Ma part de vérité - Edition du Vendredi 12/03/2010

SCENE POLITIQUE OU THÉÂTRE D’OMBRES ?

27 février 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction

France 3 Corse a organisé le 21 Février un débat sur les élections territoriales auquel j’étais invité avec Jean BAGGIONI, ancien président du Conseil Exécutif, et Paul Jo CAÏTUCOLI conseiller général de Corse du sud.

L’émission, d’une durée de 45 minutes était animée par Jean Vitus ALBERTINI. Il ne s’agissait pas, naturellement, d’entrer dans la campagne, c’est là le rôle des candidats, mais de prendre un peu de distance avec celle ci pour donner à nos concitoyens un éclairage certes partisan, mais aussi objectif que possible,  sur les enjeux des territoriales.

Pari tenu je crois en dépit des engagements bien connus de chacun des intervenants. Quant à la campagne elle même, force a été de constater, pour chacun d’entre nous, son caractère étonnamment fade atone.

Il faut, à mon avis s’en inquiéter, car lorsque dans une démocratie les citoyens manifestent si peu d’intérêt pour une élection, cela ne présage en général vraiment rien de bon.

Chacun sent bien, au fond de lui même, que les hommes politiques n’ont pas vraiment prise sur les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne, et que la politique n’est  rien d’autre qu’un théâtre d’ombres sur lequel les politiciens se produisent mais que l’essentiel est ailleurs.

C’est d’ailleurs un sentiment répandu bien au delà de la  Corse, ce qui est d’autant plus inquiétant: la crise qui non seulement n’est pas finie mais n’en est, comme le souligne Jacques ATTALI peut être qu’à ses débuts, doit interpeller d’autant plus la gauche.

S’il est clair aujourd’hui que l’opinion commence à réaliser que Nicolas SARKOZY peut être battu en 2012, la gauche n’en est pas pour autant assurée d’avoir pour elle la durée indispensable au redressement d’un pays mis à mal par les improvisations sarkozystes , si elle ne remet pas profondément en question son rapport aux femmes et aux hommes susceptibles de lui accorder leur confiance.

De ce point de vue, les questions que pose Jacques JUILLARD, l’un des intellectuels les plus écoutés à gauche, méritent, en particulier du Parti Socialiste, des réponses aussi urgentes que précises sur ses orientations et le fond de la politique qu’il entend engager.

Devant les difficultés qui nous attendent, ce n’est pas l’alternance qu’il faut aux  français pour sortir des années Sarko, mais une offre politique alternative qui ouvre à leurs enfants de nouveaux horizons.

A cet égard nous sommes en Corse devant le même défi: la droite peut être battue le 21 Mars prochain, c’est pour moi une évidence, à condition bien sûr que les leaders politiques de gauche se montrent responsables, et qu’ils proposent une vraie alternative aux errements de la droite insulaire.

Sur ce point, il va nous falloir attendre, car ce n’est pas pour l’instant, de toute évidence , la principale préoccupation de ses responsables.

POURQUOI JE VOTERAI LA LISTE ZUCCARELLI

10 février 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

Au premier tour des élections territoriales je ne soutiendrai pas la liste conduite par Paul GIACOBBI pourtant associé au parti Socialiste auquel j’appartiens.

On n’adopte pas ce genre de position dans raison sérieuse, c’est pourquoi j’ai écrit à Martine AUBRY, première secrétaire du PS pour lui donner les raisons de ma décision.

J’en ai également informé ma camarade Emmanuelle DE GENTILI, présidente de l’union régionale du PS, présente en deuxième position sur cette liste, ainsi que Jean Marc CIABRINI, premier secrétaire de la fédération de Corse du Sud.

Pour moi, pour que la gauche gagne, et surtout pour que la région soit gouvernée à gauche, il est très important que la liste que conduit Emile ZUCCARELLI arrive en tête.

