Ma part de vérité - Edition du Jeudi 11/03/2010

LE SARKOZYSME EST MORT: RESTE A L’ENTERRER.

16 février 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique, Société

Nicolas Sarkozy a été  élu sur un programme tout entier bati sur l’idée de la suprématie d’un  modèle social basé sur la réussite individuelle élevée en dogme par une Amérique dont il s’était fait le chantre exalté,  et l’obsolescence du modèle social français, voué aux gémonies.

La rupture avec ce modèle honni était devenu son principal slogan de campagne: il en avait fait sa marque de fabrique et le martelait a chacun de ses meetings, chacune de ses apparitions télévisées. Il fallait alors, à marche forcée, réformer la France à tout crin de manière à ce qu’elle rattrape   le retard qu’elle aurait accumulé pour rejoindre enfin la terre promise du libéralisme avancé.

Oui mais voilà, l’histoire est allée plus vite que lui et le voici pris complètement à contre pied et totalement déstabilisé par l’effondrement de son modèle et le retour en force d’un modèle social-démocrate qu’il avait raillié et pourfendu pendant sa campagne électorale.

Il a ainsi vécu, en accéléré, ce qu’a vécu entre 1981 et 1983 un François MITTERRAND, élu sur un programme rédigé par Jean Pierre CHEVENEMENT, qui préconnisait la rupture en cent jours avec le capitalisme , et qui avec le tournant de la rigueur  a viré au social-libéralisme.

Le Président se trouve dès lors en décalage complet avec un programme qu’il s’obstine encore à décliner mécaniquement à chacune de ses interventions, mais qui ne touche plus une population angoissée devant le retour du  chômage de masse et la montée de la précarité.

La réforme sarkozyste, pour la majorité de nos concitoyens, peut attendre: le sauvetage de leurs emplois et de leurs retraites, lui, ne doit ni ne peut attendre plus longtemps.

Personne ne peut prévoir quel sera le comportement de cet homme imprévisible, politicien jusqu’au bout des ongles et, aujourd’hui comme hier, seulement préoccupé, sans aucun doute, par son destin personnel et sa réelection en 2012.

L’artiste commence cependant à perdre sérieusement la main comme le montrent entre autres son attitude incompréhensible sur la question antillaise ou son déplacement incongru, pour ne pas dire indécent, à Bagdad.

Le Sarkozysme, cet artefact de la politique fait de volontarisme et d’analyses politiques approximatives est bel et bien mort. Reste seulement à savoir si, comme MITTERRAND avait enterré la rupture avec la capitalisme il procèdera lui même à son éxécution en place publique.

Après le tournant de la rigueur opéré par son predecesseur qui sait quel  pirouette nous offrira demain notre multi-Président.

REGION D’ALERIA: L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR

10 février 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans Aléria, Corse, Introduction


L’ADAC, Association de Défense des Administrés et Contribuables d’Aléria a distribué un tract Samedi dernier concernant la question de déchets dans la Région d’Aléria.

Le document évoque tout d’abord les odeurs nauséabondes qui se dégagent de la décharge de Tallone et incommodent les habitants d’un certain nombre de hameaux de la commune.

Il faut rappeler que lorsque j’étais Maire d’Aléria, nous avions avec le Maire de Tallone mis en place le SIVU destiné à conduire cette opération, la décharge était dédiée exclusivement aux deux communes membres du SIVU et destinée à mettre fin à la multiplication des décharges sauvages sur leur territoire.

La fermeture par le Prefet de la décharge sauvage de Teghime a conduit le District de Bastia à négocier le dépot des déchets de l’aglomération bastiaise et d’autres communes ne sachant plus comment traiter leur problème de déchets ont suivi.

Je n’étais plus, à l’époque en mesure de m’y opposer: mon  mon successeur et celui du maire de tallone  ont quant à eux donné son accord à cette opération.

Bonne affaire sans doute pour les deux municipalités et pour l’exploitant qui ont vu leurs revenus exploser. Pas sûr que la surexploitation entrainée par un tonnage considérable de dépots non prévus à l’origine n’aient pas entranés de sérieuses nuisances à l’environnement. L’avenir nous le dira, trop tard comme d’habitude , si d’aventure les nuisances sont graves.

Cerise sur la gateau, un projet de décharge quatre fois plus important  est prévu à PIANICCIA, à proximité de la décharge existante, toujours sur le territoire de la Commune de Tallone, en plein dans le bassin versanbt du fil d’Arena qui se déverse dans l’Etang de Diana !

L’opposition qui commence à se manifester à Aléria comme à Tallone dont le Maire a fait connaître son opposition au projet est elle de nature à faire renoncer les promoteurs de ce projet proprement démentiel ? Ils ne sont pour l’instant pas connus, mais on peut penser qu’ils feront tout pour que leur entreprise voie le jour.

Il y en a vraiment qui ne doutent de rien et sont prets à tout pour faire des affaires, tant il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur comme chacun sait.

telechargez le tract

 

SARKOZY EN IRAK: UN DEPLACEMENT SURREALISTE

Ainsi notre “Speedy Président” est aujourd’hui en Irak. L’inénarable porte parole et porte flingue de l’UMP Frédéric LEFEBVRE nous explique que c’est là sa place car la France doit se manifester sur tous les terrains ou sa présence lui semble indispensable.

