SCENE POLITIQUE OU THÉÂTRE D’OMBRES ?
27 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
France 3 Corse a organisé le 21 Février un débat sur les élections territoriales auquel j’étais invité avec Jean BAGGIONI, ancien président du Conseil Exécutif, et Paul Jo CAÏTUCOLI conseiller général de Corse du sud.
L’émission, d’une durée de 45 minutes était animée par Jean Vitus ALBERTINI. Il ne s’agissait pas, naturellement, d’entrer dans la campagne, c’est là le rôle des candidats, mais de prendre un peu de distance avec celle ci pour donner à nos concitoyens un éclairage certes partisan, mais aussi objectif que possible, sur les enjeux des territoriales.
Pari tenu je crois en dépit des engagements bien connus de chacun des intervenants. Quant à la campagne elle même, force a été de constater, pour chacun d’entre nous, son caractère étonnamment fade atone.
Il faut, à mon avis s’en inquiéter, car lorsque dans une démocratie les citoyens manifestent si peu d’intérêt pour une élection, cela ne présage en général vraiment rien de bon.
Chacun sent bien, au fond de lui même, que les hommes politiques n’ont pas vraiment prise sur les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne, et que la politique n’est rien d’autre qu’un théâtre d’ombres sur lequel les politiciens se produisent mais que l’essentiel est ailleurs.
C’est d’ailleurs un sentiment répandu bien au delà de la Corse, ce qui est d’autant plus inquiétant: la crise qui non seulement n’est pas finie mais n’en est, comme le souligne Jacques ATTALI peut être qu’à ses débuts, doit interpeller d’autant plus la gauche.
S’il est clair aujourd’hui que l’opinion commence à réaliser que Nicolas SARKOZY peut être battu en 2012, la gauche n’en est pas pour autant assurée d’avoir pour elle la durée indispensable au redressement d’un pays mis à mal par les improvisations sarkozystes , si elle ne remet pas profondément en question son rapport aux femmes et aux hommes susceptibles de lui accorder leur confiance.
De ce point de vue, les questions que pose Jacques JUILLARD, l’un des intellectuels les plus écoutés à gauche, méritent, en particulier du Parti Socialiste, des réponses aussi urgentes que précises sur ses orientations et le fond de la politique qu’il entend engager.
Devant les difficultés qui nous attendent, ce n’est pas l’alternance qu’il faut aux français pour sortir des années Sarko, mais une offre politique alternative qui ouvre à leurs enfants de nouveaux horizons.
A cet égard nous sommes en Corse devant le même défi: la droite peut être battue le 21 Mars prochain, c’est pour moi une évidence, à condition bien sûr que les leaders politiques de gauche se montrent responsables, et qu’ils proposent une vraie alternative aux errements de la droite insulaire.
Sur ce point, il va nous falloir attendre, car ce n’est pas pour l’instant, de toute évidence , la principale préoccupation de ses responsables.
POURQUOI JE VOTERAI LA LISTE ZUCCARELLI
10 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
Au premier tour des élections territoriales je ne soutiendrai pas la liste conduite par Paul GIACOBBI pourtant associé au parti Socialiste auquel j’appartiens.
On n’adopte pas ce genre de position dans raison sérieuse, c’est pourquoi j’ai écrit à Martine AUBRY, première secrétaire du PS pour lui donner les raisons de ma décision.
J’en ai également informé ma camarade Emmanuelle DE GENTILI, présidente de l’union régionale du PS, présente en deuxième position sur cette liste, ainsi que Jean Marc CIABRINI, premier secrétaire de la fédération de Corse du Sud.
Pour moi, pour que la gauche gagne, et surtout pour que la région soit gouvernée à gauche, il est très important que la liste que conduit Emile ZUCCARELLI arrive en tête.
Je souhaite bien entendu qu’au deuxième tour les forces de gauche aujourd’hui dispersées se rassemblent et que les quatre listes en compétition fusionnent. Je sais qu’il fera tout pour que l’indispensable rassemblement se réalise ensuite , dans la clarté , et qu’il pèsera pour que la nouvelle assemblée mette ensuite le cap à gauche, car la Corse en a grand besoin.
