait échappé..
Reste que Gilles LECLAIR à tout à fait raison de craindre que le débat ne soit obscurci voire détourné de ses objectifs par des considérations liés à la conjoncture, comme c’est déjà arrivé dans le passé : c’est à Dominique BUCCHINI, qui présidera les débats d’y veiller, je lui fais pour ma part confiance..
LA GAUCHE AUTONOMISTE ECRIT A BUCCHINI
12 novembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Le club politique “ La Gauche Autonomiste” qui avait en juillet dernier écrit au président de l’assemblée de Corse pour réclamer un débat sur les effets du banditisme en Corse, récidive aujourd’hui en envoyant une deuxième missive à Dominique BUCCHINI.
Cette piqûre de rappel qui intervient à quelques semaines du débat  fixé au 15 décembre prochain, est destiné, selon les 10 signataires de la lettre, à faire au président de l’assemblée, dont ils se félicitent qu’il ait tenu ses engagements, un certain nombre de recommandations.
Ils craignent en effet que les élus de la Corse soient tentés de noyer le poisson en étendant le débat au sujet beaucoup plus vaste de “la violence” et se bornent à voter ensuite une motion de condamnation sans autre forme de procès.
Ils insistent en conséquence pour souligner la nécessité, au contraire, de préconiser des mesures concrètes à l’Etat, qui a la charge de ces questions, et en citent quelques unes, au demeurant classiques, qui pourraient être mises en oeuvre rapidement.
Ils suggèrent également que les débats, au moins ceux qui ne se tiendront pas à huis clos, soient retransmis sur Via Stella et sur internet à l’intention des insulaires et des corses et amis de la corse de l’extérieur.
Je n’ai quant à moi aucun doute sur la volonté de  Dominique BUCCHINI  de mener les débats jusqu’au bout, si je me rapporte aux thèmes qu’il avait défendus pendant la campagne des territoriales.
Wait and see donc..
Vous pouvez prendre connaissance des documents cités en cliquant sur les mots en rouge dans le texte.
LE 15 DÉCEMBRE IL FAUDRA ALLER AU FOND DES CHOSES
29 octobre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société
C’est à présent confirmé, l’assemblée de Corse organisera, le 15 décembre prochain, un débat sur “la violence”. Dominique BUCCHINI a ainsi répondu positivement, comme il l’avait laissé déjà entendre, au courrier qu’avec quelques amis nous lui avions adressé le 18 juillet dernier.
Il faut dire que depuis, hélas, un certain nombre d’évènements sanglants n’ont pu que nous conforter dans l’idée que le développement du banditisme a vraiment pris les proportions particulièrement alarmantes que nous dénoncions,  et qu’il devenait urgent que les élus de la Corse, et au delà l’ensemble de la population, s’en saisissent et prennent enfin leurs responsabilités.
Je me réjouis donc, et les signataires du courrier avec moi, que ce débat soit programmé. Reste que nous resterons attentifs à ce qu’il ne soit pas biaisé, et que l’on aille vraiment au fond des choses.
De ce point de vue, je dois  dire que, sous réserve d’inventaire, je me méfie par expérience des débats centrés sur des thèmes généralistes, comme ” la violence”, sujet tarte à la crème s’il en est.
Je conçois bien sûr qu’il faille comme le président du groupe gauche républicaine François TATTI,  s’alarmer de la violence qui s’exerce aujourd’hui dans nos sociétés: la Corse n’échappe pas, de ce point de vue, au mal qui ronge les sociétés occidentales, et je ne sous estime pas les effets pervers qu’il engendre chez nous.
Je partage également la douleur de madame Nadine NIVAGGIONI, élue de femu a Corsica, récemment frappée au coeur par l’un des crimes de sang les plus sauvages que la Corse ait eu à connaitre ces dernières années, qui a laissé éclater sa peine et sa colère devant l’assemblée de Corse.
Je souhaite, comme elle l’a fait, que ne soit pas un débat alibi pour se donner collectivement bonne conscience
Pour autant cela ne doit  pas nous faire oublier que le défi le plus grave que la Corse ait à  relever est celui du banditisme, de l’affairisme et de la spéculation, qui lui sont consubstantiels, ainsi que de la connivence qui se répand comme un cancer  avec le monde des affaires et une partie du monde politique.
Le Club politique “La gauche autonomiste” qu’un certain nombre de signataires du courrier à Dominique BUCCHINI ont  lancé récemment avec d’autres, interviendra, comme  c’est son rôle, dans ce débat.
Nous poserons ce qu’il nous parait être les bonnes questions, sans détour ni complaisance, avec le souci constant de servir l’intérêt général et de préserver notre île des dangers qui, selon nous la menacent.
