Ma part de vérité - Edition du Mardi 07/02/2012

PARTI SOCIALISTE : ET MAINTENANT ?

29 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI  
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Après les affres du Congrès de Reims qui ont mis a mal l’image du PS et donné le vertige à nombre de militants, voici pour Martine AUBRY  venu le temps de l’apaisement, de la réflexion et de l’action.

Apaisement car chacun, et singulièrement les élus des grandes métropoles, a pu mesurer combien il était dangereux de poursuivre dans la voie de l’affrontement que quelques second couteaux envisageaint publiquement de suivre. 

Reflexion car il s’agit à présent de mettre en musique le double message lancé par les socialistes à leur dirigeants: rénover le Parti, ce qui ne doit pas se limiter à en rajeunir la représentation, et l’ancrer résolument à gauche.

Il y a pour la première partie un vaste chantier : resserement d’instances nationales pléthoriques, contrôle plus strict des adhésions et ouverture du PS à de nouvelels couches sociales, démocratisation des modes de fonctionnement à tous les échelons..

Action car la crise est là, terrible pour les plus démunis et inquiétante pour les clases moyennes. il est plus que temps de démonter la politique spectacle de Nicolas SARKOZY et d’y opposer les mesures qui s’imposent à court comme à long terme pour en finir avec l’incroyable progression des inagalités que nous n’avons ni vu venir ni combattu vraiment au cours des vingt dernières années.

Le prochain congrès du PS est loin, il se tiendra dans trois ans, soit à quelques mois de l’élection présidentielle. Il est indispensable qu’il ne produise pas les désordres que nous venons de vivre, et pour cela il est fondamental de revoir le mode de désignation des instances dirigeantes et en finir avec le mode schyzophrène voulu par Lionel JOSPIN.

En demandant aux socialistes de fixer à la proportionnelle intégrale la ligne politique du PS, puis dans la foulée de désigner au suffrage universel celui ou celle sensé l’incarner, il a aggravé l’erreur qu’il avait faite en introduisant le quinquenat dans les institutions de la Vème République:  Errare humanum est, perseverare diabolicum…disaient les Romains.

Il faudra revenir en arrière et réaffirmer la primauté de la fixation de la ligne politique par rapport à la désignation du Premier Secrétaire.

Pour cela un seul moyen: fixer la ligne politique à la proportionnelle intégrale en postulant que le premier signataire de la motion arrivée en tête par le vote conscient est le Premier Secrétaire, lui accorder 50% des sièges au Conseil National qui lui assure la majorité, qu’il y ait ou non synthèse avec une ou plusieurs autres motions au Congrès, et répartir le reste  aux motions suivantes au plus fort reste. 

C’est, entre autres, à ce prix que le PS retrouvera la cohérence que les acrobaties électorales imaginées par les amis de JOSPIN ont un moment compromise.

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