PRIMAIRES CITOYENNES : J-117
14 juin 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
C’est effectivement dans 117 jours qu’aura lieu le premier tour des primaires voulues par le parti socialiste, le 9 octobre prochain.
Les modalités de participation à cette première manifestation de démocratie participative en France sont simples:
- Tout le monde peut y participer, il n’est pas nécessaire d’être militant du PS pour cela
- Les bureaux de vote installés à cet effet seront le moment venu portés à la connaissance de nos concitoyens dans chaque département.
- Pour voter il suffira de s’acquitter de la somme de 1 € et de signer la charte des valeurs de la gauche.
TRISTE PRÉSIDENTIELLE…
10 juin 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Triste présidentielle en effet, où à moins d’un an de l’échéance  l’essentiel des débats baigne dans l’atmosphère glauque qui entoure  la déchéance du candidat auquel la gauche bien pensante s’était vouée, l’oeil vissé sur les sondages, confite dans les certitudes des “spins doctors” et des agences de communication.
Triste présidentielle et triste gauche également qui n’a visiblement pas pris la mesure de l’ampleur la domination culturelle de la droite. Fascinée par les sondages, décérébrée par les résultats cantonaux, aveuglée par l’impopularité d’un chef d’Etat de passage qu’elle a diabolisé, cédant ainsi à la facilité, elle semble se complaire dans un rôle d’infirmière de la mondialisation financière.
Faute de conceptualiser une “alternative” et de penser la stratégie qui doit le mettre en musique, elle s’est cantonnée dans unsimple  projet “d’alternance”.
Elle a oublié que si les circonstances peuvent effectivement favoriser une défaite de Nicolas SARKOZY, ce sont des valeurs de droite qui dominent dans notre pays depuis que la gauche de gouvernement a théorisé son impuissance et abandonné la bataille idéologique et culturelle sans lesquelles il ne peut y avoir de victoire politique durable.
Le Think Tank “Terra Nova” a défrayé la chronique en théorisant l’abandon des classes populaires qui ont glissé progressivement à droite puis à l’extrême droite. Son leader, Olivier FERRAND s’essaye dans ” Le Monde” à justifier cette analyse  en pariant sur l’émergence d’une majorité progressiste face à la radicalisation populiste d’une partie de la droite.
Pari risqué  qui consiste en fait à conduire la Parti Socialiste sur une voie social libérale, et à le transformer à terme en Parti Démocrate à l’américaine: c’était d’ailleurs là  pour ses amis et ses alliés la mission première de DSK.
Pari que pour ma part je ne prendrai en aucun cas.
LA LEÇON ESPAGNOLE.
24 mai 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Le PSOE, le parti socialiste espagnol, a enregistré une défaite historique, une gifle, dont il aura beaucoup de mal à se remettre, sans que pour autant le PP, le parti populaire de la droite ibérique, qui a largement remporté les élections municipales et régionales partielles, puisse s’en attribuer le mérite.
La crise qui frappe durement  l’Espagne après l’explosion de la bulle immobilière atteint en priorité les jeunes dont près de 40% sont sans emploi, pendant que la précarité atteint une frange de plus en plus importante de ménages de la péninsule ibérique, le Portugal n’étant pas mieux loti.
Depuis plus d’une semaine les jeunes espagnols occupent la Puerta del Sol, la grande place madrilène, pour protester contre la purge sévère que le gouvernement socialiste a cru devoir infliger à la population sous la pression des banques et de la finance mondialisée.
Pour la plupart ils n’ont pas voté, ou ils ont voté pour des formations locales nationalistes, comme au pays basque, ou autonomistes. Ils rejettent “Le Système” représenté par les partis de gouvernement, à commencer par celui qui gouverne aujourd’hui l’Espagne, dont ils n’attendent rien.
Les politiques ont renoncé à agir, et ont baissé les bras devant les banquiers, et les voilà qui s’étonnent que leurs concitoyens se détournent des urnes ou se jettent dans les bras des extrêmes.
Se peut il que les peuples d’Europe, à l’instar des peuples arabes du Maghreb, commencent à réaliser que ce n’est pas en se soumettant plus longtemps à un système qui a fait faillite et qui envoie nos pays dans le mur qu’ils s’en sortiront ?