Je souhaite bien entendu qu’au deuxième tour les forces de gauche aujourd’hui dispersées se rassemblent et que les quatre listes en compétition fusionnent. Je sais qu’il fera tout pour que l’indispensable  rassemblement se réalise ensuite , dans la clarté , et qu’il pèsera pour que  la nouvelle assemblée mette ensuite le cap à gauche, car la Corse en a grand besoin.

Je ne partage pas toujours sa façon d’aborder les problèmes de notre île, mais j’ai confiance en lui: c’est un homme responsable, stable et fiable, je sais ou il est aujourd’hui et je sais ou il sera demain: à gauche.

Vous pouvez TELECHARGER ICI la lettre à Martine AUBRY.

GAUCHE : UNE BALLE DANS LE PIED ?

22 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction

Les électrices et les électeurs de gauche attendaient de leurs dirigeants qu’ils tirent les leçons de la défaite de 2004 aux élections territoriales et qu’ils s’unissent dès le premier tour pour mettre fin à 26 ans de règne de la droite à l’Assemblée de Corse.

Je suis, comme eux, déçu qu’ils s’en soient montrés incapables, et je redoute, comme eux que le cauchemar de 2004 ne se reproduise.

J’ai répondu aux questions que Corse Matin m’ a posées dans son numéro de ce jour . Je vous laisse comme d’habitude juges de la pertinence de mes interrogations.

Q1/Que vous inspire l’éclatement de la gauche ?

J’avais déclaré à « Cuntrastu » le 1er novembre que la gauche gagnerait les territoriales à condition de ne  pas se tirer une balle dans le pied. C’est fait, et c’est une immense déception pour moi, comme pour les électrices et les électeurs de gauche qui redoutent que la machine à perdre se soit remise en route.

La question aujourd’hui est moins  de chercher à savoir qui a appuyé sur la gâchette  que  de s’attacher  à soigner et si possible guérir la fracture que la balle a causée. C’est en tout cas la seule préoccupation qui gouvernera mon attitude dans cette élection.

Q2/A-t-elle compromis ainsi ses chances jugées importantes de remporter les élections 

Bien entendu, même si tout n’est pas perdu pour autant: la compétition entre les listes de gauche va les conduire à exagérer leurs désaccords pour séduire l’électorat de gauche ce qui n’est certainement pas le meilleur moyen de faciliter le rassemblement au deuxième tour.

Q3/Dans ces conditions qu’attendez vous aujourd’hui des leaders de la gauche ?

D’abord qu’ils n’oublient pas que l’élection à L’Assemblée de Corse ce n’est ni le tiercé ni le quarté, mais que c’est une affaire sérieuse qui engage l’avenir de dizaine de milliers de femmes et d’hommes qui comptent sur la gauche pour changer leur vie.

Ensuite qu’ils s’engagent clairement, dès leur entrée en campagne à tout mettre en œuvre pour faire en sorte qu’au deuxième tour les listes de gauche fusionnent et lui permettent de remporter la majorité des sièges.

Le soir du 14 mars prochain la gauche sera sans doute arithmétiquement en situation de gagner. Ne pas transformer ce résultat en victoire le 21 ne constituerait rien d’autre qu’une trahison que nos électeurs ne pardonneront, à juste titre, à personne.

Q4/Les divergences sont elles à ce point fortes entre les listes de gauche qu’elles peuvent empêcher tout rapprochement?

Certainement pas ! Il y a bien plus de différences entre socialistes, communistes, verts et pourquoi pas modem, et pourtant ils vont probablement renvoyer Nicolas Sarkozy  à sa mairie de Neuilly et à ses amis de la Jet Set, et gouverner la France ensemble en 2012….

Alors je dis à ceux qui seraient tentés de s’abîmer dans la contemplation de leur nombril de bien réfléchir, et surtout de penser un peu plus à la Corse et un peu moins à leur destin personnel qu’il soit local ou national !

Q5/Et vous Vincent Carlotti qui aviez présenté un liste en 2004 vous resterez simple observateur ?

