Ma part de vérité - Edition du Mardi 07/02/2012

29 JANVIER : DU SOLEIL A BASTIA.

Beaucoup de monde à Bastia pour la manifestation du Jeudi 29 Janvier. Si la météo s’était enfin mise au beau fixe, il m’a semblé que le soleil était aussi dans les coeurs et que les femmes et les hommes qui s’étaient déplacés étaient manifestement heureux d’être là ensemble.

Nul doute que ce rendez vous en annonce d’autres si le pouvoir n’entend pas la sourde colère qui gronde un peu partout dans le pays.

Le Parti Socialiste était là, lui aussi, avec les responsables de la Fédération de Haute Corse , l’ancienne génération au coude à coude avec la nouvelle, aux cotés des syndicats et de toutes celles et tous ceux qui sont mis à mal par la politique de Nicolas SARKOZY, et que la crise angoisse profondément.

Beaucoup reste à faire car il ne fait aucun doute que celui ci ne modifiera en rien la ligne qui est la sienne : trop orgueilleux, trop sur de lui, pour admettre qu’il a pû se tromper.

Bien sûr, il interviendra à la télévision, pour nous dire à quel point il souffre lui même de cetet situation, pour nous rappeler la chance que nous avons d’avoir comme Président un dirigeant que la planète entière nous envie.

C’est tout de même lui qui  a éxigé la mutation du préfet et du directeur départemental de la sécurité publique de la Manche qui, le 12 janvier dernier , ont eu le tort de laisser un peu trop de liberté aux manifestants venus accueillir le président de la République, ce qui donne la bonne mesure de sa capacité d’écoute n’est ce pas ?

Il n’y avait pas, dans les rangs des manifestants la jeunesse lycéenne et étudiante. Reste qu’un mouvement universitaire qui verrait les étudiants rejoindre les enseignants n’est plus une hypothèse d’école. Pour le gouvernement, c’est le scénario catastrophe: Xavier DARCOS, le Ministre de l’Education Nationale, qui a posé sa candidature à la tête de liste UMP en Aquitaine l’a peut être compris un peu tard semble-t-il.

Bien sûr le Président fera preuve de cette immense compassion qui l’anime en considérant la situation de notre pays. Peut être même poussera-t-il le cynisme jusqu’à faire le procès des ravages du libéralisme et du capitalisme, et à  lancer contre eux les pires des anathèmes, car comme chacun sait maintenant, il ne manque pas d’air..

Les néo-conservateurs américains qui inspiraient BUSH au début de son second mandat avaient trouvé un joli qualificatif pour cette ligne politique: ils l’appelaient ” le conservatisme compassionnel”.

Bushiste de la première heure, il ne faut surtout pas l’oublier pour comprendre les ressorts du personnage, il a bien appris sa leçon.

 

 

 

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