Quelques signes le donnent à  espérer, même si l’écrasante domination des forces dévouées à  la mondialisation libérale dans un débat public déserté par une partie de ceux qui, à gauche devraient relever le défi, en étouffe l’émergence.
A un an de la présidentielle, au PS, seul Arnaud MONTEBOURG a pris la mesure de la situation, et propose un autre chemin, certes ardu, mais de nature à permettre d’entrevoir un autre avenir que celui d’être réduit en esclavage par la finance mondialisée.
Comme à l’époque du référendum sur le traité constitutionnel européen, ou les tenants du NON, dont il était, étaient ignorés par les médias acquis à la pensée dominante, il a du mal à se faire entendre…Même si le rappel de ce vote devrait en faire réfléchir quelques uns.
RIFIFI AU CONSEIL GÉNÉRAL DE HAUTE CORSE
19 avril 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Hyacinthe MATTEI, conseiller général PS d’Île Rousse, député suppléant de Paul GIACOBBI a été débarqué brutalement de la présidence de la commission des finances du CG2B.
Lâché par ses “amis” socialistes et apparentés, exécuté par le nouveau président Joseph CASTELLI, qui n’a semble t-il pas trouvé  dans son emploi du temps cinq minutes pour lui signifier son éviction et lui fournir une explication.
Passablement meurtri, Hyacinthe MATTEI n’a pas mâché ses mots pour dénoncer “le système”. Bien sûr on peut toujours objecter qu’il a attendu d’en être victime pour le dénoncer: il n’empêche que c’est la première fois qu’un homme du sérail, particulièrement bien informé sur les pratiques en vigueur au conseil général met ainsi les pieds dans le plat.
Issu d’une famille de bergers d’ASCO, Hyacinthe est un homme au caractère bien trempé. Sans doute n’avait il pas l’échine assez souple pour certains: ils n’ont probablement pas fini d’entendre parler de lui.
Il aurait été au demeurant intéressant de savoir ce qui lui était reproché. Peut être de ne pas avoir voté Paul GIACOBBI en 2010, de ne pas accepter sans broncher les agissements du “cabinet noir” du président, ou encore d’avoir une facheuse tendance à demander à tout bout de champ des explications au lieu de la fermer et d’encaisser ses subventions sans trop chercher à comprendre ?
Dominique TIBERI, une autre victime du “système” aujourd’hui dénoncé par MATTEI, m’avait confié que le “cabinet noir” avait programmé sa défaite, ce qui s’est effectivement produit: il est vrai qu’il est expert comptable Dominique, et qu’il avait sans doute de ce fait une tendance fâcheuse à poser lui aussi trop de questions..
Il est remplacé, au sein de la “majorité départementale” par un authentique homme de droite, sans que personne ne trouve à redire, surtout pas les socialistes qui ont courageusement abandonné leur “camarade”en rase campagne. Avec des amis comme ça, MATTEI n’a pas besoin d’ennemis.
A moins que Paul GIACOBBI, que le conseiller général d’ÃŽle Rousse accuse d’avoir été à la manoeuvre dans son exécution, ne considère que la perspective de la victoire de la gauche lui ouvre un boulevard aux législatives et qu’il estime pouvoir se passer du soutien de son suppléant ? Inch Allah..
Quoiqu’il en soit cette affaire jette un éclairage cru sur les pratiques moyenâgeuses en vigueur au CG2B, même si ce ne constitue un “scoop” pour personne.
Le plus drôle c’est que simultanément à cette démonstration féroce de pratiques clanistes on assiste à un festival de mains tendues et de courbettes de la part du président du conseil exécutif de Corse en direction de la famille nationaliste…
Bon, chacun ses contradictions n’est ce pas ?
J’avais cru comprendre que la vocation historique  de cette famille est de débarrasser notre île de ces pratiques afin de la mettre sur le chemin du développement, mais cela a du échapper au président, forcement.
SONDAGES,BIDONNAGES, CAFOUILLAGES…
6 mars 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Je ne crois pas plus au sondage indiquant que Marine LE PEN caracolerait au premier tour devant SARKOZY et AUBRY que je ne crois à ceux qui indiquent que DSK écraserait SARKOZY au deuxième tour avec 65% des suffrages.
