Ma part de vérité - Edition du Samedi 13/03/2010

POURQUOI LES EUROPEENS N’ONT ILS PLUS SOIF D’EUROPE ?

Même si les vérités sondagières ne sont que des approximations, tout indique que l’abstention sera importante dimanche 7 Juin.

Si s’abstenir n’est pas responsable, ceux qui s’appretent a aller à la peche ont toutefois quelques excuses.

D’abord combien ils sont ceux qui savent qu’il s’agit, en fait,  de désigner 72 députés français sur les 785 que compte le Parlement , qui exerceront conjointement avec la Commission un vrai pouvoir dans bien des  domaines touchant à la vie de chacun d’entre nous ? Le leur a-t-on vraiment expliqué ?

Il s’agira Dimanche  de décider si le Parlement de Strasbourg , et donc la Commission qu’il a la charge de désigner, sera plutôt de droite ou plutôt de gauche. C’est aussi simple et aussi important que cela; et c’est en tout cas une bonne raison de se déplacer et de déposer son bulletin dans l’urne.

Il sera un peu tard ensuite pour protester et pour manifester contre les directives que celle ci pourrait prendre, ou de se plaindre de la molesse  servile et la transparence de Monsieur BAROSO !

Ensuite,  quand des gouvernements socio-démocrates expliquent que quoi qu’il arrive ils soutiendront la candidature de ce dernier, il n’y a rien d’étonnant à ce que les électeurs estiment qu’ils perdaient leur temps en se déplaçant comem le souligne Hubert VEDRINE dans un entretien au journal Le Monde.

Le manque d’homogénéité de la gauche européenne lui aura couté, dans cette campagne, vraiment très cher.

Elle qui aurait pu sans aucun mal rappeler et marteler que l’arrogance du capitalisme financier sur laquelle s’est construite l’Europe des banquiers et des marchands au détriment de l’Europe politique et sociale est la seule responsable du désastre qui frappe aujourd’hui les européens comme le reste du Monde !

Elle qui est restée comme tétanisée, en particulier dans notre pays, au point de rester sans voix, devant le cynisme de Nicolas SARKOZY, hier féroce contempteur du modèle social français, et s’en réclamant aujourd’hui avec la force de l’impudeur qui le caractérise !

Si les résultats des européennes étaient aussi médiocres que le prévoeint les instituts de sondage, ce qui n’est pas acquis, il ne s’agira pas de se morfondre, mais au contraire de se secouer, de s’ébrouer enfin, et de retrouver une identité qui se révèle aujourd’hui, face à la crise, plus moderne, plus efficace, plus adaptée que jamais à notre société…

BA 126: BEAUCOUP BEAUCOUP TROP DE BRUIT

Zara, c’est le nom de code de la BA 126 la base militaire de Ventiseri, et non de Solenzara comme on le dit au grand désespoir du maire de Ventiseri.

Stratégiquement importante pour l’OTAN, cette base entre autres missions, recoit les pilotes de cette organisation qui ont besoin de s’entrainer au tir sol-mer, c’est à dire au tir de roquettes et de missiles à partir d’avions de chasse sur une hypothètique flotte ennemie.

Pour cela l’Armée de l’Air dispose d’un terrain de plus de 1000 hectares, sur près de 3 kms de bord de mer, sur la commune de Linguizetta à Bravone.

Pour tirer en mer les avions ont naturellement besoin de manoeuvrer et de se mettre en position au dessus d’un vaste territoire. Imaginez un chasseur dont les moteurs sont lancés à plein régime survoler  votre maison à moins de 100 m d’altitude, imaginez votre enfant sagement assis sur les bancs de l’école communale entendre rugir les avions au dessus de sa tête, imaginez un couple de touristes bronzant tranquillement sur les magnifiques plages de cette région qui découvrent deux Mirage 2000 foncer sur eux moteurs à fond et vous comprendrez la colère des riverains du champ de tir et de leurs voisins?

Car pour manoeuvrer les avions, qui décollent de Solenzara, parcourent une vaste région, parfois jusquau Niolu avant d’amorcer leur piqué vers la cible.

Cerise sur le gateau, ils manoeuvrent en ce moment de nuit, et la sarabandese poursuit parfois au delà de minuit !

