PREMIER ICI PLUTOT QUE DEUXIEME A ROME
24 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Politique
C’est Jules César  qui affirmait il y a 2000 ans  déjà ” je préfère etre le premier ici que le deuxième à Rome“.  Paul GIACOBBI a donc suivi ce conseil.
Peut être s’est il aussi inspîré de l’attitude de son père François que j’ai souvent entendu citer cette maxime à l’occasion des remue ménages ministériels pour lesquels il faisait l’objet de sollicitations.
A quelques mois des élections territoriales son éventuel départ aurait bien sûr porté un coup fatal aux ambitions de la gauche et des forces de progrès qui savent que la droite au pouvoir à Ajaccio est sérieusement menacée.
Il a donc choisi la Corse et c’est bien ainsi.
A présent, il est temps que les partis de gauche se mettent au travail pour étudier la meilleure stratégie possible pour éviter à la Corse de retomber pour six années supplémentaires sous la férule de Camille de ROCCA SERRA et Ange SANTINI.
Mais pour convaincre les Corses, dont il ne faut pas oublier qu’ils votent le plus souvent majoritairement à droite, il ne suffira pas d’additionner les personnalités et les élus fameux “porteurs de voix”. Comme au plan national la gauche doit pouvoir afficher sans complexe sa volonté de repenser le modèle de développement qui prévaut aujourd’hui dans l’ÃŽle, afin d’offrir à chacun une vraie chance de participer aux fruits de la croissance durable qu’il lui faudra inventer et mettre en chantier.
C’est un défi redoutable qui attend toutes celles et tous ceux qui ne veulent plus assister les bras croisés à la mise à sac des potentialités de notre île au service d’une poignée de privilégiés, pendant que le banditisme  affiche de plus en plus impunément ses prétentions et ses appetits féroces.
ELYSEE PRODUCTIONS A VERSAILLES …
23 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
La société Elysées Productions, dont chacun a pu apprécier depuis deux ans l’incontestable talent, s’il elle s’est surpassée ce lundi 22 Juin à Versailles en matière de mise en scène, a donné en même temps des signes sérieux d’essouflement.
C’est devant un parterre de près de 900 parlementaires que Nicolas Sarkozy, vedette et narcisse incontesté de la production, s’est livré à un exercice dont le moins que l’on puisse dire est qu’il a singulièrement manqué de hauteur compte tenu de l’ampleur du dispositif déployé pour lui.
Spécialiste incontesté de l”auto satisfaction et de l’auto affranchissement des erreurs passées, il a fait vraiment fort: dans le monde d’aujourd’hui, a t-il déclaré, rien n’est plus comme avant , plus besoin en conséquence de tirer de  bilan.
La rigueur, cela n’a jamais marché, a t-il décrèté, même si lorsqu’il était ministre du Budget, il s’en était fait le champion: il est vrai que c’était avant la crise du siècle n’est ce pas… Cela étant l’avenir nous dira ce qui se passera vraiment lorsqu’il faudra présenter l’addition aux français.
S’il poursuit, dans un aveu vite rétracté en déclarant :  nous avons fait la part trop belle au capitalisme financier , c’est pour s’affranchir ensuite de ses erreurs passées, quand il faisait l’apologie de l’Amérique et se faisait le chantre de l’endettement des ménages comme moteur de l’économie.
Le “président du mouvement” n’en a cure. Comme Frégoli, il s’est transformé, il est aujourd’hui un autre, et il sera demain, si necéssaire un autre encore n’en doutons pas, pourvu qu’il gagne un peu de temps avant 2012.
L’illusioniste a même sorti de son chapeau un emprunt, national bien sûr, qui n’augmenterait pas le déficit abyssal des finances publiques. Ca, franchement, personne n’y avait pensé avant lui, et le pauvre FILLION a là encore une belle  couleuvre à ingurgiiter.
C’est bien la seule nouveauté d’un discours creux, dont la vacuité est apparue d’autant plus grande que le décor et l’apparat sensés le mettre en perspective se sont avérés démesurés.
Petit problème:  les grands emprunts, à commencer par celui de Balladur en 1993, se sont révélés désastreux pour le budget de l’Etat. Le fameux emprunt Giscard a rapporté 7 milliards de francs en 1973, et son remboursement a coûté 80 milliards aux contribuables.
La note que présentera SARKOZY à ses chers concitoyens s’il est réélu en 2012 sera donc, c’est sur, particulièrement salée. A moins, bien entendu, que l’esprit revienne aux français et qu’ils le renvoient à sa mairie de Neuilly sur Seine et à ses amis de la jet set et du show biz.
