LA RÉVOLUTION QUI ÉBRANLE AUSSI LE GOUVERNEMENT.
19 janvier 2011 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
Le peuple tunisien, en chassant le tyran BEN ALI et la bande d’aigrefins cleptomanes qui grouillait dans son entourage n’a pas seulement ébranlé les régimes arabes.
Il a aussi déstabilisé un gouvernement français qui s’est montré en la circonstance particulièrement mal inspiré à tous les échelons.
Nicolas SARKOZY d’abord,  qui paye  là , sans aucun doute, un style personnel qui le conduit depuis son élection à des démonstrations publiques d’amitié avec les dirigeants les plus contestables aussi exagérées que compromettantes.
Que ce soit avec KHADAFI, qui l’a roulé dans la farine, ridiculisé et publiquement démenti lors de son déplacement à Paris, avec POUTINE ou bien sûr avec BEN ALI. Le communiqué saluant le départ du tyran tunisien restera dans ce domaine un cas d’école pour étudiants en sciences politiques : ” le gouvernement a pris acte du départ du président de la Tunisie”…Curieuse façon de saluer et de rendre hommage à une révolution pacifique et populaire pour les héritiers de la révolution de 1789, dans un pays ami qui compte plus de 600 000 ressortissants sur notre territoire !
Mais le pompon revient incontestablement à Michèle ALLIOT MARIE. Au moment où le sang coulait à Tunis, où de jeunes tunisiens tombaient sous les tirs à balles réelles de la police, elle n’a rien trouvé de mieux que de proposer au dictateur un singulier “transfert de technologie” en matière de répression de manifestations.
Je n’ai jamais compris ce que l’on pouvait trouver à MAM, comme on l’appelle dans les médias. Son allure martiale et sa façon de se déplacer comme un capitaine de dragons m’a toujours semblé dissimuler des  failles que sa dernière sortie révèle de manière fracassante.
Je ne sais pas s’il convient de réclamer une démission qui de toute manière n’interviendra pas, mais il est clair que cette femme n’est pas à sa place au poste que lui a confié le président de la République, et ce n’est pas en s’enferrant misérablement dans des explications confuses qu’elle arrivera à me faire changer d’avis…
La diplomatie française n’était déjà pas brillante avec l’ombre de Bernard KOUCHNER , ce ne sont pas les bégaiements peu  diplomatiques de son successeur qui vont assurément  en relever le niveau.
LE BRESIL DE LULA
26 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
C’est la veille de Noel que le president brésilien Luis Ignacio LULA DA SILVA a choisi pour s’adresser a la population en lui souhaitant de bonnes fêtes de Noel en forme d’adieu.
Il quittera en effet son poste le premier janvier pour le ceder a Dilma ROUSSEF élue il y a quelques semaines et qui qui acheve la constitution d’un gouvernement que beaucoup jugent ici pléthorique, résultat des compromis passés avec la nébuleuse des partis politiques bresiliens.
Pour cette jeune démocratie, elle a acquis son indépendance en 1822, qui vit sous le régime d’une constitution adoptée en 1988 il faut avouer que s’etre successivement doté du premier président authentiquement ouvrier avec LULA puis d’une femme présidente avec DILMA comme ils l’appellent, ancienne guerillera marxiste, sonne comme une claque á la face de notre démocratie bourgeoise plus ou moins louis philiparde.
D’autant que LULA quitte son poste avec une popularité au zénith, qui frise les 85%. De quoi lá encore donner de l’urticaire á notre président qui rame péniblement aux alentours des 25%.
S’il est adulé au Nordeste, région pauvre dont il est originaire et ou Dilma a obtenu des scores de maréchal, il est plus discuté au sud du Brésil, la région la plus riche.
Tous les brésiliens reconnaissent cependant á LULA d’avoir comtribué a donner au Brésil un statut considérablemet renforcé sur le plan internationnal, oú de puissance régionale il est devenu puissance mondiale avec laquelle il faudra dorénavant compter dans tous les cénacles ou se décide l’avenir du monde.
