Ma part de vérité - Edition du Samedi 04/09/2010

FOOTAISES SUD AFRICAINES ET FOOTAGE DE GUEULE .

Si j’aime le foot comme la plupart des gens, je dois avouer que je n’aime pas vraiment les professionnels du foot, et singulièrement ceux qui sont en train de s’illustrer lamentablement en ce moment en Afrique du Sud.

On retiendra sans doute de cette coupe du monde le nom du vainqueur bien entendu, et  hélas, les frasques des joueurs de l’équipe de France.

Il y aurait bien sûr beaucoup à dire sur  tel ou tel épisode burlesque de la comédie des bleus,  beaucoup à dire sur les responsabilités de tel ou tel responsable de l’encadrement ou de tel ou tel joueur à l’ego surdimensionné .

Je me limiterai pour ma part à une déclaration de Nicolas ANELKA, l’homme par qui le scandale arrive, qui est curieusement passée quasiment inaperçue.

Dans une interview récente au quotidien gratuit 20 Minutes,  le joueur a déclaré qu’il envisageait de quitter la France parceque il n’aimait pas payer “trop d’impôts” pour s’établir dans un paradis fiscal ou il pourrait profiter de son argent.

Voilà qui, plus qu’un long discours, fait voler en éclats le discours hypocrite des dirigeants  et des joueurs du foot français sur la fierté qu’éprouveraient les joueurs à porter les couleurs de la France et d’autres fadaises du même genre, tout juste bonnes à mouiller les yeux des gogos et à réveiller le prurit nationaliste de nos compatriotes.

Une affaire de fric, et seulement une affaire de fric, voilà ce qu’est devenu aujourd’hui le foot professionnel, qui ne porte plus aucune des valeurs qu’il est censé véhiculer, et qui vient d’exploser comme une bulle financière au nez de celles  et ceux qui en ont fait leur religion.

Comme le sarkozysme il n’est au fond qu’imposture, sur fond de “com”, le résultat de l’exaltation de l’individualisme, de la compétition à tout crin et de la vulgarité bling-bling.

J’espère que la leçon de la pantalonnade sud africaine portera, et en particulier que les élus de l’Assemblée de Corse refuseront de suivre la proposition de Paul GIACOBBI  de verser aux bleus du SECB une  subvention exorbitante de 800 000€  …

DES AUTRUCHES A L’ASSEMBLÉE DE CORSE ?

Avant hier, en plein coeur d’Ajaccio, un homme a fait l’objet d’une tentative d’assassinat. A la lecture des journaux, on pourrait croire que le scénario de l’opération, digne d’un film noir, se déroulait à Palerme ou à Catane.

Toujours selon la presse insulaire, les autorités considèrent que cette nouvelle affaire serait liée au grand banditisme.  Le même presse nous informe que lors de la prochaine session de l’Assemblée de Corse un certain nombre de motions seraient soumises à la sagacité de nos nouveaux élus, toutes plus intéressantes les unes que les autres naturellement.

Je n’en ai pas trouvé, mais je me trompe peut être,  qui demande une session extraordinaire consacrée au développement plus que préoccupant, du banditisme dans notre île.

Sauf à considérer que ce phénomène n’a aucune importance pour la Corse et ses habitants, il est tout de même extraordinaire  qu’aucun des 51 membres de l’Assemblée n’ait estimé important d’en discuter dans une enceinte dont on nous dit qu’elle doit être le cénacle ou doivent être débattus les sujets les plus importants pour notre société.

En 1986 j’avais demandé au Sénateur François GIACOBBI, Président du Conseil Général de Haute Corse, que soit organisée, au sein de cette assemblée, une session extraordinaire consacrée au banditisme. Elle avait effectivement eu lieu quelques mois plus tard, en présence des autorités judiciaires et policières, et chacun avait pu prendre la mesure d’un malaise qui , depuis et faute de mesures efficaces, a été en s’amplifiant.

