Ma part de vérité - Edition du Lundi 06/02/2012

DIMANCHE POUR MOI CE SERA FRANÇOIS HOLLANDE

14 octobre 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

J’ai, comme beaucoup de nos concitoyens, regardé et écouté attentivement hier Martine AUBRY et François HOLLANDE.

Ayant voté et fait campagne pour Arnaud MONTEBOURG au premier tour j’étais bien sûr particulièrement attentif aux évolutions de leur positionnement respectif sur les questions qui leur avaient été soumises dans la lettre ouverte qu’il leur a adressé mardi.

Je ne m’attendais pas, bien entendu, à ce qu’ils adoptent sur la démondialisation, le contrôle des banques, la VIème République le “protectionnisme” aux frontières de l’UE, les positions sur lesquelles je me suis engagé dimanche dernier.

Force est de constater cependant qu’ils ont l’un comme l’autre bougé sur chacun des points pour lesquels Arnaud MONTEBOURG demandait une réponse. François HOLLANDE de manière sensible tout en restant ferme sur la ligne qu’il s’est fixé dès le départ, Martine AUBRY, comme toujours victime de son tempérament, en faisant comme toujours un peu trop, surtout pour quelqu’un qui, il y a quelques trois mois, envisageait, faut il le rappeler, de faire campagne avec DSK dont chacun sait, n’est ce pas, la proximité avec Arnaud MONTEBOURG.

Dans les réponses qu’ils ont par la suite publié ils ont développé, chacun de leur coté, les arguments qui, selon eux, plaident en faveur d’un soutien dimanche, et j’ai constaté que l’un et l’autre avaient effectivement  pris conscience que les 455 000 électrices et électeurs  qui avaient voté pour Arnaud MONTEBOURG méritaient d’être entendus.

On peut donc être assuré, c’est en tout cas mon sentiment, que les questions sur lesquelles nous nous sommes battus seront, de toute manière, au coeur de la campagne présidentielle, quel que soit le candidat désigné, et c’est pour moi l’essentiel.

Dès lors le choix de dimanche se pose pour moi en d’autres termes. Alors qu’au premier tour j’ai choisi de voter pour mes idées, il me faut aujourd’hui m’assurer que, puisque mon candidat n’est plus dans la course, celui ou celle qui sortira vainqueur dimanche soit assuré d’une victoire assez large pour lui conférer un avantage déterminant face à SARKOZY.

Rien ne serait pire en effet qu’une victoire étriquée dont il sortirait affaibli, lesté de plomb face à un SARKOZY et à une droite qui expliqueront à nos concitoyens qu’on ne peut décemment  pas confier notre pays à quelqu’un qui n’est même pas capable de s’assurer, dans son propre camp, une légitimité incontestable.

Les primaires sont un formidable  succès; elles ont été mises en oeuvre pour que le maximum de citoyens de gauche soient associés au choix du candidat du PS et donc de la gauche et pour qu’à l’issue de longs et riches échanges elles  lui donnent un irrésistible élan dans la campagne qui suivra.

François HOLLANDE est arrivé nettement en tête des six candidats en lice au premier tour au premier tour, et à l’heure ou j’écris ces lignes trois autres candidats sur les quatre restants , Manuel VALLS, Ségolène ROYAL et Jean Michel BAYLET se sont engagés à ses cotés.

Il a manifesté le souci constant depuis son entrée en campagne de rassembler la gauche et s’est gardé de porter sur son adversaire le moindre jugement péjoratif.

Je dois dire, à ce propos, que je suis par contre scandalisé par la brutalité des attaques de martine AUBRY qui n’a pas de mots assez durs pour François HOLLANDE qui constitueront autant d’armes mortelles pour Nicolas SARKOZY s’il était désigné dimanche. Se présenter comme la Dame de Fer est une chose, se révéler comme la Dame de Fiel en est une autre…

A ce rythme, si elle était elle même désignée dimanche, il ne lui en restera plus pour son adversaire de droite, à moins qu’elle n’envisage de lui coller une mandale pour montrer sa virilité. Il faudrait tout de même que quelqu’un lui explique avant dimanche que l’objectif n’est pas de battre François HOLLANDE mais Nicolas SARKOZY!

Je voterai donc dimanche pour François HOLLANDE et consacrerai le temps qu’il nous reste à faire campagne pour lui.

PS: BARTOLONE A-T-IL DÉRAPÉ ?

24 septembre 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Je l’avoue franchement, en écoutant Claude BARTOLONE, l’un des adjoints les plus proches de Martine AUBRY, sur France Inter j’étais partagé entre perplexité et indignation.

Certes BARTOLONE n’est pas particulièrement  connu pour la  finesse de ses analyses politiques. Longtemps porte flingue de Laurent FABIUS il a toujours été  un brutal aparatchick plus  qu’un  fin diplomate.