Ce qui lui est surtout reproché c’est de ne pas avoir lutté contre la corruption, un mal qui ronge les institutions du pays,  á commencer par celle qui regne dans le PPT son propre parti. Ce sera d’ailleurs un des grands défis de la nouvelle présidente dont chacun s’accorde á reconnaitre qu’elle possede le caractere d’une dame de fer.
D’autres defis l’attendent : la reduction des inégalités colossales qui risquent de miner le contrat social que partagent les brésiliens, l’éradication de la criminalité que le gouvernement fédéral et l’Etat de Rio de Janeiro ont entrepris d’attaquer frontalement, le manque criant de grandes infrstructures sans lesquelles le Brésil ne pourra poursuivre durablement son extraordinaire expansion, le systeme éducatif qui reste tres insuffisant au regard des ambitions légitimes du pays.
Pour ma part, j’ai appris á aimer ce pays attachant, et je ne doute pas que, malgré leur complexité il arrivera á les surmonter. C’est en tout cas le voeu que j’adresse á mes amis brésiliens á l’orée de 2011.
SARKOZY EN PETIT COQ DRESSE SUR SES ERGOTS…
17 septembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction, Politique
Nicolas SARKOZY continue consciencieusement d’abîmer l’image de son pays à l’extérieur. Non seulement il se montre arrogant en  petit coq dressé sur ses ergots , mais il prend avec la vérité un certain nombre de libertés qui lui ont valu de se faire remettre sèchement à sa place par Angela MERKEL l’autre jour à Bruxelles.
Le presse internationale ne se prive plus de railler méchamment comme The Economist affichant “le président qui retrécit” en page de couverture  , ou de critiquer vertement comme Le Temps de Genève rapporté par Courrier International, un homme qui, dans quelques mois va accéder au nom de la France à la présidence du G20 et dont l’attitude attente également au prestige d’une Europe dont il a trahi les principes fondateurs, en invoquant brutalement une souveraineté dont il a librement consenti à ce qu’elle soit limitée par des traités.
Mais c’est la vulgarité qui à mon sens accentue aujourd’hui les traits de caractère du personnage. Vulgarité des sentiments exprimée sans fard dans le désormais fameux discours de Grenoble, vulgarité du comportement lorsqu’il s’adresse à la vice présidente luxembourgeoise de la commission européenne en proposant avec autant d’arrogance que de mépris que son pays accueille les Roms expulsés de France.
Fort avec les faibles Nicolas SARKOZY, en s’adressant ainsi au plus petit des Etats de l’union européenne, mais aussi faible avec les forts  lorsqu’il maintient un bouclier fiscal qui a conduit l’Etat à rembourser à faire à un millier de  richissimes contribuables un chèque de plus de 35 000 €  pendant que des millions de français peinent à faire face à leurs besoins les plus élémentaires.
Quand on a franchit les limites, disait Marcel PAGNOL, il n’y a plus de bornes. Les quelques 20 mois qui nous séparent des élections présidentielles de 2012 lui offriront , à la lumière des évènements récents, plus d’une occasion de le prouver.
NICOLAS ET LES QUARANTE… MILLIARDAIRES
5 août 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
Selon le journal Le Monde, à l’initiative de Bill GATES et Waren BUFFET, deux milliardaires américains comptant parmi les trois  hommes les plus riches du monde, trente quatre de leurs homologues américains, se sont engagés à verser la moitié de leur fortune à des organisations caritatives.
Pour ce qui concerne BUFFET c’est 99% de sa fortune qu’il s’est engagé, de son vivant ou à sa mort, à verser à ces organisations.
Selon le magazine américain FORBES, ce sont ainsi 600 milliards de Dollars, soit 450 milliards d’Euros qui pourraient être mobilisés et mis à disposition des organisations concernées. On pourra bien sûr disserter à foison sur les raisons qui poussent à tant de générosité ou sur les commentaires dont les deux initiateurs de ce mouvement ont assorti leur initiative.
Reste que l’on attend toujours que dans notre pays les milliardaires qui font la Une des magazines people ou qui fréquentent le Fouquet’s en compagnie de Nicolas SARKOZY se conforment à l’exemple de leurs homologues d’outre atlantique.