Vous faites bien de le rappeler : nous l’avions intitulée «  Socialistes, à Gauche, pour la Corse » : avouez que c’est un slogan de circonstance par les temps qui courent ?

Ceux qui nous avaient fait confiance peuvent compter sur moi pour être présent dans cette élection et pour mettre en avant  cette position, sous une forme ou une autre,  dans les jours et les semaines qui viennent.

LA POLITIQUE LE NEZ FIXE SUR LE NOMBRIL

E la Nave va…vogue le navire: c’est ainsi que Frederico FELLINI  a appellé un de ses plus beaux films, un récit désespéré  sur la mort, et sur le naufrage de l’art.

Ainsi va l’Europe, et ainsi va la France, pourrait on dire en écho en lisant les nouvelles - mauvaises- du jour. C’est la Corée du Sud, un petit pays d’Asie qui a gagné le marché du siècle, 40 milliards de dollars, que constitue la construction et l’exploitation des centrales nucléaires d’ABU DHABI et non la France d’AREVA qui se considère pourtant comme la première puissance au monde dans ce domaine.

Ainsi va l’Europe effacée à Copenhague par la Chine et les Etats Unis, incapable de présenter un front uni et cohérent . Ainsi va aussi la France de SARKOZY, tapant de ses petits poings  sur la table comme un enfant gâté pour se faire entendre dans l’indifférence générale.

Au moment ou c’est au niveau de notre continent que doivent de prendre collectivement les décisions qui s’imposent avant que son déclin ne soit irréversible on ne trouve rien de mieux que nous servir un débat affligeant sur l’identité nationale, comme s’il n’y avait rien de plus urgent à faire aujourd’hui.

La France avait besoin d’un homme d’Etat à sa tête dans cette période cruciale. Elle a aujourd’hui à sa tête  un politicien sans envergure qui continue de penser que s’agiter est agir et que l’art de la manipulation, ou il excelle, est la marque d’un grand politique.

Ainsi va la La Corse enfin, qui n’est, disons le franchement, pas mieux lotie. Le chômage y fait des ravages, la pauvreté y est solidement ancrée, les inégalités battent des records ? Sans doute, mais pas suffisamment pour émouvoir nos politiciens entièrement accaparés par leurs chicayas et le nez obstinement fixé sur leur nombril.

Ainsi va la Corse: du moins tant que la France aura les moyens de se payer la danseuse n’est ce pas? Nous aurons, rassurez vous, largement l’occasion d’en reparler.

LA LECON D’ECONOMIE DE GUILLAUME GUIDONI

26 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Economie, Introduction

Les animateurs du magazine “Cuntrastu” diffusé chaque semaine sur FR3 Corse avaient invité dimanche 25 Octobre un jeune économiste, Guillaume GUIDONI, pour faire le point de la situation économique de la Corse et esquisser les solutions qui pourraient s’offrir à notre île dans les années à venir.

Cette émission, qui s’inscrit dans une série d’entretiens consacrés aux élections territoriales de 2010 avait, au départ, le grand avantage de marquer une pause dans les entretiens plus politiques qui précédaient, inévitablement empreints de cette langue de bois qui prédomine tout particulièrement quand la situation est confuse voire insaisisable.

Je n’ai pas été  déçu. Le jeune Polytechnicien originaire d’Ascu, économiste de marchés dans une grande multinationale, connait parfaitement les fondamentaux de l’économie insulaire, et il a su, dans les cinquante minutes que compte l’émission, répondre sans détour aux questions des journalistes, et faire en même temps oeuvre de pédagogue en trouvant les mots qui ont sans doute permis aux téléspectateurs les moins avertis de comprendre et situer les enjeux.

Guillaume Guidoni a créé et il anime un site WEB particulièrement intéressant consacré à l’économie de l’Île  ou l’on peut trouver données et surtout analyses sur la conjoncture comme sur le moyen et long terme.