On pouvait comprendre qu’il y a quelques décénies, alors que la plaine orientale n’était qu’un vaste désert et qu’on pouvait rouler sur une mauvaise route entre Bastia et Aléria sans croiser plus de 10 véhicules, le choix de cetet région pouvait paraitre judicieux.

Aujourd’hui il y a dans cette zone des milliers d’habitants et du désert on n’en parle plus. Alors de deux choses l’une: ou bien on veut que cette région déjà ravagée par la crise de la viticulture des années quatre vingt reste un désert et on continue comme cela, ou bien on veut la développer et les aviosn doivent trouver un autre désert.

A moins qu’ils n’ailelnt survoler la Cap Nègre ? Vous savez ce nid de milliardaires ou l’épouse de notre Président possède une somptueuse résidence. Imaginez alors les nuits de ce pauvre Nicolas et de Carla..

Le Samedi 6 Juin à 10H il y aura un rassemblement de protestation devant la Base de Solenzara: j’y serai, et je crois qu’on sera nombreux.

 

L’EUROPE A LA RAMASSE

J’ai rarement vécu une campagne électorale aussi atone: je ne parle pas de la Corse mais de l’ensemble du pays, voire, si j’en crois la presse étrangère, de l’ensemble de l’Union Européenne.

Il a fallu qu’ils se mettent  à plusieurs pour dégouter les citoyens de l’Union, mais le résultat est là, c’est gagné!

Manuel BAROSO d’abord, le meilleur antidote à l’idée européenne cet ancien gauchiste portuguais recyclé ultralibéral dont l’affligeante et arrogante nullité éclate au point d’en avoir écoeuré Nicolas SARKOZY lui même.

Notre président ensuite, avec sa facheuse habitude de tirer constamment la couverture à lui, d’effacer tout ce qui ne tourne pas autour de son auguste personne, au point de dissuader l’européen le plus convaincu devoter de  peur qu’il ne parvienne un jour à s’emparer du pouvoir d’une Europe Politique qu’il conduirait comme il conduit la France.

Nos gouvernants et les partis politiques ensuite qui n’ont rien trouvé de mieux qu’un soit disant mode de scrutin régionalisé, sensé rapprocher nos concitoyens de leurs députés et qui ont fabriqué des ensembles introuvables ou ils ont multiplié les parachutages de réprouvés du suffrage national.

Les gouvernants de tous les pays d’Europe en suite qui ont été incapables de se mettre d’accord pour que les quelques 300 millions d’européens votent tous le même jour, selon le même mode de scrutin, pour élire leurs parlementaires à Strasbourg, ce qui aurait donné assurément du corps à l’idée européenne.

Et les voilà qu’ils s’inquiètent du taux de participation médiocre qui s’annonce, alors qu’ils l’ont préparé par leur incurie. Un mode de scrutin inepte, soit disant régionalisé ou les candidats locaux à de rares exceptions près ne figurent pas en position éligible, un manque d’engagement des leaders nationaux, un débat inéxistant ! Cherchez l’erreur ?

J’ai été par deux fois candidat au Parlement Européen: en 1979 sur la liste PS-PRG conduite par François MITTERRAND et en 1984 sur le liste socialiste conduite par Lionel JOSPIN. Le mode de scrutin était alors différent puisque la France constituait une seule circonscription, les  listes comptaient 80 candidats, et les leaders nationaux étaient tête de liste.

En 1979 je me trouvais en position 31 sur cette liste et Nicolas ALFONSI en position 46. Mes amis Dominique TADDEI et Louis LE PENSEC alors députés socialistes, sont un peu avant que la liste soit entérinnée par la Convention du PS, venus m’expliquer que Nicolas se serait engagé à adhérer au PS si j’acceptais de permuter avec lui, ce que j’ai accepté bien entendu.

Le PS a obtenu 20 députés. Deux ans plus tard onze d’entre eux , à commencer par le tête de liste devenu Président de la République , se sont trouvés Ministres ou secrétaires d’Etat, et Nicolas ALFONSI s’est retrouvé Parlementaire Européen.

Aux dernières nouvelles il n’a toujours pas adhéré au PS….