Il est possible que chez nous il y en ait quelques uns qui versent leur obole dans des caisses plus nécessiteuses que celles de l’UMP, mais à ma connaissance en tout cas, aucun d’entre eux n’a jamais envisagé, ni n’envisage vraisemblablement, de céder une aussi grande partie de sa fortune à quiconque.
Ils auraient plutôt tendance, disent les mauvaises langues, à s’établir dans un paradis fiscal pour ne pas payer trop d’impôts, et préfèrent nettement , à l’instar de madame BETTENCOURT  encaisser un bon gros chèque du trésor public.
Comme on a les élus qu’on mérite, il semble qu’on ait également les milliardaires qu’on mérite n’est ce pas ?
LA POLITIQUE LE NEZ FIXE SUR LE NOMBRIL
28 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Europe, International, Introduction
E la Nave va…vogue le navire: c’est ainsi que Frederico FELLINI  a appellé un de ses plus beaux films, un récit désespéré  sur la mort, et sur le naufrage de l’art.
Ainsi va l’Europe, et ainsi va la France, pourrait on dire en écho en lisant les nouvelles - mauvaises- du jour. C’est la Corée du Sud, un petit pays d’Asie qui a gagné le marché du siècle, 40 milliards de dollars, que constitue la construction et l’exploitation des centrales nucléaires d’ABU DHABI et non la France d’AREVA qui se considère pourtant comme la première puissance au monde dans ce domaine.
Ainsi va l’Europe effacée à Copenhague par la Chine et les Etats Unis, incapable de présenter un front uni et cohérent . Ainsi va aussi la France de SARKOZY, tapant de ses petits poings  sur la table comme un enfant gâté pour se faire entendre dans l’indifférence générale.
Au moment ou c’est au niveau de notre continent que doivent de prendre collectivement les décisions qui s’imposent avant que son déclin ne soit irréversible on ne trouve rien de mieux que nous servir un débat affligeant sur l’identité nationale, comme s’il n’y avait rien de plus urgent à faire aujourd’hui.
La France avait besoin d’un homme d’Etat à sa tête dans cette période cruciale. Elle a aujourd’hui à sa tête  un politicien sans envergure qui continue de penser que s’agiter est agir et que l’art de la manipulation, ou il excelle, est la marque d’un grand politique.
Ainsi va la La Corse enfin, qui n’est, disons le franchement, pas mieux lotie. Le chômage y fait des ravages, la pauvreté y est solidement ancrée, les inégalités battent des records ? Sans doute, mais pas suffisamment pour émouvoir nos politiciens entièrement accaparés par leurs chicayas et le nez obstinement fixé sur leur nombril.
Ainsi va la Corse: du moins tant que la France aura les moyens de se payer la danseuse n’est ce pas? Nous aurons, rassurez vous, largement l’occasion d’en reparler.
COPENHAGUE : LA PITEUSE MASCARADE
19 décembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
Il y avait, à l’origine déjà , un gros mensonge, une énorme escroquerie intellectuelle : sous le couvert de “sauver la planète” il s’agissait surtout d’essayer de sauver un mode de vie et un système responsables de la situation catastrophique de plus de deux milliards d’hommes de femmes et d’enfants.
A la sortie le voile se déchire et les masques tombent: il ont sauvé  banquiers et traders fous, les autres, ma foi, ils sauront bien se débrouiller tout seuls !
Les premiers se sont payés en dollars et en  euros sonnants et trébuchants, les autres ont été  payés de mots ronflants et emphatiques,  comme ça tout le monde est content n’est ce pas ?
Il y avait aussi, toujours à l’origine, une stupéfiante muflerie: au lieu de faire semblant de lutter contre un réchauffement climatique contre lequel ils n’y a probablement pas grand chose à faire sinon s’adapter , et étaler complaisamment leur souci de l’humanité, pourquoi les chefs d’Etat ne font ils pas ce qui est à leur portée: arrêter les guerres et les massacres, stopper la course aux armements et détruire les armes nucléaires dont ils sont directement responsables.
Pour le reste qu’ils arrêtent de se moquer du monde. La grotte CASQUER découverte il y a quelques années sur la Cote d’Azur se trouve aujourd’hui à plus de 60 mètres au fond de la mer. Des hommes y vivaient il y un million d’années comme en témoignent les peintures sur les parois. Leurs descendants vivent encore, juste au dessus, ils se sont adaptés, comme se sont adaptées toutes les espèces qui ont survécu à ses convulsions !
