ANGHIONE: LA BOMBE QUI FAIT MAL
26 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
L’attentat de Castellare di Casinca pose une série de questions auxquelles il faudra bien répondre clairement un jour ou l’autre.
A l’Etat d’abord qui, il y a quelques jours, par la bouche de monsieur HORTEFEUX laissait entendre que la violence clandestine était á bout de souffle: le systeme d’information du ministre est visiblement pris en défaut par l’importance du dispositif qu’a necessité cette opération, c’est le moins que l’on puisse dire …
Aux élus régionaux ensuite, engagés dans une laborieuse procedure pour aborder la question fonciere, et soumis au scepticisme d’une population persuadée depuis longtemps, et pourquoi ne pas  le dire crument á juste titre, que sans les attentats il y a belle lurette que la Corse aurait été bétonnée d’Ersa á Bonifacio.
Aux autonomistes enfin, qui condamnent tout naturellement cette action, mais qui n’ont pas fait pour le moment la demonstration de leur determination á  pousser les feux pour opposer á ces méthodes une stratégie tout aussi efficace.
Je fais partie de ces  socialistes qui souhaitaient que la Corse soit dotée du pouvoir de légiférer dans les domaines ou il apparaissait indispensable qu’elle puisse le faire, et aujourd’hui je persiste et je signe.
Je reste persuadé que nous n’obtiendrons jamais du Parlement de la Republique qu’Ãl vote les textes qui mettraient notre ile á l’abri des speculateurs, qu’Ãls soient corses, ce qui constitue pour moi une circonstance aggravante,  ou qu’Ãls viennent d’ailleurs.
Tous ceux qui en sont conscients doivent sana attendre unir leurs forces pour mobiliser la population, et elle est á mon sens prete á ecouter un message fort et clair, et arracher á l’Etat cette réforme, la seule qui soit en mesure d’opposer définitivement á la loi des armes la Loi des Corses.
Faute de quoi, les élus territoriaux continueront imperturbablement á exercer le ministere de la parole, en laissant aux clandestins le ministere de l’action, le seul qui finit par compter, en définitive, aux yeux de la population.
LE BRESIL DE LULA
26 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction
C’est la veille de Noel que le president brésilien Luis Ignacio LULA DA SILVA a choisi pour s’adresser a la population en lui souhaitant de bonnes fêtes de Noel en forme d’adieu.
Il quittera en effet son poste le premier janvier pour le ceder a Dilma ROUSSEF élue il y a quelques semaines et qui qui acheve la constitution d’un gouvernement que beaucoup jugent ici pléthorique, résultat des compromis passés avec la nébuleuse des partis politiques bresiliens.
Pour cette jeune démocratie, elle a acquis son indépendance en 1822, qui vit sous le régime d’une constitution adoptée en 1988 il faut avouer que s’etre successivement doté du premier président authentiquement ouvrier avec LULA puis d’une femme présidente avec DILMA comme ils l’appellent, ancienne guerillera marxiste, sonne comme une claque á la face de notre démocratie bourgeoise plus ou moins louis philiparde.
D’autant que LULA quitte son poste avec une popularité au zénith, qui frise les 85%. De quoi lá encore donner de l’urticaire á notre président qui rame péniblement aux alentours des 25%.
S’il est adulé au Nordeste, région pauvre dont il est originaire et ou Dilma a obtenu des scores de maréchal, il est plus discuté au sud du Brésil, la région la plus riche.
Tous les brésiliens reconnaissent cependant á LULA d’avoir comtribué a donner au Brésil un statut considérablemet renforcé sur le plan internationnal, oú de puissance régionale il est devenu puissance mondiale avec laquelle il faudra dorénavant compter dans tous les cénacles ou se décide l’avenir du monde.
Ce qui lui est surtout reproché c’est de ne pas avoir lutté contre la corruption, un mal qui ronge les institutions du pays,  á commencer par celle qui regne dans le PPT son propre parti. Ce sera d’ailleurs un des grands défis de la nouvelle présidente dont chacun s’accorde á reconnaitre qu’elle possede le caractere d’une dame de fer.
