LA GAUCHE ET SES FORTERESSES
18 mars 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Questions sociales, Société
On n’a naturellement pas fini d’analyser le scrutin du 14 mars qui est riche d’enseignements pour l’avenir, et qui fait apparaitre pour une grande partie la gauche en particulier quelques signes qui, malgré la victoire hautement probable sont préoccupants pour l’avenir.
Le tableau ci dessus montre en effet que les listes GIACOBBI, ZUCCARELLI et RENUCCI ont obtenu des scores reflétant une représentation complètement déséquilibrée sur l’ensemble du territoire. Forts dans leurs fiefs, ils sont particulièrement faibles en dehors de ceux ci.
Par contre, les listes SIMEONI et TALAMONI sont remarquablement implantées sur l’ensemble du territoire insulaire, ce qui leur garantit, pour l’avenir, un ancrage permettant d’espérer un développement de plus en plus important compte tenu des relais d’opinion qu’ils ont su agréger ainsi.
Il leur faudra auparavant consolider cet électorat au fil du temps, mais ils ont fait l’éclatante démonstration qu’ils peuvent être plus rapidement que prévu en situation de se positionner en pôle position pour constituer autour d’eux une majorité à l’Assemblée de Corse.
On ne peut pas en dire autant de la gauche non communiste: sa représentation totalement déséquilibrée lui confère une fragilité extraordinaire. la perte de l’un ou l’autre de ses bastion et c’est la descente aux enfers pratiquement assurée..
Le Front de Gauche constitue à gauche une exception très intéressante. Son résultat est parfaitement équilibré, il a fait une excellente campagne très politique et sa liste ne comportait aucun représentant de forteresse électorale.
Bref, d’un coté le résultat trop largement dépendant du vote clanique, archaïque, clientèliste, de l’autre le résultat d’un vote politique attaché à un projet de société.
La victoire de dimanche prochain, favorisée par un contexte de rejet de SARKOZY et des Sarko-boys insulaires, ne doit pas dissimuler la réalité d’une situation dangereuse. C’est aujourd’hui la droite au pouvoir qui se trouve sur la sellette: ce pourrait être la gauche demain au pouvoir qui pourrait connaitre les mêmes déconvenues, d’autant qu’une droite décomplexée pourrait bien s’allier, alors, aux nationalistes…
Le PS de Corse est né des luttes anti-claniques des années 70 et 80, il y a forgé son identité. En se fondant dans un tel schéma il aura fait, incontestablement, et malgré les apparences, le choix de s’ y abimer à plus ou moins brève échéance.
CARTON ROUGE POUR SARKOZY A LA MI-TEMPS
15 mars 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Le scrutin du 14 Mars est d’abord et avant tout celui de l’inquiétante poussée de l’abstention associée à une tout aussi inquiétante résurrection du Front National.
Cela ne m’empêche pas, cependant, de savourer mon plaisir devant la superbe claque que vient de prendre notre hyperprésident : malgré les contorsions des quelques dirigeants de l’UMP qui ont osé affronter la dure réalité des chiffres sur les plateaux de télévision, la défaite est consommée la descente aux enfers entamée.
SARKOZY aura en moins de trois ans fait plonger la droite dans l’abime comme personne avant lui. Et dire que Bernadette CHIRAC avait surnommé NERON ce pauvre VILLEPIN lorqu’il avait provoqué la dissolution et la défaite d’Alain JUPE.
La gauche est donc aujourd’hui majoritaire dans notre pays. Encore faut il considérer qu’en recueillant 50% des 48% de suffrages exprimée, le capital de sympathie de la gauche dans le pays s’élève en réalité à 24% des électrices et des électeurs.
C’est dire le travail qui reste à accomplir pour qu’en 2012 la gauche présente au pays une offre politique alternative à la hauteur des défis qui nous attendent et s’attache à convaincre nos concitoyens qu’ils peuvent lui faire confiance pour sortir la France de la situation catastrophique ou l’a précipitée l’agitation désordonnée de Nicolas SARKOZY.
