Ma part de vérité - Edition du Vendredi 12/03/2010

LA HONTE A DESORMAIS UN PRIX

7 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Dans la pays ou je vis tout a un prix. Normal, on est en économie de marché que diable, tout s’achète et tout se vend , faut pas rêver comme  dirait notre Président..

Désormais même la honte a un prix: 826 222 Euros, pas un sou de moins. C’est ce qu’a touché Raymond DOMENECH après que Thierry HENRI ait, lui, touché la balle. Rassurez vous, le tricheur a touché lui aussi un joli paquet d’euros, pas loin de 500 000 Euros selon les journaux, une broutille..

Voilà, c’est ça la France aujourd’hui, et, pour parler franchement, je dirais que je ne me sens pas la même “identité nationale” que ces deux là comme disait l’autre humaniste.

Lorsque je siégeais au Conseil Général de Haute Corse, j’avais été le seul à refuser de voter une subvention au SECB, ce qui m’avait bien entendu une volée de bois vert d’un certain nombre d’amateurs de football  et de nombre de mes collègues faut il l’ajouter.

J’avais pourtant expliqué tranquillement que le foot ball professionnel n’était plus à proprement parler un sport mais un spectacle, et que je préférais que l’argent public aille au sport amateur et en particulier à l’accès  au sport des plus jeunes et des plus défavorisés.

Que voulez vous, ça me paraissait évident, et cela me parait encore plus évident aujourd’hui quand je vois ce qui se passe dans ce milieu très particulier du foot professionnel.

La réponse de l’un de mes détracteurs m’avait laissé pantois: laisse tomber tes principes et dis toi bien une chose, quand ils remplissent les stades ils nous foutent la paix !

Panem et circences: du pain et des jeux, c’est ce que servaient les Empereurs du bas empire aux romains de la Rome décadente pour leur cacher leurs turpitudes. C’est fou ce que l’histoire a tendance à begayer vous ne trouvez pas ?

UN VENT NAUSEABOND QUI VIENT DE SUISSE

1 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique, Société

La Suisse s’était distinguée pendant la seconde guerre mondiale en refusant de s’engager auprès des alliés contre les nazis. Elle s’est ensuite illustrée comme chacun sait dans le blanchissement de l’argent sale de la drogue et de la corruption.

Voilà qu’aujourd’hui elle récidive, comme dirait notre cher Président, en nous offrant le plus gros accès de xénophobie nauséabonde que nous ayons connu depuis longtemps en Europe.

Un vent mauvais nous vient des Alpes et relance partout ou se tapit la bête immonde de la xénophobie,  le racisme le plus violent et le plus irrationnel .

C’est ainsi qu’en Italie, un ministre de Berlusconi réclame que l’on inscrive un crucifix sur le drapeau italien, de manière à affirmer dit-t-il, notre identité chrétienne, pendant qu’aux Pays Bas, en Belgique l’extrême droite réclame un référendum à l’image de la Suisse.

Marine LE PEN, qui retrouve les accents fascisants de son père, -les chiens ne font pas des chats n’est ce pas - n’est pas en reste et réclame un référendum national sur le communautarisme.

SARKOZY et BESSON, les deux apprentis sorciers qui ont cru bon de lancer le débat de l’identité nationale risquent fort de voir le boomerang leur revenir dans la figure. Le vent de Suisse va en effet souffler fort sur les braises et le piège soit disant tendu à l’extrême droite se refermer sur eux.

Le risque qu’ils font prendre à la communauté nationale pour servir leurs minables interets électoraux donne  ainsi, si besoin était, la mesure de ces personnages.

Quant à ceux qui mettent le référendum populaire à toutes les sauces ils feraient bien de  réfléchir  à ses conséquences dès lors que la peur la plus primitive s’empare d’un certain nombre de nos concitoyens au point de leur faire perdre le sens commun.

SILENCE ! ON TUE…

26 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Ainsi Monsieur HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur est parmi nous. Il vient, dit il, pour s’occuper du grand banditisme: il était temps ! Si je sais bien compter, il y a eu dans notre île, depuis un an 28 meurtres ou plutôt 28 exécutions, sans que cela soulève plus d’émotion que cela, et sans que les autorités s’en émeuvent vraiment, n’en déplaise au Ministre.