Dernière minute: Frédéric MITTERRAND vient d’annoncer sa nomination au Ministère des Affaires Culturelles: à Versailles  le Roi s’amuse, c’est bien connu, à moins que ce ne soit cela “l’emprunt national” ?.
De fait le personange avait déjà rejoint Nicolas SARKOZY pour lequel il s’était prononcé publiquement en 2007, et n’a jamais été adhérent ni même sympathisant socialiste. Peut être a-t-il un jour voté pour son oncle, mais on peut vraiment en douter.
Cela ne l’a pas empêché, à la question d’un journaliste qui lui demandait s’il se sentait ” toujours socialiste” , de laisser planer le doute sur ses convictions: voilà un valet qui sait comment complaire à son maitre non ?
NICOLAS REMANIE SON GOUVERNEMENT: ET ALORS ?
20 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Ainsi, après qu’il aura paradé devant la représentation nationale réunie à cet effet à Versailles, l’hyper Président s’en ira remanier son gouvernement, et fera son marché en piochant dans le who’s who politicien, un peu comme Michel AULAS faisant son “mercato” pour muscler l’équipe de football de Lyon.
Cela fait des semaines que la presse en fait tout un plat: comme si cela avait la moindre importance! Vous me direz que j’exagère, que je suis un anti sarkozyste primaire - ce qui n’est pas exclu-  et sans doute bien d’autres choses encore.
Mais refléchissez un peu, ou plutot, réfléchissons ensemble. Remanier le gouvernement n’a de sens et ne peut s’avérer utile et efficace que si ce dernier est utile, sert vraiment à quelque chose, et si les ministres, remaniés ou non, disposent du pouvoir que devrait normalement leur conférer leur ministère.
Sous la Vème République on a souvent remanié les gouvernements, voire changé le Premier Ministre ! Mais aujourd’hui tout ça est dépassé: à quoi cela pourrait il bien servir ?  Nicolas Sarkozy n’a pas besoin de ministres, ni d’ailleurs de Premier Ministre, tout le monde le sait voyons..
On peut en effet, et c’est nouveau, intégrer un gouvernement sous sa présidence  sans être pour autant Ministre au sens noble du terme ! Car notre homme est omni présent, et bien sûr omniscient: tout juste a-t-il besoin de “collaborateurs” ce qui est un substantif autrement élégant, convenez en avec moi, que “valets” , un tantinet péjoratif.
Bon, peut être me direz vous, mais en attendant on ne parle que de ça.. Au fait, et si c’était ça qui était justement recherché ? Qui sait avec ce diable d’homme !
JE N’IRAI PAS JETER MANUEL VALLS AUX CHIENS
15 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Voilà , c’est dit: je ne rejoindrai pas la cohorte de ceux qui se livrent avec délectation au lynchage de Manuel VALLS.  Je connais Manuel depuis longtemps, il a comme  chacun des qualités et des défauts, je ne partage pas certains de ses positionnements politiques, mais je pourrais le dire de chacun des dirigeants de mon parti comme chacun pourrait  le dire de moi en Corse, et dieu sait si quelques uns ne s’en privent pas.
Ce que je sais c’est qu’il n’est pas raciste, et pas plus xénophobe: comme le rappelle un de ses contempteurs il est lui même un catalan, fraîchement issu de l’immigration espagnole, un de ceux qui ont si bien réussi leur parcours de l’intégration républicaine.
Ce que je sais c’est qu’il est le maire d’Evry et que ce doit être une sorte de sacerdoce que de s’occuper de cette agglomération sans âme sortie du cerveau enfièvré des urbanistes des premiers âges du gaullisme aménageur, ou fleurissent les ghettos ethniques sur fond de misère sociale.
De sa Ville il dit  sur son Blog “Loin des fracas de la politique, des convulsions d’un PS qui tarde à s’adapter à ce qu’est la vraie vie, oui j’irai me ressourcer et marcher ce week-end dans cette ville que j’aime. Une ville ouverte qui, si elle a des difficultés – comme beaucoup d’autres communes –, a la volonté farouche de s’en extirper en affichant le meilleure d’elle-même, c’est-à -dire sa diversité“.
Il serait par ailleurs à l’aile droite du PS dit on complaisamment. Et alors ? Il y a dans toute organisation politique une aile droite et une aile gauche: même à l’UMP parait il.
D’ailleurs c’est quoi l’aile droite du PS ? Il fut un temps ou l’on faisait déjà ce mauvais procès aux amis de Michel ROCARD dont Manuel et moi étions, pendant qu’autour de François MITTERRAND gravitait une cour , pour ne pas dire une basse cour, qui a rejoint, depuis, CHIRAC puis SARKOZY sans aucun état d’âme.
