Ma part de vérité - Edition du Mardi 07/02/2012

PS CORSE: LE RIDEAU EST TOMBE

8 décembre 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Aucun candidat socialiste ne sera sans doute présent aux prochaines élections législatives dans aucune des quatre circonscriptions insulaires.

C’est en tout cas la décision des instances nationales du PS:  elle est tombée avec la cruelle sécheresse du couperet de la guillotine, singulièrement pour les responsables de la fédération de haute Corse.

Le premier à réagir a été son premier secrétaire . Dans un long entretien paru dans le quotidien Corse matin, il a donné libre cours à sa déception et laisser éclater ,en première analyse à juste titre , sa colère.

Cette décision est pourtant d’une implacable logique, elle n’est rien d’autre que le fruit de la politique dont il est le premier et le seul  responsable.

Pour quelques strapontins à la mairie de Bastia et un siège au conseil exécutif de l’assemblée de Corse, il a systématiquement mis en oeuvre l’inféodation du PS au PRG dont il n’est plus qu’un appendice.

Comment s’etonner dès lors que les dirigeants nationaux du PS en tirent les conséquences ? Pourquoi s’indigner que le PRG ait pu rafler tous les postes politiques  importants en haute Corse, quand on a tout fait pour lui faciliter la tâche ?

Si les socialistes de Corse veulent retrouver au sein de leurs instances parisiennes une audience qu’ils ont hélas perdu depuis longtemps, ils doivent sans plus tarder entamer la refondation de leur parti dans l’ÃŽle et  retrouver une ligne politique claire rompant avec les pratiques délétères du clientélisme.

Ils doivent assumer leur statut de représentants du premier parti d’opposition et sans doute du parti du gouvernement dans quelques mois, et affronter le suffrage universel  à chaque  élection comme doit le faire toute formation politique qui se respecte et dont la politique ne se résume pas à une chasse au strapontin.

Cela n’empêche bien entendu en aucun cas  que soient scrupuleusement respectés les contrats de mandature, car on perd un peu plus de crédibilité à chaque coup de canif dans le contrat, et appliquée la discipline républicaine face à la droite.

Ils doivent enfin repartir du bon pied en acceptant que l’ensemble des socialistes corses se retrouvent dans une seule fédération corse du PS.

C’est la position que je défends depuis longtemps, comme je l’ai défendue il y a encore quelques jours devant un certain nombre de responsables nationaux du PS, et que je continuerai à défendre  avec mes amis au sein de la sensibilité défendue aujourd’hui par Arnaud MONTEBOURG, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’organisation.

LA CORSE ET L’EXEMPLE ALSACIEN

14 novembre 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

L’Alsace est avec la Corse la seule région métropolitaine bi-départementale. Pendant que nous nous déchirons régulièrement  sur le débat institutionnel, les élus alsaciens qui ne disposent pas des mêmes prérogatives que les nôtres pour ce qui concerne du moins la régionalisation, travaillent à la fusion des institutions régionales et départementales.

Si tout va bien, en 2014 les départements du Haut Rhin, du Bas Rhin et la Région Alsace ne formeront plus qu’une seule collectivité: ils fusionneront.

Naturellement les querelles de clocher entre Strasbourg et Colmar ne sont pas absentes, mais je ne doute pas pour ma part que le pragmatisme l’emportera et que le référendum prévu en 2012 ne donnera pas le résultat catastrophique qu’il a produit en Corse en 2003 ou la même fusion, il est vrai parachutée depuis Paris, a lamentablement échoué et s’est fracassée sur le mur du campanilisme bastiais.

On peut regretter, c’est en tout cas mon opinion, que le projet des élus alsaciens maintiennent les “conseils départementaux” comme le précise le rapport de Philippe RICHERT, Président du Conseil Régional d’Alsace et ministre des collectivités territoriales.

Il n’en reste pas moins que cette initiative doit être pour nous en Corse l’occasion de revenir sur l’erreur qui a consisté à refuser en 2003 dans notre île ce que les alsaciens semblent prèts à adopter pour, c’est le titre du rapport “construire l’Alsace du XXIème siècle”.

En avance sur la région Alsace grâce au statut JOXE , à nous de franchir dès aujourd’hui une nouvelle étape de la décentralisation en fusionnant les trois collectivités insulaires dans un même Territoire Autonome au sein de la République.

