Ma part de vérité - Edition du Vendredi 12/03/2010

PARTI SOCIALISTE : ET MAINTENANT ?

29 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction

Après les affres du Congrès de Reims qui ont mis a mal l’image du PS et donné le vertige à nombre de militants, voici pour Martine AUBRY  venu le temps de l’apaisement, de la réflexion et de l’action.

Apaisement car chacun, et singulièrement les élus des grandes métropoles, a pu mesurer combien il était dangereux de poursuivre dans la voie de l’affrontement que quelques second couteaux envisageaint publiquement de suivre. 

Reflexion car il s’agit à présent de mettre en musique le double message lancé par les socialistes à leur dirigeants: rénover le Parti, ce qui ne doit pas se limiter à en rajeunir la représentation, et l’ancrer résolument à gauche.

Il y a pour la première partie un vaste chantier : resserement d’instances nationales pléthoriques, contrôle plus strict des adhésions et ouverture du PS à de nouvelels couches sociales, démocratisation des modes de fonctionnement à tous les échelons..

Action car la crise est là, terrible pour les plus démunis et inquiétante pour les clases moyennes. il est plus que temps de démonter la politique spectacle de Nicolas SARKOZY et d’y opposer les mesures qui s’imposent à court comme à long terme pour en finir avec l’incroyable progression des inagalités que nous n’avons ni vu venir ni combattu vraiment au cours des vingt dernières années.

Le prochain congrès du PS est loin, il se tiendra dans trois ans, soit à quelques mois de l’élection présidentielle. Il est indispensable qu’il ne produise pas les désordres que nous venons de vivre, et pour cela il est fondamental de revoir le mode de désignation des instances dirigeantes et en finir avec le mode schyzophrène voulu par Lionel JOSPIN.

En demandant aux socialistes de fixer à la proportionnelle intégrale la ligne politique du PS, puis dans la foulée de désigner au suffrage universel celui ou celle sensé l’incarner, il a aggravé l’erreur qu’il avait faite en introduisant le quinquenat dans les institutions de la Vème République:  Errare humanum est, perseverare diabolicum…disaient les Romains.

Il faudra revenir en arrière et réaffirmer la primauté de la fixation de la ligne politique par rapport à la désignation du Premier Secrétaire.

Pour cela un seul moyen: fixer la ligne politique à la proportionnelle intégrale en postulant que le premier signataire de la motion arrivée en tête par le vote conscient est le Premier Secrétaire, lui accorder 50% des sièges au Conseil National qui lui assure la majorité, qu’il y ait ou non synthèse avec une ou plusieurs autres motions au Congrès, et répartir le reste  aux motions suivantes au plus fort reste. 

C’est, entre autres, à ce prix que le PS retrouvera la cohérence que les acrobaties électorales imaginées par les amis de JOSPIN ont un moment compromise.

LA VIEILLE CHENILLE ET LE PAPILLON

26 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

De la vieille chenille va surgir un nouveau papillon: c’est ce qu’a déclaré Arnaud MONTEBOURG, qui sort d’un long silence, ce matin sur RTL, et il faut en accepter l’augure.

Martine AUBRY a donc été confirmée par le Conseil National du Parti Socialiste. Celui ci a ainsi validé les comptes de la commission de recollement qui lui donne 102 voix d’avance sur sa rivale.

Fallait il vraiment tout ce tintamarre pour en arriver là ?  Certainement pas, et l’avenir nous dira sans doute qui, dans cette triste affaire si sa rivale a eu tort de  franchir la ligne jaune, celle des mauvais perdants.

Bien sûr les seconds couteaux qui entourent Ségolène ROYAL continuent de s’égosiller: ils n’ont pas compris que les français ne les écoutent plus, pas plus que la majorité des socialistes, qui n’apprecient pas qu’on les enfume plus longtemps avec un discours qui voyait, comme Georges  BUSH naguère, une sorte d’axe du mal autour de Martine AUBRY contre lequel il fallait mener la croisade.

