CORSICA LIBERA AU COEUR DE LA DONNE POLITIQUE
9 août 2010 par Vincent CARLOTTI
Appartient à A la Une, Corse, Introduction, Politique
Raisonnant comme souvent à l’emporte pièce Nicolas SARKOZY a visiblement eu tort d’estimer que les indépendantistes n’étaient plus au centre du jeu politique en Corse. Pierre POGGIOLI n’a pas manqué de le souligner dans son intervention le 8 Août à Corte. Les dirigeants de Corsica Libera ont en effet tout lieu de se féliciter du succès de ces journées internationales qui ont été  incontestable pour le mouvement de Jean Guy TALAMONI.
Si les élections territoriales ont consacré la famille nationaliste comme le vrai vainqueur de la consultation, elles ont, on l’oublie à mon sens un peu vite, mis en lumière qu’un peu plus de 10% des électeurs s’étaient prononcés pour une formation revendiquant clairement l’indépendance de l’ÃŽle.
La revendication indépendantiste s’est ainsi trouvée à la fois objectivement renforcée et en même temps banalisée, ce qui confère à ses dirigeants une responsabilité nouvelle dont les journées de Corte leur ont visiblement  permis de prendre la mesure.
J’avais déclaré lors de l’émission CUNTRASTU du 1er novembre 2009 que je ne trouvais rien de choquant à ce qu’un corse puisse revendiquer l’indépendance pour son île étant donné son histoire, le caractère et la force de son identité.
La République française étant ce qu’elle est c’est sans doute là une vision iconoclaste, mais le socialiste et européen convaincu que je suis a observé ses camarades du PSOE espagnol gouverner une des plus grandes régions d’Europe, la Catalogne, avec les indépendantistes catalans pendant 10 ans sans en perdre pour autant leur âme.
C’est cependant  lors des assises sur la question foncière que Corsica Libera et les nationalistes dans leur ensemble pourront véritablement mesurer si leurs idées avancent vraiment au coeur de la population insulaire.
Je reviendrai bien sûr sur ce dossier car il est fondamental. Encore ne faut il pas se tromper d’enjeu en bornant la réflexion à un montage technocratique visant à réguler les prix du foncier en bord de mer.
Il s’agit en effet, bien plus que cela, il s’agit d’un choix de société et du choix du modèle de développement que nous souhaitons pour notre île, bref, d’une vraie question politique.
C’est pour cela qu’il est à la fois vain et  contreproductif de chercher sur cette question un consensus, car les bons sentiments qui généralement commandent les consensus ne valent rien quand le moment vient d’appliquer les décisions prises.
Il faut, au contraire, rechercher une majorité pour prendre les décisiosn politiques qui s’imposent: une majorité progressiste.
Je n’apprécie pas particulièrement les choix politiques de Paul GIACOBBI, ce n’est pas un secret. Je le crois néanmoins capable de courage politique sur ce dossier qui réclame audace et imagination: l’avenir me dira si je me suis trompé.


luccioni on lun, 16th août 2010 10:03
Bonjour,
Au sujet du foncier. Non respect dela loi du domaine public (loi du littoral de 1986). Décision de la Cour Européenne des Droits de l’homme, qui confirme le droit d’exproprier et de détruitre toute construction liée à la spéculation foncière ne respectant pas la dite loi.
Il serait bon de rappeler à nos élus cet arrêté, et de mettre fin à la défiguration de la Corse.
Pace é salute