Après avoir dressé un tableau intelligent et objectif de la situation économique de la Corse  il a, à la demande des journalistes, esquissé les pistes que selon lui la Corse devrait emprunter sans trop tarder pour avoir une chance sérieuse de ne pas se trouver rapidement aux prises avec de sérieuses difficultés.

Avec Emmanuelle de Gentili, et mes camarades de l’Union Régionale du Parti Socialiste, nous avions organisé fin avril à Bastia un séminaire sur les questions économiques. Chargé de préparer ce séminaire j’avais sollicité trois économistes indépendants, n’appartenant pas au PS, en leur laissant carte blanche pour faire le travail qui leur était demandé.

Guillaume GUIDONI était l’un d’entre eux, et nous avions particulièrement apprécié le travail qu’il nous avait livré.

Les conclusions de ce séminaire seront versées, le moment venu, à la contribution que le PS entend apporter au programme économique de la gauche pour les prochaines élections territoriales.

Vous trouverez en cliquant ICI le site WEB de Guillaume Guidoni

et vous pourrez visionner en cliquant ICI le “Cuntrastu” qui lui a été consacré

EMILE ZUCCARELLI FERME ET OUVERT

15 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

Emile ZUCCARELLI a fait sa rentrée politique à l’émission CUNTRASTU sur France 3 Corse. Le maire de bastia ne s’était guère exprimé ces derniers temps si ce n’est dans les colonnes de Corse Matin pour s’interroger sur le positionnement de Paul GIACOBBI.

Interrogé par Jean Vitus ALBERTINI et les journalistes qui l’assistent d’ordinaire, il s’est livré à une analyse particulièrement aiguisée de la situation de la gauche à quelques mois des élections territoriales. Je veux retenir pour ma part ceux de ses propos qui me paraissent essentiels dans son intervention:

  1. l’affirmation claire de son ancrage à gauche, et de celui du du PRG et le refus de tout rapprochement avec le Parti Radical de Jean Louis BORLOO
  2. la préférence nettement formulée pour deux listes à gauche afin que chacune des sensibilités qui la traversent puisse s’exprimer, ou mieux se compter comme il le dit lui même
  3. l’affirmation, répètée, de sa volonté de faire gagner la gauche et de récuser toute alliance avec la droite, en regroupant ses forces au deuxième tour, sur une base programmatique claire.
J’ajoute que je n’ai pas été surpris de la réponse qu’il a apportée à la question que je lui  lui ai posée, en particulier sur la necessité pour la gauche, même si elle obtenait la majorité des sièges à elle seule, de s’ouvrir et d’associer à son action, sur la base d’un  un contrat de mandature, ceux qui on fait un pas décisif en se prononçant pour l’abandon de la violence clandestine.
Reste la question des rapports avec Paul GIACOBBI dont il estime qu’il n’a pas, à ce jour, apporté de réponse suffisament  claire sur ses intentions vis à vis du pouvoir  pour se voir confier par la gauche un rôle éminent.
On ne pourra pas dire que le maire de Bastia n’a pas posé les cartes sur la table, toutes les cartes, y compris les plus biseautées …
Ferme sur les principes, comme je m’y attendais, il s’est montré ouvert au dialogue, ce qui ne m’a pas surpris, et fermement décidé à être un acteur décisif pour que la gauche l’emporte.
Le CUNTRASTU D’Emile ZUCCARELLI

PREMIER ICI PLUTOT QUE DEUXIEME A ROME

24 juin 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

C’est Jules César  qui affirmait il y a 2000 ans  déjà ” je préfère etre le premier ici que le deuxième à Rome“.  Paul GIACOBBI a donc suivi ce conseil.

Peut être s’est il aussi inspîré de l’attitude de son père François que j’ai souvent entendu citer cette maxime à l’occasion des remue ménages ministériels pour lesquels il faisait l’objet de sollicitations.

A quelques mois des élections territoriales son éventuel départ aurait bien sûr porté un coup fatal aux ambitions de la gauche et des forces de progrès qui savent que la droite au pouvoir à Ajaccio est sérieusement menacée.

