DES LENDEMAINS QUI GRINCENT…
30 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Economie, Introduction
Que la crise financière ne soit pas terminée est une évidence: le seul fait que Dominique STRAUSS KHAN, Directeur du FMI, et tenu de ce fait à une certaine réserve, ait indiqué à Paris  qu’il resterait près de 50% de créances pourries dans le bilan des banques en est une indication à méditer.
Mais au fond là n’est pas le problème, car si la crise financière est un facteur  déterminant de la crise économique qu’elle a déclenché, elle n’en est pas la cause la plus importante.
La première cause de ce maëltrom  économique  est le crédo néo-libéral  que  le salaire n’est rien d’autre qu’un coût qu’il faut tuer, comme le proclamaient les fameux ” killer cost” embauchés à grands frais par nos grandes entreprises à partir des années 80. C’est cela qui a entrainé les entreprises à délocaliser leur production, c’est bien connu, mais c’est cela surtout qui a poussé les banques à substituer le crédit aux revenus du travail pour  que la machine économique puisse continuer à tourner .
Les dirigeants des pays développés le savent: ils mesurent  la responsabilité du libre-échangisme néo-libéral dans la crise mondiale, mais pour en avoir  été les dévots, ils ne peuvent se résoudre à le mettre en cause. Tant qu’ils ne prendront pas le taureau par les cornes pour stopper net la financiarisation de l’économie et rétablir l’équilibre entre les salaires et les revenus du capital les racines de la crise, toujours vivantes, la feront resurgir encore plus ravageuse.
Le semblant de reprise qui nous est avancé  provient de l’argent injecté par les états dans l’économie auprès des banques et dans les plans de relance. Les plus sérieux des économistes s’interrogent sur ce qui se passera lorsque les effets de cet afflux de capitaux commenceront à s’estomper.
En France, la politique du “stop and go” de Nicolas SARKOZY promet à ses successeurs des lendemains qui grincent car de deux choses l’une:
- ou bien l’Etat continue à s’endetter pour soutenir la croissance et il se rapproche de la faillite
- ou bien l’Etat décide que la priorité est au remboursement de la dette et le chômage explose.
Sauf à imaginer une prise de conscience mondiale que la croissance telle que l’on l’a connue n’est plus la solution, mais le problème, et qu’un autre modèle est à promouvoir, on n’est pas sortis de l’auberge…
SILENCE ! ON TUE…
26 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société

Ainsi Monsieur HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur est parmi nous. Il vient, dit il, pour s’occuper du grand banditisme: il était temps ! Si je sais bien compter, il y a eu dans notre île, depuis un an 28 meurtres ou plutôt 28 exécutions, sans que cela soulève plus d’émotion que cela, et sans que les autorités s’en émeuvent vraiment, n’en déplaise au Ministre.
Il est, parait il du plus mauvais gout de comparer la Corse et la Sicile: je vais pourtant oser une comparaison, quitte à heurter une fois de plus la coalition des bien pensants. La Corse compte donc 28 ” cadavres exquis” comme on dit là bas , pour une population de 260 000 habitants; la Sicile comptant quant à elle 6 000 000 d’habitants c’est un peu comme s’il y avait eu en Sicile, sur la même période 646 crimes du même ordre.
Je n’ai pas trouvé sur les sites spécialiés de chiffres qui s’en approchent, pas plus pour la mafia sicilienen que pour la n’drangheta calabraise qui passe pour l’organisation mafieuse la plus sanglante..
Je regardais l’autre jour sur canal plus Christophe DECHAVANNE au Grand Journal s’exclamer ” dans quel pays je vis !“ en lançant une volée de bois vert à la France de Sarkozy.
C’est la question que je me pose depuis longtemps en voyant prospérer scandaleusement une poignée de truands pendant que nombre de  nos compatriotes s’échinent à gagner péniblement leur vie et s’acharnent à élever leurs enfants en leur enseignant les valeurs que leurs parents leur ont transmises.
Et que dire de la décision proprement scandaleuse prise il y a quelques années à l’initiative d’un tristement célèbre Directeur Général Adjoint de la Police Judiciaire de radier du fichier du grand banditisme une douzaine de grands voyous, sans doute en échange d’un appui du milieu pour procéder à des rafles dans les milieux nationalistes. Le résultat est connu: l’intéressé a fait une brillante carrière et le milieu a , lui, considérablement prospéré..
Je crois à l’exemplarité, je ne crois pas que l’on puisse accepter que “la triche” de Thierry HENRI puisse être aussi lamentablement approuvée quand dans le même temps on mets en débat l’identité nationale.
Je ne crois pas que l’on puisse considérer avec une coupable légèreté que quand les voyous se massacrent c’est bon pour la société, en oubliant que les vainqueurs de ces règlements de compte en ressortent plus puissants que ceux dont ils se sont approprié les actifs.
Je ne crois pas que l’on puisse faire comme si cela n’existait pas en détournant les yeux et en “fermant sa gueule”, car cela vaut pour eux approbation, et que c’est pour nos jeunes le plus pervers des signaux.
LA DROITE EXTREME ET L’EXTREME DROITE
3 novembre 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Société
Un débat dont l’opportunité est plus que discutable a été ouvert par Eric BESSON. Toujours attentif à aller au devant des désirs de son maître, comme tous les nouveaux convertis il en fait une tonne.
Il y a, il y aura, sans doute beaucoup à dire sur ce débat dont BESSON clame à loisir qu’il est destiné à tuer l’extrême droite fut ce au prix de faire de la droite républicaine de DE GAULLE, de POMPIDOU et de GISCARD D’ESTAING la droite extrême de Nicolas SARKOZY et consorts.
Car enfin, comme monsieur BESSON n’envisage sans doute pas, en tuant l’extrême droite d’assassiner les lepenistes, il faudra bien qu’ils trouvent refuge quelque part.. Et ou donc iraient ils sinon dans cette antre nauséabonde qui fut naguère le gaullisme et qui glisse de jour en jour vers la droite extrême qui perce chaque jour un peu plus dans les paroles et surtout les actes du Président de la République.
Les dernières déclarations du Président de la République dans son désormais célèbre discours aux agriculteurs aux accents vichystes ne laissent aucun doute persister sur les intentions perverses du pouvoir et de son zélé ministre de l’identité nationale.
Cliquez ICI pour prendre connaissance du texte de Serge PORTELLI
Téléchargez le document “portelli“
Serge PORTELLI est magistrat, Vice Président du Tribunal de Paris: c’est un vrai magistrat indépendant, de la race de ceux que notre Président rêve chaque jour de mettre au pas, et il le prouve dans ce billet de son blog que je vous laisse méditer, et, surtout, diffuser largement.
Quand à l’inéffable BESSON, je vous laisse le plaisir d’écouter la vidéo suivante, ou monsieur BESSON cognait sur SARKOZY, non sans pertinence d’ailleurs, le 14 Janvier 2007.
Cliquez ICI pour voir la vidéo.