En Corse, comme je l’avais exprimé, la gauche est aujourd’hui arithmétiquement majoritaire, pendant que la droite insulaire est à la ramasse.
La victoire au soir du 21 Mars ne fait en conséquence aucun doute: reste qu’il appartiendra aux électrices et aux électeurs, singulièrement parmi les abstentionnistes du premier tour, d’en déterminer l’ampleur, car sur ce plan là au moins rien n’est encore joué.
Sur le plan politique le grand vainqueur est incontestablement le camp nationaliste: avec près de 30% des suffrages on peut affirmer aujourd’hui qu’il vient de poser le pied sur la première marche de l’escalier qui pourrait le conduire à être un jour en situation de gouverner la Corse avec les alliés qu’il choisira de se donner parmi les formations politiques traditionnelles.
Paul GIACOBBI, en s’imposant en tête des quatre listes de gauche a remporté une victoire électorale, même si sa liste est loin de ce qu’il espérait sans doute compte tenu des moyens dont il disposait. C’est donc à lui qu’il appartient de rassembler la gauche et de consolider sinon d’amplifier le résultat du premier tour.
Dominique BUCCHINI a remporté, quand à lui, une vraie victoire politique en obtenant un score à deux chiffres après une campagne remarquée: l’avenir nous dira si c’est le succès d’un homme au charisme incontestable ou si l’on peut y voir un vrai “besoin de gauche”.
Quand à Émile ZUCCARELLI, pour lequel j’ai appelé à voter pour les raisons que j’ai déjà évoqué et sur lesquelles je ne m’étendrai pas , est le grand perdant à gauche, alors que Simon RENUCCI, s’il s’en tire moins bien est arrivé malgré tout à tirer son épingle du jeu.
Le maire de Bastia a subi un échec qui ne restera pas sans conséquences pour la municipalité qu’il dirige en 2014: en refaisant la campagne de 2004 il s’est trompé d’époque et n’a pas pris la mesure des profonds changements qui affectent notre île en ce début du 21ème siècle.
SCENE POLITIQUE OU THÉÂTRE D’OMBRES ?
27 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
France 3 Corse a organisé le 21 Février un débat sur les élections territoriales auquel j’étais invité avec Jean BAGGIONI, ancien président du Conseil Exécutif, et Paul Jo CAÏTUCOLI conseiller général de Corse du sud.
L’émission, d’une durée de 45 minutes était animée par Jean Vitus ALBERTINI. Il ne s’agissait pas, naturellement, d’entrer dans la campagne, c’est là le rôle des candidats, mais de prendre un peu de distance avec celle ci pour donner à nos concitoyens un éclairage certes partisan, mais aussi objectif que possible, sur les enjeux des territoriales.
Pari tenu je crois en dépit des engagements bien connus de chacun des intervenants. Quant à la campagne elle même, force a été de constater, pour chacun d’entre nous, son caractère étonnamment fade atone.
Il faut, à mon avis s’en inquiéter, car lorsque dans une démocratie les citoyens manifestent si peu d’intérêt pour une élection, cela ne présage en général vraiment rien de bon.
Chacun sent bien, au fond de lui même, que les hommes politiques n’ont pas vraiment prise sur les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne, et que la politique n’est rien d’autre qu’un théâtre d’ombres sur lequel les politiciens se produisent mais que l’essentiel est ailleurs.
C’est d’ailleurs un sentiment répandu bien au delà de la Corse, ce qui est d’autant plus inquiétant: la crise qui non seulement n’est pas finie mais n’en est, comme le souligne Jacques ATTALI peut être qu’à ses débuts, doit interpeller d’autant plus la gauche.
S’il est clair aujourd’hui que l’opinion commence à réaliser que Nicolas SARKOZY peut être battu en 2012, la gauche n’en est pas pour autant assurée d’avoir pour elle la durée indispensable au redressement d’un pays mis à mal par les improvisations sarkozystes , si elle ne remet pas profondément en question son rapport aux femmes et aux hommes susceptibles de lui accorder leur confiance.