D’autres defis l’attendent : la reduction des inégalités colossales qui risquent de miner le contrat social que partagent les brésiliens, l’éradication de la criminalité que le gouvernement fédéral et l’Etat de Rio de Janeiro ont entrepris d’attaquer frontalement, le manque criant de grandes infrstructures sans lesquelles le Brésil ne pourra poursuivre durablement son extraordinaire expansion, le systeme éducatif qui reste tres insuffisant au regard des ambitions légitimes du pays.
Pour ma part, j’ai appris á aimer ce pays attachant, et je ne doute pas que, malgré leur complexité il arrivera á les surmonter. C’est en tout cas le voeu que j’adresse á mes amis brésiliens á l’orée de 2011.
MONTEBOURG : LA GAUCHE DECOMPLEXEE
20 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Arnaud MONTEBOURG s’est porte candidat aux primaires dont il a ete le principal promoteur et organisateur. Je connais bien Arnaud MONTEBOURG, nous avions avec beaucoup d’autres dont Vincent PEILLON, Benoit HAMON et Julien DRAY fonde le NPS, le Nouveau Parti Socialiste, courant de pensee qui a helas explose lors du congres du Mans  du PS.
C’est un homme de conviction et il en a fait a plusieurs reprises la demonstration, dane la lutte contre les paradis fiscaux, ou la promotion de la VIeme Republique, ou encore la traduction de Jacques CHIRAC devant la cour de Justice de la Republique bloquee ppar Lionel JOSPIN.
Il a publie recemment un livre, intitule des idees et des reves, ou il expose son projet pour la France et la necessite pour le PS et la gauche de presenter une veritable alternative au capitalisme financier et pour substitutier au libre echangisme le juste echangisme, et ou il  enonce100 propositions pour entamer la longue marche qui doit y conduire.
Dans sa derniere intervention televisee, sur la chaine d’information en continu Itele, il developpe sa vision de la France, de l’Europe de la gauche et de la politique. Il prend aussi courageusement et clairement ses distances avec la direction du PS dans les Bouches du Rhone et ses pratiques detestables.
Je vous invite a l’ecouter.
Je fais confiance a Arnaud MONTEBOURG et j’apprecie sa maniere d’envisager, de pratiquer la politique et de s’engager dans l’action: je suis heureux qu’il se soit decide a se lancer dans le combat des primaires, je l’accompagnerai dns cette bataille comme je l’ai accompagne dans bien d’autres
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LE SYNDROME CANTONA
4 décembre 2010 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Economie, Introduction
On peut certes s’amuser de l’initiative de CANTONA voire s’en moquer et railler mechamment l’enfant du quartier des Cayolles a Marseille comme l’a fait Christine LAGARDE en le renvoyant a son ballon avec la morgue qui habille autant que DIOR et CHANEL  les habitants des beaux quartiers.
On peut aussi reflechir au climat qui a permis cette sortie que je trouve quant a moi franchement rafraichissante.
Car enfin, voila au moins quelqu’un qui nous offre une reponse jubilatoire et frontale a l’attitude scandaleuse et irresponsable des banquiers rapaces qui ont plonge dans l’angoisse et le desespoir des millions de nos concitoyens, qui n’ont subi aucune sanction pour le forfait accompli, et qui n’ont pas trouve le temps de formuler le moindre regret ni verser la moindre larme sur le sort de leurs victimes…
Peu importe alors que cette initiative capote ou reussisse: nombreux sont sans doute ceux de nos concitoyens aimeraient bien se rendre le 7 decembre au guichet de leur banque, s’ils avaient de l’argent a retirer…Les flibustiers de la finance ne devraient pas pour autant se rejouir trop tot, l’echo qu’a recueilli CANTONA, même s’il reste sans effet immediat laisse imaginer d’autres initiatives et d’autres evenements qui pourraiemt les amener a dechanter.
C’est souvent le Fou du Roi qui sonne l’annonce d’une tempête…
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