ALERIA CAPITALE DES ORDURES ?
1 mars 2009 par Vincent CARLOTTI
Appartient à A la Une, Aléria, Introduction, Société
Fondée par les Phocéens, en même temps que Marseille , Ampurias et Veglia, Aléria Restituta est devenue colonie romaine et capitale de la Corse.
Si l’on en croit les projets qui fleurissent aujourd’hui sur le territoire de la commune et ses environs, elle deviendra bientôt la capitale des ordures de la Corse.Â
En effet, outre la décharge de Tallone , on dit aujourd’hui centre d’enfouissement car c’est plus élégant mais tout aussi odorant, on été brusquement mis à jour par l’ADAC, Association de Défense des Administrés et Contribuables d’Aléria, deux autres projets.
Le premier conduit par Maître Pierre Bourgeaud, ancien Notaire à Aléria, consiste à implanter à proximité de la décharge actuelle un centre d’enfouissement dont le promoteur affirme qu’il n’aura rien à voir avec le précédent.
Etant donné la manière dont ce dernier a été exploité, et surtout surexploité, il est vrai que cela ne constituerait pas un grand exploit !Â
Le deuxième d’une tout autre ampleur, consiste à implanter toujours à Aléria, sur le territoire du Domaine pénitentiaire de Casabianda, un centre de traitement des déchets d’envergure régionale.Â
Naturellement, afin d’amadouer les populations concernées, il s’agirait d’un centre expérimental et éducatif au top de la technologie et  sans reproche…
Il faut croire que la population en question n’apprecie que modéremment cette présentation des choses. C’est ainsi que l’ADAC et un Collectif constitué à cette fin, ont manifesté leur opposition en bloquant l’accès à la décharge de Tallone et en occupant pacifiquement la Mairie d’Aléria.
Au delà de ces péripéties, il semble que dans l’esprit d’un certain nombre de responsables l’idée soit bien ancrée que la Plaine Orientale, rebaptisée naguère pompeusement Costa Serena , ravagée par la crise de la viticulture des années 80 et dont le littoral est aujourd’hui dévasté par l’érosion, soit destinée à devenir le dépotoir de la Corse.
Serena cette superbe région le serait alors vraiment: de la sérénité qui prècède la mort.
Parions que ceux qui y sont nés et ceux quoi y résident ne l’entendent pas de cette oreille et le manifesteront comme il se doit. Visiblement les leçons du passé ont échappé à quelques  uns de nos caciques… C’est là que se sont produits les évènements qui ont bouleversé notre île pour longtemps, fallait il le rappeller ?
Â
Â
Â


Albert on jeu, 5th mar 2009 19:14
Vous avez bien raison de rappeler que le nom de la plaine orientale a été abandonné au profit de “costa serena” ils ont bonne mine ceux qui, da,ns les offices de tourisme ont ainsi sacrifié à la mode ! Le littoral saccagé par les tempêtes est tout ce qu’on veut, sauf “serenu”… Pauvre Corse, et pauvre de nous
BOURGEAUD Pierre on dim, 8th mar 2009 11:18
Consulter sur ce même site la rubrique : ” Région d’Aléria : l’argent n’a pas d’odeur”.
Merci. Je vous embrasse tous.
Pierre BOURGEAUD
tomei on lun, 20th avr 2009 0:19
Bastia (Haute Corse) : le collectif pour la dépollution du site de Teghime écrit aux ministres compétents
Voici la lettre envoyée à , Jean-Louis Borloo, Ministre de l’environnement, et à Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’écologie, par le collectif pour la dépollution du site de Teghime à Bastia (Haute Corse)
Depuis plusieurs années, un collectif s’est engagé dans une action pour obtenir la dépollution du site de Teghime à Bastia (Haute Corse). Cette décharge, installée en toute illégalité depuis un demi-siècle a accumulé des déchets d’une extrême toxicité.
Cette situation est connue de tous et jusqu’à ce jour rien n’avait été entrepris.
Aujourd’hui, un projet de réhabilitation se met en place mais celui-ci ne règle en rien les problèmes fondamentaux de la dépollution.
Nous avons interpellé, dans ce sens, Monsieur le Préfet de Haute Corse le 22 août et le .20 octobre 2008. Nous n’avons, depuis, obtenu aucune réponse en dépit de nombreuses sollicitations.
Le silence du représentant du gouvernement nous conduit à nous adresser directement à vous afin de savoir ce que votre ministère compte mettre en oeuvre pour que cette réhabilitation ne fasse pas l’impasse sur ce préalable que constitue la dépollution, seule solution d’avenir pour le site et ses salariés exposés ainsi que pour la population riveraine.
Ainsi, nous souhaiterions que le Grenelle de l’environnement et la question du développement durable, si souvent évoqués, puissent se concrétiser par des actes concrets et ne demeurent pas qu’un vain slogan.