Dans la période de crise particulièrement grave que nous vivons il n’est pas possible que nous continuions à patauger dans le marigot actuel des trois collectivités qui a fait depuis longtemps la preuve de son inefficacité pour un coût de plus en plus exhorbitant.

Le dernier vote de l’assemblée de Corse pour octroyer 12 000 000 € sur six ans aux deux départements incapables de faire face à leurs responsabilités quant à l’entretien de leur réseau routier est un exemple particulièrement alarmant des dérives produites par le système.

L’assemblée de Corse a ainsi obéré son budget pour abonder celui des deux départements, pratiquant la politique du sapeur Camembert qui n’était pas, c’est le moins que l’on puisse dire, un homme particulièrement avisé, lui qui pour combler un trou ne trouvait pas mieux que d’en creuser un autre.

COMME LA LÈPRE….

19 octobre 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Dans son édition du 19 octobre le quotidien Corse matin fait état des accusations  de Hyacinthe MATTEI, conseiller général socialiste d’ÃŽle Rousse, concernant la politique du personnel du conseil général, qu’il a qualifiée de féodale, et qui se caractérise selon lui par une forte inflation au niveau des embauches.

Certes tout le monde sait que Hyacinthe MATTEI a été littéralement éjecté de son poste de président de la commission des finances par ses ” amis” de la majorité giacobbiste, et que ses ” camarades” socialistes se sont bien gardés de le défendre. Il nourrit probablement en conséquence quelques griefs à leur égard, et on le comprend.

Reste que, lors de son passage à l’émission CUNTRASTU, Joseph CASTELLI, le nouveau président, a évalué à 1240 le nombre de salariés du département, alors que Mr Pierre GHJONGA, conseiller général giacobbiste répondait aux critiques de son ancien collègue en déclarant qu’aucun emploi n’avait été créé en 2011 et que l’effectif était en conséquence de 1150 agents.

Il doit bien en avoir un parmi ces deux là qui ment, ou qui ne connait pas le nombre d’agents du département: impossible n’est ce pas que ce soit le président car il doit connaître, c’est la moindre des choses, l’effectif de la collectivité qu’il dirige.

Cette inflation doit être contagieuse et consubstantielle à la gestion “féodale” dénoncée par Mr MATTEI: il y a quelques jours en effet, lors de la réunion de FEMU A CORSICA à l’université de Corte, ou ses élus rendaient compte de leur mandat, l’un d’entre eux dénonçait les embauches massives à la CTC , près d’une centaine selon lui, depuis l’arrivée de la gauche.

Le clientélisme est une maladie de la sphère publique qui s’apparente à la lèpre. Comme la lèpre, elle est incurable, et comme la lèpre elle défigure  la démocratie.

DIMANCHE POUR MOI CE SERA FRANÇOIS HOLLANDE

14 octobre 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

J’ai, comme beaucoup de nos concitoyens, regardé et écouté attentivement hier Martine AUBRY et François HOLLANDE.

Ayant voté et fait campagne pour Arnaud MONTEBOURG au premier tour j’étais bien sûr particulièrement attentif aux évolutions de leur positionnement respectif sur les questions qui leur avaient été soumises dans la lettre ouverte qu’il leur a adressé mardi.

Je ne m’attendais pas, bien entendu, à ce qu’ils adoptent sur la démondialisation, le contrôle des banques, la VIème République le “protectionnisme” aux frontières de l’UE, les positions sur lesquelles je me suis engagé dimanche dernier.

Force est de constater cependant qu’ils ont l’un comme l’autre bougé sur chacun des points pour lesquels Arnaud MONTEBOURG demandait une réponse. François HOLLANDE de manière sensible tout en restant ferme sur la ligne qu’il s’est fixé dès le départ, Martine AUBRY, comme toujours victime de son tempérament, en faisant comme toujours un peu trop, surtout pour quelqu’un qui, il y a quelques trois mois, envisageait, faut il le rappeler, de faire campagne avec DSK dont chacun sait, n’est ce pas, la proximité avec Arnaud MONTEBOURG.