De ce point de vue, les questions que pose Jacques JUILLARD, l’un des intellectuels les plus écoutés à gauche, méritent, en particulier du Parti Socialiste, des réponses aussi urgentes que précises sur ses orientations et le fond de la politique qu’il entend engager.
Devant les difficultés qui nous attendent, ce n’est pas l’alternance qu’il faut aux français pour sortir des années Sarko, mais une offre politique alternative qui ouvre à leurs enfants de nouveaux horizons.
A cet égard nous sommes en Corse devant le même défi: la droite peut être battue le 21 Mars prochain, c’est pour moi une évidence, à condition bien sûr que les leaders politiques de gauche se montrent responsables, et qu’ils proposent une vraie alternative aux errements de la droite insulaire.
Sur ce point, il va nous falloir attendre, car ce n’est pas pour l’instant, de toute évidence , la principale préoccupation de ses responsables.
POURQUOI JE VOTERAI LA LISTE ZUCCARELLI
10 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
Au premier tour des élections territoriales je ne soutiendrai pas la liste conduite par Paul GIACOBBI pourtant associé au parti Socialiste auquel j’appartiens.
On n’adopte pas ce genre de position dans raison sérieuse, c’est pourquoi j’ai écrit à Martine AUBRY, première secrétaire du PS pour lui donner les raisons de ma décision.
J’en ai également informé ma camarade Emmanuelle DE GENTILI, présidente de l’union régionale du PS, présente en deuxième position sur cette liste, ainsi que Jean Marc CIABRINI, premier secrétaire de la fédération de Corse du Sud.
Pour moi, pour que la gauche gagne, et surtout pour que la région soit gouvernée à gauche, il est très important que la liste que conduit Emile ZUCCARELLI arrive en tête.
Je souhaite bien entendu qu’au deuxième tour les forces de gauche aujourd’hui dispersées se rassemblent et que les quatre listes en compétition fusionnent. Je sais qu’il fera tout pour que l’indispensable rassemblement se réalise ensuite , dans la clarté , et qu’il pèsera pour que la nouvelle assemblée mette ensuite le cap à gauche, car la Corse en a grand besoin.
Je ne partage pas toujours sa façon d’aborder les problèmes de notre île, mais j’ai confiance en lui: c’est un homme responsable, stable et fiable, je sais ou il est aujourd’hui et je sais ou il sera demain: à gauche.
Vous pouvez TELECHARGER ICI la lettre à Martine AUBRY.
GAUCHE : UNE BALLE DANS LE PIED ?
22 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Les électrices et les électeurs de gauche attendaient de leurs dirigeants qu’ils tirent les leçons de la défaite de 2004 aux élections territoriales et qu’ils s’unissent dès le premier tour pour mettre fin à 26 ans de règne de la droite à l’Assemblée de Corse.
Je suis, comme eux, déçu qu’ils s’en soient montrés incapables, et je redoute, comme eux que le cauchemar de 2004 ne se reproduise.
J’ai répondu aux questions que Corse Matin m’ a posées dans son numéro de ce jour . Je vous laisse comme d’habitude juges de la pertinence de mes interrogations.
Q1/Que vous inspire l’éclatement de la gauche ?
J’avais déclaré à « Cuntrastu » le 1er novembre que la gauche gagnerait les territoriales à condition de ne pas se tirer une balle dans le pied. C’est fait, et c’est une immense déception pour moi, comme pour les électrices et les électeurs de gauche qui redoutent que la machine à perdre se soit remise en route.
La question aujourd’hui est moins de chercher à savoir qui a appuyé sur la gâchette que de s’attacher à soigner et si possible guérir la fracture que la balle a causée. C’est en tout cas la seule préoccupation qui gouvernera mon attitude dans cette élection.
