SUR ALTA FREQUENZA
12 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Non classé, Politique
Alta Frequenza la radio qui persiste et résiste à la puissance du service publique de radio, m’avait invité il y a deux ans a une émission nommée ” a palisa” . Le jeu consistait cette fois à revenir deux ans après pour faire le point sur le discours tenu à l’époque par rapport au temps passé et aux évènements présents.
Je me suis prèté volontiers au jeu de cette nouvelel invitation, et je vous laisse le soin d’en apprecier ou non le résultat en écoutant les trois podcasts suivants correspondant aux trois phases de l’émission.
PS: LE DEFI DE LA REFONDATION
8 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Non classé, Politique
Décidemment Dany le rouge comme l’appelaient les gaullistes en 1968 est inoxydable: à croire que finalement c’est bien dans les vieux pots que se mijotent les meilleures soupes !
Europe Ecologie qu’il a largement contribué à tirer vers le haut, est le seul vrai vainqueur d’une consultation toute en trompe l’oeil.
Trompe l’oeil ou trompe couillon,comme  on le voudra. L’UMP, par exemple dont l’état major laissait hier éclater bruyament sa joie sur les écrans apparait, bien à l’abri d’un scrutin à un seul tour, comme  brillant vainqueur. Imaginez seulement qu’il y ait, le dimanche suivant, un second tour ? On se demande ou l’UMP pourrait bien trouver  les réserves qui lui permettraient de consolider cette  ”victoire”.
La Gauche de gouvernement, dont  chacune des listes a été dépassée plus ou moins largement par Europe Ecologie, se retrouverait quant à elle sans doute en tête dans le même cas de figure car elle est majoritaire si l’on veut bien considérer que, malgré l’abstention massive, les suffrages exprimés constituent un échantillon suffisant  pour l’affirmer.
Le PS apparait ainsi défait pendant  que son camp progresse nettement, et ce n’est pas le moindre des paradoxes que cette élection fait apparaître.
Le plus préoccupant n’est pourtant pas là : il est dans la déconfiture, dans toute l’Europe, à part de Danemark et la Grèce, des partis sociaux démocrates et socialistes. Comment est il possible que les européens aient choisi de faire confiance aux libéraux dont la politique les a plongés dans une crise majeure et meurtrière ?
Répondre à cette question est, je le crois vraiment, vital, au sens propre du terme pour la gauche de gouvernement en Europe.
Une partie de la réponse se trouve sans doute dans le comportement de ces partis au cours des  dernières années. La chute du communisme leur offrait la possibilité de mettre au point, au niveau du continent, la réponse social démocrate et socialiste aux grands défis du vingt et unième siècle. Ils ont tous choisi, sans exception, de se nicher confortablement dans le sillon de la mondialisation libérale.
Souvenons nous, à l’extrême, de Tony BLAIR, chantre du social libéralisme, membre de l’Internationale Socialiste, co-présidant en France un meeting politique avec Nicolas SARKOZY et échangeant avec lui avec une cynique indécence force compliments à la tribune.
Le Parti Socialiste est face à un immense défi, dont il ne sortira pas avec des mesurettes. Il est né de la mort de la SFIO dont la cadavre pourrisait lentement avant que François MITTERRAND ne l’achève et ne le fasse, dans la foulée, renaître de ses cendres.
Trente quatre ans après c’est le même défi auquel sont confrontés Martine AUBRY et la direction du PS. Arnaud MONTEBOURG et Aurélie FILIPPETTI ont eu raison de poser la question d’une refondation non pas du seul PS, mais à travers à la création du Parti de toute la gauche de gouvernement, du PC au Verts de COHN BENDIT.
Au fait, n’est ce pas ce qu’avait réalisé MITTERRAND ? C’est bien en agrégeant  aux troupes de la SFIO la Convention des Institutions Républicaines, le CERES de Chevênement, les Clubs de Charles HERNU et de Jean POPEREN, et plus tard le PSU de ROCARD, bref toutes les familles  du socialisme, à l’exception des communistes alors inféodés à Moscou, qu’il a mis au point la formidable machine qui a transformé avec lui la France.
Mais prenons garde de ne pas oublier  que rien n’aurait pas été possible s’il ne s’était  pas en même temps attaché  à articuler cette refondation autour d’un projet politique sans lequel les français ne nous auraient pas accordé par la suite la confiance qu’ils viennent de nous retirer brutalement.
EN FINIR AVEC LES MANAGERS RAPACES
8 avril 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Non classé
Le Président de la République possède un art consommé du double langage: déclarations fracassantes sur les trétaux, et mesurettes en coulisse.
Stocks-options, par exemple. Elles  ont été instituées à l’origine pour permettre aux start ups de rémunérer leur cadres en tirant, par ce biais, des traites sur l’avenir de leur entreprise.  Elles sont essentiellement destinées à la spéculation individuelle scandaleuse  à laquelle se livrent les dirigeants des groupes du CAC 40 dont la  cupidité confondante dépasse l’entendement et génère la révolte.
Pas question pour autant d’y mettre fin, pas question en effet de faire la moindre peine aux amis du Fouquet’s.Â
Bouclier fiscal, encore. Pas question de le remettre en cause, malgré la grogne grandissante au sein même de la majorité. Comment comprendre, comment accepter que la seule catégorie sociale qui se voit reconnaître une protection législative contre toute contribution supplémentaire à l’effort commun soit précisément celle qui a le plus bénéficié de la folie du système, celel qui a précipité le monde dans un abîme dont on ne conait pas le fond ?