Dans les réponses qu’ils ont par la suite publié ils ont développé, chacun de leur coté, les arguments qui, selon eux, plaident en faveur d’un soutien dimanche, et j’ai constaté que l’un et l’autre avaient effectivement  pris conscience que les 455 000 électrices et électeurs  qui avaient voté pour Arnaud MONTEBOURG méritaient d’être entendus.

On peut donc être assuré, c’est en tout cas mon sentiment, que les questions sur lesquelles nous nous sommes battus seront, de toute manière, au coeur de la campagne présidentielle, quel que soit le candidat désigné, et c’est pour moi l’essentiel.

Dès lors le choix de dimanche se pose pour moi en d’autres termes. Alors qu’au premier tour j’ai choisi de voter pour mes idées, il me faut aujourd’hui m’assurer que, puisque mon candidat n’est plus dans la course, celui ou celle qui sortira vainqueur dimanche soit assuré d’une victoire assez large pour lui conférer un avantage déterminant face à SARKOZY.

Rien ne serait pire en effet qu’une victoire étriquée dont il sortirait affaibli, lesté de plomb face à un SARKOZY et à une droite qui expliqueront à nos concitoyens qu’on ne peut décemment  pas confier notre pays à quelqu’un qui n’est même pas capable de s’assurer, dans son propre camp, une légitimité incontestable.

Les primaires sont un formidable  succès; elles ont été mises en oeuvre pour que le maximum de citoyens de gauche soient associés au choix du candidat du PS et donc de la gauche et pour qu’à l’issue de longs et riches échanges elles  lui donnent un irrésistible élan dans la campagne qui suivra.

François HOLLANDE est arrivé nettement en tête des six candidats en lice au premier tour au premier tour, et à l’heure ou j’écris ces lignes trois autres candidats sur les quatre restants , Manuel VALLS, Ségolène ROYAL et Jean Michel BAYLET se sont engagés à ses cotés.

Il a manifesté le souci constant depuis son entrée en campagne de rassembler la gauche et s’est gardé de porter sur son adversaire le moindre jugement péjoratif.

Je dois dire, à ce propos, que je suis par contre scandalisé par la brutalité des attaques de martine AUBRY qui n’a pas de mots assez durs pour François HOLLANDE qui constitueront autant d’armes mortelles pour Nicolas SARKOZY s’il était désigné dimanche. Se présenter comme la Dame de Fer est une chose, se révéler comme la Dame de Fiel en est une autre…

A ce rythme, si elle était elle même désignée dimanche, il ne lui en restera plus pour son adversaire de droite, à moins qu’elle n’envisage de lui coller une mandale pour montrer sa virilité. Il faudrait tout de même que quelqu’un lui explique avant dimanche que l’objectif n’est pas de battre François HOLLANDE mais Nicolas SARKOZY!

Je voterai donc dimanche pour François HOLLANDE et consacrerai le temps qu’il nous reste à faire campagne pour lui.

ERA ORA :IL ÉTAIT TEMPS DE METTRE FIN A L’INCURIE .

Au moment ou j’écris ce billet, nous sommes à 5 jours seulement du premier tour des primaires citoyennes, organisées par la parti socialiste et il semble que la fédération de haute Corse du PS se soit enfin décidée à renseigner le site internet consacré aux primaires.

Reste que les adresses de très nombreux bureaux ne sont pas encore renseignées et que des erreurs grossières n’ont pas été corrigées.

Dans toutes les fédérations du PS la mobilisation est à l’ordre du jour pour que les citoyennes et les citoyens désireux de voter les 9 et 16 octobre prochains soient parfaitement informés de l’implantation du bureau de  vote ou ils devront se rendre pour accomplir cet acte militant.

C’est ainsi qu’en Corse du Sud, pas très loin de chez nous, une simulation de vote a eu lieu à Ajaccio, le site WEB des primaires citoyennes est parfaitement renseigné depuis plus de 15 jours, et les responsables fédéraux ont fait imprimer plaquette et affiches indiquant l’implantation des bureaux de vote.

Dans toutes les fédérations du PS, sauf dans la FÉDÉRATION DE HAUTE CORSE...

Dans chaque département les responsables socialistes ont reçu la consigne de renseigner le site internet consacré aux primaires  et ont été priés de désigner le ou les personnes habilitées, grâce à un code d’accès particulier, à positionner les bureaux de vote en indiquant les communes qui y sont rattachées.