Je ne partage pas toujours sa façon d’aborder les problèmes de notre île, mais j’ai confiance en lui: c’est un homme responsable, stable et fiable, je sais ou il est aujourd’hui et je sais ou il sera demain: à gauche.
Vous pouvez TELECHARGER ICI la lettre à Martine AUBRY.
DANSER SUR UN VOLCAN
6 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Economie, Introduction
Voici donc revenu le temps où les bourses plongent, où les marchés s’affolent et où le principe de réalité s’impose à ceux qui poussant un ouf de soulagement considéraient que la crise était désormais derrière nous.
Il parait que les investisseurs s’inquiètent du très mauvais état des finances de la Grèce, du Portugal , de l’Espagne et de quelques autres pays de l’UE et de l’OCDE. Considérant que la croissance molle de l’Europe n’est pas de nature à résorber la dette colossale des pays européens, messieurs les investisseurs s’inquiètent pendant que les agences de notation dégradent le note des dits pays.
En 2009, les banques accueillaient avec soulagement les plans de sauvetages et de soutien à l’activité des gouvernements. Il n’y en avait jamais assez pour elles. Des milliers de milliards de dollars ou d’euros ont été en quelques mois injectés par les Etats pour sauver l’économie.
L’effondrement du système bancaire a été évité mais aucun des problèmes apparus pendant la crise n’a été résolu. La bulle financière a seulement été transférée aux Etats, mais elle est toujours là . Ce sont les Etats, c’est à dire chacun d’entre nous maintenant qui en portent la charge en lieu et place du privé. Privatiser les profits et socialiser les pertes, le rêve capitaliste dans toute sa splendeur est devenu réalité.
En clair, Les mêmes investisseurs banques, assurances, fonds de placement, qui ont bénéficié des largesses extrêmement couteuses des Etats qui ont dû enrayer l’hémorragie financière de leurs placements pour le moins hasardeux, se mettent à douter de la capacité de ces mêmes États à assainir les budgets, qu’ils ont largement contribué à plomber.
Que font ils donc pour assainir la situation ? Ils spéculent là-dessus de plus belle et les enfoncent un peu plus en leur faisant payer leurs emprunts encore plus cher !
Qu’en pense donc notre Président qui est aller pester contre le capitalisme financier à Davos ? Le cynisme des banques atteint là incontestablement un sommet, mais fallait il les renflouer dans la précipitation sans obtenir la moindre garantie comme cela a été fait ?
Mettons nous un moment à la place d’un banquier qui sait désormais qu’il peut engranger des profits mirobolants, mener sa banque à la faillite par des placements aventureux, se trouver sauvé et renfloué par la puissance publique à laquelle il transfère ses créances pourries, et spéculer ensuite sur l’incapacité de son sauveur à faire face à cette charge !
Pourquoi voulez vous qu’il change de comportement, puisque celui qu’il a adopté à ce jour génère autant de juteux profits sans aucun risque ?
FRECHE : LA PARTIE VISIBLE DE L’ICEBERG ?
1 février 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Les propos de Georges FRECHE m’ont révolté, comme m’a révolté l’attitude de la convention de TOURS du Parti Socialiste qui a fermé les yeux et s’est bouché le nez pour ne pas avoir à faire son devoir, c’est à dire ne pas lui accorder son soutien aux prochaines elections régionales.
Ce n’est ni la première ni la dernière fois que ce personnage, qui a été par ailleurs un grand maire visionnaire pour sa ville de Montpellier, dérape et tient des propos dont la grossièreté le dispute à la vulgarité.
Tout le monde connaissait par ailleurs les méthodes employées par Georges FRECHE pour verrouiller la région et la fédération de l’Hérault du PS: tout le monde savait, mais tout le monde fermait les yeux car c’est une grosse fédération dont le poids peut être déterminant dans un congrès.