Il est, parait il du plus mauvais gout de comparer la Corse et la Sicile: je vais pourtant oser une comparaison, quitte à heurter une fois de plus la coalition des bien pensants. La Corse compte donc 28 ” cadavres exquis” comme on dit là bas , pour une population de 260 000 habitants; la Sicile comptant quant à elle 6 000 000 d’habitants c’est un peu comme s’il y avait eu en Sicile, sur la même période 646 crimes du même ordre.

Je n’ai pas trouvé sur les sites spécialiés de chiffres qui s’en approchent, pas plus pour la mafia sicilienen que pour la n’drangheta calabraise qui passe pour l’organisation mafieuse la plus sanglante..

Je regardais l’autre jour sur canal plus Christophe DECHAVANNE au Grand Journal s’exclamer dans quel pays je vis ! en lançant une volée de bois vert à la France de Sarkozy.

C’est la question que je me pose depuis longtemps en voyant prospérer scandaleusement une poignée de truands pendant que nombre de  nos compatriotes s’échinent à gagner péniblement leur vie et s’acharnent à élever leurs enfants en leur enseignant les valeurs que leurs parents leur ont transmises.

Et que dire de la décision proprement scandaleuse prise il y a quelques années à l’initiative d’un tristement célèbre Directeur Général Adjoint de la Police Judiciaire de radier du fichier du grand banditisme une douzaine de grands voyous, sans doute en échange d’un appui du milieu pour procéder à des rafles dans les milieux nationalistes. Le résultat est connu: l’intéressé  a fait une brillante carrière et le milieu a , lui, considérablement prospéré..

Je crois à l’exemplarité, je ne crois pas que l’on puisse accepter que “la triche” de Thierry HENRI puisse être aussi lamentablement approuvée quand dans le même temps on mets en débat l’identité nationale.

Je ne crois pas que l’on puisse considérer avec une coupable légèreté que quand les voyous se massacrent c’est bon pour la société, en oubliant que les vainqueurs de ces règlements de compte en ressortent plus puissants que ceux dont ils se sont approprié les actifs.

Je ne crois pas que l’on puisse faire comme si cela n’existait pas en détournant les yeux et en “fermant sa gueule”, car cela vaut pour eux approbation, et que c’est pour nos jeunes le plus pervers des signaux.

LA DROITE EXTREME ET L’EXTREME DROITE

Serge Portelli

Un débat dont l’opportunité est plus que discutable a été ouvert par Eric BESSON. Toujours attentif à aller au devant des désirs de son maître, comme tous les nouveaux convertis il en fait une tonne.

Il y a, il y aura, sans doute beaucoup à dire sur ce débat dont BESSON clame à loisir qu’il est destiné à tuer l’extrême droite fut ce au prix de faire de la droite républicaine de DE GAULLE, de POMPIDOU et de GISCARD D’ESTAING la droite extrême de Nicolas SARKOZY et consorts.

Car enfin, comme monsieur BESSON n’envisage sans doute pas, en tuant l’extrême droite d’assassiner les lepenistes, il faudra bien qu’ils trouvent refuge quelque part.. Et ou donc iraient ils sinon dans cette antre nauséabonde qui fut naguère le gaullisme et qui glisse de jour en jour vers la droite extrême qui perce chaque jour un peu plus dans les paroles et surtout les actes du Président de la République.

Les dernières déclarations du Président de la République dans son désormais célèbre discours aux agriculteurs aux accents vichystes ne laissent aucun doute persister sur les intentions perverses du pouvoir et de son zélé ministre de l’identité nationale.

Cliquez ICI pour prendre connaissance du texte de Serge PORTELLI

Téléchargez le documentportelli

Serge PORTELLI est magistrat, Vice Président du Tribunal de Paris: c’est un vrai magistrat indépendant, de la race de ceux que notre Président rêve chaque jour de mettre au pas, et il le prouve dans ce billet de son blog que je vous laisse méditer, et, surtout, diffuser largement.