Il suffit au citoyen désireux d’aller voter de se rendre sur le site, de cliquer sur le lien ” trouver mon bureau de vote” et d’indiquer le code postal de son lieu de vote habituel.

Le site affiche immédiatement le bureau de vote ou il est rattaché, son adresse et même le plan pour s’y rendre facilement.

Rien de cela pour la Haute Corse: à part pour la commune de Bastia aucun renseignement n’était disponible jusqu’à aujourd’hui 3 octobre 2011 après midi  pour les 42 bureaux de vote restants, qui recouvrent pratiquement 70% de la population du département !

Pire, pour la commune de Ghisonaccia, code postal 20240, le bureau de vote indiqué se trouvait chemin de l’annonciade à Bastia !

Pour être parfaitement clair, il aura fallu que le président de la commission nationale, Jean Pierre MIGNARD soit saisi par courrier ci-joint, ainsi  les directeurs de campagne d’Arnaud MONTEBOURG et François HOLLANDE, pour qu’une injonction sévère soit adressée au premier secrétaire de la fédération et que celle ci se mette enfin en mesure de remplir ses obligations. ,

Alors, scandaleuse incurie ? incompétence notoire ? sans doute:  ce sont  là des griefs suffisamment sérieux pour discréditer les responsables de cette bavure. A moins, naturellement qu’il ne s’agisse d’autre chose, et cela nous verrons bien le soir du 9 octobre…

VU DU BRESIL..

15 août 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Au Brésil, ou je séjourne jusqu’à la fin du mois, et grâce aux technologies de l’information, il m’arrive de consulter la presse insulaire, écrite ou parlée, afin de garder le contact avec l’actualité de notre île.

C’est ainsi qu’aujourd’hui dimanche, j’ai pris connaissance de l’intéressant entretien de Dominique BUCCHINI, président de l’assemblée de Corse publié par Corse matin.

Bilan d’étape, c’est le titre de l’entretien, auquel s’est attaqué Dominique BUCCHINI, et il le fait avec le talent de vieux routier qu’il est en s’attachant bien sûr à mettre en avant les dossiers sur lesquels il faut reconnaître à la majorité une certaine réussite, singulièrement, il n’y a là rien d’anormal, quand ce sont les membres du Front de Gauche qui en ont la charge.

Il évite bien entendu ceux qui posent problème et qui n’ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante, comme le dossier épineux des transports maritimes et aériens, ou encore celui celui du “trinighelu”, mais c’est de bonne  guerre.

C’est comme toujours entre les lignes, ou au détour d’une phrase que l’on prend la mesure de la réalité de la situation politique et des conséquences qui pourraient s’ensuivre.

Sur les compromis avec les nationalistes par exemple ou le président affirme, considérant les votes sur la langue Corse et la question de la citoyenneté : “je vous fait remarquer que l’assemblée de Corse ne s’est prononcée  ni pour le premier point ni pour le second” , et il précise” quant à la citoyenneté corse , le concept de citoyenneté corse n’est pas le notre“, tout en rappelant sa position constante sur la co-officialité.

Voilà qui met malgré tout un bémol à l’enthousiasme des premières réactions qui ont suivi les votes de l’assemblée: affaire à suivre sans nul doute.

Le président de l’assemblée affirme ensuite l’engagement de l’institution qu’il préside de s’attaquer “à l’opacité des dérives mafieuses“.

On pourrait voir dans ce sous-titre une véritable déclaration de guerre au banditisme et à l’affairisme qui ensanglantent la Corse depuis trop longtemps, si dans la suite de son propos ses paroles  n’étaient diluées dans l’affirmation de traiter”toutes les violences”, selon la formulation éculée qui sévit depuis des lustres.

Loin de moi l’idée de nier l’importance des incivilités qui pourrissent la vie quotidienne, ni des agressions aux biens et aux personnes dont les statistiques de Claude GUEANT ont de plus en plus de mal à dissimuler l’inquiètante augmentation.

Loin de moi également l’intention de vouloir minimiser l’importance des mesures à long terme, destinées, comme  la lutte contre la spéculation et le développement, à diminuer l’importance de l’emprise du milieu  dans notre île.

