Ma part de vérité - Edition du Mardi 07/02/2012

ATTENTATS: QUELLE RÉPONSE ?

29 août 2010 par Vincent CARLOTTI  
Appartient à A la Une, Introduction, Politique

Qui peut rester indifférent à la destruction d’une maison, quel que soit celui auquel elle appartient ? Personne, bien évidemment.

Indignation, réprobation, condamnation, ce sont les mots qui reviennent chaque fois dans les communiqués officiels des organisations politiques ou des responsables élus, comme dans la bouche de la plupart de nos concitoyens.

Bien sûr il est tout à fait normal que les autorités tiennent à faire savoir leur condamnation des attentats et leur compassion pour ceux qui en sont victimes.

Pour ce qui me concerne j’ai toujours réprouvé et condamné l’utilisation de la violence clandestine comme mode de règlement des problèmes politiques, sans éprouver pour autant le besoin de sacrifier mécaniquement à ce rituel.

Si je parle de violence clandestine, c’est parce que je lui oppose pour ma part la violence populaire. Non pas qu’elle ne véhicule pas elle aussi son cortège de drames et de malheurs, mais parce qu’au fil de l’histoire elle a le plus souvent permis aux peuples de réaliser les avancées dont ils bénéficient aujourd’hui et qu’elles se trouve de ce fait ainsi  à mes yeux tout à fait légitime.

Disons le franchement, les autorités en question seraient bien davantage fondées à condamner la violence si elles s’attachaient vraiment à appliquer les lois dont le peuple leur a délégué l’élaboration et l’application.

Force est de constater que c’est loin d’être le cas, singulièrement en matière d’urbanisme, ou sans l’obstination et la vigilance  des associations, les lois et les règlements seraient bafoués quotidiennement.

La réponse aux attentats ne peut se limiter dès lors  à des considérations morales. Elles ont bien entendu leur importance, mais sur le terrain politique elles ne sont pas efficaces. Pas plus efficaces d’ailleurs que ne l’est la violence clandestine au regard des revendications de ses auteurs.

La question corse est de nature politique, et l’utilisation de la violence, si elle est jugée inacceptable par la majorité de nos concitoyens ne l’est pas pour les 10% du corps électoral qui se sont prononcés librement le 21  mars dernier pour Corsica Libera.

A cette question il n’y a de réponse que politique, au sens le plus profond du terme. L’admettre n’implique ni de cautionner la violence ni de lui trouver des excuses. Le nier revient à se cacher la tête dans le sable, ce qui n’a jamais été un signe de maturité politique…

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