POURQUOI JE VOTERAI LA LISTE ZUCCARELLI
10 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
Au premier tour des élections territoriales je ne soutiendrai pas la liste conduite par Paul GIACOBBI pourtant associé au parti Socialiste auquel j’appartiens.
On n’adopte pas ce genre de position dans raison sérieuse, c’est pourquoi j’ai écrit à Martine AUBRY, première secrétaire du PS pour lui donner les raisons de ma décision.
J’en ai également informé ma camarade Emmanuelle DE GENTILI, présidente de l’union régionale du PS, présente en deuxième position sur cette liste, ainsi que Jean Marc CIABRINI, premier secrétaire de la fédération de Corse du Sud.
Pour moi, pour que la gauche gagne, et surtout pour que la région soit gouvernée à gauche, il est très important que la liste que conduit Emile ZUCCARELLI arrive en tête.
Je souhaite bien entendu qu’au deuxième tour les forces de gauche aujourd’hui dispersées se rassemblent et que les quatre listes en compétition fusionnent. Je sais qu’il fera tout pour que l’indispensable rassemblement se réalise ensuite , dans la clarté , et qu’il pèsera pour que la nouvelle assemblée mette ensuite le cap à gauche, car la Corse en a grand besoin.
Je ne partage pas toujours sa façon d’aborder les problèmes de notre île, mais j’ai confiance en lui: c’est un homme responsable, stable et fiable, je sais ou il est aujourd’hui et je sais ou il sera demain: à gauche.
Vous pouvez TELECHARGER ICI la lettre à Martine AUBRY.
FRECHE : LA PARTIE VISIBLE DE L’ICEBERG ?
1 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Les propos de Georges FRECHE m’ont révolté, comme m’a révolté l’attitude de la convention de TOURS du Parti Socialiste qui a fermé les yeux et s’est bouché le nez pour ne pas avoir à faire son devoir, c’est à dire ne pas lui accorder son soutien aux prochaines elections régionales.
Ce n’est ni la première ni la dernière fois que ce personnage, qui a été par ailleurs un grand maire visionnaire pour sa ville de Montpellier, dérape et tient des propos dont la grossièreté le dispute à la vulgarité.
Tout le monde connaissait par ailleurs les méthodes employées par Georges FRECHE pour verrouiller la région et la fédération de l’Hérault du PS: tout le monde savait, mais tout le monde fermait les yeux car c’est une grosse fédération dont le poids peut être déterminant dans un congrès.
On a pu le mesurer récemment lorsque il apportait son concours à Ségolène ROYAL qui a failli, grâce à son soutien et à quelques autres de la même veine, mettre la main sur le PS. Au fait, qu’en pense-t-elle Ségolène, du dernier exploit de son féal languedocien ?
Car là est la véritable question que soulève l’affaire FRECHE: qu’est devenu aujourd’hui le PS ? Quelle est sa véritable nature ?
Hier parti de militants, né de la décrépitude de la SFIO, il semble aujourd’hui retourné à ses errements , redevenu un parti de notables dont le gros des troupes est constitué, dans beaucoup trop de fédérations de contingents d’employés municipaux, cantonaux ou régionaux à la dévotion de leurs élus.
L’oeuvre de rénovation, menée par Arnaud MONTEBOURG sous l’autorité de Martine AUBRY, est observée d’un oeil suspect par ces barons qui en définitive ne l’accepteront que si elle ne met pas en péril leur gouvernance locale.
De ce point de vue, l’affaire FRECHE n’est au fond rien d’autre que l’arbre qui cache la forêt des pratiques des appareils socialistes  dans les départements et les régions.
Le rejet de Nicolas SARKOZY dans de larges franges de l’opinion , qui devrait se manifester avec force aux prochaines élections régionales, risque fort, paradoxalement, de retarder, sinon de tuer dans l’oeuf la rénovation entreprise. Pourquoi diable mettre le souk dans un parti qui remporte de si belles victoires n’est ce pas?