On a pu le mesurer récemment lorsque il apportait son concours à Ségolène ROYAL qui a failli, grâce à son soutien et à quelques autres de la même veine, mettre la main sur le PS. Au fait, qu’en pense-t-elle Ségolène, du dernier exploit de son féal languedocien ?
Car là est la véritable question que soulève l’affaire FRECHE: qu’est devenu aujourd’hui le PS ? Quelle est sa véritable nature ?
Hier parti de militants, né de la décrépitude de la SFIO, il semble aujourd’hui retourné à ses errements , redevenu un parti de notables dont le gros des troupes est constitué, dans beaucoup trop de fédérations de contingents d’employés municipaux, cantonaux ou régionaux à la dévotion de leurs élus.
L’oeuvre de rénovation, menée par Arnaud MONTEBOURG sous l’autorité de Martine AUBRY, est observée d’un oeil suspect par ces barons qui en définitive ne l’accepteront que si elle ne met pas en péril leur gouvernance locale.
De ce point de vue, l’affaire FRECHE n’est au fond rien d’autre que l’arbre qui cache la forêt des pratiques des appareils socialistes dans les départements et les régions.
Le rejet de Nicolas SARKOZY dans de larges franges de l’opinion , qui devrait se manifester avec force aux prochaines élections régionales, risque fort, paradoxalement, de retarder, sinon de tuer dans l’oeuf la rénovation entreprise. Pourquoi diable mettre le souk dans un parti qui remporte de si belles victoires n’est ce pas?
FORUM DE DAVOS: LA FIN D’UNE CHIMERE
27 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Economie, Introduction
Le forum de Davos va se dérouler du 27 au 31 Janvier alors que l’idéologie qui a présidé à sa naissance est en chute libre: un ordre économique plus prospère et plus juste devait mécaniquement survenir par le simple effet de la diffusion des échanges, la “mondialisation heureuse” chère à Alain MINC.
En fait le constat est tout autre: le monde est gravement fracturé et la situation génère de plus en plus de tensions et de conflits. Le modèle de Davos arrive en bout de course et il est plus que temps de lui donner un successeur.
La crise économique et financière est loin d’être terminée et la fracture constatée entre l’économie réelle et l’économie financière continue . La sphère financière continue comme s’il ne s’était rien passé à faire preuve de son indécente rapacité et les traders se gavent de bonus obscènes pendant que le chômage s’étend dramatiquement.
Pour les banques aujourd’hui la ressource financière, l’argent des banques centrales, est pratiquement gratuite et tous les risques sont permis puisque en cas de faillite elles seront sauvées par l’Etat.
En Europe comme dans le reste du monde tout dépend dans l’avenir de la capacité et de la volonté du politique de ramener la finance dans la cage d’ou elle n’aurait jamais dû sortir. Sans le concours et la mobilisation des peuples les dirigeants politiques seront mis à genoux par la puissance des financiers qui disposent d’une force de frappe financière colossale.
Plus que la mise au pas des paradis fiscaux, qui n’ont pas vraiment joué un grand rôle dans la crise financière, c’est celle des groupes financiers multinationaux qui va poser problème, singulièrement aux Etats Unis et en grande Bretagne ou ils sont extraordinairement influents.
C’est à ce chantier que la gauche devra s’atteler, et il lui faudra beaucoup de courage. Elle devra pour cela s’appuyer à la fois sur la mobilisation du peuple français et sur les forces qui, partout dans le monde, se sont levées et se lèvent contre l’obscénité du capitalisme financier.
Elle devra en même temps, et singulièrement pour ce qui concerne la PS mettre un terme à la dérive social-libérale qui a marqué la deuxième partie du long mandat de François MITTERRAND.
A cet égard, et pour ce qui me concerne, je ne voterai pas pour Dominique STRAUSS KHAN s’il est candidat à la primaire, car son parcours symbolise, au gouvernement comme aujourd’hui encore, la toute puissance de la finance et ses dérives.
S’il est désigné, je voterai et ferai campagne pour lui naturellement.
GAUCHE : UNE BALLE DANS LE PIED ?
