29 JANVIER : DU SOLEIL A BASTIA.
31 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction, Questions sociales
Beaucoup de monde à Bastia pour la manifestation du Jeudi 29 Janvier. Si la météo s’était enfin mise au beau fixe, il m’a semblé que le soleil était aussi dans les coeurs et que les femmes et les hommes qui s’étaient déplacés étaient manifestement heureux d’être là ensemble.
Nul doute que ce rendez vous en annonce d’autres si le pouvoir n’entend pas la sourde colère qui gronde un peu partout dans le pays.
Le Parti Socialiste était là, lui aussi, avec les responsables de la Fédération de Haute Corse , l’ancienne génération au coude à coude avec la nouvelle, aux cotés des syndicats et de toutes celles et tous ceux qui sont mis à mal par la politique de Nicolas SARKOZY, et que la crise angoisse profondément.
Beaucoup reste à faire car il ne fait aucun doute que celui ci ne modifiera en rien la ligne qui est la sienne : trop orgueilleux, trop sur de lui, pour admettre qu’il a pû se tromper.
Bien sûr, il interviendra à la télévision, pour nous dire à quel point il souffre lui même de cetet situation, pour nous rappeler la chance que nous avons d’avoir comme Président un dirigeant que la planète entière nous envie.
C’est tout de même lui qui a éxigé la mutation du préfet et du directeur départemental de la sécurité publique de la Manche qui, le 12 janvier dernier , ont eu le tort de laisser un peu trop de liberté aux manifestants venus accueillir le président de la République, ce qui donne la bonne mesure de sa capacité d’écoute n’est ce pas ?
Il n’y avait pas, dans les rangs des manifestants la jeunesse lycéenne et étudiante. Reste qu’un mouvement universitaire qui verrait les étudiants rejoindre les enseignants n’est plus une hypothèse d’école. Pour le gouvernement, c’est le scénario catastrophe: Xavier DARCOS, le Ministre de l’Education Nationale, qui a posé sa candidature à la tête de liste UMP en Aquitaine l’a peut être compris un peu tard semble-t-il.
Bien sûr le Président fera preuve de cette immense compassion qui l’anime en considérant la situation de notre pays. Peut être même poussera-t-il le cynisme jusqu’à faire le procès des ravages du libéralisme et du capitalisme, et à lancer contre eux les pires des anathèmes, car comme chacun sait maintenant, il ne manque pas d’air..
Les néo-conservateurs américains qui inspiraient BUSH au début de son second mandat avaient trouvé un joli qualificatif pour cette ligne politique: ils l’appelaient ” le conservatisme compassionnel”.
Bushiste de la première heure, il ne faut surtout pas l’oublier pour comprendre les ressorts du personnage, il a bien appris sa leçon.
ET SI JEUDI LES “PAUV’CONS” LUI DISAIENT: AVA BASTA !
27 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Questions sociales
La journée de Jeudi 29 s’annonce comme celle de la manifestation d’une saine colère que le gouvernement autiste de Nicolas SARKOZY serait bien inspiré d’entendre.
La vérité est que la pratique du pouvoir du Président de la République menace le pacte Républicain qui règle les équilibres fondamentaux dans notre pays.
L’arrogance qui est la marque du personnage, l’autosatisfaction qui gouverne chacun de ses actes, les manquements, graves, aux principes républicains se sont multipliés au point d’inquièter de larges franges de l’opinion.
Comment accepter que celui qui se doit d’être le Président de tous les français se mette en scène lors du congrès de son parti, et se comporte ainsi en partisan, en chef de clan pour ne pas dire en chef de meute lorsque l’on entend aboyer à longueur de journée son porte flingue, au mépris des usages républicains ?
Comment tolérer cette soif dévorante de pouvoir qui l’incline à transgresser la séparation des pouvoirs en soumettant chacun d’entre eux à son caprice ?
Comment laisser le providentialisme, cette antichambre de la dictature, et l’autoritarisme, s’étaler avec autant d’impudeur dans les pages de nos journeaux quand on mesure, chaque jour un peu plus, le vide sidéral de la politique mise en oeuvre ?
Comment ne pas trouver révoltants les accents pseudo révolutionnaires d’un discours démenti chaque jour par les actes d’une Présidence toute entière soumise aux forces de l’argent ?
Casse toi pauv’con avait jeté notre sémillant Président à un contestataire. Il y aura jeudi beaucoup de pauv’cons dans la rue: s’ils ont tardé à lui répondre, nul doute que leur réponse sera, elle, polie mais cinglante.
Sur internet aussi ça mobilise beaucoup. Parmi la multitude d’initiative signalons deux sites WEB préparant la journée du 29:
VOUS AVEZ DIT GREVE ?