LA PEUR POUR ENFUMER LES FRANCAIS
7 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Le décès brutal de Philippe SEGUIN est une bénédiction pour  cette pauvre Roselyne BACHELOT qui va pour quelques jours disparaitre de la Une de la presse quotidienne ou périodique.
Passons  sur la grand’guignolesque mise en scène des opérations : c’est tout juste si on n’a pas déclaré l’Etat d’urgence. Stockage  de centaines de millions de masques qui pourrissent dans les hangars municipaux, commandes de près de cent millions de vaccins dont seulement cinq millions utilisés à ce jour etc..
Ajoutons surtout cette organisation quasi militaire de la vaccination avec réquisition solennelle d’internes en médecine auxquels on envoie les gendarmes,  mise en place de centres de vaccination sur le modèle des dispensaires de l’après guerre, fermeture d’écoles voire de collèges entiers, dramatisation extraordinaire du moindre décès.
Si la bêtise confondante du Ministre rose bonbon chargée des opérations peut prêter à rire, pour ne pas en dire plus par charité chrétienne, il ne faut pas voir dans ce gigantesque ratage qu’incurie et gaspillage.
J’y vois pour ma part, mais vous me direz que j’ai l’esprit tordu, une nouvelle illustration des manoeuvres de notre cher- et d’une certaine façon même très très cher- Président de la République.
On connait la recette sarkozyste, elle a déjà abondamment servi: on met en scène une bonne vieille peur panique chez  nos concitoyens, et on attend le moment ou, après l’orage, on vient nous expliquer qu’après avoir sauvé la finance mondiale, moralisé le capitalisme, sauvé les Iles Maldives de l’inondation et nos plages de l’érosion, notre héroïque Président a sauvé des millions de français d’une mort certaine.
D’autant que pendant ce temps, n’est ce pas, on oublie la crise, les millions de chômeurs, les traders  qui recommencent à se gaver, et le trou abyssal des finances publiques qu’il nous faudra bien combler…
Il faut croire qu’il a bel et bien perdu la main Nicolas SARKOZY, car le dispositif prend eau et que l’opinion commence à se demander si elle n’est pas gouvernée par des Charlots!
Pourr ma part, il y a un bon moment que je m’en suis rendu compte. Mais, je vous l’ai dit, je dois avoir l’esprit mal tourné…
UN VENT NAUSEABOND QUI VIENT DE SUISSE
1 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique, Société
La Suisse s’était distinguée pendant la seconde guerre mondiale en refusant de s’engager auprès des alliés contre les nazis. Elle s’est ensuite illustrée comme chacun sait dans le blanchissement de l’argent sale de la drogue et de la corruption.
Voilà qu’aujourd’hui elle récidive, comme dirait notre cher Président, en nous offrant le plus gros accès de xénophobie nauséabonde que nous ayons connu depuis longtemps en Europe.
Un vent mauvais nous vient des Alpes et relance partout ou se tapit la bête immonde de la xénophobie,  le racisme le plus violent et le plus irrationnel .
C’est ainsi qu’en Italie, un ministre de Berlusconi réclame que l’on inscrive un crucifix sur le drapeau italien, de manière à affirmer dit-t-il, notre identité chrétienne, pendant qu’aux Pays Bas, en Belgique l’extrême droite réclame un référendum à l’image de la Suisse.
Marine LE PEN, qui retrouve les accents fascisants de son père, -les chiens ne font pas des chats n’est ce pas - n’est pas en reste et réclame un référendum national sur le communautarisme.
SARKOZY et BESSON, les deux apprentis sorciers qui ont cru bon de lancer le débat de l’identité nationale risquent fort de voir le boomerang leur revenir dans la figure. Le vent de Suisse va en effet souffler fort sur les braises et le piège soit disant tendu à l’extrême droite se refermer sur eux.
Le risque qu’ils font prendre à la communauté nationale pour servir leurs minables interets électoraux donne  ainsi, si besoin était, la mesure de ces personnages.