22 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Les électrices et les électeurs de gauche attendaient de leurs dirigeants qu’ils tirent les leçons de la défaite de 2004 aux élections territoriales et qu’ils s’unissent dès le premier tour pour mettre fin à 26 ans de règne de la droite à l’Assemblée de Corse.
Je suis, comme eux, déçu qu’ils s’en soient montrés incapables, et je redoute, comme eux que le cauchemar de 2004 ne se reproduise.
J’ai répondu aux questions que Corse Matin m’ a posées dans son numéro de ce jour . Je vous laisse comme d’habitude juges de la pertinence de mes interrogations.
Q1/Que vous inspire l’éclatement de la gauche ?
J’avais déclaré à « Cuntrastu » le 1er novembre que la gauche gagnerait les territoriales à condition de ne pas se tirer une balle dans le pied. C’est fait, et c’est une immense déception pour moi, comme pour les électrices et les électeurs de gauche qui redoutent que la machine à perdre se soit remise en route.
La question aujourd’hui est moins de chercher à savoir qui a appuyé sur la gâchette que de s’attacher à soigner et si possible guérir la fracture que la balle a causée. C’est en tout cas la seule préoccupation qui gouvernera mon attitude dans cette élection.
Q2/A-t-elle compromis ainsi ses chances jugées importantes de remporter les élections
Bien entendu, même si tout n’est pas perdu pour autant: la compétition entre les listes de gauche va les conduire à exagérer leurs désaccords pour séduire l’électorat de gauche ce qui n’est certainement pas le meilleur moyen de faciliter le rassemblement au deuxième tour.
Q3/Dans ces conditions qu’attendez vous aujourd’hui des leaders de la gauche ?
D’abord qu’ils n’oublient pas que l’élection à L’Assemblée de Corse ce n’est ni le tiercé ni le quarté, mais que c’est une affaire sérieuse qui engage l’avenir de dizaine de milliers de femmes et d’hommes qui comptent sur la gauche pour changer leur vie.
Ensuite qu’ils s’engagent clairement, dès leur entrée en campagne à tout mettre en œuvre pour faire en sorte qu’au deuxième tour les listes de gauche fusionnent et lui permettent de remporter la majorité des sièges.
Le soir du 14 mars prochain la gauche sera sans doute arithmétiquement en situation de gagner. Ne pas transformer ce résultat en victoire le 21 ne constituerait rien d’autre qu’une trahison que nos électeurs ne pardonneront, à juste titre, à personne.
Q4/Les divergences sont elles à ce point fortes entre les listes de gauche qu’elles peuvent empêcher tout rapprochement?
Certainement pas ! Il y a bien plus de différences entre socialistes, communistes, verts et pourquoi pas modem, et pourtant ils vont probablement renvoyer Nicolas Sarkozy à sa mairie de Neuilly et à ses amis de la Jet Set, et gouverner la France ensemble en 2012….
Alors je dis à ceux qui seraient tentés de s’abîmer dans la contemplation de leur nombril de bien réfléchir, et surtout de penser un peu plus à la Corse et un peu moins à leur destin personnel qu’il soit local ou national !
Q5/Et vous Vincent Carlotti qui aviez présenté un liste en 2004 vous resterez simple observateur ?
Vous faites bien de le rappeler : nous l’avions intitulée « Socialistes, à Gauche, pour la Corse » : avouez que c’est un slogan de circonstance par les temps qui courent ?
Ceux qui nous avaient fait confiance peuvent compter sur moi pour être présent dans cette élection et pour mettre en avant cette position, sous une forme ou une autre, dans les jours et les semaines qui viennent.
LA PEUR POUR ENFUMER LES FRANCAIS
7 janvier 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Le décès brutal de Philippe SEGUIN est une bénédiction pour cette pauvre Roselyne BACHELOT qui va pour quelques jours disparaitre de la Une de la presse quotidienne ou périodique.
Passons sur la grand’guignolesque mise en scène des opérations : c’est tout juste si on n’a pas déclaré l’Etat d’urgence. Stockage de centaines de millions de masques qui pourrissent dans les hangars municipaux, commandes de près de cent millions de vaccins dont seulement cinq millions utilisés à ce jour etc..