Il n’en reste pas moins  qu’aujourd’hui, c’est la question du banditisme , ses conséquences sur la spéculation foncière, ses liens avec une partie du monde politique, qu’il faut traiter d’urgence avec des moyens adaptés, et ce n’est pas en auditionnant en commission des sociologues, des historiens, pas plus que les autorités religieuses qu’on y parviendra.

A l’ère de la communication triomphante il est certes bon  pour une collectivité d’importance d’afficher ses projets, mais entre  l’affichage d’une politique et une politique d’affichage la marge est étroite…

COMMENT DIT ON SURREALISTE EN CORSE ?

28 juillet 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

A l’heure ou l’assemblée de Corse va débattre de la co-officialité de la langue corse et du français, j’avoue mon embarras: je ne sais pas traduire le mot surréaliste en langue corse…

Ce serait pourtant particulièrement pratique et utile pour qualifier la situation de notre île telle  que la voient apparemment les élus territoriaux , je veux dire par là celle de ses habitants, du peuple corse et de ceux qui sont ici pour  partager avec nous, pour le meilleur et pour le pire les valeurs comme les soucis qui sont les nôtres.

Résumons nous:

  • Le “trinighellu”, en bon français le train à voie unique qui devrait normalement circuler entre Ajaccio et Bastia et pour lequel la CTC a investi 30 millions d’euros, est “kaput”, et la SNCF ne veut plus de la délégation de service publique.
  • Le chômage, corrigé des variations saisonnières comme disent les statisticiens, continue de grimper allègrement.
  • La DSP destinée à assurer la desserte maritime et aérienne de la Corse arrive à échéance sans que se dégage une majorité pour en établir les nouvelles bases.
  • La saison touristique s’annonce plutôt calamiteuse, ce qui est d’autant plus préoccupant que c’est ici une mono industrie.
  • La précarité prend des allures préoccupantes et les ONG comme le secours populaire tirent sans grand succès la sonnette d’alarme.
  • Les exécutions sommaires continuent d’ensanglanter l’ÃŽle, et le Corriere della sera milanais titre sur la Corse région d’Europe ou l’on tue le plus .
On pourrait penser que ce sont là des dossiers prioritaires et particulièrement chauds qui sont de nature à occuper les élus territoriaux.
Il faut croire que non: sans mesestimer bien entendu leur importance ce sont d’autres affaires qui semblent au centre des préoccupations.
Citons entre autres:
  • L’affaire abracadabrantesque du siège de la chambre régionale de commerce et d’industrie: au risque de déflorer la dernière mouche vierge qui se hasarderait à voler dans l’hémicycle, une commission va se pencher doctement  sur les statuts de ce vénérable organisme pour décider s’il s’agit d’une coquille vide ou d’une affaire sérieuse…
  • L’examen d’un statut de co-officialité pour la langue corse, qui est une affaire sérieuse, mais dont chacun sait qu’il finira ” au classement vertical”, comme on le dit en argot administratif,  du conseil constitutionnel.
Pour ce dernier point, comme pour les débats concernant le “statut de résident”, qui est également une question très sérieuse, je n’ai pas encore compris pourquoi les élus ont entrepris de saucissonner ainsi le débat sur un statut d’autonomie, même sous forme de “package”, alors qu’elle mérite amplement à mon sens que l’on demande au peuple de se prononcer  dans une consultation référendaire.
Car enfin, s’il s’est trouvé autant d’électeurs de la commune de Sisco pour se prononcer sur un statut de résident, je pense que le moment est venu d’aborder la question des institutions devant le peuple au lieu de l’enceinte fermée de la CTC où se devinent  un certain nombre d’arrières pensées et de manoeuvres politiciennes qui ne trompent personne, mais qui sont de nature à pervertir un débat fondamental.

LA DÉMONDIALISATION EST ELLE DÉMONIAQUE ?

1 juillet 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Si l’on en croit les dévots de la libre concurrence et les intégristes du libre échange, la démondialisation le serait sans le moindre doute.

Les qualificatifs employés à l’égard de ceux qui la prônent vont de l’insulte, dans la bouche d’Alain MINC, l’idéologue du CAC 40,  à la caricature, dans celle de Pascal LAMY, patron de l’OMC l’organisation mondiale du commerce gardien vigilant de libre échangisme.

Il faut dire que le thème de la démondialisation  introduit dans la campagne des primaires citoyennes du PS par Arnaud MONTEBOURG débarque en force dans un contexte politique particulièrement agité, singulièrement en Europe.