Je suis donc stupéfait et scandalisé de voir la classe politique appartenant aux partis de gouvernement, affolée , se laisser aller à  commenter l’une et l’autre de ces énormités, donnant ainsi une importance catastrophique à la “médiacratie” et aux instituts de sondage qui écrivent depuis trop longtemps la musique sur laquelle dansent à l’unisson tous nos politiques.
Nous sommes à 14 mois de l’élection présidentielle, on n’en connait pratiquement pas encore les principaux candidats, pas plus que l’on ne connait leurs intentions et à fortiori leurs propositions. La seule confrontation sur laquelle on appelle aujourd’hui les français à se prononcer ressemble dès lors plus à un “concours de binettes” qu’à une compétition électorale aussi sérieuse qu’une présidentielle.
Nul besoin de sondages pour constater que la popularité du président est en berne, que les français sont mécontents et que la grogne, pour ne pas dire la rage, monte dans nombre de secteurs de l’opinion.
Mais il faut avoir envers le peuple une sacré dose de mépris pour considérer qu’il va se jeter dans les bras d’une batteuse d’estrades qui certes frappe, et frappe fort, là ou ça fait mal sur les carences et les injustice de la politique gouvernementale, mais se révèle incapable d’élaborer une seule proposition qui tienne la route pour y remèdier.
De la même façon, je ne sous estime pas la manière dont l’apprenti sorcier anxiogène qui nous gouverne depuis trop longtemps agite le chiffon rouge devant une population angoissée par l’immigration ou la mondialisation, mais si je partage sur ce point l’analyse de Martine AUBRY je ne suis pas d’accord avec elle  lorsqu’elle considère que c’est cela qui précipite les électeurs des classes populaires dans les filets du FN.
Nous autres socialistes ne devons pas nous exonérer aussi facilement de nos propres responsabilités: que ceux qui ont voté SARKOZY en 2007 s’aperçoivent qu’ils ont été trompés est une preuve de maturité et nous devons nous en réjouir.
Mais cela ne suffira pas à regagner leur confiance: l’attitude de  l’état major du PS, la comédie de la  vraie fausse candidature de DSK, et la difficulté à afficher enfin des propositions claires de nature à changer un ordre des choses dont les français ne veulent plus, sont loin d’être étrangers à la désaffection d’une partie des électeurs de gauche.
La seule réelle indication de ce sondage est, à mon sens, double et elle confirme:
D’une part que le rejet des partis de gouvernement  reste, gauche ou droite confondues, aussi important, que préoccupant, ce qui donne à l’appellation UMPS du FN plus d’écho que ne l’imaginent en particulier les leaders du PS.
D’autre part que les digues qui existaient entre l’électorat du FN et celui de l’UMP sont en train de sauter les unes après les autres, et que peu à peu s’installe à droite l’idée que le FN est devenu fréquentable, ce qui pourrait entraîner notre pays dans  une situation “à l’italienne”, une Italie ou l’ancien leader fasciste Franco FINI et BERLUSCONI  ont fondé ensemble le PDL” Popolo della Liberta”.
INVITE DU CLUB DE LA PRESSE DE RCFM.
30 janvier 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
J’ai répondu le lundi 24 Janvier à l’invitation du club de la Presse de RCFM lancée par Pierre Louis ALESSANDRI animateur de cette émission d’une cinquantaine de minutes et accompagné de deux de ses confrères, Joseph Guy POLETTI de CORSICA - 24 Ore, et Jean Vitus ALBERTINI de FR3.
On trouvera au bas de cet post les indications permettant d’écouter cette émission.
La première partie de l’émission a porté sur l’actualité, que nous étions invités à commenter. Pour ma part je suis essentiellement intervenu pour m’étonner, rejoint en cela par les journalistes, de l’inexplicable  silence de la classe politique sur les attentats qui ont frappé deux commerces tenus par des maghrébins à Ajaccio, d’autant que quelques jours auparavant plus de 300 personnes avaient manifesté leur soutien à un entrepreneur ajaccien de leurs amis.