Ce déplacement, sans doute dicté par le souci constant de l’Elysée de montrer combien notre guide suprème est dynamique et doué d’ubiquité, n’est pas seulement inutile, il est proprement indécent.

C’est en Guadeloupe que Nicolas SARKOZY aurait du se rendre, car ce qui se passe là bas est suffisament grave pour qu’il daigne y consacrer quelques heures de son temps au lieu de le consacrer à paufiner son image internationale.

Les Antilles vivent encore aujourd’hui une situation coloniale: 160 ans après l’abolition de l’esclavage, les descendants des colons, que l’on appelle là bas “Békés”, qui représentent un peu plus de 1 % de la population, possèdent à peu près 90 % des richesses de la Guadeloupe, et les  dirigeants économiques sont quasiment tous blancs.

Les terres les plus fertiles, les banques, la grande distribution, les concessions automobiles, la distribution de produits pétroliers sont entre leurs mains. Les profits scandaleux des compagnies pétrolières, que le Ministre JEGO assimilait la semaine dernière à un enrichissement sans cause  pouvant justifier une action judiciaire à leur encontre meritent pour le moins que l’on s’en préoccupe avant que la situation ne devienne incontrolable.

Lors de l’intervention télévisée de Nicolas SARKOZY jeudi dernier, pas un mot sur la situation en Guadeloupe. peut on imaginer qu’un conflit de cette ampleur en Bretagne ou en Corse n’aurait pas été évoqué ? Ce silence assourdissant a gravement bléssé les antillais, à juste titre, d’autant que dans ce genre d’exercice ou les questions sont préparées il est très probable qu’il ait été demandé aux journalistes par l’Elysée de ne pas évoquer le conflit antillais!

L’incendie qui s’est propagé de la GUADELOUPE à la MARTINIQUE pourrait malgré la distance atteindre les banlieues ou les antillais, qui ont ressenti comme leurs parents insulaires le mépris du pouvoir, peuvent compter sur la solidarité de ceux qui en sont, en métropole, également victimes.

Cette fois ce n’est pas en déplaçant le Préfet, voire en révoquant un Ministre qu’il n’aurait pas jugé à la hauteur de la situation que le Président s’en tirera. Il va falloir qu’il mouille vraiment la chemise, et le terrain est miné.

 

 

 

 

SARKOZY: DERRIERE LES PROPOS PEREMPTOIRES

8 février 2009 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Nicolas SARKOZY possède, chacun le sait, un réel talent de communication. Il en a encore fait la démonstration lors de sa dernière intervention télévisée.

Il a été, à cette occasion, largement aidé par des journalistes qui se sont contentés, comme d’habitude de faire avec lui ce que font les sparing partners en sport de haut niveau: renvoyer la balle au champion pour lui permettre de donner toute la mesure de son talent..

Quand on a un don, comme le chantait Georges BRASSENS on finit par se laisser aller à en abuser, et de lasser son public, voire de casser méchamment la figure.

Deux exemples parmi beaucoup d’autres auraient du provoquer la réaction d’un journaliste digne de ce nom et ont laissé de marbre les cireurs de bottes commis d’office pour le spectacle.

  • Les Banques n’ont pas couté un sou au contribuable, elles vont ont rapporter près d’un milliard et demi d’Euros, car celles ci verseront à l’Etat des intêrets au taux de 5,5% a-t-il fièrement proclamé. Naturellement il s’est bien gardé de dire que cet argent prêté aux banques l’Etat l’emprunte à un taux fixé entre 2,5 et 3,5 %, ce qui réduit considérablement la performance ! Par ailleurs, le sauvetage de Dexia a couté  une participation d’un milliard d’Euros àl’Etat. Les actions qui ont été acquises au cours de 9,9 euros l’unité, valent aujourd’hui 2,3 euros. La moins-value potentielle pour l’Etat est donc de 770 millions d’euros. 

Pour l’instant on ne peut pas affirmer en toute honnêteté qu’il a fait une bonne affaire. Sans compter qu’il  ne faut pas exclure non plus que si l’une des banques auxquelles l’Etat a prèté de l’argent faisait faillite, l’Etat perdrait purement et simplement sa contribution… Mais notre Président n’est pas à ça près n’est ce pas.

  • Je vais supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu, pour soulager les plus défavorisés a-t-il déclaré avec des accents que Jaurès n’aurait pas renié. Le problème est que les plus défavorisés ne payent pas l’Impôt sur le revenu, soit parcequ’ils ne gagnent pas assez, soit parcequ’ils en sont exonérés! Mais de cela SARKOZY n’en a cure, plus c’est gros mieux ça masse n’est ce pas ? Naturellement, aucun des journalistes présents n’a relevé: ignorance crasse ou flagornerie, je laisse à chacun le soin de conclure.

Une véritable mesure sociale aurait consisté à baisser la TVA. C’est l’impôt injuste par excellence : il n’est pas progressif et il frappe   plus que proportionnellement les plus démunis, car contrairement aux  plus riches, ils consomment jusqu’au dernier centime leur revenu disponible. 

On peut naturellement en rire, et se gausser de ce thâtre d’ombres ou la réalité est travestie, les journalistes avilis, pour que le Prince puisse satisfaire sa mégalomanie.

On peut aussi, hélas, finir par en pleurer, avant de prendre les fourches et de se diriger vers les marches des palais…

 

 

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