La crise grecque, les inquiétudes qui se manifestent en Espagne, en Italie, au Portugal et en Irlande, les ravages des délocalisations, la désindustrialisation qui s’accélère dans notre pays  invitent les français et les européens à s’interroger sur les effets de “la mondialisation heureuse” que ses chantres promettaient.

Le prix Nobel français Maurice ALLAIS a théorisé le concept d’économie de marchés, au pluriel,  pour signifier que la notion de “marché mondial” au singulier chère aux libéraux était une abstraction qui ne tient pas compte des  réalités très différenciées qui existent aux plans des structures de coût, de production et de formation de prix des produits d’une région à l’autre du monde.

La mondialisation, ainsi ramenée à la réalité géopolitique au delà de ses manifestations économiques et sociales, est avant tout de nature philosophique et politique.

Les tenants de la démondialisation considèrent que le moment est venu pour les politiques de reprendre des mains des financiers le contrôle du processus de création monétaire, de manière à permettre que l’homme puisse retrouver son statut de citoyen au détriment de celui de consommateur auquel il est en définitive réduit aujourd’hui .

Ils considèrent qu’il est urgent de procéder à une remise en cause profonde du fonctionnement des échanges dans le monde:

  • En réintroduisant une régulation du  le système financier mondial, dont la dérégulation neo-libérale a consacré l’irresponsabilité et dont la cupidité à provoqué la crise de 2008.
  • En relocalisant chaque fois que cela est souhaitable la production sur le territoire pour mettre fin à une circulation abusive des marchandises qui font parfois des milliers de kilomètres avant d’être consommés, alors qu’elles pourraient avantageusement être produites sur place.
  • En investissant dans une ré-industrialisation ”verte” et en mettant en oeuvre un protectionnisme raisonné à l’échelon européen.
Nous aurions tort de considérer que ces querelles ne concernent pas la Corse, car elles nous impactent au premier chef.
Appliquées à notre Île ces concepts pèseraient entre autres:
  • Sur la politique en matière de transports de marchandises afin de ré-orienter l’enveloppe de continuité territorial pour ne ps pénaliser les productions locales comme aujourd’hui.
  • Sur la diversification de notre économie afin qu’elle ne dépende plus autant du tourisme et que la place qui nous est affectée dans le dispositif mondialiste soit celui de bronze cul de l’Europe ou de réserve pour lotissements de touristes friqués.

BATAILLE DE CHIFFONNIERS A L’ASSEMBLÉE DE CORSE.

25 juin 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique

Selon le quotidien Corse Matin de ce jour, les élus de la majorité territoriale  à l’assemblée de Corse de sont disputés comme des chiffonniers sur un sujet qui n’en vaut vraiment pas la peine, l’implantation du siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Corse.

La précédente assemblée de Corse s’était, il est vrai, distinguée quant à elle par une homérique dispute pour donner un nom au dernier ferry mis à l’eau par la SNCM !

Cela promet de sérieux  crépage de chignons lorsque viendront en discussion les sujets les plus brulants comme la réforme institutionnelle, la question foncière ou la politique de transport, et, en tout état  de cause cela donne de cette majorité, et plus généralement de l’assemblée d’ailleurs une image déplorable.

Cela éclaire d’un jour cru la véritable nature des ” groupes politiques” qui composent la majorité. Mis à part le front de gauche de Dominique BUCCHINI dont la liste est pour l’essentiel composée de militants politiques, la composition des autres ne pouvait conduire qu’à ce piètre spectacle.

Ce qu’on appelle groupes politiques, il faut le dire franchement, ne sont en fait que des groupes d’intérêt locaux cornaqués par un leader politique dans lequel ils se reconnaissent, et auxquels ils reconnaissent assez d’influence pour servir la leur.

La liste de Paul GIACOBBI, par exemple, comptait 41 élu cantonaux ou municipaux, dont un important contingent d’élus se réclamant au plan national  de la droite libérale, sur 51 candidats. Il s’agissait d’engranger le maximum de voix possibles et peut importait ce qu’il pourrait en résulter par la suite.