Q2/A-t-elle compromis ainsi ses chances jugées importantes de remporter les élections
Bien entendu, même si tout n’est pas perdu pour autant: la compétition entre les listes de gauche va les conduire à exagérer leurs désaccords pour séduire l’électorat de gauche ce qui n’est certainement pas le meilleur moyen de faciliter le rassemblement au deuxième tour.
Q3/Dans ces conditions qu’attendez vous aujourd’hui des leaders de la gauche ?
D’abord qu’ils n’oublient pas que l’élection à L’Assemblée de Corse ce n’est ni le tiercé ni le quarté, mais que c’est une affaire sérieuse qui engage l’avenir de dizaine de milliers de femmes et d’hommes qui comptent sur la gauche pour changer leur vie.
Ensuite qu’ils s’engagent clairement, dès leur entrée en campagne à tout mettre en œuvre pour faire en sorte qu’au deuxième tour les listes de gauche fusionnent et lui permettent de remporter la majorité des sièges.
Le soir du 14 mars prochain la gauche sera sans doute arithmétiquement en situation de gagner. Ne pas transformer ce résultat en victoire le 21 ne constituerait rien d’autre qu’une trahison que nos électeurs ne pardonneront, à juste titre, à personne.
Q4/Les divergences sont elles à ce point fortes entre les listes de gauche qu’elles peuvent empêcher tout rapprochement?
Certainement pas ! Il y a bien plus de différences entre socialistes, communistes, verts et pourquoi pas modem, et pourtant ils vont probablement renvoyer Nicolas Sarkozy à sa mairie de Neuilly et à ses amis de la Jet Set, et gouverner la France ensemble en 2012….
Alors je dis à ceux qui seraient tentés de s’abîmer dans la contemplation de leur nombril de bien réfléchir, et surtout de penser un peu plus à la Corse et un peu moins à leur destin personnel qu’il soit local ou national !
Q5/Et vous Vincent Carlotti qui aviez présenté un liste en 2004 vous resterez simple observateur ?
Vous faites bien de le rappeler : nous l’avions intitulée « Socialistes, à Gauche, pour la Corse » : avouez que c’est un slogan de circonstance par les temps qui courent ?
Ceux qui nous avaient fait confiance peuvent compter sur moi pour être présent dans cette élection et pour mettre en avant cette position, sous une forme ou une autre, dans les jours et les semaines qui viennent.
LA POLITIQUE LE NEZ FIXE SUR LE NOMBRIL
28 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Europe, International, Introduction
E la Nave va…vogue le navire: c’est ainsi que Frederico FELLINI a appellé un de ses plus beaux films, un récit désespéré sur la mort, et sur le naufrage de l’art.
Ainsi va l’Europe, et ainsi va la France, pourrait on dire en écho en lisant les nouvelles - mauvaises- du jour. C’est la Corée du Sud, un petit pays d’Asie qui a gagné le marché du siècle, 40 milliards de dollars, que constitue la construction et l’exploitation des centrales nucléaires d’ABU DHABI et non la France d’AREVA qui se considère pourtant comme la première puissance au monde dans ce domaine.
Ainsi va l’Europe effacée à Copenhague par la Chine et les Etats Unis, incapable de présenter un front uni et cohérent . Ainsi va aussi la France de SARKOZY, tapant de ses petits poings sur la table comme un enfant gâté pour se faire entendre dans l’indifférence générale.
Au moment ou c’est au niveau de notre continent que doivent de prendre collectivement les décisions qui s’imposent avant que son déclin ne soit irréversible on ne trouve rien de mieux que nous servir un débat affligeant sur l’identité nationale, comme s’il n’y avait rien de plus urgent à faire aujourd’hui.
La France avait besoin d’un homme d’Etat à sa tête dans cette période cruciale. Elle a aujourd’hui à sa tête un politicien sans envergure qui continue de penser que s’agiter est agir et que l’art de la manipulation, ou il excelle, est la marque d’un grand politique.