Quand à l’inéffable BESSON, je vous laisse le plaisir d’écouter la vidéo suivante, ou monsieur BESSON cognait sur SARKOZY, non sans pertinence d’ailleurs, le 14 Janvier 2007.

Cliquez ICI pour voir la vidéo.

LA TAXE CARBONNE DERNIERE IMPOSTURE !

11 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Du Sarko tout craché, du grand art ce discours sur l’environnement et la taxe carbonne. Tout y est: le ton, dramatique, les mots, emprunts du plus grand sérieux, le regar grave, plongé au fond des yeux des françaises-français, le geste, précis et ajusté et, bien sur les tics auxquels on ne rit même plus..

Il nous a déjà fait le coup avec les discours grandiloquants d’Henri GUAINO, aux accents jaurèsiens sur la crise et l’agonie du capitalisme financier, aux accents gaulliens pour condamner les banquiers apatrides et voraces: il n’empêche il remet ça une fois de plus . Naturellement, au  bout du compte, comme  à chaque fois, quand viennent les mesures concrètes, la montagne sarkosiste accouche d’une souris.

Voilà donc une taxe, un impôt nouveau n’en déplaise au champion de la baisse des prélèvements obligatoires auto proclamé, annonciateur des temps nouveaux, que notre messie national a reçu la mission de piloter afin de sauver le pauvre monde dirigé par une bande d’incapables, qui ne s’applique ni à l’électricité, ni aux plus importants des pollueurs.

Voilà donc une taxe, dont on nous jure qu’elle  sera re-distribuée aux français jusqu’au dernier euro, sauf que le bénéficiaire du bouclier  fiscal bénéficiera du même crédit d’impôt que le couple de RMistes…

Voilà donc, en définitive, une fiscalité écologique cosmétique qui n’est pas plus  à la hauteur de l’apocalypse décrite par l’hyper président qu’aux espoirs nés du Grenelle de l’environnement et qui montre ses véritables intentions.

En excluant l’électricité du dispositif le Président ne permet pas la France de se doter d’une vraie politique d’économies d’énergie seule à même de mettre les  Français à l’abri des inéluctables hausses de prix à venir.

En  associant la mise en place  de la taxe carbone avec la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises, il instrumentalise l’écologie  et instaure une fiscalité écologique uniquement destinée à boucher les trous qu’il a imprudemment  creusés dans le budget de l’Etat.

Et si elle est historique, comme il le dit complaisamment, c’est uniquement parceque tout ce qu’il entreprend est, comme  chacun sait, marqué du sceau de la grande histoire voyons !

TAXE CARBONE: SEGOLENE N’A PAS TORT !

5 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Que Ségolène ROYAL soit à toujours l’affut d’un coup médiatique, ce n’est guère discutable: qu’elle ait senti que la population se méfiait de ce nouvel impôt que constitue la taxe carbone  et qu’elle ait voulu caresser l’électorat dans le sens du poil, c’est naturellement tout à fait possible.

Il reste qu’elle a raison de considérer que cet impôt constitue une mesure “anti sociale”.

Pourquoi ? pour une certain nombre de raisons tout à fait indiscutables n’en déplaise à tous ceux qui ont tendance à instruire  un procès en sorcellerie aux malheureux qui osent discuter, ce qui ne signifie pas pas forcement s’y opposer, les mesures concernant l’environnement.

D’abord et surtout  parceque les  plus  riches seront les moins moins touchés. D’abord parce que ils peuvent s’offrir les équipements les  plus modernes et par conséquent les moins consommateurs d’énergie, et  surtout parce que l’énergie représente une  part considérablement plus faible dans leur budget que celle du budget des plus pauvres.

La  Volvo “up to date” du médecin Nicois consomme bien moins que la vieille Renault Twingo du planton de la mairie de la Ville, et si les bobos parisiens peuvent se payer des légumes “bio”  sans grèver pour autant leur budget, il n’est pas possible aux plus modestes d’en faire autant sans faire le exploser.