23 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Questions sociales
Nicolas Sarkozy avait déclaré le syndicat Sud Rail irresponsable, pour avoir fermé la gare Saint Lazare . En réponse, le syndicat propose de légaliser la “grève de la gratuité”, qui aurait l’avantage d’être indolore pour l’usager.
Faire circuler normalement les trains, sans faire payer les voyageurs et sans contrôler les billets pourrait constituer une alternative aux grèves classiques aux bloquages qu’elles entrainent et à la gène des usagesr tout en préservant la capacité d’action des syndicats .
Le syndicat demande au gouvernement de proposer au Parlement de voter une loi pour la SNCF et les autres entreprises de transport qui aille dans ce sens et qui permette, selon le voeu du Président, de ne pas pénaliser les usagers.
En même temps, le syndicat demande naturellement que ne soient pas sanctionéns les grèvistes qui utiliseraient cette disposition.
Les associations d’usagers se sont bien entendu associées à l’appel de Sud et certaines ont signé avec le syndicat un appel aux autorités responsables.
J’avais fait il y a quelques années la même proposition aux syndicats de la SNCM dont les grèves à répétition, le plus souvent, mais pas toujours, impopulaires dans l’Île ont lourdement contribué à mettre cette entreprise en difficulté au bord du dépot de bilan.
On attend avec interet la réaction du Président devant une réforme qui, même si elle n’est pas évidente à mettre en oeuvre, promet d’être interessante.
Rupture..vous avez dit rupture ?
JUSQU’OU IRA ERIC BESSON ?
15 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Politique
Membre de la Direction Nationale du PS, en charge de l’économie, proche de François HOLLANDE, Eric BESSON avait, on s’en souvient, rallié Nicolas SARKOZY dès le lendemain du premier tour et avait fait une entrée aussi tonitruante que remarquée à la tribune du candidat qu’il avait combattu quelques jours auparavant.
Entré au Gouvernement sur un strapontin, il reçoit aujouird’hui une double promotion en succèdant à Brice HORTEFEUX à la tête d’un ministère phare du sarkozysme, et en intègrant l’état major de l’UMP.
Sacré parcours tout de même: pour en juger il faut se souvenir que BESSON avait commis, avant de quitter en fanfare le PS un ouvrage intitulé ” Les inquiètantes ruptures de Mr Sarkozy”.
Avec le recul la lecture de certains passages est vraiment savoureuse. Aujourd’hui en charge de la l’immigration il écrivait alors: ”En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine !»
ET sur l’immigration choisie chère à son mentor : “On peut tout d’abord contester la pertinence d’une telle politique qui consiste à favoriser l’installation professionnelle en France des diplômés étrangers de niveau au moins égal au master et qui octroie une carte de séjour “compétences et talents”. Au lieu de faciliter la circulation des étrangers par l’octroi de visas à entrées multiples, cette politique favorise l’installation définitive en France et participe au pillage des élites des pays en développement».
Pour la politique d’intégration il n’est pas en reste lorqu’il écrit: “C’est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle républicain » d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables- il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel”.
Sur le même registre, il continue en affirmant: “le bilan du « ministre en charge des cultes » est lourd de menaces pour l’avenir : non content de mettre à mal la loi de 1905 et les fondements de la « laïcité à la française », Nicolas Sarkozy aura pactisé avec les islamistes de l’UOIF, favorisé l’ascension médiatique de Tarik Ramadan, fait preuve d’une étrange bienveillance à l’égard des sectes allant jusqu’à recevoir en grande pompe l’un des prosélytes le plus célèbre de l’église de Scientologie, l’acteur Tom Cruise“
Nicolas SARKOZY auquel on prète quelques défaut possède au moins une qualité: il sait pratiquer le pardon des offenses.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, il suffit de télécharger l’ouvrage , la lecture en est d’autant plus savoureuse aujourd’hui.
BESSON n’est pas le seul socialiste à avoir retourné sa veste, comme chacun sait. mais il est le seul, sans pour autant exonérer les autres, qui soit allé aussi loin pour complaire à son maitre.
Il lui sera difficile de faire mieux que ses prédécesseurs transfuges socialistes Marcel DEAT ou Jacques DORIOT ? Ce dernier, adhérant à 18 ans à la SFIO il rallie la IIIe Internationale en 1920 et réalise une carrière remarquable au sein du PCF jusqu’à devenir candidat au poste de secrétaire général. Après la défaite, il se prononce pour la collaboration et soutient le maréchal Pétain.
L’avenir nous le dira..
QUEL BROUET BALLADUR VA-T-IL SERVIR A LA CORSE ?
14 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Corse, Introduction
Edouard BALLADUR a été chargé par le chef de l’Etat de préparer la réforme des collectivités locales. Ce dernier a levé un coin du voile lors de sa dernière conférence de presse: il souhaite la fusion des Départements et des Régions, et la fusion de certaines régions entre elles.