Ainsi va la La Corse enfin, qui n’est, disons le franchement, pas mieux lotie. Le chômage y fait des ravages, la pauvreté y est solidement ancrée, les inégalités battent des records ? Sans doute, mais pas suffisamment pour émouvoir nos politiciens entièrement accaparés par leurs chicayas et le nez obstinement fixé sur leur nombril.
Ainsi va la Corse: du moins tant que la France aura les moyens de se payer la danseuse n’est ce pas? Nous aurons, rassurez vous, largement l’occasion d’en reparler.
LA LECON D’ECONOMIE DE GUILLAUME GUIDONI
26 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Economie, Introduction
Les animateurs du magazine “Cuntrastu” diffusé chaque semaine sur FR3 Corse avaient invité dimanche 25 Octobre un jeune économiste, Guillaume GUIDONI, pour faire le point de la situation économique de la Corse et esquisser les solutions qui pourraient s’offrir à notre île dans les années à venir.
Cette émission, qui s’inscrit dans une série d’entretiens consacrés aux élections territoriales de 2010 avait, au départ, le grand avantage de marquer une pause dans les entretiens plus politiques qui précédaient, inévitablement empreints de cette langue de bois qui prédomine tout particulièrement quand la situation est confuse voire insaisisable.
Je n’ai pas été déçu. Le jeune Polytechnicien originaire d’Ascu, économiste de marchés dans une grande multinationale, connait parfaitement les fondamentaux de l’économie insulaire, et il a su, dans les cinquante minutes que compte l’émission, répondre sans détour aux questions des journalistes, et faire en même temps oeuvre de pédagogue en trouvant les mots qui ont sans doute permis aux téléspectateurs les moins avertis de comprendre et situer les enjeux.
Guillaume Guidoni a créé et il anime un site WEB particulièrement intéressant consacré à l’économie de l’Île ou l’on peut trouver données et surtout analyses sur la conjoncture comme sur le moyen et long terme.
Après avoir dressé un tableau intelligent et objectif de la situation économique de la Corse il a, à la demande des journalistes, esquissé les pistes que selon lui la Corse devrait emprunter sans trop tarder pour avoir une chance sérieuse de ne pas se trouver rapidement aux prises avec de sérieuses difficultés.
Avec Emmanuelle de Gentili, et mes camarades de l’Union Régionale du Parti Socialiste, nous avions organisé fin avril à Bastia un séminaire sur les questions économiques. Chargé de préparer ce séminaire j’avais sollicité trois économistes indépendants, n’appartenant pas au PS, en leur laissant carte blanche pour faire le travail qui leur était demandé.
Guillaume GUIDONI était l’un d’entre eux, et nous avions particulièrement apprécié le travail qu’il nous avait livré.
Les conclusions de ce séminaire seront versées, le moment venu, à la contribution que le PS entend apporter au programme économique de la gauche pour les prochaines élections territoriales.
Vous trouverez en cliquant ICI le site WEB de Guillaume Guidoni
et vous pourrez visionner en cliquant ICI le “Cuntrastu” qui lui a été consacré
EMILE ZUCCARELLI FERME ET OUVERT
15 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
Emile ZUCCARELLI a fait sa rentrée politique à l’émission CUNTRASTU sur France 3 Corse. Le maire de bastia ne s’était guère exprimé ces derniers temps si ce n’est dans les colonnes de Corse Matin pour s’interroger sur le positionnement de Paul GIACOBBI.
Interrogé par Jean Vitus ALBERTINI et les journalistes qui l’assistent d’ordinaire, il s’est livré à une analyse particulièrement aiguisée de la situation de la gauche à quelques mois des élections territoriales. Je veux retenir pour ma part ceux de ses propos qui me paraissent essentiels dans son intervention:
- l’affirmation claire de son ancrage à gauche, et de celui du du PRG et le refus de tout rapprochement avec le Parti Radical de Jean Louis BORLOO
- la préférence nettement formulée pour deux listes à gauche afin que chacune des sensibilités qui la traversent puisse s’exprimer, ou mieux se compter comme il le dit lui même
- l’affirmation, répètée, de sa volonté de faire gagner la gauche et de récuser toute alliance avec la droite, en regroupant ses forces au deuxième tour, sur une base programmatique claire.