Je ne désespère pas qu’un élu de l’Assemblée de Corse décide un jour, et le plus tôt sera le mieux, que la politique de l’autruche n’est décidément pas la bonne , pose le problème à ses collègues et les invite à débattre de ces questions vitales pour l’équilibre de notre société, devant nos compatriotes.

On peut tout de même rêver un peu non …

LA GAUCHE ET SES FORTERESSES

On n’a naturellement pas fini d’analyser le scrutin du 14 mars qui est riche d’enseignements pour l’avenir, et qui fait apparaitre pour une grande partie la gauche en particulier quelques signes qui, malgré la victoire hautement probable sont préoccupants pour l’avenir.

Le tableau ci dessus montre en effet que les listes GIACOBBI, ZUCCARELLI et RENUCCI ont obtenu des scores reflétant une représentation complètement déséquilibrée sur l’ensemble du territoire. Forts dans leurs fiefs, ils sont particulièrement faibles en dehors de ceux ci.

Par contre, les listes SIMEONI et TALAMONI sont remarquablement implantées sur l’ensemble du territoire insulaire, ce qui leur garantit, pour l’avenir, un ancrage permettant d’espérer un développement de plus en plus important compte tenu des relais d’opinion qu’ils ont su agréger ainsi.

Il leur faudra auparavant consolider cet électorat au fil du temps, mais ils ont fait l’éclatante démonstration qu’ils peuvent être plus rapidement que prévu en situation de se positionner en pôle position pour constituer autour d’eux une majorité à l’Assemblée de Corse.

On ne peut pas en dire autant de la gauche non communiste: sa représentation totalement déséquilibrée lui confère une fragilité extraordinaire. la perte de l’un ou l’autre de ses bastion et c’est la descente aux enfers pratiquement assurée..

Le Front de Gauche constitue à gauche  une exception très intéressante. Son résultat est parfaitement équilibré, il a fait une excellente campagne très politique et sa liste ne comportait aucun représentant de forteresse électorale.

Bref, d’un coté le résultat trop largement dépendant du  vote clanique, archaïque, clientèliste, de l’autre le résultat d’un vote politique attaché à un projet de société.

La victoire de dimanche prochain, favorisée par un contexte de rejet de SARKOZY et des Sarko-boys insulaires, ne doit pas dissimuler la réalité d’une situation dangereuse. C’est aujourd’hui la droite au pouvoir qui se trouve sur la sellette: ce pourrait être la gauche demain au pouvoir qui pourrait connaitre les mêmes déconvenues, d’autant qu’une droite décomplexée pourrait bien s’allier, alors, aux nationalistes…

Le PS de Corse est né des luttes anti-claniques des années 70 et 80, il y a forgé son identité. En se fondant dans un tel schéma il aura fait, incontestablement, et malgré les apparences, le choix de s’ y abimer à plus ou moins brève échéance.

LA HONTE A DESORMAIS UN PRIX

7 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Dans la pays ou je vis tout a un prix. Normal, on est en économie de marché que diable, tout s’achète et tout se vend , faut pas rêver comme  dirait notre Président..

Désormais même la honte a un prix: 826 222 Euros, pas un sou de moins. C’est ce qu’a touché Raymond DOMENECH après que Thierry HENRI ait, lui, touché la balle. Rassurez vous, le tricheur a touché lui aussi un joli paquet d’euros, pas loin de 500 000 Euros selon les journaux, une broutille..

Voilà, c’est ça la France aujourd’hui, et, pour parler franchement, je dirais que je ne me sens pas la même “identité nationale” que ces deux là comme disait l’autre humaniste.

Lorsque je siégeais au Conseil Général de Haute Corse, j’avais été le seul à refuser de voter une subvention au SECB, ce qui m’avait bien entendu une volée de bois vert d’un certain nombre d’amateurs de football  et de nombre de mes collègues faut il l’ajouter.