Sans doute le dernier sondage BVA qui montre qu’une nette majorité de français et d’électeurs de gauche a décidé de siffler la fin de la récréation, a-t-il refroidi les ardeurs de Ségolène.

Martine AUBRY a bien sûr un sacré chantier devant elle. Elle a prouvé qu’elle est assez solide pour l’affronter. Elle a, comme chacun, compris le double message des militants socialistes à leurs dirigeants: ancrer solidement le PS à gauche en rénover les méthodes et la direction.

C’est une femme d’expérience, dotée d’une forte personnalité, intelligente et travailleuse, qui ne confond pas sa main droite avec sa main gauche, ce qui a son importance dans un univers politique aux contours rendus  poreux par les manoeuvres de Nicolas SARKOZY.

Elle dispose d’une bonne majorité au Conseil National pour le mettre en oeuvre, et nul doute qu’elle l’entreprendra sans tarder. C’est par ailleurs la meilleure façon de couper l’herbe sous les pieds de sa rivale et de la priver d’oxygène..

Celle ci, dans sa déclaration aux adhérents de Désirs d’Avenir a clairement lassé percer son intention de l’ériger en PS Bis. Il ne fait pas bon, disait De GAULLE se trouver le cul entre deux chaises, car il y a toujours quelqu’un pour en retirer une, et on se retrouve le cul par terre…

PS: LE POISON DIFFUSE LENTEMENT MAIS SUREMENT

23 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Politique

Déclaration de Martine AUBRY à l’Assemblée Nationale: ”Dès que nos instances auront validé le résultat  je serai le premier secrétaire de tous les militants  socialistes car aucun militant ne doit manquer au parti. La question n’est plus de savoir qui a perdu ou qui a gagné, nous aurons tous perdu si nous ne sommes pas capables de nous rassembler”.

Pour ce qui concerne Ségolène ROYAL de son coté considère qu’un certain nombre de contestations provenant en particulièer d’outre mer lui confèrent la victoire. 

On peut se demander, en observant ce pugilat catastrophique, comment les responsables des deux camps qui s’affrontent ainsi n’ont pas encore compris que le seul, le vrai vainqueur de ce scrutin est Nicolas SARKOZY et que le seul, le vrai perdant est ce peuple dont ils se réclament les uns et les autres abusivement.

Ségolène ROYAL demande un troisième tour de scrutin. En admettant qu’elle ait été effectivement mise à mal par des manoeuvres frauduleuses, comment peut elle donner à penser que celles ci ne sont pas largement  partagées dans un Parti qui ou le socialisme clientèliste qu’il soit municipal et cantonal a depuis longtemps remplacé le militantisme généreux des premiers temps !

Le spectacle offert par le PS est assez lamentable pour qu’il ne prenne pas le risque supplémentaire d’un affrontement physique entre des militants chauffés à blanc par cinq long mois de débats confus, ce que ne manquerait pas de produire un troisième tour de scrutin qui n’a par ailleurs jamais été prévu par les statuts du Parti.

Que les protagonistes de cette farce sinistre retrouvent, si ils en sont capables, leur sang froid, et mettent fin au  combat de nains qui est en train de détruire la formation politique d’opposition dont les français ont tant besoin, avant que leur révolte ne les précipite dans la poubelle de l’histoire!

PS: LA FACTURE DES ANNEES JOSPIN

22 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

La crise provoquée par le résultat plus que serré de l’élection du Premier Secrétaire du PS ne se résume pas à la rivalité de deux femmes ni à un combat entre le vieux parti et le nouveau, pas plus qu’à une bataille confuse sur la nature du Parti.

Elle est d’abord le fruit de l’erreur de Lionel JOSPIN et François HOLLANDE qui ont poussé à marches forcées vers la présidentialisation du PS.

Ils ont ensemble  mis au point avec une inconscience incompréhensible un piège redoutable qui vient de se refermer brutalement sur les militants socialistes et dont on ne peut encore mesurer les conséquences politiques.