LA GAUCHE CHERCHERAIT ELLE A BIAISER ?
26 septembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Biaiser: c’est à dire selon le dictionnaire ruser, ou encore obliquer, ou bien user de moyens détournés, ou encore louvoyer…
C’est l’impression, parfaitement désagréable que me laissent les récents propos publics des leaders de la gauche à l’assemblée de Corse.
Sur la session extraordinaire que Dominique BUCCHINI a annoncée par exemple , qui serait si j’ai bien compris, consacrée à “la violence”:  on chercherait à noyer le poisson qu’on ne s’y prendrait pas autrement…
Un collectif de militants de gauche dont je fais partie avait écrit au président de l’assemblée pour lui demander la tenue d’une telle session consacrée au banditisme: c’est selon nous une affaire assez sérieuse, qui affecte profondément le fonctionnement de notre société,  pour qu’on aille au fond des choses et qu’on affronte cette réalité sans fard, et sans tenter d’en dissoudre la triste réalité dans un débat académique.
A moins  que cela en dérange quelques uns, je vais finir par le croire  !
Même constat pour ce qui concerne les assises sur la question foncière. Voilà semble-t-il, si j’en crois les propos du président du Conseil exécutif rapportés hier par  la télévision régionale, cette affaire particulièrement importante et sensible réduite à une question de coût du logement social et d’accession à la propriété par un tour de passe passe particulièrement désagréable.
Je ne sous estime pas cet aspect de la question; nous en avions fait une proposition centrale de la liste que je conduisais en 2004, pendant que d’autres qui s’en saisissent heureusement aujourd’hui, l’ignoraient superbement…
Franchement, s’il en était ainsi je ne vois pas pourquoi on y consacrerait des assises : ce sont là des questions qui peuvent être très sérieusement traitées entre la CTC et l’Etat, et dont l’assemblée de Corse est tout à fait habilitée à traiter et outillée  pour ce faire.
La question foncière dans notre île est une question politique et c’est ainsi qu’elle doit être abordée et traitée. Nous payons encore aujourd’hui les erreurs commises dans ce domaine il y a plus de 30 ans par la SOMIVAC et les apprentis sorciers des premiers gouvernements de la Vème République, et c’est là pour moi une bonne, une excellente raison de ne pas recommencer…
Errare humanum est, perseverare diabolicum parait il.
La gauche est aujourd’hui aux affaires, et, comme tous les hommes et toutes les femmes de gauche je souhaite qu’elle réussisse et remette notre île sur le chemin du progrès économique et social.
Elle n’y arrivera pas en biaisant, elle prendra au contraire le risque de se fracasser sur le mur des réalités….
SESSION SUR LE BANDITISME: BUCCHINI NE DIT PAS NON
29 juillet 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Interrogé par Alex BERTOCCHINI de la station de radio ALTA FREQUENZA Dominique BUCCHINI a donné sa position sur le courrier que nous lui avons adressé et qui fait l’objet d’un précédent billet: “pourquoi pas  en effet un débat sur ce fait de société important, qui tombe à pic,  mais je me dois d’abord de consulter les groupes de l’assemblée de Corse sur l’opportunité de le tenir“.
C’est là la réponse que nous attendions et qui ne nous a pas surpris, connaissant le président de l’assemblée de Corse et ses positions sur ce sujet difficile.
Nous attendons donc la réponse qu’il s’est engagé dans cet entretien à nous faire avec sérénité dès qu’il aura pris l’avis des différents groupe politiques et du président du conseil exécutif.
Si l’on en croit le quotidien 24 Ore, qui a profité de la dernière session de l’assemblée pour interroger quelques uns des élus les avis sont plutôt partagés.
Ainsi si le président de l’assemblée est convaincu qu’un tel débat est utile voire necessaire, pour le président de l’exécutif ce serait plutot:” circulez y a rien a voir…”
On verra bien. Dominique BUCCHINI s’est engagé à consulter ses collègues de l’assemblée comme de l’exécutif et de nous répondre, et j’ai confiance en lui.
De toute façon c’est un débat qui viendra sur la table au moment des assises de la spéculation foncière que l’exécutif s’est engagé à convoquer.
Il va falloir nous expliquer comment on peut parler de spéculation foncière sans évoquer ceux qui comptent vraisemblablement parmi  les acteurs de premier plan  et les bénéficiaires de la spéculation..
Il nous semble en effet que les spéculateurs les plus nuisibles ne se trouvent ni parmi les petits fonctionnaires de la préfecture et des conseils généraux ni parmi les salariés des petites entreprises corses, mais plutôt parmi ceux qui ont de l’argent sale à blanchir…
DES AUTRUCHES A L’ASSEMBLÉE DE CORSE ?
