Ma part de vérité - Edition du Samedi 04/09/2010

ELYSEE PRODUCTIONS A VERSAILLES …

La société Elysées Productions, dont chacun a pu apprécier depuis deux ans l’incontestable talent, s’il elle s’est surpassée ce lundi 22 Juin à Versailles en matière de mise en scène, a donné en même temps des signes sérieux d’essouflement.

C’est devant un parterre de près de 900 parlementaires que Nicolas Sarkozy, vedette et narcisse incontesté de la production, s’est livré à un exercice dont le moins que l’on puisse dire est qu’il a singulièrement manqué de hauteur compte tenu de l’ampleur du dispositif déployé pour lui.

Spécialiste incontesté de l”auto satisfaction et de l’auto affranchissement des erreurs passées, il a fait vraiment fort: dans le monde d’aujourd’hui, a t-il déclaré, rien n’est plus comme avant , plus besoin en conséquence de tirer de  bilan.

La rigueur, cela n’a jamais marché, a t-il décrèté, même si lorsqu’il était ministre du Budget, il s’en était fait le champion: il est vrai que c’était avant la crise du siècle n’est ce pas… Cela étant l’avenir nous dira ce qui se passera vraiment lorsqu’il faudra présenter l’addition aux français.

S’il poursuit, dans un aveu vite rétracté en déclarant :  nous avons fait la part trop belle au capitalisme financier , c’est pour s’affranchir ensuite de ses erreurs passées, quand il faisait l’apologie de l’Amérique et se faisait le chantre de l’endettement des ménages comme moteur de l’économie.

Le “président du mouvement” n’en a cure. Comme Frégoli, il s’est transformé, il est aujourd’hui un autre, et il sera demain, si necéssaire un autre encore n’en doutons pas, pourvu qu’il gagne un peu de temps avant 2012.

L’illusioniste a même sorti de son chapeau un emprunt, national bien sûr, qui n’augmenterait pas le déficit abyssal des finances publiques. Ca, franchement, personne n’y avait pensé avant lui, et le pauvre FILLION a là encore une belle  couleuvre à ingurgiiter.

C’est bien la seule nouveauté d’un discours creux, dont la vacuité est apparue d’autant plus grande que le décor et l’apparat sensés le mettre en perspective se sont avérés démesurés.

Petit problème:  les grands emprunts, à commencer par celui de Balladur en 1993, se sont révélés désastreux pour le budget de l’Etat. Le fameux emprunt Giscard a rapporté 7 milliards de francs en 1973, et son remboursement a coûté 80 milliards aux contribuables.

La note que présentera SARKOZY à ses chers concitoyens s’il est réélu en 2012 sera donc, c’est sur, particulièrement salée. A moins, bien entendu, que l’esprit revienne aux français et qu’ils le renvoient à sa mairie de Neuilly sur Seine et à ses amis de la jet set et du show biz.

Dernière minute: Frédéric MITTERRAND vient d’annoncer sa nomination au Ministère des Affaires Culturelles: à Versailles  le Roi s’amuse, c’est bien connu, à moins que ce ne soit cela “l’emprunt national” ?.

De fait le personange avait déjà rejoint Nicolas SARKOZY pour lequel il s’était prononcé publiquement en 2007, et n’a jamais été adhérent ni même sympathisant socialiste. Peut être a-t-il un jour voté pour son oncle, mais on peut vraiment en douter.

Cela ne l’a pas empêché, à la question d’un journaliste qui lui demandait s’il se sentait ” toujours socialiste” , de laisser planer le doute sur ses convictions: voilà un valet qui sait comment complaire à son maitre non ?

Commentaires

Laissez un commentaire sur ce billet.
Notez vos impressions, vos remarques, ...