Ainsi, comme le veulent les statuts du PS mis au point par JOSPIN et HOLLANDE, les militants socialistes ont ils été appelés à élire les représentants au Conseil National, leur parlement, à la proportionnelle intégrale. A l’issue du vote aucun des quatre chefs de file des motions mises au vote n’a obtenu, et de loin, la majorité.

Les mêmes statuts ayant prévu l’election au suffrage universel du Premier Secrétaire faisait bien evidemment, dans ces conditions,  courir le risque que l’élu se retrouve minoritaire au Conseil National. 

On connait ce matin le résultat des courses: Ségolène ROYAL, dont les orientations politiques n’ont recueilli théoriquement que 29% des suffrages des militants, se retrouve aujourd’hui à 42 voix seulement de la victoire. Martine AUBRY dont la motion a recueilli 5 points de moins se trouve quant à elle élue à un cheveux de sa rivale…

Cela parceque Ségolène ROYAL dispose incontestablement, à titre personnel et non pas politique, de la meilleure image publique et de l’aura de l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, et qu’elle a eu l’habilité de plaider le renouvellement des équipes dirigeantes usées jusque à la corde, au point de faire oublier qu’elle en faisait partie.

Alors de deux choses  l’une: ou le PS revient sur l’election du Premier Secrétaire au suffrage universel, ce que les militants n’accepteront pas, ou bien il pousse a fond la logique introduite et décide :

  • Qu’après un premier vote sur les motions d’orientation politique, un deuxième vote devra intervenir pour choisir entre les deux motions arrivées en tête dont le chef de file qui gouvernera la Parti et obtiendra la majorité des sièges au Conseil National.
  • Que le reste des sièges sera réparti à la proportionnelle entre les motions restantes qui constitueront l’opposition à la majorité ainsi désignée.

HAMON RALLIE MARTINE AUBRY

21 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Après tout, au delà des luttes intestines qui donnent du PS une image qui n’est pas de nature à lui attirer la sympathie des français, si la vérité était ailleurs?

Les socialistes ont été les premiers à mettre une femme à Matignon, c’était Edith CRESSON, les premiers à faire en sorte qu’une femme soit leur candidate à la présidentielle, c’était Ségolène ROYAL, et ce seront les premiers à offrir aujourd’hui la direction de leur parti à une femme. 

Comment une formation politique capable de faire cela se montre-t-elle par ailleurs incapable d’offrir l’image que cette réalité devrait reflèter ? C’est un vrai mystère qui laisse un gout amer dans la bouche de plus d’un militant socialiste.

Mais après tout, on peut aussi se dire qu’un parti qui a été capable de cela peut encore surprendre favorablement ses militants et se électeurs: c’est le pari que, pour ma part, je prends aujourd’hui…

Pour le reste, l’appel de Benoit HAMON à voter pour Martine AUBRY est de nature, même si les résultats seront serrés, à apporter à celle ci la clé de Solférino et, surtout, la majorité au Conseil National du PS, avec une partie des troupes de Bertrabnd DELANOE, dont elle aura besoin pour gouvernetr le Parti.

Une victoire de Ségolène ROYAL, plus improbable, ne lui permettrait de gouverner le PS qu’avec une majorité relative, ce qui, à la veille des élections européennes ne serait pas de nature à faciliter l’indispensable rassemblement de tous les socialistes.

DELANOE APPELLE A VOTER AUBRY

17 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Dans une lettre aux militants qui s’étaient prononcés pour sa motion, Bertrand DELANOE appelle à voter Martine AUBRY.

«Notre responsabilité est immense», souligne-t-il dans cette lettre ouverte. «Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s’exprimer, par son vote, sur ce qui est l’enjeu décisif de ce scrutin, comme l’ont démontré les principaux discours prononcés à Reims: l’identité même du Parti socialiste»..