La puissance des phénomènes qui ont affecté la Terre dans le passé  comme de ceux qui l’affecteront dans l’avenir sont sans commune mesure avec celle dont l’homme s’imagine disposer et  elle sera encore là quand l’espèce humaine aura disparu, il serait temps qu’il en convienne.
L’échec de Copenhague, prévisible tant ils contrariait d’appétits et d’intérêts, nous aura au moins épargné que Nicolas Sarkozy se précipite à la télévision pour nous expliquer qu’il avait une fois de plus sauvé la planète. Si c’est là le prix à payer pour cet échec et bien malgré moi,  j’assume volontiers.
BRESIL DE TOUS LES CONTRASTES
4 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction, Société
Je quitte le Brésil aujourd’hui, après un séjour d’un  mois dans le sud de ce pays continent, à travers quatre des 27 Etats que compte la République Fédérative: l’Etat de Saõ Paulo, l’Etat de Spirito Santo, l’Etat de Minas Gerais, et l’Etat du Parana.
Difficile de faire un bilan sur une période aussi courte, même si on l’a passé dans une famille brésilienne et au milieu de brésiliens.
Au delà des différences, sensibles, des populations de ces différentes régions, il y a une constante frappante: l’extrême gentillesse de ce peuple accueillant envers les étrangers. Sans doute est ce dû en particulier à l’extraordinaire mosaïque brésilienne qui affiche sans aucun complexe sa diversité.
Il y a aussi, perceptibles lorsque l’on fréquente les brésiliens des aspects de la société brésilienne incontestablement marquants, même si en les citant on n’échappe pas aux inévitables clichés qu’engendre le fait de les rapporter aussi brièvement.
Au Brésil, m’a-t-on dit et répété, il n’existe pas de manifestations assimilables à celles qui, en Europe, peuvent être qualifiées de racistes: c’est sur les classes sociales essentiellement que se marquent les différences , et elles sont  en effet considérables.
Au Brésil, en 2008, les ventes de carburant à base d’ethanol produit à partir de la canne à sucre, ont dépassé pour la première fois les ventes de carburant à base de pétrole: c’est aujourd’hui le premier pays producteur de carburants produits à partir de la filière agricole.
Au Brésil, la corruption s’étale presque quotidiennement sur les unes des journeaux, elle revient régulièrement dans les conversations.  Il semble  qu’elle touche l’ensemble d’une classe politique sur laquelle les brésiliens ne se font guère d’illusion, tant ils l’estiment universellement corrompue et incapable de s’amender étant donné le profond enracinement du clientèlisme qu’elle a contribué à développer pour se maintenir au pouvoir.
Au Brésil, la fête est toujours là , souvent discrètement,  peuple festif ou l’on trouve toujours une occasion de se réunir entre amis pour boire quelques bières autour d’un “churrasco”, pour faire griller et déguster la “picanha” ce morceau de boeuf excellent dont les brésiliens vous disent qu’il n’existe nulle part ailleurs.
A minuit, le 31 Décembre 2008, sur une plage dela cote nord de l’Etat de Saõ Paulo, le spectacle des brésiliens qui sont venus avec une bouteille de champagne et quelques verres fêter la nouvelle année les pieds dans l’eau, en y jetant une fleur blanche, une blueue et une rouge, a quelque chose de féérique pour un européen.
Au Brésil il existe un sentiment très perceptible d’appartenance à la nation brésilienne, quel que soit l’Etat ou l’on réside, l’origine sociale ou la couleur de la peau, et on est visiblement et ostensiblement fier d’être brésilien. Constat qui laisse perplexe un français ou le sentiment national est dilué quand il n’est pas suspect.
Au Brésil le football est toujours là et les stades sont pleins de supporters certes passionnés mais jamais incorrects ni excessivement agressifs malgré la passion.
Au Brésil les “novellas” ces feuilletons qui se retrouvent sur toutes les chaines de télévision envahies par la publicité nourrissent les conversations et se renouvellent pratiquement tous les 8 à 10 mois constituant une véritable industrie.