J’avais pourtant expliqué tranquillement que le foot ball professionnel n’était plus à proprement parler un sport mais un spectacle, et que je préférais que l’argent public aille au sport amateur et en particulier à l’accès  au sport des plus jeunes et des plus défavorisés.

Que voulez vous, ça me paraissait évident, et cela me parait encore plus évident aujourd’hui quand je vois ce qui se passe dans ce milieu très particulier du foot professionnel.

La réponse de l’un de mes détracteurs m’avait laissé pantois: laisse tomber tes principes et dis toi bien une chose, quand ils remplissent les stades ils nous foutent la paix !

Panem et circences: du pain et des jeux, c’est ce que servaient les Empereurs du bas empire aux romains de la Rome décadente pour leur cacher leurs turpitudes. C’est fou ce que l’histoire a tendance à begayer vous ne trouvez pas ?

UN VENT NAUSEABOND QUI VIENT DE SUISSE

1 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique, Société

La Suisse s’était distinguée pendant la seconde guerre mondiale en refusant de s’engager auprès des alliés contre les nazis. Elle s’est ensuite illustrée comme chacun sait dans le blanchissement de l’argent sale de la drogue et de la corruption.

Voilà qu’aujourd’hui elle récidive, comme dirait notre cher Président, en nous offrant le plus gros accès de xénophobie nauséabonde que nous ayons connu depuis longtemps en Europe.

Un vent mauvais nous vient des Alpes et relance partout ou se tapit la bête immonde de la xénophobie,  le racisme le plus violent et le plus irrationnel .

C’est ainsi qu’en Italie, un ministre de Berlusconi réclame que l’on inscrive un crucifix sur le drapeau italien, de manière à affirmer dit-t-il, notre identité chrétienne, pendant qu’aux Pays Bas, en Belgique l’extrême droite réclame un référendum à l’image de la Suisse.

Marine LE PEN, qui retrouve les accents fascisants de son père, -les chiens ne font pas des chats n’est ce pas - n’est pas en reste et réclame un référendum national sur le communautarisme.

SARKOZY et BESSON, les deux apprentis sorciers qui ont cru bon de lancer le débat de l’identité nationale risquent fort de voir le boomerang leur revenir dans la figure. Le vent de Suisse va en effet souffler fort sur les braises et le piège soit disant tendu à l’extrême droite se refermer sur eux.

Le risque qu’ils font prendre à la communauté nationale pour servir leurs minables interets électoraux donne  ainsi, si besoin était, la mesure de ces personnages.

Quant à ceux qui mettent le référendum populaire à toutes les sauces ils feraient bien de  réfléchir  à ses conséquences dès lors que la peur la plus primitive s’empare d’un certain nombre de nos concitoyens au point de leur faire perdre le sens commun.

SILENCE ! ON TUE…

26 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Ainsi Monsieur HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur est parmi nous. Il vient, dit il, pour s’occuper du grand banditisme: il était temps ! Si je sais bien compter, il y a eu dans notre île, depuis un an 28 meurtres ou plutôt 28 exécutions, sans que cela soulève plus d’émotion que cela, et sans que les autorités s’en émeuvent vraiment, n’en déplaise au Ministre.

Il est, parait il du plus mauvais gout de comparer la Corse et la Sicile: je vais pourtant oser une comparaison, quitte à heurter une fois de plus la coalition des bien pensants. La Corse compte donc 28 ” cadavres exquis” comme on dit là bas , pour une population de 260 000 habitants; la Sicile comptant quant à elle 6 000 000 d’habitants c’est un peu comme s’il y avait eu en Sicile, sur la même période 646 crimes du même ordre.

Je n’ai pas trouvé sur les sites spécialiés de chiffres qui s’en approchent, pas plus pour la mafia sicilienen que pour la n’drangheta calabraise qui passe pour l’organisation mafieuse la plus sanglante..

Je regardais l’autre jour sur canal plus Christophe DECHAVANNE au Grand Journal s’exclamer dans quel pays je vis ! en lançant une volée de bois vert à la France de Sarkozy.