Ajoutons surtout cette organisation quasi militaire de la vaccination avec réquisition solennelle d’internes en médecine auxquels on envoie les gendarmes, mise en place de centres de vaccination sur le modèle des dispensaires de l’après guerre, fermeture d’écoles voire de collèges entiers, dramatisation extraordinaire du moindre décès.
Si la bêtise confondante du Ministre rose bonbon chargée des opérations peut prêter à rire, pour ne pas en dire plus par charité chrétienne, il ne faut pas voir dans ce gigantesque ratage qu’incurie et gaspillage.
J’y vois pour ma part, mais vous me direz que j’ai l’esprit tordu, une nouvelle illustration des manoeuvres de notre cher- et d’une certaine façon même très très cher- Président de la République.
On connait la recette sarkozyste, elle a déjà abondamment servi: on met en scène une bonne vieille peur panique chez nos concitoyens, et on attend le moment ou, après l’orage, on vient nous expliquer qu’après avoir sauvé la finance mondiale, moralisé le capitalisme, sauvé les Iles Maldives de l’inondation et nos plages de l’érosion, notre héroïque Président a sauvé des millions de français d’une mort certaine.
D’autant que pendant ce temps, n’est ce pas, on oublie la crise, les millions de chômeurs, les traders qui recommencent à se gaver, et le trou abyssal des finances publiques qu’il nous faudra bien combler…
Il faut croire qu’il a bel et bien perdu la main Nicolas SARKOZY, car le dispositif prend eau et que l’opinion commence à se demander si elle n’est pas gouvernée par des Charlots!
Pourr ma part, il y a un bon moment que je m’en suis rendu compte. Mais, je vous l’ai dit, je dois avoir l’esprit mal tourné…
LA POLITIQUE LE NEZ FIXE SUR LE NOMBRIL
28 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Europe, International, Introduction
E la Nave va…vogue le navire: c’est ainsi que Frederico FELLINI a appellé un de ses plus beaux films, un récit désespéré sur la mort, et sur le naufrage de l’art.
Ainsi va l’Europe, et ainsi va la France, pourrait on dire en écho en lisant les nouvelles - mauvaises- du jour. C’est la Corée du Sud, un petit pays d’Asie qui a gagné le marché du siècle, 40 milliards de dollars, que constitue la construction et l’exploitation des centrales nucléaires d’ABU DHABI et non la France d’AREVA qui se considère pourtant comme la première puissance au monde dans ce domaine.
Ainsi va l’Europe effacée à Copenhague par la Chine et les Etats Unis, incapable de présenter un front uni et cohérent . Ainsi va aussi la France de SARKOZY, tapant de ses petits poings sur la table comme un enfant gâté pour se faire entendre dans l’indifférence générale.
Au moment ou c’est au niveau de notre continent que doivent de prendre collectivement les décisions qui s’imposent avant que son déclin ne soit irréversible on ne trouve rien de mieux que nous servir un débat affligeant sur l’identité nationale, comme s’il n’y avait rien de plus urgent à faire aujourd’hui.
La France avait besoin d’un homme d’Etat à sa tête dans cette période cruciale. Elle a aujourd’hui à sa tête un politicien sans envergure qui continue de penser que s’agiter est agir et que l’art de la manipulation, ou il excelle, est la marque d’un grand politique.
Ainsi va la La Corse enfin, qui n’est, disons le franchement, pas mieux lotie. Le chômage y fait des ravages, la pauvreté y est solidement ancrée, les inégalités battent des records ? Sans doute, mais pas suffisamment pour émouvoir nos politiciens entièrement accaparés par leurs chicayas et le nez obstinement fixé sur leur nombril.
Ainsi va la Corse: du moins tant que la France aura les moyens de se payer la danseuse n’est ce pas? Nous aurons, rassurez vous, largement l’occasion d’en reparler.