L’ancien Premier Ministre recopit donc beaucoup d’élus ces derniers temps. C’est ainsi qu’ont été reçus par la commission Paul GIACCOBBI, Président du Conseil Général de Haute Corse, Jean Jacques PANUNZI, President du Conseil Général de Corse du Sud, et les deux élus présidant la CTC, Camille de ROCCA SERRA et Ange SANTINI.
Si les deux Présidents des Conseils Généraux ont clairement fait connaître leur hostilité à la disparition des institutions départementales, leurs collègues de la CTC ont donné leur accord pour cette réforme.
Ange SANTINI, demandant que le Président du Conseil Exécutif puisse être élu au suffrage universel, comme dans la Sardaigne voisine, Camille de ROCCA SERRA se bornant pour sa part à souhaiter le retour au droit commun des Régions pour ce qui concerne l’exécutif de la CTC.
Tous ont exigé, et ce n’est pas là une surprise, la modification du mode de scrutin de l’Assemblée de Corse.
Quant à la réforme elle même, les quelques informations dont on dispose ne laissent rien augurer de bon. Le Président de la République, qui à son habitude a sorti cette réforme de son chapeau sans jamais l’avoir évoquée dans sa campagne, ne se fait sans doute guère d’illusions sur la possibilité de faire voter une loi organique par le Congrès ou il est minoritaire, pas plus que de gagner un referendum sur un sujet qui n’interesse en rien les français.
Aussi a-t-il concocté une sorte de bouillie pour les chats qui pourrait être approuvée sans trop de problèmes par l’Assemblée nationale ou il peut s’assurer une majorité, même courte, de godillots.
Pour aller à l’essentiel: la carte des cantons serait revue en profondeur, et le nombre de cantons ruraux considérablement réduit. Les élections dans ces nouvelles circonscriptions cantonales se dérouleraient au scrutin uninominal en zone rurale et à la proportionnelle en zone urbaine.
Les élus ainsi désignés dans les Départements exerceraient les compétences dévolues à la Région dont leur Département est membre, et siègeraient donc avec leurs collègues des autres Départements, et les compétences dévolues au Département ou ils ont été élus ou ils se retrouveraient avec ceux de leurs collègues élus dans le même Département.
Au cas ou une telle réforme serait appliquée en Corse elle constituerait une double regression. D’abord parcequ’elle signerait l’arrêt de mort de la reconnaissance de la spécificité de l’Île la fin du Statut Particulier, ensuite par ce qu’elle se traduirait par un fantastique retour en arrière en consacrant le mode de fonctionnement claniste inspiré de celui des Conseils Généraux.
EMMANUEL TODD : LA DEMOCRATIE EN QUESTION
14 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, Introduction, Lectures, Société
On peut ne pas être d’accord avec Emmanuel TODD. Il a une façon qui n’appartient qu’à lui de renverser la table qui peut déconcerter ou irriter les bien pensants et les beaux esprits.
Il n’empêche que ce brillant ethnologue un tantinet touche à tout met régulièrement et de manière originale sa discipline au service de l’analyse économique et sociale avec un bonheur certain pour tous ceux qui s’interesent à ces questions.
Dans son dernier ouvrage, Après la Démocratie, aux éditions Gallimard,il se livre à une critique documentée, argumentée du libre échange qui sort des sentiers battus et, même si l’on ne partage pas complètement les conclusions auxquelles il arrive, donnent à réfléchir à tout esprit libre et ouvert.
Difficile à classer politiquement, il éprouve visiblement pour la classe politique française dans son ensemble, gauche et droite confondue, le plus profond mépris. Dans ce domaine, c’est Nicolas Sarkozy qui est l’objet de ses critiques les plus acérées, même s’il trouve des circonstances atténuantes aux graves dérives dont il l’accuse. Circonstances certes atténuantes, mais qui sonnent en fait comme la plus grave de ses critiques: si la France a élu un malade, dit il ainsi, c’est parcequ’elle est elle même malade…
Mais c’est son analyse des ravages du libre échange sur la société française qui occupe l’essentiel de son ouvrage et retient l’attention du lecteur.
Pour lui l’enrichissement exhorbitant d’une petite minorité, 1% de la population française, entièrement tournée vers la satisfaction de ses désirs et coupée du reste de la nation repérsente un danger pour la démocratie, dans la mesure ou elle ne peut plus accepter que l’on puisse d’une manière ou d’une autre attenter à ses privilèges.
Condamnée pour cela à investir la sphère du pouvoir politique, directement ou par le truchement d’hommes politiques de paille, elle n’aura selon lui un jour ou l’autre pas d’autre choix que de s’en prendre au suffrage universel et de favoriser l’emergence de la dictature.