Il a donc choisi la Corse et c’est bien ainsi.

A présent, il est temps que les partis de gauche se mettent au travail pour étudier la meilleure stratégie possible pour éviter à la Corse de retomber pour six années supplémentaires sous la férule de Camille de ROCCA SERRA et Ange SANTINI.

Mais pour convaincre les Corses, dont il ne faut pas oublier qu’ils votent le plus souvent majoritairement à droite, il ne suffira pas d’additionner les personnalités et les élus fameux “porteurs de voix”. Comme au plan national la gauche doit pouvoir afficher sans complexe sa volonté de repenser le modèle de développement qui prévaut aujourd’hui dans l’Île, afin d’offrir à chacun une vraie chance de participer aux fruits de la croissance durable qu’il lui faudra inventer et mettre en chantier.

C’est un défi redoutable qui attend toutes celles et tous ceux qui ne veulent plus assister les bras croisés à la mise à sac des potentialités de notre île au service d’une poignée de privilégiés, pendant que le banditisme  affiche de plus en plus impunément ses prétentions et ses appetits féroces.

POLITIQUE ET BLOGS EN CORSE

25 avril 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction

La télévision régionale s’interesse au développement des Blogs en politique, et c’est une très bonne chose. En effet comme je l’ai déclaré lors de mon entretien avec le journaliste de la station régionale , le WEB a, entre autres, le mérite de sortir la politique du getho dans lequel la classe politique l’a trop longtemps enfermée.

Nous ne sommes plus en effet au temps ou la politique s’enfermait dans les préaux des écoles ou le public convaincu d’avance venait écouter et applaudir celui qui venait lui délivrer son message: il faut renouveller la pratique militante, et Internet a un rôle d’autant plus interessant que, contrairement à la radio, la télévision ou la presse écrite, c’est un média totalement incontrôlable.

Il a d’ailleurs été créé pour être incontrolable, il ne faut pas l’oublier. lorsque l’armée US a mis au point ARPANET, l’ancêtre d’Internet, le cahier des charges spécifiait qu’il devait être impossible pour l’ennemi de s’en assurer le contrôle afin que les messages militaires puissent passer en toutes circonstances. Il faut donc s’en féliciter aujourd’hui: quelles que puissent être ses tares et ses dangers, Internet a au moins cette qualité, qui vaut de l’or en sarkoland…

Editer un Blog politique n’est pas pour autant une sinécure et peut même s’avérer un tantinet dangereux. C’est ainsi que l’innéfable Marie Jeanne BOZZI m’avait il y a peu cité à comparaître devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio pour avoir, selon elle, profèré des injures à son égard. 

Je n’avais pourtant rapporté que quelques uns des  faits d’arme qui ont jalonné son parcours, ce qu’elle considère en conséquence comme injurieux.

Elle a, bien naturellement et fort heureusement, perdu son procès: reste que la leçon de cette histoire est que l’éditeur d’un Blog politique doit, à l’instar des éditeurs de la presse écrite ou radio télévisée, faire très attention à ce qu’il publie.

Les journalistes de France 3 ont considéré, quant à eux, que mon Blog méritait d’être cité à l’antenne, ce dont je les remercie vivement ici.

Cliquer ici

JUSTICE OU VENGEANCE D’ETAT ?

12 mars 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Société

Pour le dire franchement, sans détour inutile, il y a un mot qui, pour moi résume ce que je ressens devant le spectacle du procès d’Yvan COLONNA: “u vomitu”, en bon français la nausée…

Je ne suis pas juriste, et devant le cirque judiciaire qui se produit sous mes yeux depuis trop longtemps déjà je dois dire que je ne le regrette pas vraiment.

Il n’empêche que je me suis laissé dire que, dans notre système judiciaire, le doute doit sans conteste possible profiter à l’accusé. 