Quant à ceux qui mettent le référendum populaire à toutes les sauces ils feraient bien de  réfléchir  à ses conséquences dès lors que la peur la plus primitive s’empare d’un certain nombre de nos concitoyens au point de leur faire perdre le sens commun.
VOUS AVEZ DIT SAGESSE ?
23 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Déjà assez navrant le feuilleton des aventures du fils de notre Président finit dans le mélo, sombrant dans le ridicule achevé. Voyons les faits: l’ivresse d’un pouvoir apparemment sans frein, pousse Nicolas SARKOZY à propulser son fils cadet à la présidence de l’un des quartiers d’affaires les plus importants d’Europe.
Que le fiston en question n’aie visiblement pas les épaules assez larges  pour remplir une telle fonction n’effleure pas un instant l’hyper-président. Quand on s’appelle SARKOZY et qu’on est le rejeton d’un génie politique ainsi que le qualifient les plus zélés de ses courtisans ce sont là des considérations secondaires, même si le fiston n’est à 23 ans qu’en deuxième année de droit après un parcours universitaire des plus cahotiques.
Une “bronca” comme on en a rarement vu en France soulève  une grande partie de la population, singulièrement parmi la jeunesse, et secoue la classe politique jusqu’à ébranler l’UMP, si l’on excepte bien entendu la Cour des porte coton, prompte à trouver au candidat des qualités particulièrement extraordinaires.
Le jeune homme finit par renoncer et vient benoitement  expliquer à la télévision qu’il abandonne la partie.
Il paraitrait, selon une partie de la presse, qu’il a fait là preuve d’une admirable sagesse, et qu’il s’est ainsi élevé au niveau des plus grands.
Peste, pour ce qui me concerne, comme sans doute la plus grande partie de nos concitoyens, j’ai tendance à  considérer que la sagesse aurait consisté pour ce charmant jeune homme, et pour être tout à fait clair,  à ne pas, comme on dit, péter plus haut que son cul!
En tout cas, une chose est sûre, c’est bien un SARKOZY, car il faut avoir comme son père un culot d’acier pour présenter une reculade en rase campagne comme un haut fait.
DES GODILLOTS AUX CARPETTES
16 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Sous le Général De GAULLE les députés UNR avaient été gratifiés du délicat surnom de “godillots”. C’est d’ailleurs l’un d’entre eux, André VALABREGUE, député de l’Hérault qui avait lancé un jour, en pleine extase gaulliste ” nous sommes les les godillots du général”.
S’il est un chantier, parmi bien d’autres, où la rupture chère à Nicolas SARKOZY reste à venir, c’est bien celui de l’attitude des députés de la Nation face au Chef de l’Etat.
Il n’y a qu’à voir ce qu’il faut bien appeler la servilité des ministres et secrétaires d’Etat qui, à  l’exception notable de Rama YADE, se sont jetés sur les micros ou précipités dans les rédactions pour défendre le fils à son papa, pour en vanter les mérites, et pour s’extasier devant son élection acquise dans un fauteuil (doré) à Neuilly. A moins qu’ils se soient auto-persuadés  qu’il avait été se présenter à Aubervilliers!
Ne parlmons même pas des ministres “d’ouverture”, ils se sont quant à eux, bien gardés d’ouvrir la bouche, de crainte sans doute que leur subconsceient ne les déborde et que la foudre s’abbatte sur eux.
Voir ces excellences se vautrer dans la complaisance en abandonnant tout esprit critique serait drôle si cela ne révélait une fois de plus le coté inquiétant de la Vème République que SARKOZY a poussé à l’extrême avec son goût immodéré pour le pouvoir personnel.
Qui a dit qu’on est toujours puni par ou l’on a pêché ? L’hyperprésidence est en train de toucher ses limites. On ne se mêle pas impunément de tout sans en essuyer un jour les conséquences, le jour par exemple sait on jamais, où les godillots, même s’ils sont devenus des carpettes retrouvent un peu de dignité.