Seul le retour au protectionisme est selon lui de nature à donner un coup d’arrêt aux dérives provoquées par la libre échangisme dont il estime que contrairement à ce que proclament ses dévots il n’a contribué qu’à aggraver considérablement les inégalités et les risques de guerre.
On peut bien sûr en sourire, mais on peut tout aussi légitimement s’en inquiéter: l’éclairage de l’histoire des sociétés humaines sur laquelle l’auteur base son analyse est largement de nature à s’interroger sérieusement.
A lire donc, et à méditer de toute façon.
BRESIL DE TOUS LES CONTRASTES
4 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Présent dans A la Une, International, Introduction, Société
Je quitte le Brésil aujourd’hui, après un séjour d’un mois dans le sud de ce pays continent, à travers quatre des 27 Etats que compte la République Fédérative: l’Etat de Saõ Paulo, l’Etat de Spirito Santo, l’Etat de Minas Gerais, et l’Etat du Parana.
Difficile de faire un bilan sur une période aussi courte, même si on l’a passé dans une famille brésilienne et au milieu de brésiliens.
Au delà des différences, sensibles, des populations de ces différentes régions, il y a une constante frappante: l’extrême gentillesse de ce peuple accueillant envers les étrangers. Sans doute est ce dû en particulier à l’extraordinaire mosaïque brésilienne qui affiche sans aucun complexe sa diversité.
Il y a aussi, perceptibles lorsque l’on fréquente les brésiliens des aspects de la société brésilienne incontestablement marquants, même si en les citant on n’échappe pas aux inévitables clichés qu’engendre le fait de les rapporter aussi brièvement.
Au Brésil, m’a-t-on dit et répété, il n’existe pas de manifestations assimilables à celles qui, en Europe, peuvent être qualifiées de racistes: c’est sur les classes sociales essentiellement que se marquent les différences , et elles sont en effet considérables.
Au Brésil, en 2008, les ventes de carburant à base d’ethanol produit à partir de la canne à sucre, ont dépassé pour la première fois les ventes de carburant à base de pétrole: c’est aujourd’hui le premier pays producteur de carburants produits à partir de la filière agricole.
Au Brésil, la corruption s’étale presque quotidiennement sur les unes des journeaux, elle revient régulièrement dans les conversations. Il semble qu’elle touche l’ensemble d’une classe politique sur laquelle les brésiliens ne se font guère d’illusion, tant ils l’estiment universellement corrompue et incapable de s’amender étant donné le profond enracinement du clientèlisme qu’elle a contribué à développer pour se maintenir au pouvoir.
Au Brésil, la fête est toujours là, souvent discrètement, peuple festif ou l’on trouve toujours une occasion de se réunir entre amis pour boire quelques bières autour d’un “churrasco”, pour faire griller et déguster la “picanha” ce morceau de boeuf excellent dont les brésiliens vous disent qu’il n’existe nulle part ailleurs.
A minuit, le 31 Décembre 2008, sur une plage dela cote nord de l’Etat de Saõ Paulo, le spectacle des brésiliens qui sont venus avec une bouteille de champagne et quelques verres fêter la nouvelle année les pieds dans l’eau, en y jetant une fleur blanche, une blueue et une rouge, a quelque chose de féérique pour un européen.
Au Brésil il existe un sentiment très perceptible d’appartenance à la nation brésilienne, quel que soit l’Etat ou l’on réside, l’origine sociale ou la couleur de la peau, et on est visiblement et ostensiblement fier d’être brésilien. Constat qui laisse perplexe un français ou le sentiment national est dilué quand il n’est pas suspect.
Au Brésil le football est toujours là et les stades sont pleins de supporters certes passionnés mais jamais incorrects ni excessivement agressifs malgré la passion.
Au Brésil les “novellas” ces feuilletons qui se retrouvent sur toutes les chaines de télévision envahies par la publicité nourrissent les conversations et se renouvellent pratiquement tous les 8 à 10 mois constituant une véritable industrie.
On pourrait continuer ainsi à citer les traits de caractère les plus apparents de la société brésilienne et de cette jeune démocratie dont il faut rappeler, avant de porter sur elle un jugement hatif, que la dictature militaire a pris fin en 1985 seulement, et qu’il ne s’est libéré de la domination portuguaise qu’en 1822.
La République Fédérative du Brésil, quant à elle, est née le 5 Octobre 1988, et la constitution est encore en vigueur dans ce qui est aujourd’hui la plus grande démocratie d’Amérique du Sud.
En Octobre 2002 lors des élections présidentielles, le chef historique de la gauche Luis Ignacio Lula da Silva , dit « Lula », ancien ouvrier métallurgiste, est élu président de la République avec 61 % des suffrages. Il termine en 2010 son second mandat.