Ensuite parceque ce sont les plus aisés de nos concitoyens qui habitent les centre ville, et qui peuvent bénéficier immédiatemment des transports en commun et donc être les premiers bénéficiares de la mesure: quant aux ruraux, chassés pour nombre d’entre eux des centres ville  devenus hors de prix, obligés d’utiliser  l’automobile pour leurs déplacement  professionnels ou leurs loisirs, tant pis pour eux

Le prélèvement sera dès lors, et bien évidemment plus douloureux pour les plus pauvres que pour les plus riches et donc inégalitaire. Quant à la redistribution, bonjour la difficulté pour en apprécier la portée et en déterminer la cible.

La seule solution consisterait très probablement à profiter de la sensibilité de l’opinion à l’écologie, non pas pour mettre au point en sous main un impôt soit disant écologique, sans trop se soucier de ses conséquences du point de vue social, mais a pratiquer une refonte en profondeur de la fiscalité.

On pourrait ainsi, pour une fois, concilier écologie et justice sociale car la seconde est indispensable si l’on veut que l’ensemble de la population accepte de son plein gré la société du futur et consente les efforts necessaires.

De temps à autre, on nous rebat les oreilles avec le danger qui guette l’amazonie, poumon de la planète devant l’irresponsabilité dont feraient preuve les brésiliens dans l’exploitation de la forêt amazonienne, élevée au rang  ”bien commun” de l’humanité.

On oublie, naturellement, que cette  exploitation vise surtout à approvisionner les pays qui s’indignent de cette  situation et satisfaire les gouts et le confort de leurs ressortissants.

Vous savez ce que répliquent, tranquillement et ils ont du mérite, les brésiliens ? Ok pour considérer la forêt amazonienne comme  un “bien commun” de l’humanité et en partager les bienfaits entre tous les hommes.

A une seule condition: celle d’élever le pétrole à ce même rang, car il est aussi précieux et ses bienfaits aussi mal répartis….

A ce jour ils n’ont pas obtenu de réponse: étonnant non ?

BA 126: BEAUCOUP BEAUCOUP TROP DE BRUIT

Zara, c’est le nom de code de la BA 126 la base militaire de Ventiseri, et non de Solenzara comme on le dit au grand désespoir du maire de Ventiseri.

Stratégiquement importante pour l’OTAN, cette base entre autres missions, recoit les pilotes de cette organisation qui ont besoin de s’entrainer au tir sol-mer, c’est à dire au tir de roquettes et de missiles à partir d’avions de chasse sur une hypothètique flotte ennemie.

Pour cela l’Armée de l’Air dispose d’un terrain de plus de 1000 hectares, sur près de 3 kms de bord de mer, sur la commune de Linguizetta à Bravone.

Pour tirer en mer les avions ont naturellement besoin de manoeuvrer et de se mettre en position au dessus d’un vaste territoire. Imaginez un chasseur dont les moteurs sont lancés à plein régime survoler  votre maison à moins de 100 m d’altitude, imaginez votre enfant sagement assis sur les bancs de l’école communale entendre rugir les avions au dessus de sa tête, imaginez un couple de touristes bronzant tranquillement sur les magnifiques plages de cette région qui découvrent deux Mirage 2000 foncer sur eux moteurs à fond et vous comprendrez la colère des riverains du champ de tir et de leurs voisins?

Car pour manoeuvrer les avions, qui décollent de Solenzara, parcourent une vaste région, parfois jusquau Niolu avant d’amorcer leur piqué vers la cible.

Cerise sur le gateau, ils manoeuvrent en ce moment de nuit, et la sarabandese poursuit parfois au delà de minuit !

On pouvait comprendre qu’il y a quelques décénies, alors que la plaine orientale n’était qu’un vaste désert et qu’on pouvait rouler sur une mauvaise route entre Bastia et Aléria sans croiser plus de 10 véhicules, le choix de cetet région pouvait paraitre judicieux.

