BRESIL DE TOUS LES CONTRASTES
4 janvier 2009 par Vincent CARLOTTI
Appartient à A la Une, International, Introduction, Société
Je quitte le Brésil aujourd’hui, après un séjour d’un  mois dans le sud de ce pays continent, à travers quatre des 27 Etats que compte la République Fédérative: l’Etat de Saõ Paulo, l’Etat de Spirito Santo, l’Etat de Minas Gerais, et l’Etat du Parana.
Difficile de faire un bilan sur une période aussi courte, même si on l’a passé dans une famille brésilienne et au milieu de brésiliens.
Au delà des différences, sensibles, des populations de ces différentes régions, il y a une constante frappante: l’extrême gentillesse de ce peuple accueillant envers les étrangers. Sans doute est ce dû en particulier à l’extraordinaire mosaïque brésilienne qui affiche sans aucun complexe sa diversité.
Il y a aussi, perceptibles lorsque l’on fréquente les brésiliens des aspects de la société brésilienne incontestablement marquants, même si en les citant on n’échappe pas aux inévitables clichés qu’engendre le fait de les rapporter aussi brièvement.
Au Brésil, m’a-t-on dit et répété, il n’existe pas de manifestations assimilables à celles qui, en Europe, peuvent être qualifiées de racistes: c’est sur les classes sociales essentiellement que se marquent les différences , et elles sont  en effet considérables.
Au Brésil, en 2008, les ventes de carburant à base d’ethanol produit à partir de la canne à sucre, ont dépassé pour la première fois les ventes de carburant à base de pétrole: c’est aujourd’hui le premier pays producteur de carburants produits à partir de la filière agricole.
Au Brésil, la corruption s’étale presque quotidiennement sur les unes des journeaux, elle revient régulièrement dans les conversations.  Il semble  qu’elle touche l’ensemble d’une classe politique sur laquelle les brésiliens ne se font guère d’illusion, tant ils l’estiment universellement corrompue et incapable de s’amender étant donné le profond enracinement du clientèlisme qu’elle a contribué à développer pour se maintenir au pouvoir.
Au Brésil, la fête est toujours là , souvent discrètement,  peuple festif ou l’on trouve toujours une occasion de se réunir entre amis pour boire quelques bières autour d’un “churrasco”, pour faire griller et déguster la “picanha” ce morceau de boeuf excellent dont les brésiliens vous disent qu’il n’existe nulle part ailleurs.
A minuit, le 31 Décembre 2008, sur une plage dela cote nord de l’Etat de Saõ Paulo, le spectacle des brésiliens qui sont venus avec une bouteille de champagne et quelques verres fêter la nouvelle année les pieds dans l’eau, en y jetant une fleur blanche, une blueue et une rouge, a quelque chose de féérique pour un européen.
Au Brésil il existe un sentiment très perceptible d’appartenance à la nation brésilienne, quel que soit l’Etat ou l’on réside, l’origine sociale ou la couleur de la peau, et on est visiblement et ostensiblement fier d’être brésilien. Constat qui laisse perplexe un français ou le sentiment national est dilué quand il n’est pas suspect.
Au Brésil le football est toujours là et les stades sont pleins de supporters certes passionnés mais jamais incorrects ni excessivement agressifs malgré la passion.
Au Brésil les “novellas” ces feuilletons qui se retrouvent sur toutes les chaines de télévision envahies par la publicité nourrissent les conversations et se renouvellent pratiquement tous les 8 à 10 mois constituant une véritable industrie.
On pourrait continuer ainsi à citer les traits de caractère les plus apparents de la société brésilienne et de cette jeune démocratie dont il faut rappeler, avant de porter sur elle un jugement hatif, que la dictature militaire a pris fin en 1985 seulement, et qu’il ne s’est libéré de la domination portuguaise qu’en 1822.
La République Fédérative du Brésil, quant à elle, est née le 5 Octobre 1988, et la constitution est encore en vigueur dans ce qui est aujourd’hui la plus grande démocratie d’Amérique du Sud.
En Octobre 2002 lors des élections présidentielles, le chef historique de la gauche Luis Ignacio Lula da Silva , dit « Lula », ancien ouvrier métallurgiste, est élu président de la République avec 61 % des suffrages. Il termine en 2010 son second mandat.
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blogring.org on sam, 10th jan 2009 10:34
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