C’est la question que je me pose depuis longtemps en voyant prospérer scandaleusement une poignée de truands pendant que nombre de  nos compatriotes s’échinent à gagner péniblement leur vie et s’acharnent à élever leurs enfants en leur enseignant les valeurs que leurs parents leur ont transmises.

Et que dire de la décision proprement scandaleuse prise il y a quelques années à l’initiative d’un tristement célèbre Directeur Général Adjoint de la Police Judiciaire de radier du fichier du grand banditisme une douzaine de grands voyous, sans doute en échange d’un appui du milieu pour procéder à des rafles dans les milieux nationalistes. Le résultat est connu: l’intéressé  a fait une brillante carrière et le milieu a , lui, considérablement prospéré..

Je crois à l’exemplarité, je ne crois pas que l’on puisse accepter que “la triche” de Thierry HENRI puisse être aussi lamentablement approuvée quand dans le même temps on mets en débat l’identité nationale.

Je ne crois pas que l’on puisse considérer avec une coupable légèreté que quand les voyous se massacrent c’est bon pour la société, en oubliant que les vainqueurs de ces règlements de compte en ressortent plus puissants que ceux dont ils se sont approprié les actifs.

Je ne crois pas que l’on puisse faire comme si cela n’existait pas en détournant les yeux et en “fermant sa gueule”, car cela vaut pour eux approbation, et que c’est pour nos jeunes le plus pervers des signaux.

LA DROITE EXTREME ET L’EXTREME DROITE

Serge Portelli

Un débat dont l’opportunité est plus que discutable a été ouvert par Eric BESSON. Toujours attentif à aller au devant des désirs de son maître, comme tous les nouveaux convertis il en fait une tonne.

Il y a, il y aura, sans doute beaucoup à dire sur ce débat dont BESSON clame à loisir qu’il est destiné à tuer l’extrême droite fut ce au prix de faire de la droite républicaine de DE GAULLE, de POMPIDOU et de GISCARD D’ESTAING la droite extrême de Nicolas SARKOZY et consorts.

Car enfin, comme monsieur BESSON n’envisage sans doute pas, en tuant l’extrême droite d’assassiner les lepenistes, il faudra bien qu’ils trouvent refuge quelque part.. Et ou donc iraient ils sinon dans cette antre nauséabonde qui fut naguère le gaullisme et qui glisse de jour en jour vers la droite extrême qui perce chaque jour un peu plus dans les paroles et surtout les actes du Président de la République.

Les dernières déclarations du Président de la République dans son désormais célèbre discours aux agriculteurs aux accents vichystes ne laissent aucun doute persister sur les intentions perverses du pouvoir et de son zélé ministre de l’identité nationale.

Cliquez ICI pour prendre connaissance du texte de Serge PORTELLI

Téléchargez le documentportelli

Serge PORTELLI est magistrat, Vice Président du Tribunal de Paris: c’est un vrai magistrat indépendant, de la race de ceux que notre Président rêve chaque jour de mettre au pas, et il le prouve dans ce billet de son blog que je vous laisse méditer, et, surtout, diffuser largement.

Quand à l’inéffable BESSON, je vous laisse le plaisir d’écouter la vidéo suivante, ou monsieur BESSON cognait sur SARKOZY, non sans pertinence d’ailleurs, le 14 Janvier 2007.

Cliquez ICI pour voir la vidéo.

LA TAXE CARBONNE DERNIERE IMPOSTURE !

11 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Du Sarko tout craché, du grand art ce discours sur l’environnement et la taxe carbonne. Tout y est: le ton, dramatique, les mots, emprunts du plus grand sérieux, le regar grave, plongé au fond des yeux des françaises-français, le geste, précis et ajusté et, bien sur les tics auxquels on ne rit même plus..