«Au nom de mes convictions politiques, j’ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j’appelle à voter massivement en sa faveur», ajoute Bertrand Delanoë, dont la motion était arrivée deuxième, juste devant celle d’Aubry.

Celle ci a envoyé aux socialistes la profession de foi suivante:

Cher-e-s camarades,

Les Français vont mal. Ils sont inquiets pour l’avenir alors que notre pays s’enfonce dans la récession, le chômage et les inégalités. Ils savent que Nicolas Sarkozy les a floués.

C’est en pensant à eux que je me suis engagée dans ce congrès.

Parce que face à une droite dure, il faut une gauche forte. Parce que face à un monde que le capitalisme financier emmène droit dans le mur, nous devons être porteurs d’un nouveau modèle dans lequel la question sociale est au cœur, où l’économie réelle reprend le pas sur la finance et où l’écologie sort des discours pour entrer dans les faits. Il nous faudra défendre les services publics attaqués actuellement par la droite, l’hôpital public et bien sûr la poste, mais il nous faudra en créer de nouveaux comme le service public de la petite enfance ou la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Je n’oublie pas le combat pour la laïcité au moment où le président de la République en appelle aux religions avant de qualifier la laïcité de positive pour mieux la disqualifier.

Parce que le 6 novembre, vous avez choisi d’exprimer une double demande d’un Parti fermement ancré à gauche et décidé à se renouveler. Je regrette avec vous que nous n’ayons pas réussi à nous rassembler à Reims autour d’une orientation. Mais je suis confiante parce que la décision est de nouveau dans vos mains.

J’ai décidé d’être candidate pour être votre première secrétaire, au cœur d’une équipe soudée, engagée, avec de nouveaux visages, une nouvelle génération de militants aux couleurs de nos territoires et de toutes les cultures présentes en France.

Je veux, avec vous, écrire la page d’un socialisme renouvelé, ancré dans la gauche efficace, crédible. La gauche qui assume la réforme et reste fidèle au mouvement ouvrier et aux idéaux des Lumières en retrouvant tout simplement les missions des socialistes : émanciper chaque homme et chaque femme, maîtriser notre présent et préparer l’avenir et faire une vraie civilisation porteuse de fraternité entre les hommes et les femmes quel que soit leur territoire ou leur culture.

Je veux, avec vous, un Parti Socialiste profondément européen.

Je veux, avec vous, rassembler le plus largement autour de cette ligne et de ces objectifs pour notre parti, pour la France et pour l’Europe.

Je veux garder un parti de militants, je veux défendre les alliances avec les seuls partis de gauche.

Je veux en tout état de cause garantir l’unité de notre Parti.

J’y mettrai toute mon énergie et ma passion.

Pour notre réussite.

Pour retrouver un avenir à notre Parti.

Pour redonner l’espoir aux Français.

Martine Aubry

Télechargez la Lettre de Delanoe

Profession de foi de Martine AUBRY

ECHEC DE LA SYNTHESE A REIMS

16 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction

Ce sont ainsi trois candidatures, celles de Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal, qui ont été enregistrées auprès du bureau du Congrès PS de Reims dimanche 16 novembre à l’heure-limite du dépôt

La réunion de la “Commission des résolutions”, chargée de trouver une synthèse entre motions au Congrès dans la nuit de samedi à dimanche, n’a pu que constater l’absence d’accord entre les principaux responsables du parti.
Bertrand Delanoë, qui ne se présente pas, a regretté la “logique de blocage” qui a motivé l’attitude de la motion menée par Martine Aubry: il accuse implicitement Martine Aubry de prendre la responsabilité historique de livrer le Parti à Ségolène Royal, et de se comporter en alliée objective de la Présidente de la région Poitou Charentes.

Bertrand Delanoë aurait souhaité que le candidat à ce poste soit issu des rangs des partisans de sa motion.

Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête du vote des militants le 6 novembre, avec 29%, part favorite pour ce nouveau scrutin de jeudi étant donné la logique de présidentialisation qu’a introduit la réforme des statuts du PS avec la distinction des modes de désignation du Premier Secrétaire et du Conseil National.

SEGOLENE ROYAL CANDIDATE: C’EST FAIT…

15 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Ségolène ROYAL a donc pris ses adversaires de vitesse et déposé sa candidature au poste de François HOLLANDE.

Elle propose en même temps la création d’un poste de Premier Secrétaire delègué pour Vincent PEILLON, ou l’on distingue en filigrane son idée exposée pendant la campagne présidentielle d’un PS doté d’un Président et un Secrétaire général..qui, pas pluis qu’aujourd’hui, n’avait pas positivement ravi ses rivaux de l’époque.

Dans l’état d’impréparation ou ils se trouvent, on voit mal, à l’heure ou je poste cet article, comment ses rivaux pourraient lui en opposer une candidature unique reposant sur une ligne alternative cohérente. Comment élaboreraient ils d’ailleurs, en 24 heures, ce qu’ils n’ont pas été capables de construire en plus une semaine.

Je me souviens d’une réunion à Frangy en Bresse, en Aout 2006, à laquelle Arnaud MONTEBOURG avait invité Ségolène, et ou elle avait déclaré son admiration pour François MITTERRAND, son modèle en politique.

Nul doute pour moi que le fondateur du Parti d’Epinay aurait apprecié, à défaut d’autre chose, la fougue et l’audace de son ancienne chargée de mission à l’Elysée.

La journée sera, de toute façon, longue et probablement houleuse avant que ne se dessine vraiment une nouvelle donne qui puisse rendre aux français confiance dans les socialistes et que nous nous mettions vraiment au travail.

SEGOLENE A “ENVIE D’Y ALLER”…

12 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction, Politique

Segolène ROYAL interrogée par Laurence FERRARI sur TFI sur sa candidature au poste de premier Secrétaire du PS a laissé transparitre son envie de prendre la direction de la principale force d’opposition.

Pleine d’assurance quant à sa légitimité à le revendiquer, elle a toutefois réaffirmé son intention de rassembler le plus largement possible les socialistes et rappelé qu’elle n’a pas fait un préalable de sa candidature.Pas tout à fait candidate donc, elle souligne qu’elle veut pousser en avant une nouvelle génération, évoquant Vincent Peillon, dont le nom est souvent cité comme possible premier secrétaire, et Manuel Valls. 

Persuadée que de toute manière rien ne se concluera avant l’ouverture du congrès vendredi 14 Novembre, elle se donne ainsi le temps des trois jours de congrès pour forcer ses partenaires à chercher avec elle le bon compromis.

Pour avoir vécu le congrès de Rennes, j’ai pour ma part les plus grands doutes sur la capacité des dirigeants socialistes à maîtriser les éventuels dérapages qui ne manqueront pas de se produire tant est tendue l’atmosphère aujourd’hui.

Pas facile de controler la navigation d’un paquebot sur une mer démontée: plus difficile encore de canaliser l’énergie de quatre mille militants lorsque une tempête politique se déchaine.

LES PROPOSITIONS DE SEGOLENE ROYAL

11 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
Présent dans A la Une, Introduction

Voici le texte que Ségolène ROYAL va soumettre aux socialistes qui ne se sont pas prononcés sur sa motion afin de trouver une  synthèse susceptible de rassembler une majorité pour gouverner le Parti Socialiste pour les trois prochaines années.

D’après le Monde Ségolène ROYAL serait candidate au poste de Premier Secrétaire: Julien DRAY a confirmé l’information.

On devrait rapidement connaitre la position des motions AUBRY, DELANOE et HAMON. Souhaitons que l’esprit de respondsabilité souffle sur les quatre protagonistes pour qu’ils trouvent l’inspiration quui conduira le PS a se doter d’une majorité conséquente et d’une opposition cohérente, pour en finir avec les synthèses molles du passé.

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