SESSION SUR LE BANDITISME: BUCCHINI NE DIT PAS NON
29 juillet 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Interrogé par Alex BERTOCCHINI de la station de radio ALTA FREQUENZA Dominique BUCCHINI a donné sa position sur le courrier que nous lui avons adressé et qui fait l’objet d’un précédent billet: “pourquoi pas  en effet un débat sur ce fait de société important, qui tombe à pic,  mais je me dois d’abord de consulter les groupes de l’assemblée de Corse sur l’opportunité de le tenir“.
C’est là la réponse que nous attendions et qui ne nous a pas surpris, connaissant le président de l’assemblée de Corse et ses positions sur ce sujet difficile.
Nous attendons donc la réponse qu’il s’est engagé dans cet entretien à nous faire avec sérénité dès qu’il aura pris l’avis des différents groupe politiques et du président du conseil exécutif.
Si l’on en croit le quotidien 24 Ore, qui a profité de la dernière session de l’assemblée pour interroger quelques uns des élus les avis sont plutôt partagés.
Ainsi si le président de l’assemblée est convaincu qu’un tel débat est utile voire necessaire, pour le président de l’exécutif ce serait plutot:” circulez y a rien a voir…”
On verra bien. Dominique BUCCHINI s’est engagé à consulter ses collègues de l’assemblée comme de l’exécutif et de nous répondre, et j’ai confiance en lui.
De toute façon c’est un débat qui viendra sur la table au moment des assises de la spéculation foncière que l’exécutif s’est engagé à convoquer.
Il va falloir nous expliquer comment on peut parler de spéculation foncière sans évoquer ceux qui comptent vraisemblablement parmi  les acteurs de premier plan  et les bénéficiaires de la spéculation..
Il nous semble en effet que les spéculateurs les plus nuisibles ne se trouvent ni parmi les petits fonctionnaires de la préfecture et des conseils généraux ni parmi les salariés des petites entreprises corses, mais plutôt parmi ceux qui ont de l’argent sale à blanchir…
DES AUTRUCHES A L’ASSEMBLÉE DE CORSE ?
13 mai 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Société
Avant hier, en plein coeur d’Ajaccio, un homme a fait l’objet d’une tentative d’assassinat. A la lecture des journaux, on pourrait croire que le scénario de l’opération, digne d’un film noir, se déroulait à Palerme ou à Catane.
Toujours selon la presse insulaire, les autorités considèrent que cette nouvelle affaire serait liée au grand banditisme.  Le même presse nous informe que lors de la prochaine session de l’Assemblée de Corse un certain nombre de motions seraient soumises à la sagacité de nos nouveaux élus, toutes plus intéressantes les unes que les autres naturellement.
Je n’en ai pas trouvé, mais je me trompe peut être,  qui demande une session extraordinaire consacrée au développement plus que préoccupant, du banditisme dans notre île.
Sauf à considérer que ce phénomène n’a aucune importance pour la Corse et ses habitants, il est tout de même extraordinaire  qu’aucun des 51 membres de l’Assemblée n’ait estimé important d’en discuter dans une enceinte dont on nous dit qu’elle doit être le cénacle ou doivent être débattus les sujets les plus importants pour notre société.
En 1986 j’avais demandé au Sénateur François GIACOBBI, Président du Conseil Général de Haute Corse, que soit organisée, au sein de cette assemblée, une session extraordinaire consacrée au banditisme. Elle avait effectivement eu lieu quelques mois plus tard, en présence des autorités judiciaires et policières, et chacun avait pu prendre la mesure d’un malaise qui , depuis et faute de mesures efficaces, a été en s’amplifiant.
Je ne désespère pas qu’un élu de l’Assemblée de Corse décide un jour, et le plus tôt sera le mieux, que la politique de l’autruche n’est décidément pas la bonne , pose le problème à ses collègues et les invite à  débattre de ces questions vitales pour l’équilibre de notre société, devant nos compatriotes.
On peut tout de même rêver un peu non …
SILENCE ! ON TUE…
26 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Ainsi Monsieur HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur est parmi nous. Il vient, dit il, pour s’occuper du grand banditisme: il était temps ! Si je sais bien compter, il y a eu dans notre île, depuis un an 28 meurtres ou plutôt 28 exécutions, sans que cela soulève plus d’émotion que cela, et sans que les autorités s’en émeuvent vraiment, n’en déplaise au Ministre.
Il est, parait il du plus mauvais gout de comparer la Corse et la Sicile: je vais pourtant oser une comparaison, quitte à heurter une fois de plus la coalition des bien pensants. La Corse compte donc 28 ” cadavres exquis” comme on dit là bas , pour une population de 260 000 habitants; la Sicile comptant quant à elle 6 000 000 d’habitants c’est un peu comme s’il y avait eu en Sicile, sur la même période 646 crimes du même ordre.
Je n’ai pas trouvé sur les sites spécialiés de chiffres qui s’en approchent, pas plus pour la mafia sicilienen que pour la n’drangheta calabraise qui passe pour l’organisation mafieuse la plus sanglante..
Je regardais l’autre jour sur canal plus Christophe DECHAVANNE au Grand Journal s’exclamer ” dans quel pays je vis !“ en lançant une volée de bois vert à la France de Sarkozy.
C’est la question que je me pose depuis longtemps en voyant prospérer scandaleusement une poignée de truands pendant que nombre de  nos compatriotes s’échinent à gagner péniblement leur vie et s’acharnent à élever leurs enfants en leur enseignant les valeurs que leurs parents leur ont transmises.
Et que dire de la décision proprement scandaleuse prise il y a quelques années à l’initiative d’un tristement célèbre Directeur Général Adjoint de la Police Judiciaire de radier du fichier du grand banditisme une douzaine de grands voyous, sans doute en échange d’un appui du milieu pour procéder à des rafles dans les milieux nationalistes. Le résultat est connu: l’intéressé a fait une brillante carrière et le milieu a , lui, considérablement prospéré..
Je crois à l’exemplarité, je ne crois pas que l’on puisse accepter que “la triche” de Thierry HENRI puisse être aussi lamentablement approuvée quand dans le même temps on mets en débat l’identité nationale.
Je ne crois pas que l’on puisse considérer avec une coupable légèreté que quand les voyous se massacrent c’est bon pour la société, en oubliant que les vainqueurs de ces règlements de compte en ressortent plus puissants que ceux dont ils se sont approprié les actifs.
Je ne crois pas que l’on puisse faire comme si cela n’existait pas en détournant les yeux et en “fermant sa gueule”, car cela vaut pour eux approbation, et que c’est pour nos jeunes le plus pervers des signaux.