Aujourd’hui il y a dans cette zone des milliers d’habitants et du désert on n’en parle plus. Alors de deux choses l’une: ou bien on veut que cette région déjà ravagée par la crise de la viticulture des années quatre vingt reste un désert et on continue comme cela, ou bien on veut la développer et les aviosn doivent trouver un autre désert.

A moins qu’ils n’ailelnt survoler la Cap Nègre ? Vous savez ce nid de milliardaires ou l’épouse de notre Président possède une somptueuse résidence. Imaginez alors les nuits de ce pauvre Nicolas et de Carla..

Le Samedi 6 Juin à 10H il y aura un rassemblement de protestation devant la Base de Solenzara: j’y serai, et je crois qu’on sera nombreux.

 

JUSTICE OU VENGEANCE D’ETAT ?

Pour le dire franchement, sans détour inutile, il y a un mot qui, pour moi résume ce que je ressens devant le spectacle du procès d’Yvan COLONNA: “u vomitu”, en bon français la nausée…

Je ne suis pas juriste, et devant le cirque judiciaire qui se produit sous mes yeux depuis trop longtemps déjà je dois dire que je ne le regrette pas vraiment.

Il n’empêche que je me suis laissé dire que, dans notre système judiciaire, le doute doit sans conteste possible profiter à l’accusé. 

Ce n’est pas l’impression que donne la Cour d’Assises dont la conviction visiblement bien arrêtée est que Yvan COLONNA est bien le coupable, et que le procès n’est rien d’autre qu’une sorte de rituel obligé, de cérémonial incontournable, dont l’issue est de toute façon toute tracée depuis qu’un certain Ministre de l’Intérieur l’avait décrèté.

Je ne serais pas vraiment surpris que les magistrats décident demain de poursuivre le procès sans accusé ni avocats: ils ont visiblement tellement hate d’en finir  et de renvoyer l’accusé purger sa longue peine au fond d’un cachot.

Dieu merci, la peine de mort a été supprimée dans notre pays, car n’en doutons pas, ils l’auraient de la même façon envoyé à la guillotine, à moins que ne les retienne, au moment de prononcer la sentence, les mésaventures du Juge de Georges BRASSENS avec le Gorille !

Une chose est sure en tout cas: le tribunal poursuivre le procès sans accusé ni avocats de la défense, il peut l’expédier vite fait bien fait dans les 24 heures si cela lui chante.

Yvan COLONNA retournera alors en prison sans avoir pu bénéficier du doute qui s’est installé n’en déplaise au tribunal dans ce procès.

Mais ce doute là, il habite désormais chaque Corse: en son âme et conscience il n’a pas fini de le tarauder. Il se pourrait même que se reproduise ainsi sous nos yeux la source de fractures,  et de tensions futures qui a naguère produit tant de drames.

L’avenir nous le dira, comme il nous dira sans doute si, pour ne pas désavouer un certain Ministre de l’Intérieur, il aura fallu que la République se laisse aller à condamner un innocent, en se faisant l’instrument d’une vengeance d’Etat. Souhaitons que le prix qu’elle aurait alors accepté de payer n’en soit pas trop lourd poue elle et pour nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

ALERIA CAPITALE DES ORDURES ?

Fondée par les Phocéens, en même temps que Marseille , Ampurias et Veglia, Aléria Restituta est devenue colonie romaine et capitale de la Corse.

Si l’on en croit les projets qui fleurissent aujourd’hui sur le territoire de la commune et ses environs, elle deviendra bientôt la capitale des ordures de la Corse. 

En effet, outre la décharge de Tallone , on dit aujourd’hui centre d’enfouissement car c’est plus élégant mais tout aussi odorant, on été brusquement mis à jour par l’ADAC, Association de Défense des Administrés et Contribuables d’Aléria, deux autres projets.

Le premier conduit par Maître Pierre Bourgeaud, ancien Notaire à Aléria, consiste à implanter à proximité de la décharge actuelle un centre d’enfouissement dont le promoteur affirme qu’il n’aura rien à voir avec le précédent.

Etant donné la manière dont ce dernier a été exploité, et surtout surexploité, il est vrai que cela ne constituerait pas un grand exploit ! 