Sur la médiatisation de l’interpellation publique du maire de CONCA, Jean Vitus ALBERTINI a fait observer que’elle  avait occulté le vrai problème: la mise en évidence par la justice que dans un investissement immobilier programmé sur le territoire de cette commune apparaissaient des individus appartenant au grand banditisme, évidence que cette intervention pertinente m’a évité  d’évoquer , mais sur laquelle on aura sans aucun doute à revenir.
La deuxième partie de l’émission était consacrée à la création du club politique “ La gauche autonomiste” ses orientations et son intervention dans la sphère publique.
La vocation du club , comme il est clairement indiqué dans sa charte fondatrice, est de contribuer à la mise en place d’un Front Progressiste destiné à mettre fin au système clientéliste dont les électeurs ont clairement signifié en Mars 2010 qu’il n’en voulaient plus et dont les représentants, à droite comme hélas à gauche, auront laissé notre île désarmée face  difficultés qui l’attendent dans un monde en pleine mutation.
Nous ne sommes pas un parti politique de plus, et nous n’entendons pas le devenir: nous n’en entendons pas moins  mettre sur la table les questions qui nous semblent devoir être mises en débat afin, précisemment, de préparer notre ÃŽle à affronter les défis qui l’attendent.
Nous avons donné le ton, en incitant les élus de la Corse à débattre des ravages que la banditisme et l’affairisme provoquent en Corse. Même si nous n’en attendions pas vraiment de résultats immédiats il en est résulté une prise de conscience indispensable pour progresser dans la recherche des solutions.
Nous continuerons, de la même façon, en provoquant les débats qui s’imposent sur les questions qui le méritent car notre avenir en dépend, et dont ceux qui ont à charge leur résolution ne parlent pas:
- la démographie, par exemple, et la politique migratoire qui la sous tend, car dans 30 ans nous serons la région la plus vieille de France et que s’exerce une pression migratoire que personne ne se préoccupe de mesurer pas plus que de canaliser à défaut de la contrôler…
- la politique des transports qui a complètement dérivé de son objectif initial: baisser le coût de la vie dans l’ÃŽle, au bénéfice des compagnies qui nous dictent leur loi sans vergogne,
- le financement de la CTC qui ne peut plus continuer à dépendre à plus de 90% des subventions de l’Etat ou de l’Union Européenne quand chacun sait que la crise financière des Etats va les réduire considérablement,
- la question foncière dont chacun mesure enfin l’importance et dont on sait bien qu’elle ne peut être résolue que lorsque notre île se mettra en mesure d’arracher les moyens d’élaborer les lois qui pourront s’y opposer sans attendre plus que le parlement français le fasse, car chacun sait qu’il ne le fera pas.
- la question politique enfin, car comment peut on continuer à affirmer qu’elle ne se pose pas quand 10% du corps électoral s’est prononcé librement pour une formation politique indépendantiste soutenant ouvertement l’emploi de la violence clandestine ?
- en téléchargeant ici le logiciel gratuit Real Player, si vous n’en disposez pas
- en cliquant ensuite ici pour écouter l’émission.
IL N’Y A RIEN DE PLUS TORDU QUE LE DROIT
16 janvier 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Il n’y a rien de plus tordu que le droit: c’était ce que mon père me répondait lorsqu’il m’arrivait de m’etonner de certaines décisions de justice.
Je sais pas s’il avait raison, mais le récent accrochage entre la rédaction de Corse Matin et le président du Conseil Exécutif de la CTC ne contribue pas à adoucir cette appréciation rugueuse.
Si j’ai bien lu l’article, non signé, du quotidien, qui d’ordinaire ne se montre pas particulièrement audacieux, Pierre OLMETA, soupçonné de détournements de fonds et incarcéré à la prison des Baumettes, aurait déclaré aux gendarmes chargés de l’enquête, sans que cela soit mentionné au PV de l’audition, que deux des principaux collaborateurs de Paul GIACOBBI auraient touché des pots de vin.
Confronté par le juge DUCHAINE aux enquêteurs, il se serait ensuite rétracté déclarant, toujours selon Corse Matin, qu’il n’avait jamais fait de déclaration de cet ordre, mais “que les gendarmes n’étaient pas des menteurs”.