On pourrait continuer ainsi à citer les traits de caractère les plus apparents de la société brésilienne et de cette jeune démocratie dont il faut rappeler, avant de porter sur elle un jugement hatif, que la dictature militaire a pris fin en 1985 seulement, et qu’il ne s’est libéré de la domination portuguaise qu’en 1822.
La République Fédérative du Brésil, quant à elle, est née le 5 Octobre 1988, et la constitution est encore en vigueur dans ce qui est aujourd’hui la plus grande démocratie d’Amérique du Sud.
En Octobre 2002 lors des élections présidentielles, le chef historique de la gauche Luis Ignacio Lula da Silva , dit « Lula », ancien ouvrier métallurgiste, est élu président de la République avec 61 % des suffrages. Il termine en 2010 son second mandat.
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NOËL AU BRESIL AVEC SARKO ?
22 décembre 2008 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
Je l’apprends à l’instant: Sarkozy va passer Noël au Brésil, sans doute à Rio de Janeiro…Nous serons donc en même temps au Brésil. Naturellement pas au même endroit: je serai pour ma part sur la plage de Jureïa quelque part au sud de Saö paulo, et lui probablement dans une des luxueuses résidences de la famille Bruni Tedeschi.
Je n’ai pas voté pour lui, et je ne le voterai pas non plus en 2012. je n’apprecie pas plus aujourd’hui son bilan, ni ses méthodes, que je n’appréciais son programme présidentiel. Et, de toute façon, l’homme, qui n’est pas dépourvu de qualités, est décidemment trop agité pour moi…
Ce qui se passe aujourd’hui au Parlement en est la parfaite ilustration. L’inextinguible soif d’action de cet homme est sidérante: on a parfois l’impression qu’il éprouve une véritable angoisse dès qu’il ne se passe pas dans notre pays quelque chose dont il est à l’origine…La belle énergie qu’il manifeste devient inquiétante quand elle tourne à la frénésie.
Je me réjouis naturellement de cette visite au Brésil, puissance émergente de première importance, qui représente aujourd’hui un sud américain sur deux, et qui, après des années de dictature militaire est enfin sorti de son isolement pour prendre se juste place parmi les grandes nations.
La France appuie sa candidature au Conseil de Sécurité, et se trouve très souvent à ses cotés dans les négociations avec l’OMC.Â
La coopération franco brésilienne a pris ces dernières années un nouveau tour, incontestablement positif, et l’amitié franco-brésilienne se porte bien.
L’Union Européenne représente plus de 25 % des exportations du Brésil, raison de plus pour que cette coopération se renforce et tant mieux si cette coopération renforcée se réalise sous l’égide de Nicolas Sarkozy, Président en exercice de l’UE.
Clémenceau avait emmené, et 1912 une mission parlementaire française au Brésil. Rapportant ses travaux devant le Parlement, et n’ayant visiblement pas bien compris ce pays, il avait employé à la fin de son discours une  de ces phrases caustiques dont il avait le secret: “ le Brésil est un pays d’avenir, et il le restera.”
Je suis très heureux que ce jugement hatif se trouve aujourd’hui démenti avec le déplacement d’un Président Français.
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L’OR NOIR DE MINAS GERAIS
18 décembre 2008 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction, Société
L’Etat de Minas Gerais, à l’intérieur du Brésil, est probablement moins connu en Europe que celui de Saõ Paulo ou celui de de Rio de Janeiro.
C’est pourtant là , peut être plus qu’ailleurs, que s’est forgée une grande partie de l’identité de ce pays continent qui n’a sans doute pas fini de nous étonner.
Etat minier il a connu un extraordinaire pic de prospérité au XVIIIème siècle lorsque la découverte de l’or a provoqué une des plus extraordinaires ruées vers l’or que le continent américain ait connu.
Des villes champignons ont alors émergé dans le sertaõ brésilien le plus sauvage, et des milliers d’hommes ont tout abandonné pris par la fièvre du métal jaune pour affronter la jungle le la Mata Atlantica, les fièvres, les betes sauvages et les indiens, dans l’espoir d’amasser la fortune de leurs rêves les plus fous.