Il nous a déjà fait le coup avec les discours grandiloquants d’Henri GUAINO, aux accents jaurèsiens sur la crise et l’agonie du capitalisme financier, aux accents gaulliens pour condamner les banquiers apatrides et voraces: il n’empêche il remet ça une fois de plus . Naturellement, au  bout du compte, comme  à chaque fois, quand viennent les mesures concrètes, la montagne sarkosiste accouche d’une souris.

Voilà donc une taxe, un impôt nouveau n’en déplaise au champion de la baisse des prélèvements obligatoires auto proclamé, annonciateur des temps nouveaux, que notre messie national a reçu la mission de piloter afin de sauver le pauvre monde dirigé par une bande d’incapables, qui ne s’applique ni à l’électricité, ni aux plus importants des pollueurs.

Voilà donc une taxe, dont on nous jure qu’elle  sera re-distribuée aux français jusqu’au dernier euro, sauf que le bénéficiaire du bouclier  fiscal bénéficiera du même crédit d’impôt que le couple de RMistes…

Voilà donc, en définitive, une fiscalité écologique cosmétique qui n’est pas plus  à la hauteur de l’apocalypse décrite par l’hyper président qu’aux espoirs nés du Grenelle de l’environnement et qui montre ses véritables intentions.

En excluant l’électricité du dispositif le Président ne permet pas la France de se doter d’une vraie politique d’économies d’énergie seule à même de mettre les  Français à l’abri des inéluctables hausses de prix à venir.

En  associant la mise en place  de la taxe carbone avec la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises, il instrumentalise l’écologie  et instaure une fiscalité écologique uniquement destinée à boucher les trous qu’il a imprudemment  creusés dans le budget de l’Etat.

Et si elle est historique, comme il le dit complaisamment, c’est uniquement parceque tout ce qu’il entreprend est, comme  chacun sait, marqué du sceau de la grande histoire voyons !

TAXE CARBONE: SEGOLENE N’A PAS TORT !

5 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Que Ségolène ROYAL soit à toujours l’affut d’un coup médiatique, ce n’est guère discutable: qu’elle ait senti que la population se méfiait de ce nouvel impôt que constitue la taxe carbone  et qu’elle ait voulu caresser l’électorat dans le sens du poil, c’est naturellement tout à fait possible.

Il reste qu’elle a raison de considérer que cet impôt constitue une mesure “anti sociale”.

Pourquoi ? pour une certain nombre de raisons tout à fait indiscutables n’en déplaise à tous ceux qui ont tendance à instruire  un procès en sorcellerie aux malheureux qui osent discuter, ce qui ne signifie pas pas forcement s’y opposer, les mesures concernant l’environnement.

D’abord et surtout  parceque les  plus  riches seront les moins moins touchés. D’abord parce que ils peuvent s’offrir les équipements les  plus modernes et par conséquent les moins consommateurs d’énergie, et  surtout parce que l’énergie représente une  part considérablement plus faible dans leur budget que celle du budget des plus pauvres.

La  Volvo “up to date” du médecin Nicois consomme bien moins que la vieille Renault Twingo du planton de la mairie de la Ville, et si les bobos parisiens peuvent se payer des légumes “bio”  sans grèver pour autant leur budget, il n’est pas possible aux plus modestes d’en faire autant sans faire le exploser.

Ensuite parceque ce sont les plus aisés de nos concitoyens qui habitent les centre ville, et qui peuvent bénéficier immédiatemment des transports en commun et donc être les premiers bénéficiares de la mesure: quant aux ruraux, chassés pour nombre d’entre eux des centres ville  devenus hors de prix, obligés d’utiliser  l’automobile pour leurs déplacement  professionnels ou leurs loisirs, tant pis pour eux

Le prélèvement sera dès lors, et bien évidemment plus douloureux pour les plus pauvres que pour les plus riches et donc inégalitaire. Quant à la redistribution, bonjour la difficulté pour en apprécier la portée et en déterminer la cible.