Mais de là à affirmer à propos des primaires que  ”Nous pourrions nous orienter vers une primaire de confirmation où j’espère que des millions de Français viendront donner leur énergie à celui ou celle qui permettra à la gauche de gagner”, laissant ainsi entendre qu’il pourrait y avoir une entente plus ou moins secrète entre Martine AUBRY et Dominique STRAUSS KAHN pour que l’un d’entre eux seulement soit candidat, il y avait un pas qu’il ne fallait pas franchir.

Claude BARTOLONE a chaussé ses gros sabots et l’a fait…

Je savais bien sûr  que pour gagner en 2012 le PS compte hélas davantage sur le désamour qui s’est installé entre Nicolas SARKOZY et les français que sur la possibilité de les convaincre de sa capacité à sortir le pays de la crise dans laquelle le sarkozysme l’a plongé.

Mais je ne pensais pas qu’un de ses responsables pousserait le cynisme et l’indécence jusqu’à expliquer tranquillement aux militants et aux sympathisants de gauche qu’il est hors de question de leur confier la responsabilité de choisir leur candidat en 2012, et qu’ils devront se contenter de consacrer publiquement le champion qui aura été désigné par une fraction de l’appareil, avant d’aller le voter massivement pour lui  sans  plus chercher à comprendre.

C’est ce qui s’appelle se foutre de la gueule du monde, tout simplement.

Je ne sais pas ce qu’en pense Manuel VALLS qui, bien qu’il ne se fasse sans doute pas de grandes illusions sur ses chances de remporter la consultation entend y faire entendre sa voix, ou Ségolène ROYAL enterrée un peu vite par Claude BARTOLONE sans même une bénédiction.

Je ne parle même pas de mon ami Arnaud MONTEBOURG auquel Martine AUBRY a confié la mission de rénover le PS et qui a porté à bout de bras les primaires, que la déclaration de notre apparatchik renvoie brutalement sur la touche.

Je lui avais confié un jour que pour moi, dans l’état ou se trouve le PS, le rénover revenait à réchauffer les pieds d’un mort pour le ressusciter, mais je ne pensais pas si bien dire.

Quand à ceux qui, à gauche, ont toujours craint que le PS ne leur tende un piège, les voilà confortés dans l’idée que décidément on ne peut pas se fier aux socialistes !

Je n’ai jamais pensé qu’il serait facile de battre Nicolas SARKOZY, ni qu’il suffirait d’attendre pour cela que monsieur STRAUSS KAHN daigne sortir de son placard doré.

Si le PS ambitionnait de convaincre les français de rendre aux partis politiques la confiance qu’il leur ont retirée, il peut remercier le camarade Claude, c’est gagné !

Avec des amis comme BARTOLONE, ma camarade Martine AUBRY, pour laquelle je me suis prononcée au dernier congrès,  n’a vraiment  pas besoin d’ennemis…

LA ROCHELLE : UN BOL D’AIR RAFFRAICHISSANT. ET APRES ?

1 septembre 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

J’ai adhéré au PS en 1976 et j’ai assisté  à nombre de congrès, ou se décide l’essentiel, et j’y ai appris entre autres que les décisions s’élaborent et se prennent plus souvent dans les coulisses que devant les délégués.

Je n’ai par contre jamais éprouvé le besoin d’assister aux journées de La Rochelle ou il se passe en réalité rarement quelque chose de décisif pas plus en 2010 qu’auparavant.

J’ai apprécié le discours offensif de Martine AUBRY à La Rochelle , même si j’ai regretté qu’elle n’ait pas déclaré sa candidature aux primaires, pratique nouvelle qui n’est en définitive due, il ne fut pas l’oublier, qu’à un défaut de leadership clair au PS après le congrès de Reims…

D’abord parce que je pense et j’ai toujours pensé que le (la) premier(e) secrétaire choisi(e) par les militants doit être leur candidat(e) naturel(le) aux responsabilités, comme c’est d’ailleurs le cas dans tous les partis socialistes ou socio-démocrates de l’union européenne. Cela n’exclut pas, naturellement, que d’autres candidatures puissent s’exprimer.

Ensuite parce que je n’ai jamais sous estimé les dérives consécutives à l’acceptation par mes camarades socialistes des institutions de la Vème République et partant de l’élection au suffrage universel, qui pollue la vie politique, rend fous les responsables politiques, et qui dote le  président élu de pouvoirs qui en font un quasi potentat comme Nicolas SARKOZY en  fait depuis trois ans la démonstration.

Je partage largement le jugement porté sur le PS par Gerassimos MOSCHONAS professeur de sciences politiques à  l’Université Panteion-Athènes: “Le PS est historiquement un parti inconstant électoralement (et pour une large part idéologiquement), marqué par la bataille des chefs (en raison de la logique présidentielle du système politique de la Ve République). Il est toujours capable du meilleur comme du pire, toujours prêt à s’effondrer et toujours prêt à rebondir. Cela fait partie de la spécificité du socialisme français alternant les moments de crise et les moments de renaissance“.

Nous sommes incontestablement au commencement de l’un de ces mouvements de renaissance: il reste à présent au PS à faire le choix de société qui s’impose et qui ne peut être pour moi, quel que soit le candidat issu des primaires, le social libéralisme auquel il a trop longtemps sacrifié au gouvernement.