Véritable folie en effet qui a conduit nombre de ces communautés a mourir de faim a coté de leur sac de poudre d’or, faute d’avoir pris le temps de cultiver assez de manioc ou de maïs pour assurer leur subsistance!
Sombre entreprise qui a occasionné la mort de milliers d’esclaves arrachés à l’Afrique pour aller s’enterrer vivants au fond des mines ou, après 15 heures de travail par jour, ils mourraient comme les mouches avant d’avoir atteint 30 ans.
Ouro Preto, Or Noir en portuguais, ancienne capitale de l’Etat, est le témoin saisissant de cette période . Les mines d’or ont désormais fermé, et les descendants des esclaves s’improvisent guides pour les faire visiter aux touristes venus des quatre coins du monde.
Ville témoin d’un passé étrange et tumultueux, classée au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO, elle dresse sur ses collines ruisselantes de végétation les orgueilleuses façades des églises baroques fondées par les riches confréries qui s’en disputaient le contrôle. Ville ou le temps s’est comme figé, ou les maisons basses aux couleurs vives et  aux magnifiques balcons en bois ou fer forgé évoquent le Portugal, Ville témoin du passé  mais grouillant de vie et accueillante aux visiteurs.
Plus de 1 500 000 tonnes d’Or ont été, entre 1680 et 1750 extraites des mines voisines et envoyées a travers 600 kms de jungle vers les ports de Paraty et de Rio de Janeiro pour etre expédiées au Portugal.
Que de souffrances pour parer les épaules des belles portugaises , assouvir l’appetit de puissance des Rois du Portugal et la convoitise des marchands.
Reste, comme toujours dans l’histoire de l’humanite, cette ville étonnante et magnifique, que le génie des hommes  a élevé sur la souffrance des autres, et qui ne peut laisser personne indifférent.
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VU DE SAÕ PAULO
13 décembre 2008 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
Je séjourne au Brésil depuis le 5 Décembre et je rentrerai en Corse le 5 janvier. Cet immense et superbe pays de 8 600 000 Km2 soit plus de 25 fois la France est une fantastique terre de contrastes: ainsi, l’Etat de Saõ Paulo, l’un des 25 Etats de la République Fédérale du Brésil représente-t-il, avec ses 45 000 000 d’habitants près de 25% de la population Brésilienne et concentre-t-il  plus de 60% de la richesse du Pays. La ville de Saõ Paulo en est la capitale: plus de 11 000 000 d’habitants ou voisinent les tours orgueuilleuses du nouveau Brésil et les favellas ou règnent misère et violence.
Ici aussi la crise est présente et alimente les conversations, même si le Brésil avec son marché intérieur de plus de 200 000 000 d’habitants espère s’en tirer mieux que d’autres. Les exportations souffrent cependant dès lors que se pricipaux clients, Etats Unis, Union Européenne et Chine connaissent des problèmes.
La prodigieuse vitalité des brésiliens et leur optimisme naturel les portent cependant à ne pas sur estimer les conséquences de la crise sans pour autant les sous estimer. Disposant de richesses naturelles importantes, d’un territoire immense et surtout d’une population jeune, importante et riche de ses diversités, le Brésil posède des atouts dont nous sommes aujourd’hui dépourvus en Europe.
Le News brésilien EXAME, dans son exemplaire de Décembre 2008 titre, en page de garde, sous le portrait de Bernard ARNAULT, PDG du groupe LVMH : U luxo descobre o Brasil, le luxe découvre le Brésil, et explique que devant la crise qui frappe les pays développés, les entreprises et services de luxe ont fait du Brésil une de leurs priorités..
Vue de Saõ Paulo la crise a des couleurs tropicales qui ne semblent pas affecter les brésiliens. Vu de Saõ Paulo les problèmes qui attendent la France semblent autrement preoccupants, et les évènements qui secouent la Grèce sonnent comme un avertissement pour ceux qui se refusent encore à mesurer les conséquences des inégalités qui se sont creusées ces vingt dernières années dans notre pays.
Vu de Saõ Paulo, ou les élections présidentielles brésiliennes se profilent à l’horizon de Novembre 2010, les querelles qui agitent les milieux politiques français ont, quant à elles, un petit quelque chose de dérisoire…Â
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