BA 126: BEAUCOUP BEAUCOUP TROP DE BRUIT
26 mai 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Aléria, Introduction, Société
Zara, c’est le nom de code de la BA 126 la base militaire de Ventiseri, et non de Solenzara comme on le dit au grand désespoir du maire de Ventiseri.
Stratégiquement importante pour l’OTAN, cette base entre autres missions, recoit les pilotes de cette organisation qui ont besoin de s’entrainer au tir sol-mer, c’est à dire au tir de roquettes et de missiles à partir d’avions de chasse sur une hypothètique flotte ennemie.
Pour cela l’Armée de l’Air dispose d’un terrain de plus de 1000 hectares, sur près de 3 kms de bord de mer, sur la commune de Linguizetta à Bravone.
Pour tirer en mer les avions ont naturellement besoin de manoeuvrer et de se mettre en position au dessus d’un vaste territoire. Imaginez un chasseur dont les moteurs sont lancés à plein régime survoler  votre maison à moins de 100 m d’altitude, imaginez votre enfant sagement assis sur les bancs de l’école communale entendre rugir les avions au dessus de sa tête, imaginez un couple de touristes bronzant tranquillement sur les magnifiques plages de cette région qui découvrent deux Mirage 2000 foncer sur eux moteurs à fond et vous comprendrez la colère des riverains du champ de tir et de leurs voisins?
Car pour manoeuvrer les avions, qui décollent de Solenzara, parcourent une vaste région, parfois jusquau Niolu avant d’amorcer leur piqué vers la cible.
Cerise sur le gateau, ils manoeuvrent en ce moment de nuit, et la sarabandese poursuit parfois au delà de minuit !
On pouvait comprendre qu’il y a quelques décénies, alors que la plaine orientale n’était qu’un vaste désert et qu’on pouvait rouler sur une mauvaise route entre Bastia et Aléria sans croiser plus de 10 véhicules, le choix de cetet région pouvait paraitre judicieux.
Aujourd’hui il y a dans cette zone des milliers d’habitants et du désert on n’en parle plus. Alors de deux choses l’une: ou bien on veut que cette région déjà ravagée par la crise de la viticulture des années quatre vingt reste un désert et on continue comme cela, ou bien on veut la développer et les aviosn doivent trouver un autre désert.
A moins qu’ils n’ailelnt survoler la Cap Nègre ? Vous savez ce nid de milliardaires ou l’épouse de notre Président possède une somptueuse résidence. Imaginez alors les nuits de ce pauvre Nicolas et de Carla..
Le Samedi 6 Juin à 10H il y aura un rassemblement de protestation devant la Base de Solenzara: j’y serai, et je crois qu’on sera nombreux.
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ALERIA CAPITALE DES ORDURES ?
1 mars 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Aléria, Introduction, Société
Fondée par les Phocéens, en même temps que Marseille , Ampurias et Veglia, Aléria Restituta est devenue colonie romaine et capitale de la Corse.
Si l’on en croit les projets qui fleurissent aujourd’hui sur le territoire de la commune et ses environs, elle deviendra bientôt la capitale des ordures de la Corse.Â
En effet, outre la décharge de Tallone , on dit aujourd’hui centre d’enfouissement car c’est plus élégant mais tout aussi odorant, on été brusquement mis à jour par l’ADAC, Association de Défense des Administrés et Contribuables d’Aléria, deux autres projets.
Le premier conduit par Maître Pierre Bourgeaud, ancien Notaire à Aléria, consiste à implanter à proximité de la décharge actuelle un centre d’enfouissement dont le promoteur affirme qu’il n’aura rien à voir avec le précédent.
Etant donné la manière dont ce dernier a été exploité, et surtout surexploité, il est vrai que cela ne constituerait pas un grand exploit !Â
Le deuxième d’une tout autre ampleur, consiste à implanter toujours à Aléria, sur le territoire du Domaine pénitentiaire de Casabianda, un centre de traitement des déchets d’envergure régionale.Â
Naturellement, afin d’amadouer les populations concernées, il s’agirait d’un centre expérimental et éducatif au top de la technologie et  sans reproche…
Il faut croire que la population en question n’apprecie que modéremment cette présentation des choses. C’est ainsi que l’ADAC et un Collectif constitué à cette fin, ont manifesté leur opposition en bloquant l’accès à la décharge de Tallone et en occupant pacifiquement la Mairie d’Aléria.
Au delà de ces péripéties, il semble que dans l’esprit d’un certain nombre de responsables l’idée soit bien ancrée que la Plaine Orientale, rebaptisée naguère pompeusement Costa Serena , ravagée par la crise de la viticulture des années 80 et dont le littoral est aujourd’hui dévasté par l’érosion, soit destinée à devenir le dépotoir de la Corse.
Serena cette superbe région le serait alors vraiment: de la sérénité qui prècède la mort.
Parions que ceux qui y sont nés et ceux quoi y résident ne l’entendent pas de cette oreille et le manifesteront comme il se doit. Visiblement les leçons du passé ont échappé à quelques  uns de nos caciques… C’est là que se sont produits les évènements qui ont bouleversé notre île pour longtemps, fallait il le rappeller ?
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REGION D’ALERIA: L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR
10 février 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans Aléria, Corse, Introduction
L’ADAC, Association de Défense des Administrés et Contribuables d’Aléria a distribué un tract Samedi dernier concernant la question de déchets dans la Région d’Aléria.
Le document évoque tout d’abord les odeurs nauséabondes qui se dégagent de la décharge de Tallone et incommodent les habitants d’un certain nombre de hameaux de la commune.
Il faut rappeler que lorsque j’étais Maire d’Aléria, nous avions avec le Maire de Tallone mis en place le SIVU destiné à conduire cette opération, la décharge était dédiée exclusivement aux deux communes membres du SIVU et destinée à mettre fin à la multiplication des décharges sauvages sur leur territoire.
La fermeture par le Prefet de la décharge sauvage de Teghime a conduit le District de Bastia à négocier le dépot des déchets de l’aglomération bastiaise et d’autres communes ne sachant plus comment traiter leur problème de déchets ont suivi.
Je n’étais plus, à l’époque en mesure de m’y opposer: mon  mon successeur et celui du maire de tallone  ont quant à eux donné son accord à cette opération.
Bonne affaire sans doute pour les deux municipalités et pour l’exploitant qui ont vu leurs revenus exploser. Pas sûr que la surexploitation entrainée par un tonnage considérable de dépots non prévus à l’origine n’aient pas entranés de sérieuses nuisances à l’environnement. L’avenir nous le dira, trop tard comme d’habitude , si d’aventure les nuisances sont graves.
Cerise sur la gateau, un projet de décharge quatre fois plus important  est prévu à PIANICCIA, à proximité de la décharge existante, toujours sur le territoire de la Commune de Tallone, en plein dans le bassin versanbt du fil d’Arena qui se déverse dans l’Etang de Diana !
L’opposition qui commence à se manifester à Aléria comme à Tallone dont le Maire a fait connaître son opposition au projet est elle de nature à faire renoncer les promoteurs de ce projet proprement démentiel ? Ils ne sont pour l’instant pas connus, mais on peut penser qu’ils feront tout pour que leur entreprise voie le jour.
Il y en a vraiment qui ne doutent de rien et sont prets à tout pour faire des affaires, tant il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur comme chacun sait.
telechargez le tract
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