Certes Nicolas SARKOZY est affaibli et  le gouvernement FILLON est aujourd’hui plus encore qu’hier  une véritable  pétaudière pendant que  l’UMP tangue dangereusement,  mais il n’est pas encore défait.

Rien de serait pire que de se laisser porter par la vague des mécontents qui gonfle de jour en jour, sans prendre la peine d’élaborer et présenter aux français une offre politique  sérieuse et réaliste, mais surtout crédible, ce qui ne veut pas dire soumise à la “pensée unique” qui inspire trop souvent nos techno-socialistes.

Alors que la crise économique et sociale menace de s’amplifier, rien ne serait pire que de faire l’impasse sur les réformes indispensables au retour de  la confiance des français dans la politique: mis à plat et refonte d’une fiscalité injuste et opaque, passage à la VIème République pour mettre un terme aux dérives monarchiques de la Vème et redonner aux jeunes le gout de la politique, relance de l’Europe politique et sociale, remise en ordre de marche de notre système éducatif à bout de souffle, lutte sans concession contre le chômage première des insécurités…

Chaque jour apporte son lot de sondages qui mettent en avant les candidats potentiels d’opposition à Nicolas SARKOZY. Dans moins de 20 mois il est possible que cette volonté sondagière se traduise dans les urnes: mieux vaut qu’elle soit alors manifeste une  adhésion à l’autre France invoquée par Martine AUBRY, et ne se résume pas à un rejet du président sortant.

Les difficultés qui attendent notre pays réclament que la politique qui sera proposée à nos concitoyens suscite la plus large adhésion possible, car le gouvernement qui héritera de la désastreuse gestion sarkozyste en aura le plus grand besoin pour redresser la France, au plan financier sans doute, mais plus encore au plan social et moral.

POURQUOI JE VOTERAI LA LISTE ZUCCARELLI

10 février 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

Au premier tour des élections territoriales je ne soutiendrai pas la liste conduite par Paul GIACOBBI pourtant associé au parti Socialiste auquel j’appartiens.

On n’adopte pas ce genre de position dans raison sérieuse, c’est pourquoi j’ai écrit à Martine AUBRY, première secrétaire du PS pour lui donner les raisons de ma décision.

J’en ai également informé ma camarade Emmanuelle DE GENTILI, présidente de l’union régionale du PS, présente en deuxième position sur cette liste, ainsi que Jean Marc CIABRINI, premier secrétaire de la fédération de Corse du Sud.

Pour moi, pour que la gauche gagne, et surtout pour que la région soit gouvernée à gauche, il est très important que la liste que conduit Emile ZUCCARELLI arrive en tête.

Je souhaite bien entendu qu’au deuxième tour les forces de gauche aujourd’hui dispersées se rassemblent et que les quatre listes en compétition fusionnent. Je sais qu’il fera tout pour que l’indispensable  rassemblement se réalise ensuite , dans la clarté , et qu’il pèsera pour que  la nouvelle assemblée mette ensuite le cap à gauche, car la Corse en a grand besoin.

Je ne partage pas toujours sa façon d’aborder les problèmes de notre île, mais j’ai confiance en lui: c’est un homme responsable, stable et fiable, je sais ou il est aujourd’hui et je sais ou il sera demain: à gauche.

Vous pouvez TELECHARGER ICI la lettre à Martine AUBRY.

PS: LE LIVRE NOIR DES LIBERTES PUBLIQUES

Martine AUBRY a présenté le LIvre noir des Libertés publiques qui entend dénoncer un pouvoir omniscient qui s’acharne à écorner les principes fondateurs du pacte républicain.

Le PS s’en prend à la double imposture de la droite au gouvernement:

La première, qui prétend qu’il faudrait nécessairement choisir entre notre sécurité et nos libertés :obsession du chiffre, mépris de la prévention,  démantèlement de la police de proximité .

La deuxième qui consiste à  soumettre toute liberté au dogme de l’efficacité: entraves apportées au droit d’amendement des parlementaires, à l’expression des contre-pouvoirs,  mise en cause des droits de la défense et des procédures d’instruction, généralisation du traitement répressif de la précarité.

Ce  livre noir  s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large. Le 22 mars,  un rassemblement se tiendra au Zénith de Paris “Le Printemps des Libertés”. 

Enfin,  un site internet dédiè à la question des libertés publiques a été lancé.

Téléchargez le document:  la-france-en-libertes-surveillees

HAUTE CORSE: c’est Martine AUBRY…

7 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans Corse, Politique

La Fédération de Haute Corse a voté, et c’est la motion D de Martine AUBRY, Laurent FABIUS , Arnaud MONTEBOURG et les amis de DSK qui arrive largement en tête avec 72 % des suffrages militants.

Viennent ensuite la motion défendue par Ségolène ROYAL avec 14% , la motion DELANOE avec 7%, et la motion HAMON avec 4%.

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