Le deuxième d’une tout autre ampleur, consiste à implanter toujours à Aléria, sur le territoire du Domaine pénitentiaire de Casabianda, un centre de traitement des déchets d’envergure régionale. 

Naturellement, afin d’amadouer les populations concernées, il s’agirait d’un centre expérimental et éducatif au top de la technologie et  sans reproche…

Il faut croire que la population en question n’apprecie que modéremment cette présentation des choses. C’est ainsi que l’ADAC et un Collectif constitué à cette fin, ont manifesté leur opposition en bloquant l’accès à la décharge de Tallone et en occupant pacifiquement la Mairie d’Aléria.

Au delà de ces péripéties, il semble que dans l’esprit d’un certain nombre de responsables l’idée soit bien ancrée que la Plaine Orientale, rebaptisée naguère pompeusement Costa Serena , ravagée par la crise de la viticulture des années 80 et dont le littoral est aujourd’hui dévasté par l’érosion, soit destinée à devenir le dépotoir de la Corse.

Serena cette superbe région le serait alors vraiment: de la sérénité qui prècède la mort.

Parions que ceux qui y sont nés et ceux quoi y résident ne l’entendent pas de cette oreille et le manifesteront comme il se doit. Visiblement les leçons du passé ont échappé à quelques  uns de nos caciques… C’est là que se sont produits les évènements qui ont bouleversé notre île pour longtemps, fallait il le rappeller ?

 

 

 

LE SARKOZYSME EST MORT: RESTE A L’ENTERRER.

16 février 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique, Société

Nicolas Sarkozy a été  élu sur un programme tout entier bati sur l’idée de la suprématie d’un  modèle social basé sur la réussite individuelle élevée en dogme par une Amérique dont il s’était fait le chantre exalté,  et l’obsolescence du modèle social français, voué aux gémonies.

La rupture avec ce modèle honni était devenu son principal slogan de campagne: il en avait fait sa marque de fabrique et le martelait a chacun de ses meetings, chacune de ses apparitions télévisées. Il fallait alors, à marche forcée, réformer la France à tout crin de manière à ce qu’elle rattrape   le retard qu’elle aurait accumulé pour rejoindre enfin la terre promise du libéralisme avancé.

Oui mais voilà, l’histoire est allée plus vite que lui et le voici pris complètement à contre pied et totalement déstabilisé par l’effondrement de son modèle et le retour en force d’un modèle social-démocrate qu’il avait raillié et pourfendu pendant sa campagne électorale.

Il a ainsi vécu, en accéléré, ce qu’a vécu entre 1981 et 1983 un François MITTERRAND, élu sur un programme rédigé par Jean Pierre CHEVENEMENT, qui préconnisait la rupture en cent jours avec le capitalisme , et qui avec le tournant de la rigueur  a viré au social-libéralisme.

Le Président se trouve dès lors en décalage complet avec un programme qu’il s’obstine encore à décliner mécaniquement à chacune de ses interventions, mais qui ne touche plus une population angoissée devant le retour du  chômage de masse et la montée de la précarité.

La réforme sarkozyste, pour la majorité de nos concitoyens, peut attendre: le sauvetage de leurs emplois et de leurs retraites, lui, ne doit ni ne peut attendre plus longtemps.

Personne ne peut prévoir quel sera le comportement de cet homme imprévisible, politicien jusqu’au bout des ongles et, aujourd’hui comme hier, seulement préoccupé, sans aucun doute, par son destin personnel et sa réelection en 2012.

L’artiste commence cependant à perdre sérieusement la main comme le montrent entre autres son attitude incompréhensible sur la question antillaise ou son déplacement incongru, pour ne pas dire indécent, à Bagdad.

Le Sarkozysme, cet artefact de la politique fait de volontarisme et d’analyses politiques approximatives est bel et bien mort. Reste seulement à savoir si, comme MITTERRAND avait enterré la rupture avec la capitalisme il procèdera lui même à son éxécution en place publique.

Après le tournant de la rigueur opéré par son predecesseur qui sait quel  pirouette nous offrira demain notre multi-Président.

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