13 mai 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Société
Avant hier, en plein coeur d’Ajaccio, un homme a fait l’objet d’une tentative d’assassinat. A la lecture des journaux, on pourrait croire que le scénario de l’opération, digne d’un film noir, se déroulait à Palerme ou à Catane.
Toujours selon la presse insulaire, les autorités considèrent que cette nouvelle affaire serait liée au grand banditisme.  Le même presse nous informe que lors de la prochaine session de l’Assemblée de Corse un certain nombre de motions seraient soumises à la sagacité de nos nouveaux élus, toutes plus intéressantes les unes que les autres naturellement.
Je n’en ai pas trouvé, mais je me trompe peut être,  qui demande une session extraordinaire consacrée au développement plus que préoccupant, du banditisme dans notre île.
Sauf à considérer que ce phénomène n’a aucune importance pour la Corse et ses habitants, il est tout de même extraordinaire  qu’aucun des 51 membres de l’Assemblée n’ait estimé important d’en discuter dans une enceinte dont on nous dit qu’elle doit être le cénacle ou doivent être débattus les sujets les plus importants pour notre société.
En 1986 j’avais demandé au Sénateur François GIACOBBI, Président du Conseil Général de Haute Corse, que soit organisée, au sein de cette assemblée, une session extraordinaire consacrée au banditisme. Elle avait effectivement eu lieu quelques mois plus tard, en présence des autorités judiciaires et policières, et chacun avait pu prendre la mesure d’un malaise qui , depuis et faute de mesures efficaces, a été en s’amplifiant.
Je ne désespère pas qu’un élu de l’Assemblée de Corse décide un jour, et le plus tôt sera le mieux, que la politique de l’autruche n’est décidément pas la bonne , pose le problème à ses collègues et les invite à  débattre de ces questions vitales pour l’équilibre de notre société, devant nos compatriotes.
On peut tout de même rêver un peu non …
SILENCE ! ON TUE…
26 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Ainsi Monsieur HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur est parmi nous. Il vient, dit il, pour s’occuper du grand banditisme: il était temps ! Si je sais bien compter, il y a eu dans notre île, depuis un an 28 meurtres ou plutôt 28 exécutions, sans que cela soulève plus d’émotion que cela, et sans que les autorités s’en émeuvent vraiment, n’en déplaise au Ministre.
Il est, parait il du plus mauvais gout de comparer la Corse et la Sicile: je vais pourtant oser une comparaison, quitte à heurter une fois de plus la coalition des bien pensants. La Corse compte donc 28 ” cadavres exquis” comme on dit là bas , pour une population de 260 000 habitants; la Sicile comptant quant à elle 6 000 000 d’habitants c’est un peu comme s’il y avait eu en Sicile, sur la même période 646 crimes du même ordre.
Je n’ai pas trouvé sur les sites spécialiés de chiffres qui s’en approchent, pas plus pour la mafia sicilienen que pour la n’drangheta calabraise qui passe pour l’organisation mafieuse la plus sanglante..
Je regardais l’autre jour sur canal plus Christophe DECHAVANNE au Grand Journal s’exclamer ” dans quel pays je vis !“ en lançant une volée de bois vert à la France de Sarkozy.
C’est la question que je me pose depuis longtemps en voyant prospérer scandaleusement une poignée de truands pendant que nombre de  nos compatriotes s’échinent à gagner péniblement leur vie et s’acharnent à élever leurs enfants en leur enseignant les valeurs que leurs parents leur ont transmises.
Et que dire de la décision proprement scandaleuse prise il y a quelques années à l’initiative d’un tristement célèbre Directeur Général Adjoint de la Police Judiciaire de radier du fichier du grand banditisme une douzaine de grands voyous, sans doute en échange d’un appui du milieu pour procéder à des rafles dans les milieux nationalistes. Le résultat est connu: l’intéressé a fait une brillante carrière et le milieu a , lui, considérablement prospéré..
Je crois à l’exemplarité, je ne crois pas que l’on puisse accepter que “la triche” de Thierry HENRI puisse être aussi lamentablement approuvée quand dans le même temps on mets en débat l’identité nationale.
Je ne crois pas que l’on puisse considérer avec une coupable légèreté que quand les voyous se massacrent c’est bon pour la société, en oubliant que les vainqueurs de ces règlements de compte en ressortent plus puissants que ceux dont ils se sont approprié les actifs.
Je ne crois pas que l’on puisse faire comme si cela n’existait pas en détournant les yeux et en “fermant sa gueule”, car cela vaut pour eux approbation, et que c’est pour nos jeunes le plus pervers des signaux.

