Ma part de vérité - Edition du Jeudi 09/09/2010

TERRITORIALES: FAIRE SIMPLE POUR GAGNER

10 août 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Dans un entretien au journal La Corse, Nicolas ALFONSI, Sénateur PRG, ouvre le débat des élections territoriales de 2010 à gauche.

La gestion médiocre de la majorité, ainsi qu’il la qualifie lui même, aurait mérité qu’il soit abordé autrement qu’en fermant pratiquement toutes les portes. Mais enfin, restons positifs en ne retenant que la mise sur la table d’un certain nombre de questions qui, aujourd’hui, posent problème à commencer par celles qui concernent sinon  la gauche mais plus sûrement le PRG.

Au delà des questions de personnes, qui ne doivent effectivement pas être exagérées, il existe effectivement au sein de la formation qui domine la gauche en Corse deux sensibilités.

Une sensibilité “conservatrice” plutôt que républicaine comme  la qualifie volontiers Nicolas ALFONSI, et une sensibilité “progressiste” . Dans la première se reconnaissent essentiellemnt les amis du Sénateur de Corse du Sud et du maire de Bastia Emile ZUCCARELLI et d’une certaine façon, les communistes corses. Dans la seconde on retrouve la très grande majorité des socialistes corses, les amis du maire d’Ajaccio Simon RENUCCI et ceux du Député de Haute Corse Paul GIACOBBI.

La réforme du mode de scrutin, voulue par la droite et les “conservateurs de gauche” incite à l’union la plus large pour empocher la prime de 9 sièges qui peut assurer à la liste arrivée en tête au second tour la majorité absolue de l’Assemblée de Corse.

Cela n’exclut par conséquent en aucune manière, comme le précise  d’ailleurs le Sénateur de Corse du Sud,  la présence de deux listes de gauche au premier tour.

Cela n’exclut pas plus, de mon point de vue, un élargissement de la majorité élue pour asseoir la meilleure gouvernance possible d’une collectivité mise à mal par la gestion calamiteuse de la droite, d’autant que la prochaine assemblée ne sera élue que pour 4 ans, et que les réformes qu’exige la situation de la Corse réclament que la prochaine majorité soit assurée d’avoir le temps de les mettre en oeuvre.

Encore faut il que soient affichés un certain nombre de préoccupations et  de comportements simples:

  1. Entre les listes de gauche, si elles sont bien basées sur les sensibilités évoquées plus haut, un accord clair et public sur la fusion des listes autour de celle arrivée en tête au premier tour et un pacte de non agression entre les protagonistes, afin d’assurer aux électeurs de gauche que l’élection ne leur sera pas volée une fois de plus et que la Corse ne soit pas livrée pour 4 ans encore à une droite dont on connait le bilan et les projets.
  2. En cas de victoire de la gauche qui lui assurerait au second tour la majorité, forcement réduite, des sièges le souci d’associer au gouvernement de l’île celles et ceux qui auront affiché au cours de la campagne des valeurs et des projets dans lesquels les électrices et les électeurs de gauche, dans leur diversité, se reconnaissent.
Si d’aventure les électrices et les électeurs plaçaient la gauche en situation d’assumer le pouvoir à l’Assemblée de Corse, et que ses atermoiements, ses divisions, la mettaient une nouvelle fois hors jeu, il y a fort à parier que le retour de bâton serait à la mesure de leur  déception pour ceux qui en seraient rendus responsables.
Je reste quant à moi persuadé, comme tous les socialistes, que la raison, et le sens de l’interet général l’emporteront, et que la gauche se retrouvera , quel que soit le scénario électoral, en ordre de bataille à la rentrée.
Je ne veux pas imaginer qu’il en soit autrement et je veux croire que personne à gauche, par mi les responsables, n’est prêt à rejouer le film catastrophe de 2004.