Paul GIACOBBI a élevé, sur ce point précis à juste titre, une véhémente protestation devant ce qu’il a qualifié de “mensonge éhonté”, et s’est déclaré décidé à engager une action en justice à l’encontre du quotidien. Attendons donc, et faisons confiance à la justice pour éclaircir cette sombre affaire.
J’aurais cependant apprécié pour ma part qu’il manifeste le même empressement et la même énergie à exiger que toute la lumière soit faite sur les agissements des fonctionnaires du Conseil Général coupables des infractions pointées par la  Justice et qu’une enquête administrative soit diligentée pour examiner les défaillances et les dysfonctionnements dans la chaîne de  commandemant placée sous sa responsabilité et sanctionner les coupables.
Il avait sans doute, dans les deux cas, de bonnes raisons d’agir ainsi: l’avenir nous en donnera sans doute les clés.
MARINE LE PEN HISSE LES VOILES.
16 janvier 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Ainsi Marine LE PEN, 42 ans, succède aujourd’hui à son père à la tête du Front National. Elle arrive au bon moment, dans une France qui doute de son destin, confrontée à un monde dans lequel elle ne retrouve plus ses repères.
On ne peut pas rêver, pour un parti d’extrême droite, de meilleur moment pour prospérer et engranger les soutiens de tous ceux qui nourrissent des griefs à l’égard de la droite comme de la gauche, et ils sont nombreux…
A droite la lepénisation des esprits fait des ravages dans les rangs des militants et des sympathisants UMP revenus des embardées du sarkozysme, pendant que du coté du FN, même Jean Marie LE PEN n’hésite plus à évoquer une éventuelle alliance avec la droite, comme en témoigne un entretien paru ce jour dans Le Parisien.
A gauche, l’incompréhensible l’attente orchestrée de la décision de “l’imam caché de Washington” commence à indisposer nombre de militants et d’électeurs du PS pendant que des voix commencent à  s’élever pour s’inquiéter de la situation, à  commencer par celle de Daniel COHN-BENDIT  déclarant qu’il ne voit pas la gauche gagner en 2012..
Je suis dans la même disposition d’esprit, et je crains comme beaucoup, que le télescopage d’un certain nombre de décisions ne finisse par  reproduire, d’une manière ou d’une autre, le désastre de 2002.
La gauche n’est pas du tout pour l’instant en ordre de bataille. De surcroît, la “culture de gouvernement” qui tétanise visiblement le PS et le contraint, volens volens, à ne pas remettre frontalement en cause le fondamentalisme des marchés, l’oblige a se situer sur des positions défensives face au nouveau “discours social” de Marine LE PEN et à la démagogie débridée de Nicolas SARKOZY, quitte à apparaître à  l’électorat populaire comme le meilleur  défenseur de la mondialisation libérale.
Il est pourtant urgent de repenser le monde, de revisiter en profondeur une doxa économiste  qui  plonge nos pays dans le désarroi, aggrave considérablement les inégalités et la crise environnementale, et qui continue imperturbablement à foncer dans le mur ou nous nous ecraserons à plus ou moins brève échéance.
Quand un système disjoncte à ce point, c’est d’une faillite qu’il s’agit, et quand une entreprise fait faillite on liquide et on rebâtit sur ses ruines. Faute de l’entreprendre, la gauche, au pire perdra les élections et favorisera la nouvelle alliance entre droite extrême et extrême droite,  ou, au mieux, gagnera les élections pour se perdre ensuite en gèrant la faillite du système faute d’avoir su et voulu le réformer.
MONTEBOURG : LA GAUCHE DECOMPLEXEE
20 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Arnaud MONTEBOURG s’est porte candidat aux primaires dont il a ete le principal promoteur et organisateur. Je connais bien Arnaud MONTEBOURG, nous avions avec beaucoup d’autres dont Vincent PEILLON, Benoit HAMON et Julien DRAY fonde le NPS, le Nouveau Parti Socialiste, courant de pensee qui a helas explose lors du congres du Mans  du PS.