COPENHAGUE : LA PITEUSE MASCARADE
19 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
Il y avait, à l’origine déjà, un gros mensonge, une énorme escroquerie intellectuelle : sous le couvert de “sauver la planète” il s’agissait surtout d’essayer de sauver un mode de vie et un système responsables de la situation catastrophique de plus de deux milliards d’hommes de femmes et d’enfants.
A la sortie le voile se déchire et les masques tombent: il ont sauvé banquiers et traders fous, les autres, ma foi, ils sauront bien se débrouiller tout seuls !
Les premiers se sont payés en dollars et en euros sonnants et trébuchants, les autres ont été payés de mots ronflants et emphatiques, comme ça tout le monde est content n’est ce pas ?
Il y avait aussi, toujours à l’origine, une stupéfiante muflerie: au lieu de faire semblant de lutter contre un réchauffement climatique contre lequel ils n’y a probablement pas grand chose à faire sinon s’adapter , et étaler complaisamment leur souci de l’humanité, pourquoi les chefs d’Etat ne font ils pas ce qui est à leur portée: arrêter les guerres et les massacres, stopper la course aux armements et détruire les armes nucléaires dont ils sont directement responsables.
Pour le reste qu’ils arrêtent de se moquer du monde. La grotte CASQUER découverte il y a quelques années sur la Cote d’Azur se trouve aujourd’hui à plus de 60 mètres au fond de la mer. Des hommes y vivaient il y un million d’années comme en témoignent les peintures sur les parois. Leurs descendants vivent encore, juste au dessus, ils se sont adaptés, comme se sont adaptées toutes les espèces qui ont survécu à ses convulsions !
La puissance des phénomènes qui ont affecté la Terre dans le passé comme de ceux qui l’affecteront dans l’avenir sont sans commune mesure avec celle dont l’homme s’imagine disposer et elle sera encore là quand l’espèce humaine aura disparu, il serait temps qu’il en convienne.
L’échec de Copenhague, prévisible tant ils contrariait d’appétits et d’intérêts, nous aura au moins épargné que Nicolas Sarkozy se précipite à la télévision pour nous expliquer qu’il avait une fois de plus sauvé la planète. Si c’est là le prix à payer pour cet échec et bien malgré moi, j’assume volontiers.
LA HONTE A DESORMAIS UN PRIX
7 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société
Dans la pays ou je vis tout a un prix. Normal, on est en économie de marché que diable, tout s’achète et tout se vend , faut pas rêver comme dirait notre Président..
Désormais même la honte a un prix: 826 222 Euros, pas un sou
de moins. C’est ce qu’a touché Raymond DOMENECH après que Thierry HENRI ait, lui, touché la balle. Rassurez vous, le tricheur a touché lui aussi un joli paquet d’euros, pas loin de 500 000 Euros selon les journaux, une broutille..
Voilà, c’est ça la France aujourd’hui, et, pour parler franchement, je dirais que je ne me sens pas la même “identité nationale” que ces deux là comme disait l’autre humaniste.
Lorsque je siégeais au Conseil Général de Haute Corse, j’avais été le seul à refuser de voter une subvention au SECB, ce qui m’avait bien entendu une volée de bois vert d’un certain nombre d’amateurs de football et de nombre de mes collègues faut il l’ajouter.
J’avais pourtant expliqué tranquillement que le foot ball professionnel n’était plus à proprement parler un sport mais un spectacle, et que je préférais que l’argent public aille au sport amateur et en particulier à l’accès au sport des plus jeunes et des plus défavorisés.
Que voulez vous, ça me paraissait évident, et cela me parait encore plus évident aujourd’hui quand je vois ce qui se passe dans ce milieu très particulier du foot professionnel.
La réponse de l’un de mes détracteurs m’avait laissé pantois: laisse tomber tes principes et dis toi bien une chose, quand ils remplissent les stades ils nous foutent la paix !
Panem et circences: du pain et des jeux, c’est ce que servaient les Empereurs du bas empire aux romains de la Rome décadente pour leur cacher leurs turpitudes. C’est fou ce que l’histoire a tendance à begayer vous ne trouvez pas ?