Il serait enfin ambitieux: accusation portée, naturellement pas des gens dépourvus de toute ambition et totalement dévoués à l’intêret général n’est ce pas ?
Laissons les caractères du PS s’exprimer franchement, Manuel est sans contexte l’un d’entre eux, plûtot que de les excommunier à la première occasion.
Lui et quelques autres ont des choses à dire, ils peuvent parfois blesser, ou même choquer, mais ils posent souvent les bonens questions. Discutons des réponses qu’il y apportent, et, si elles ne nous conviennent pas, rejettons les, mais laissons les s’exprimer.
Ecouter l’autre  n’est ni partager ni approuver, mais c’est sans aucun doute possible la première pierre de la refondation qui s’impose.
SUR ALTA FREQUENZA
12 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Non classé, Politique
Alta Frequenza la radio qui persiste et résiste à la puissance du service publique de radio, m’avait invité il y a deux ans a une émission nommée ” a palisa” . Le jeu consistait cette fois à revenir deux ans après pour faire le point sur le discours tenu à l’époque par rapport au temps passé et aux évènements présents.
Je me suis prèté volontiers au jeu de cette nouvelel invitation, et je vous laisse le soin d’en apprecier ou non le résultat en écoutant les trois podcasts suivants correspondant aux trois phases de l’émission.
ENTRETIEN DE VINCENT PEILLON AU JOURNAL LE MONDE
9 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Il m’a semblé important de publier ici cet entretien de Vincent PEILLON accordé au journal Le Monde. Le point de vue du chef de file des socialistes dans le Sud Est est particulièrement pertinent et mérite que l’on y réfléchisse dans cetet période de remises en cause radicales que réclame la situation.
Vous participerez mardi 9 juin au conseil national convoqué par Martine AUBRY Après les résultats particulièrement défavorables des élections européennes du 7 juin, tout est-il à refaire pour les socialistes ?
Il faut faire attention avec les élections européennes. Dans le passé, ces scrutins ont déjà donné lieu à des dérapages électoraux puissants, au détriment du PS en 1994, qui gagnait pourtant en 1997, ou au détriment de la droite en 1999 et 2004, qui gagnait en 2002 et en 2007. Gardons donc notre sang-froid. Cela posé, nous avons connu trop d’échecs dans les élections de dimanche. D’abord, l’échec de l’Europe. L’augmentation régulière du taux d’abstention à laquelle on assiste depuis que les députés européens sont élus au suffrage universel, en 1979, ne peut pas nous satisfaire. Surtout lorsque ce sont les jeunes et les catégories populaires qui ne sont pas allés voter. Je vois beaucoup d’autres échecs. Hormis la percée des Verts, je ne vois même que ça. Pour autant, je ne nie pas la responsabilité du PS qui s’est mis en difficulté en n’étant pas en mesure d’imposer son offre politique. Car, à l’évidence, nous ne sommes pas parvenus à nous faire entendre. C’est la raison pour laquelle une partie non négligeable de notre électorat n’est pas venue voter. Ou est allée voter pour d’autres listes - essentiellement celles d’Europe Ecologie - dont il discernait mieux l’utilité.
Quels enseignements tirez-vous de cette défaite ?
A gauche comme à droite, les conditions de la victoire sont toujours les mêmes. Il faut d’abord une orientation politique qui corresponde aux attentes des Français et qui s’affirme nettement, en positif. A cet égard, observons que les listes socialistes ont perdu moins de voix au bénéfice du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et du Parti communiste qu’au profit des listes écologistes. C’est une indication importante pour l’avenir, me semble-t-il…
Il faut également une stratégie politique qui permette de rassembler notre camp, celui des socialistes d’abord, puis d’aller au-delà ensuite. C’est une vieille recette, mais toujours d’actualité, surtout lorsque les voix des progressistes sont majoritaires et que seule leur dispersion fait le succès de la droite conservatrice. Enfin, nous devons également construire une formation moderne qui parle le langage de l’époque, qui permette à la diversité de ses talents de s’exprimer et qui corresponde au nouveau cycle politique que nous devons ouvrir. Un dépassement doit s’opérer. Je l’attends depuis le 21 avril 2002 et la création du courant NPS (Nouveau Parti socialiste) au sein du PS !
Le conseil national du PS se réunit mardi 9 juin. Quels signes attendez-vous de la direction, que votre courant - qui a soutenu Ségolène Royal - a décidé de rejoindre début 2009 après le congrès de Reims ?