C’est un homme de conviction et il en a fait a plusieurs reprises la demonstration, dane la lutte contre les paradis fiscaux, ou la promotion de la VIeme Republique, ou encore la traduction de Jacques CHIRAC devant la cour de Justice de la Republique bloquee ppar Lionel JOSPIN.
Il a publie recemment un livre, intitule des idees et des reves, ou il expose son projet pour la France et la necessite pour le PS et la gauche de presenter une veritable alternative au capitalisme financier et pour substitutier au libre echangisme le juste echangisme, et ou il  enonce100 propositions pour entamer la longue marche qui doit y conduire.
Dans sa derniere intervention televisee, sur la chaine d’information en continu Itele, il developpe sa vision de la France, de l’Europe de la gauche et de la politique. Il prend aussi courageusement et clairement ses distances avec la direction du PS dans les Bouches du Rhone et ses pratiques detestables.
Je vous invite a l’ecouter.
Je fais confiance a Arnaud MONTEBOURG et j’apprecie sa maniere d’envisager, de pratiquer la politique et de s’engager dans l’action: je suis heureux qu’il se soit decide a se lancer dans le combat des primaires, je l’accompagnerai dns cette bataille comme je l’ai accompagne dans bien d’autres
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REMANIEMENT: LA FARCE TRANQUILLE
15 novembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
C’est long trois ans et demi, et le Nicolas SARKOZY de juin 2007 semble bien loin. L’homme de “la rupture” se trouve aujourd’hui, à 18 mois de l’élection présidentielle, plus impopulaire qu’aucun de ses prédécesseurs, et en est réduit à se claquemurer dans un bunker RPR.
Le premier ministre, François FILLON, et les deux ministres d’Etat, Alain JUPPE et Michelle ALLIOT MARIE en sont le frappant symbole, eux qui ont ont sucé le lait de leur premier biberon politique sur les genoux de Jacques CHIRAC. Vous avez dit rupture ?
Le centre, dont le général DE GAULLE considérait qu’il n’était rien d’autre que le cul entre deux chaises, vient de se les voir retirer, se retrouve comme il se doit le cul par terre, et se rend compte un peu tard qu’il n’a jamais compté, pour ses  partenaires, ce dont l’histoire de la Vème République aurait pourtant dû les instruire.
Quant aux “ministres d’ouverture”, les voilà  carrément jetés comme des kleenex, ce qui n’est somme toute que justice, à part bien entendu Eric BESSON ex socialiste dont la conversion à la droite dure n’est pas sans rappeler ses peu glorieux prédécesseurs DORIOT et DEAT…
La gauche doit-elle pour autant s’en réjouir ? Certainement pas car Nicolas SARKOZY est loin d’être sans ressources, et si cette équipe est aussi caricaturale et homogène c’est essentiellement pour mener une bataille présidentielle qui promet d’être rude.
La gauche est loin d’être prête quant à elle à mener la bataille, et le PS, qui n’a pas de “candidat naturel” depuis le calamiteux congrès de Reims se trouve dans l’obligation de laisser plusieurs de ses candidats s’affronter dans une primaire hasardeuse dont le calendrier est en dangereux décalage avec le dispositif sarkozyste aujourd’hui opérationnel.
Je viens d’entendre Dominique STRAUSS KAHN sur France Inter se réjouir de la victoire des socialistes Grecs, non pas parce que c’était une victoire de la gauche mais parce que malgré les mesures  d’austérité en vigueur dans ce pays les électeurs avaient conservé leur confiance au gouvernement qui les a mises en place.
Il lui avait peut être échappé que les français pourraient, malgré la cure d’austérité imposée par le gouvernement FILLON à notre pays, imiter les grecs..
J’ai le sentiment pour ma part que mes camarades socialistes auraient intérêt à avancer sérieusement la désignation de leur candidat, d’autant qu’en ce qui concerne Dominique STRAUSS KAHN, pour lequel le calendrier a été retardé, il n’est pas certain qu’il sorte indemne de la cohabitation avec Nicolas SARKOZY au sein du G20 …
Je ne doute pas , en tout cas, que les discussions vont être vives sur ce point au PS dans les jours et les semaines à venir…