Ce n’est pas l’impression que donne la Cour d’Assises dont la conviction visiblement bien arrêtée est que Yvan COLONNA est bien le coupable, et que le procès n’est rien d’autre qu’une sorte de rituel obligé, de cérémonial incontournable, dont l’issue est de toute façon toute tracée depuis qu’un certain Ministre de l’Intérieur l’avait décrèté.

Je ne serais pas vraiment surpris que les magistrats décident demain de poursuivre le procès sans accusé ni avocats: ils ont visiblement tellement hate d’en finir  et de renvoyer l’accusé purger sa longue peine au fond d’un cachot.

Dieu merci, la peine de mort a été supprimée dans notre pays, car n’en doutons pas, ils l’auraient de la même façon envoyé à la guillotine, à moins que ne les retienne, au moment de prononcer la sentence, les mésaventures du Juge de Georges BRASSENS avec le Gorille !

Une chose est sure en tout cas: le tribunal poursuivre le procès sans accusé ni avocats de la défense, il peut l’expédier vite fait bien fait dans les 24 heures si cela lui chante.

Yvan COLONNA retournera alors en prison sans avoir pu bénéficier du doute qui s’est installé n’en déplaise au tribunal dans ce procès.

Mais ce doute là, il habite désormais chaque Corse: en son âme et conscience il n’a pas fini de le tarauder. Il se pourrait même que se reproduise ainsi sous nos yeux la source de fractures,  et de tensions futures qui a naguère produit tant de drames.

L’avenir nous le dira, comme il nous dira sans doute si, pour ne pas désavouer un certain Ministre de l’Intérieur, il aura fallu que la République se laisse aller à condamner un innocent, en se faisant l’instrument d’une vengeance d’Etat. Souhaitons que le prix qu’elle aurait alors accepté de payer n’en soit pas trop lourd poue elle et pour nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

REGION D’ALERIA: L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR

10 février 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans Aléria, Corse, Introduction


L’ADAC, Association de Défense des Administrés et Contribuables d’Aléria a distribué un tract Samedi dernier concernant la question de déchets dans la Région d’Aléria.

Le document évoque tout d’abord les odeurs nauséabondes qui se dégagent de la décharge de Tallone et incommodent les habitants d’un certain nombre de hameaux de la commune.

Il faut rappeler que lorsque j’étais Maire d’Aléria, nous avions avec le Maire de Tallone mis en place le SIVU destiné à conduire cette opération, la décharge était dédiée exclusivement aux deux communes membres du SIVU et destinée à mettre fin à la multiplication des décharges sauvages sur leur territoire.

La fermeture par le Prefet de la décharge sauvage de Teghime a conduit le District de Bastia à négocier le dépot des déchets de l’aglomération bastiaise et d’autres communes ne sachant plus comment traiter leur problème de déchets ont suivi.

Je n’étais plus, à l’époque en mesure de m’y opposer: mon  mon successeur et celui du maire de tallone  ont quant à eux donné son accord à cette opération.

Bonne affaire sans doute pour les deux municipalités et pour l’exploitant qui ont vu leurs revenus exploser. Pas sûr que la surexploitation entrainée par un tonnage considérable de dépots non prévus à l’origine n’aient pas entranés de sérieuses nuisances à l’environnement. L’avenir nous le dira, trop tard comme d’habitude , si d’aventure les nuisances sont graves.

Cerise sur la gateau, un projet de décharge quatre fois plus important  est prévu à PIANICCIA, à proximité de la décharge existante, toujours sur le territoire de la Commune de Tallone, en plein dans le bassin versanbt du fil d’Arena qui se déverse dans l’Etang de Diana !

L’opposition qui commence à se manifester à Aléria comme à Tallone dont le Maire a fait connaître son opposition au projet est elle de nature à faire renoncer les promoteurs de ce projet proprement démentiel ? Ils ne sont pour l’instant pas connus, mais on peut penser qu’ils feront tout pour que leur entreprise voie le jour.

Il y en a vraiment qui ne doutent de rien et sont prets à tout pour faire des affaires, tant il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur comme chacun sait.

telechargez le tract

 

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