SARKOZY PRIS EN FLAGRANT DELIT DE DUPERIE
13 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Je ne croyais pas si bien dire en écrivant le billet d’hier et en le titrant ” Capable de tout”. Notre Président vient d’illustrer mon propos de belle manière.
L’incendie provoqué, à juste titre par l’incroyable désignation de son fils n’ayant pas été éteint par les barons de l’UMP, ni par la tout aussi incroyable intervention de Madame PARISOT, la sémillante patronne des patrons, venue ajouter sa perle au déluge de flagorneries, voilà que notre zorro national s’est vu obligé de voler au secours du fiston.
Ce type - j’ai beaucoup hésité à employer cette expression pour citer le Président de la République même si, après tout, ce n’est jamais que sa propre façon de s’exprimer, ce type donc ne doute vraimlent de rien.
Jugez en plutôt. S’exprimant sur la création des lycées en 1802, qui signifiait, selon lui, la fin des privilèges de la naissance, il déclarait solennellement : “Cela voulait dire : désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve par ses études de sa valeur.”
CLIQUEZ ICI vous trouverez ses propos rapportés par LE POINT, toujours aussi péremptoires.
Encore plus fort: ECOUTEZ LE et dites moi franchement si vous n’en concluez pas que notre Président nous prend vraiment pour des C…
A l’éclairage de la promotion de Monsieur Dauphin, on ne peut que conclure que de deux choses l’une:
- Ou bien le Président SARKOZY n’a pas lu le discours qu’on lui a préparé pour la circonstance
- Ou bien il l’a bien lu et il n’en a rien à foutre et se moque des français comme de ses premières couches culottes.
CAPABLE DE TOUT..A COMMENCER PAR LE PIRE.
12 octobre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Capable de tout: et pas forcement du meilleur. C’est vraiment tout le bien que je pense, et je pèse mes mots, de notre Président de la République. On pourrait multiplier à l’infini les manquements plus ou moins graves à l’esprit républicain du personnage qu’une majorité de français s’est malheureusement donné  pour Président il y a deux ans.
L’homme au culot d’acier et à l’ego démesuré ne doute de rien chacun le sait. N’a-t-il pas sauvé la Georgie, mis au pas POUTINE, porté à bout de bras le G20 et évité la quatrième guerre mondiale en résolvant, tout seul comme un grand, la crise financière ?
Comme l’affirme sans rire Dominique PAILLE, porte parole de l’UMP et porte coton de l’omni-Président, c’est à Nicolas et à Nicolas seulement que les NOBEL auraient dû accorder le prix et non à cet incapable de Barack OBAMA !Chaque matin, déclarait Marcel PAGNOL je me réveille avec angoisse en pensant que quelque part dans le monde il y a quelqu’un pour prendre à pleins bras et porter un plus loin les bornes du couillonnisme.
Marcel PAGNOL ne connaitra jamais notre Président, et c’est tant mieux pour lui, cela qui lui aura  évité de mourir complètement insomniaque en le voyant repousser chaque jour un peu plus loin les bornes de la décense républicaine.
Voilà  qu’il veut dit on confier à  son fils, agé de 23 ans, étudiant en deuxième année de droit, les rênes d’un des établissement d’aménagement urbain les plus importants d’Europe.
Outre la fait que ce garçon n’a probablement pas la moindre idée de l’expérience qu’il faut accumuler pour diriger un tel paquebot, il y a là , semble-t-il un signe parfaitement clair que nous sommes en train de changer de régime et de nous éloigner sensiblement de  ce que doivent être à mon sens la démocratie et la République.
Mais il y a plus grave dans la mesure ou non seulement personne à droite n’ose exprimer publiquement la moindre réserve, mais qu’il se trouve des laquais, comme par exemple l’ineffable Xavier BERTRAND, pour s’offusquer que l’on puisse s’y opposer.
Jean SARKOZY a reçu, dit il, l’onction du suffrage universel en remportant un siège de conseiller général de Neuilly sur Seine: dès lors, du moment que le peuple s’est prononcé en lui confiant ce mandat, rien ne saurait lui être interdit.