Des signes forts qui marquent la volonté d’ouvrir ensemble une page nouvelle de l’histoire de la gauche. Outre la question de l’orientation, que je viens d’évoquer, je vois trois points importants. Il faut que nous décidions ensemble d’un processus de primaires afin de désigner notre candidat(e) à l’élection présidentielle de 2012. Des primaires doublement ouvertes. Elles devront permettre à l’ensemble des sympathisants de gauche, et non aux seuls adhérents du PS, de participer au processus de désignation, mais elles devront ainsi permettre de faire concourir des candidats de toutes les formations de gauche. Il faut que les choses soient clairement dites. Cela ouvrira un horizon. Deuxièmement, la question de la stratégie d’alliance doit être posée avant les élections régionales de 2010 et sans hypocrisie. Dans le respect des autres formations de gauche, le PS doit rendre possible un rassemblement très large sur un projet de transformation sociale, écologique et républicaine, sans exclusive ni préalable, y compris à l’égard des démocrates. C’est la condition des victoires de demain.
Troisièmement, nous pensons qu’il est indispensable de proposer une nouvelle direction afin de la rééquilibrer et de la muscler. Martine Aubry doit prendre acte de ce qui s’est produit et proposer un nouveau dispositif.
Martine Aubry semble, pour l’heure, peu tentée par les primaires…
C’est à notre première secrétaire de répondre. Pour ma part, j’ai le souci d’aboutir. Il n’est, bien sûr, pas question de lancer le processus des primaires dans les mois qui viennent, avant les élections régionales. En revanche, notre volonté de nous engager dans cette voie doit être affirmée sans tarder, et le principe acté avant ces élections. C’est à partir de là que tout le calendrier doit être construit. C’est à partir de là qu’une nouvelle histoire pourra s’écrire, porteuse de succès futurs.
CORSE: LE PS AU LENDEMAIN DES EUROPEENNES
9 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction
La Corse ne s’est pas spécialement distinguée du reste de la France dans le scrutin de Dimanche. Tout au plus peut on noter une abstention plus importante en Corse du Sud et le résultat globalement plus important également de la liste Europe Ecologie ou figurait en position éligible François ALFONSI.
Pour l’anecdote rappelons  que la droite s’était offusquée de la place offerte à Stéphanie GRIMALDI ce qui l’avait conduite à refuser de figurer siur la liste de Françoise GROSSETETE. Dommage pour Stéphanie car elle  aurait effectivement siègé au Parlement Européen: gageons qu’elle n’a pas fini de se mordre les doigts d’avoir claqué la porte.
Le PS, dont l’échec au plan national implique une remise en cause radicale, s’en est finalement plutôt bien sorti en Corse.
En Haute Corse plus particulièrement, le score de la liste PEILLON, 15,03 %, sur laquelle Emmanuelle de GENTILI figurait pourtant seulement en huitième position, se situe  à la hauteur de la moyenne  de la liste, c’est à dire en position très honorable si on le compare à celui de départements du Sud Est ou le PS est pourtant autrement mieux implanté.
Cela est d’autant plus remarquable que le PRG n’avait pas d’accord national avec le PS comme cela avait été le cas en 1979, en 1984 et en 2003.
Il faut sans aucun doute voir dans ce résultat les premiers effets  du travail de rénovation, de renouvellement de ses cadres et de présence sur le terrain des luttes sociales que la Fédération de Haute Corse a entamée depuis quelques mois, et que la candidate a traduit pendant la campagne en parcourant consciencieusement les communes du Département.
Forts de ce résultat, et malgré la déception que constitue l’échec de leur parti au plan national, les socialistes de Haute Corse auront sans aucun doute possible à coeur d’accentuer l’effort entrepris depuis leur dernier congrès pour aborder les échéances qui s’annoncent dans les meilleures conditions possibles, tout en accompagnant les mutations que le Martine AUBRY  engagera pour retrouver le plus tôt possible la confiance que les français leur ont refusé diamanche.
En Corse du Sud le score se situe à un niveau nettement inférieur, 10,44% , mais il  était prévisible compte tenu de la faiblesse globale de la gauche dans ce département.
PS: LE DEFI DE LA REFONDATION
8 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Non classé, Politique
Décidemment Dany le rouge comme l’appelaient les gaullistes en 1968 est inoxydable: à croire que finalement c’est bien dans les vieux pots que se mijotent les meilleures soupes !
Europe Ecologie qu’il a largement contribué à tirer vers le haut, est le seul vrai vainqueur d’une consultation toute en trompe l’oeil.