La seule solution consisterait très probablement à profiter de la sensibilité de l’opinion à l’écologie, non pas pour mettre au point en sous main un impôt soit disant écologique, sans trop se soucier de ses conséquences du point de vue social, mais a pratiquer une refonte en profondeur de la fiscalité.

On pourrait ainsi, pour une fois, concilier écologie et justice sociale car la seconde est indispensable si l’on veut que l’ensemble de la population accepte de son plein gré la société du futur et consente les efforts necessaires.

De temps à autre, on nous rebat les oreilles avec le danger qui guette l’amazonie, poumon de la planète devant l’irresponsabilité dont feraient preuve les brésiliens dans l’exploitation de la forêt amazonienne, élevée au rang  ”bien commun” de l’humanité.

On oublie, naturellement, que cette  exploitation vise surtout à approvisionner les pays qui s’indignent de cette  situation et satisfaire les gouts et le confort de leurs ressortissants.

Vous savez ce que répliquent, tranquillement et ils ont du mérite, les brésiliens ? Ok pour considérer la forêt amazonienne comme  un “bien commun” de l’humanité et en partager les bienfaits entre tous les hommes.

A une seule condition: celle d’élever le pétrole à ce même rang, car il est aussi précieux et ses bienfaits aussi mal répartis….

A ce jour ils n’ont pas obtenu de réponse: étonnant non ?

BA 126: BEAUCOUP BEAUCOUP TROP DE BRUIT

Zara, c’est le nom de code de la BA 126 la base militaire de Ventiseri, et non de Solenzara comme on le dit au grand désespoir du maire de Ventiseri.

Stratégiquement importante pour l’OTAN, cette base entre autres missions, recoit les pilotes de cette organisation qui ont besoin de s’entrainer au tir sol-mer, c’est à dire au tir de roquettes et de missiles à partir d’avions de chasse sur une hypothètique flotte ennemie.

Pour cela l’Armée de l’Air dispose d’un terrain de plus de 1000 hectares, sur près de 3 kms de bord de mer, sur la commune de Linguizetta à Bravone.

Pour tirer en mer les avions ont naturellement besoin de manoeuvrer et de se mettre en position au dessus d’un vaste territoire. Imaginez un chasseur dont les moteurs sont lancés à plein régime survoler  votre maison à moins de 100 m d’altitude, imaginez votre enfant sagement assis sur les bancs de l’école communale entendre rugir les avions au dessus de sa tête, imaginez un couple de touristes bronzant tranquillement sur les magnifiques plages de cette région qui découvrent deux Mirage 2000 foncer sur eux moteurs à fond et vous comprendrez la colère des riverains du champ de tir et de leurs voisins?

Car pour manoeuvrer les avions, qui décollent de Solenzara, parcourent une vaste région, parfois jusquau Niolu avant d’amorcer leur piqué vers la cible.

Cerise sur le gateau, ils manoeuvrent en ce moment de nuit, et la sarabandese poursuit parfois au delà de minuit !

On pouvait comprendre qu’il y a quelques décénies, alors que la plaine orientale n’était qu’un vaste désert et qu’on pouvait rouler sur une mauvaise route entre Bastia et Aléria sans croiser plus de 10 véhicules, le choix de cetet région pouvait paraitre judicieux.

Aujourd’hui il y a dans cette zone des milliers d’habitants et du désert on n’en parle plus. Alors de deux choses l’une: ou bien on veut que cette région déjà ravagée par la crise de la viticulture des années quatre vingt reste un désert et on continue comme cela, ou bien on veut la développer et les aviosn doivent trouver un autre désert.

A moins qu’ils n’ailelnt survoler la Cap Nègre ? Vous savez ce nid de milliardaires ou l’épouse de notre Président possède une somptueuse résidence. Imaginez alors les nuits de ce pauvre Nicolas et de Carla..

Le Samedi 6 Juin à 10H il y aura un rassemblement de protestation devant la Base de Solenzara: j’y serai, et je crois qu’on sera nombreux.

 

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