Bon, entre nous, quand son papa est Président de la République, gagner un siège de conseiller général dans la commune de Neuilly  ou il a été maire  pendant 20 ans, de surcroit fiancé à  l’héritière DARTY, est à la portée du premier venu, à part BESANCENOT  bien entendu..
Énorme n’est ce pas ? Énorme  et inquiétant car un Président capable de tout, entouré de personnages à sa dévotion ayant renoncé au libre arbitre, il y a de quoi se faire du souci pour notre malheureux pays.
Il reste néanmoins deux ans: deux ans pour expliquer sans relâche à nos concitoyens dans quel guêpier ils se sont fourrés, deux ans pour mettre en place la coalition de tous les républicains qui saura dresser l’indispensable cordon sanitaire qui évitera sans douite le pire à notre pays.
En attendant, signons la pétition.
PS : LA RENOVATION EN CHANTANT !
16 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Politique
C’est à Christian PAUL, Député de la Nièvre, que Martine AUBRY a confié la mise en place au PS du LAB, “le laboratoire des idées”.
Ancien conseiller technique de Pierre JOXE, Christian est un ami de la Corse, sans doute l’un des responsables socialistes qui la connait le mieux. Ancien Ministre de de l’Outre Mer, spécialiste reconnu des nouvelles technologies de la communication, il s’est recemment illustré dans la bataille contre l’adoption de la loi HADOPI et la question sociale dans les DOM.
J’ai avec lui, Arnaud MONTEBOURG, Vincent PEILLON, Benoit HAMON et bien d’autres encore naguère participé à la fondation du NPS ou regnait déjà l’esprit de la rénovation avant qu’il ne se laisse datruire par les jeux d’appareil.  Reste qu’ils sont tous là , toujours animés du même état d’esprit et de la même énergie.
je ne résiste pas au plaisir  de reproduire ici l’intervention de Christian devant le dernier Conseil National du PS:
“Je reconnais participer à une conspiration : la conspiration des optimistes. Il y en a au Parti socialiste :
Ceux qui considèrent que les socialistes doivent apprendre à nouveau à parler de la France avec les Français, et que nous sommes capables de le faire sans tarder.
Ceux qui prétendent que le Parti socialiste n’est pas un cadavre renversé, mais un collectif politique capable de porter des idéaux magnifiques et un projet pour 2012.
Ceux qui souhaitent depuis des années un nouveau Parti socialiste et qui jugent qu’enfin le signal est donné aujourd’hui.
Ceux qui ne veulent plus dire c’est la faute des autres, mais qui retroussent leurs manches
Celles et ceux qui ne se laisseront pas détourner de cette route par les divisions d’un matin ou les diversions d’un jour, ni même par les blessures à l’honneur, qu’elles viennent du dehors ou parfois du dedans. Pas de projet sans rénovation, et pas de rénovation sans projet. Il n’y aura pas de projet sans rénovation. Nous n’en aurions ni l’enthousiasme, ni la force.
La rénovation sera une épreuve démocratique salutaire, un élixir pour dépasser ce que nous sommes.
La fin du cumul des mandats, pour qu’une nouvelle génération accède aux responsabilités, nous le demandons depuis 10 ans. Les primaires, pour tenter d’en finir avec le poison de la présidentialisation.
Là , il faudra une solide éthique collective pour en faire le tremplin de la victoire, et non pas l’émiettement de nos forces. La diversité, toujours vantée, jamais acquise. Ca doit valoir aussi aux élections régionales, comme bientôt, aux élections nationales. Mais je crois tout aussi sûrement qu’il n’y aura pas de rénovation sans projet.
Un PS affaibli, sans idées, ne saurait affronter les débats et les controverses des primaires.