PREMIER ICI PLUTOT QUE DEUXIEME A ROME
24 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
C’est Jules César qui affirmait il y a 2000 ans déjà ” je préfère etre le premier ici que le deuxième à Rome“. Paul GIACOBBI a donc suivi ce conseil.
Peut être s’est il aussi inspîré de l’attitude de son père François que j’ai souvent entendu citer cette maxime à l’occasion des remue ménages ministériels pour lesquels il faisait l’objet de sollicitations.
A quelques mois des élections territoriales son éventuel départ aurait bien sûr porté un coup fatal aux ambitions de la gauche et des forces de progrès qui savent que la droite au pouvoir à Ajaccio est sérieusement menacée.
Il a donc choisi la Corse et c’est bien ainsi.
A présent, il est temps que les partis de gauche se mettent au travail pour étudier la meilleure stratégie possible pour éviter à la Corse de retomber pour six années supplémentaires sous la férule de Camille de ROCCA SERRA et Ange SANTINI.
Mais pour convaincre les Corses, dont il ne faut pas oublier qu’ils votent le plus souvent majoritairement à droite, il ne suffira pas d’additionner les personnalités et les élus fameux “porteurs de voix”. Comme au plan national la gauche doit pouvoir afficher sans complexe sa volonté de repenser le modèle de développement qui prévaut aujourd’hui dans l’Île, afin d’offrir à chacun une vraie chance de participer aux fruits de la croissance durable qu’il lui faudra inventer et mettre en chantier.
C’est un défi redoutable qui attend toutes celles et tous ceux qui ne veulent plus assister les bras croisés à la mise à sac des potentialités de notre île au service d’une poignée de privilégiés, pendant que le banditisme affiche de plus en plus impunément ses prétentions et ses appetits féroces.
POLITIQUE ET BLOGS EN CORSE
25 avril 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
La télévision régionale s’interesse au développement des Blogs en politique, et c’est une très bonne chose. En effet comme je l’ai déclaré lors de mon entretien avec le journaliste de la station régionale , le WEB a, entre autres, le mérite de sortir la politique du getho dans lequel la classe politique l’a trop longtemps enfermée.
Nous ne sommes plus en effet au temps ou la politique s’enfermait dans les préaux des écoles ou le public convaincu d’avance venait écouter et applaudir celui qui venait lui délivrer son message: il faut renouveller la pratique militante, et Internet a un rôle d’autant plus interessant que, contrairement à la radio, la télévision ou la presse écrite, c’est un média totalement incontrôlable.
Il a d’ailleurs été créé pour être incontrolable, il ne faut pas l’oublier. lorsque l’armée US a mis au point ARPANET, l’ancêtre d’Internet, le cahier des charges spécifiait qu’il devait être impossible pour l’ennemi de s’en assurer le contrôle afin que les messages militaires puissent passer en toutes circonstances. Il faut donc s’en féliciter aujourd’hui: quelles que puissent être ses tares et ses dangers, Internet a au moins cette qualité, qui vaut de l’or en sarkoland…
Editer un Blog politique n’est pas pour autant une sinécure et peut même s’avérer un tantinet dangereux. C’est ainsi que l’innéfable Marie Jeanne BOZZI m’avait il y a peu cité à comparaître devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio pour avoir, selon elle, profèré des injures à son égard.
Je n’avais pourtant rapporté que quelques uns des faits d’arme qui ont jalonné son parcours, ce qu’elle considère en conséquence comme injurieux.
Elle a, bien naturellement et fort heureusement, perdu son procès: reste que la leçon de cette histoire est que l’éditeur d’un Blog politique doit, à l’instar des éditeurs de la presse écrite ou radio télévisée, faire très attention à ce qu’il publie.
Les journalistes de France 3 ont considéré, quant à eux, que mon Blog méritait d’être cité à l’antenne, ce dont je les remercie vivement ici.