Comment tolèrer que  0,01 % des salariés les mieux payés aient vu leurs revenus croître de plus de 70% entre 1998 et 2006 , alors que ils ont à peine augmenté de 1% pour 90% des salariés ?Â
Pourquoi ne pas fixer, par la loi, et dans chaque entreprise, un écart maximum de l’ordre de 1 à 30 entre la part des salariés le mieux payés et ceux qui sont au plus bas de l’échelle, ce qui est tout de même déjà considérable ?
Qu’on ne vienne pas me dire que cela aggraverait cet égalitarisme quidonne des boutons  à Nicolas Sarkozy. On retrouverait tout simplement la situation de l’éventail des rémunérations des  des années 1980.Â
Aucune  société ne peut supporter longtemps un écart  aussi considérable, aussi indécent,  entre les rémunérations.  La hiérarchie des revenus est l’indicateur le plus pertinent de sa cohésion.
Quand l’ascenseur social est en panne depuis aussi longtemps que dans notre pays, rien n’est plus indispensable, rien n’est plus urgent, que de remettre des barreaux sur l’échelle, pour faire descendre ceux qui se sont juchés trop haut et pour faire remonter ceux qui ont glissé.
On en finirait ainsi avec ces managers cupides dont la plupart se trouvent parachutés à la tête de groupes importants avec comme seul objectif d’augmenter leur valeur boursière et d’empocher pour cela de confortables rémunérations de leurs actionanires.
A ceux qui avancent que, mal traités, ils partiraient à l’étranger, disons chiche ! qu’ils aillent se faire pendre ailleurs…
ELLE EST LIBRE INGRID..
3 juillet 2008 par vincent carlotti
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Ingrid Betencourt a été libérée par l’armée Colombienne dans la nuit du 2 juillet 2008 en même temps que 13 autres otages dont 3 américains. C’est évidemment une très bonne nouvelle et une grande surprise car rien ne laissait présager , du moins publiquement, une issue aussi rapide pour une opération jugée à risque jusqu’à ces derniers jours, les FARC ayant annoncé qu’ils tueraient les otages en cas d’intervention militaire.
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FAUT IL SERRER LA MAIN DE BERLUSCONI ?
30 juin 2008 par vincent carlotti
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La question que pose aujourd’hui la presse occidentale concerne le sommet des pays africains de Charm-el-Cheikh ou se rendra Robert MUGABE le sanglant dictateur du Zimbabwe qui s’est fait la spécialité d’affamer son peuple et de ruiner son pays comme personne ne l’avait encore fait.
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En Principauté de Monte Carla
6 janvier 2008 par vincent carlotti
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Nous y voilà: nous nous croyions en République, eh bien non! Nous vivons dans une principauté dont le Prince est Président. Il va falloir s’y faire et cela risque de durer étant donné, en particulier, l’état semi comateux de l’opposition à sa majesté.
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L’argent du Président
26 décembre 2007 par vincent carlotti
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On disait Nicolas Sarkozy épris de Cecilia au point d’annuler le 20 Heures sur la 2 lors de sa fugue new yorkaise. On le dit aujourd’hui épris de Carla Bruni: la vérité est sans doute ailleurs et ce n’est pas rassurant.
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L’arroseur arrosé
11 décembre 2007 par vincent carlotti
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Notre omni Président, c’est bien connu, ne peut pas rester une minute en place, et on peut compter sur lui pour multiplier les initiatives et s’escrimer à ne rien faire comme les autres: il appelle ça "La Rupture". La planète entière ne considère pas Khadafi comme fréquentable? Soit, on va donc l’inviter chez nous, le recevoir avec les honneurs, lui vendre toutes les armes qu’il voudra bien nous acheter, et lui fournir des centrales nucléaires.
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Ou va Sarkozy?
6 décembre 2007 par vincent carlotti
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Enfoncé Indiana Jones ! Notre Président de la République est decidemment comme on dit chez nous " u piu forte". On l’avait vu naguère, à Neuilly, s’interposer entre la Police et Human Bombe, on l’a revu volant au secours des emprisonnés du Tchad, le voici à présent qui se propose non seulement de voler au secours d’Ingrid Betencourt, otage de la guerilla marxiste des FARC, mais aussi, si l’on en croit ses déclarations radio télévisées, résolu à résoudre le conflit intérieur qui déchire la Colombie depuis près de 40 ans et, dans la foulée, faire libérer les quelques 2000 otages détenus dans la jungle amazonienne…
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Sarkozy met le Feu
14 novembre 2007 par vincent carlotti
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Notre omni Président a , c’est bien connu, la bougeotte. Il a aussi, c’est également connu, la langue bien pendue, et le propos souvent aussi rugueux qu’irréfléchi. Emporté par sa fougue il avait ainsi déclaré à propos des ressortissants français détenus au Tchad " j’irai les chercher au Tchad, quoiqu’ils aient fait". S’il doit tenir un jour sans doute lointain sa promesse, il a intérêt à se faire escorter par un bataillon de parachutistes commandos si l’on en croit les réactions à ces propos sur place.
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