Il faut donc un socle robuste, un socle de gauche, que nous partagions, entre nous bien sûr, mais avant tout avec les Français. Un PS sans orientations politiques, sans vertèbres, ne saurait contribuer à l’indispensable coalition gagnante en 2012. Oui, le projet cimentera les alliances. C’est pour nous, comme pour nos partenaires de la gauche, un préalable.
Sans projet, je connais le scénario : c’est la vente à la découpe du Parti socialiste.
Ou bien nous serons le pivot, et le moteur des idées dans la maison commune, Ou bien nous serons les marche-pieds des uns et des autres, ballotés, séduits au centre-droit ou attirés à l’extrême-gauche, écartelés et au total, de moins en moins nécessaires à la France. Ce n’est pas le destin du parti de Jaurès. Ce n’est pas notre destin. Rien ne nous conduit vers ce destin, sauf certains jours, nos paresses et nos faiblesses, si nous ne relevons pas le défi de produire un projet. Nous ne sommes pas en panne d’idées, nous étions en panne de volonté de les mettre en commun.
Voilà pourquoi nous devons, tous ici, donner le meilleur de nous-mêmes pour engager cette offensive de civilisation, car ce n’est pas pour la société un moment ordinaire.
La civilisation industrielle, venu du XIXème siècle, qui a inspiré tous les socialistes, ne sera pas reconduite au XXIème siècle sans des transformations majeures. Les grandes protections collectives, que la droite veut privatiser, ne survivront pas sans nos efforts pour réinventer l’action publique – et cela passe ces jours-ci par le financement de l’Assurance maladie et de la Sécurité sociale.
Voilà nos défis, ils ne sont pas médiocres. Serons-nous à la hauteur ? Je le crois, et voilà comment nous nous engageons :
Dans un tour de France, pour dessiner avec les Français la société que nous voulons
La convention sur le nouveau modèle, pour reconstruire le pacte social, et forger nos réponses durables face à la crise et au choc écologique
Notre agenda vert, qui s’écrit avant et après Copenhague
Les chantiers de l’école républicaine, et pour la sauver, il faudra l’ouvrir et la faire évoluer.
Les états généraux de la culture, parce que les créateurs n’ont pas déserté la gauche, mais que nous leur devons comme aux Français, une grande politique culturelle
Je souhaite que le moment magique, fraternel, ce moment de politique placée à la bonne hauteur, que ce moment partagé à la Rochelle nous donne de la force et de l’imagination.
Regardez autour de vous, les Français ne nous demandent que cela, et à ce prix-là , nous pouvons très vite revenir dans leur cÅ“ur”.
Il y a là , n’est ce pas, de quoi méditer, et surtout de quoi agir, se battre participer au redressement de notre pays que le sarkozysme aura laissé, en 2012, dans un triste état.
Vous pouvez la retrouver sur son blog et y poster vos commentaires.
Visitez le Blog de : Christian PAUL
EMILE ZUCCARELLI FERME ET OUVERT
15 septembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
Emile ZUCCARELLI a fait sa rentrée politique à l’émission CUNTRASTU sur France 3 Corse. Le maire de bastia ne s’était guère exprimé ces derniers temps si ce n’est dans les colonnes de Corse Matin pour s’interroger sur le positionnement de Paul GIACOBBI.
Interrogé par Jean Vitus ALBERTINI et les journalistes qui l’assistent d’ordinaire, il s’est livré à une analyse particulièrement aiguisée de la situation de la gauche à quelques mois des élections territoriales. Je veux retenir pour ma part ceux de ses propos qui me paraissent essentiels dans son intervention:
- l’affirmation claire de son ancrage à gauche, et de celui du du PRG et le refus de tout rapprochement avec le Parti Radical de Jean Louis BORLOO
- la préférence nettement formulée pour deux listes à gauche afin que chacune des sensibilités qui la traversent puisse s’exprimer, ou mieux se compter comme il le dit lui même
- l’affirmation, répètée, de sa volonté de faire gagner la gauche et de récuser toute alliance avec la droite, en regroupant ses forces au deuxième tour, sur une base programmatique claire.