Quand on embarque autant d’élus locaux sur une liste d’une assemblée dont le caractère politique est pourtant avéré, il ne faut pas s’étonner qu’à la première décision qui pourrait mettre en cause au près de leurs electeurs la défense de leur pré carré, ils partent dans tous les sens.

Si l’on ajoute à cela les bisbilles historiques, et parfois hystériques, entre bastiais et ajacciens, le spectacle, à défaut du résultat est garanti.

Le Club politique “La Gauche Autonomiste” avait diffusé, il y a quelques jours un communiqué..prémonitoire, que je livre à votre appréciation.

Rendez vous donc le 27 juillet a fini par décider un Paul GIACOBBI sans doute excédé. Pas très glorieux…

PRIMAIRES CITOYENNES : J-117

14 juin 2011 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

C’est effectivement dans 117 jours qu’aura lieu le premier tour des primaires voulues par le parti socialiste, le 9 octobre prochain.

Les modalités de participation à cette première manifestation de démocratie participative en France sont simples:

  • Tout le monde peut y participer, il n’est pas nécessaire d’être militant du PS pour cela
  • Les bureaux de vote installés à cet effet seront le moment venu portés à la connaissance de nos concitoyens dans chaque département.
  • Pour voter il suffira de s’acquitter de la somme de 1 € et de signer la charte des valeurs de la gauche.
le scrutin est à deux tours, seuls les deux candidat(e)s arrivés en tête du premier tour seront admis à participer au second tour. Le candidat désigné au second tour sera le candidat du PS à la présidentielle de 2012, les candidats qui n’auront pas été désignés lui apporteront solennellement leur soutien lors d’une grande convention de désignation du candidat prévue à cet effet.
Une haute autorité indépendante sera chargée de veiller à ce que la campagne se déroule dans des conditions équitables entre les différents candidats, et de sanctionner les éventuels dérapages. Il y aura un représentant de la haute autorité dans chacun des départements.
Près de 30% des électrices et des électeurs ont affirmé être intéressés par cette consultation, mais on peut estimer raisonnablement que 10% d’entre eux pourraient effectivement passer à l’acte, ce qui représenterait tout de même près de 4 millions de personnes.
Si les primaires sont trop souvent regardées par la presse écrite ou radio-télévisée comme une course de chevaux, elles doivent être au contraire un exercice grandeur nature de pédagogie politique, et faciliter une reprise en main de la politique par la société.
En même temps, l’intervention du peuple, à une échelle qu’il fut espérer aussi large que possible, évitera qu’elles soient confisquées par l’appareil dont les pratiques, si l’on en juge par les derniers congrès du PS soulèvent, à tort ou à raison le soupçon.
Chacun aura à partir du 28 juin, ou l’ensemble des candidats seront connus, à comparer les mérites des uns et des autres et surtout à peser leurs engagements respectifs sur les questions les plus importantes que notre pays aura à affronter au cours des cinq prochaines années.
Ni course du tiercé, ni concours de beauté, les primaires ont pour objectif premier de permettre à chacun des candidats d’exposer son projet pour la France, de préciser les principaux dossiers sur lesquels il aura à prendre des décisions et à nous expliquer comment il entend procéder pour sortir notre pays de l’ornière et le remettre  sur le chemin du progrès économique et social.
Au premier tour pas plus qu’au second je ne me laisserai guider par les sondages pour choisir  le cheval réputé gagnant ou placé par les sondages.
Je soutiendrai pour ma part les propositions élaborées et défendues par Arnaud MONTEBOURG, car elles me paraissent poser l’essentiel des problèmes qui se posent aujourd’hui à mon pays, et qu’il les a exposées dans deux ouvrages ” Des idées et des rêves” et “votez la démondialisation”.
J’aurai l’occasion tout naturellement d’y revenir avec celles et ceux qui avec moi ont décidé de mettre en place un collectif de soutien à la candidature d’Arnaud MONTEBOURG que vous pouvez rejoindre en adressant un email à l’adresse : encorsepourmontebourg@gmail.com
Quant à ceux qui vouent aux sondages une croyance aveugle, ils seraient bien inspirés de se souvenir du référendum sur la constitution européenne: alors que tous les partis de gouvernemen, l’ensemble de presse écrite et radio-télévisée, le patronat et l’élite politico médiatique avaient pris position pour le OUI, c’est le NON qui l’avait emporté.

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