Trompe l’oeil ou trompe couillon,comme  on le voudra. L’UMP, par exemple dont l’état major laissait hier éclater bruyament sa joie sur les écrans apparait, bien à l’abri d’un scrutin à un seul tour, comme  brillant vainqueur. Imaginez seulement qu’il y ait, le dimanche suivant, un second tour ? On se demande ou l’UMP pourrait bien trouver  les réserves qui lui permettraient de consolider cette  ”victoire”.
La Gauche de gouvernement, dont  chacune des listes a été dépassée plus ou moins largement par Europe Ecologie, se retrouverait quant à elle sans doute en tête dans le même cas de figure car elle est majoritaire si l’on veut bien considérer que, malgré l’abstention massive, les suffrages exprimés constituent un échantillon suffisant  pour l’affirmer.
Le PS apparait ainsi défait pendant  que son camp progresse nettement, et ce n’est pas le moindre des paradoxes que cette élection fait apparaître.
Le plus préoccupant n’est pourtant pas là : il est dans la déconfiture, dans toute l’Europe, à part de Danemark et la Grèce, des partis sociaux démocrates et socialistes. Comment est il possible que les européens aient choisi de faire confiance aux libéraux dont la politique les a plongés dans une crise majeure et meurtrière ?
Répondre à cette question est, je le crois vraiment, vital, au sens propre du terme pour la gauche de gouvernement en Europe.
Une partie de la réponse se trouve sans doute dans le comportement de ces partis au cours des  dernières années. La chute du communisme leur offrait la possibilité de mettre au point, au niveau du continent, la réponse social démocrate et socialiste aux grands défis du vingt et unième siècle. Ils ont tous choisi, sans exception, de se nicher confortablement dans le sillon de la mondialisation libérale.
Souvenons nous, à l’extrême, de Tony BLAIR, chantre du social libéralisme, membre de l’Internationale Socialiste, co-présidant en France un meeting politique avec Nicolas SARKOZY et échangeant avec lui avec une cynique indécence force compliments à la tribune.
Le Parti Socialiste est face à un immense défi, dont il ne sortira pas avec des mesurettes. Il est né de la mort de la SFIO dont la cadavre pourrisait lentement avant que François MITTERRAND ne l’achève et ne le fasse, dans la foulée, renaître de ses cendres.
Trente quatre ans après c’est le même défi auquel sont confrontés Martine AUBRY et la direction du PS. Arnaud MONTEBOURG et Aurélie FILIPPETTI ont eu raison de poser la question d’une refondation non pas du seul PS, mais à travers à la création du Parti de toute la gauche de gouvernement, du PC au Verts de COHN BENDIT.
Au fait, n’est ce pas ce qu’avait réalisé MITTERRAND ? C’est bien en agrégeant  aux troupes de la SFIO la Convention des Institutions Républicaines, le CERES de Chevênement, les Clubs de Charles HERNU et de Jean POPEREN, et plus tard le PSU de ROCARD, bref toutes les familles  du socialisme, à l’exception des communistes alors inféodés à Moscou, qu’il a mis au point la formidable machine qui a transformé avec lui la France.
Mais prenons garde de ne pas oublier  que rien n’aurait pas été possible s’il ne s’était  pas en même temps attaché  à articuler cette refondation autour d’un projet politique sans lequel les français ne nous auraient pas accordé par la suite la confiance qu’ils viennent de nous retirer brutalement.
VINCENT PEILLON A CUNTRASTU
6 juin 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Politique
Lors de son entretien à l’émission CUNTRASTU, Vincent PEILLON a clairement posé les enjeux des élections européennes.
Bien que ses interlocuteurs se soient efforcés de l’amener sur le terrain des petites phrases et de la politique politicienne il n’a pas dévié d’un pouce et a évoqué en termes clairs le choix qui s’offrait aux électrices et aux électeurs entre une Europe des marchands et une Europe Politique et sociale.
Il a demême refusé de s’engager dans les problèmatiques locales pour ce qui concerne les élections territoriales de 2010 : il a toutefois tenu à affirmer que, s’il considérait qu’il fallait efectivement retoucher le mode de scrutin, il n’acceptait pas que cela se fasse au prix d’une exclusion des mouvements minoritaires du jeu démocratique.
Un court extrait de son intervention ou il expose clairement son point de vue. L’homme  que j’ai connu en 2003 lorsque, dans l’amphi Richelieu de la Sorbonne nous partricipions à la fondation du NPS, avec Montebourg, Dray, Paul et bien d’autres, est resté tel que je l’avais apprécié, l’esprit clair et le vernbe précis.

