PS: LA FACTURE DES ANNEES JOSPIN
22 novembre 2008 par Vincent CARLOTTI
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La crise provoquée par le résultat plus que serré de l’élection du Premier Secrétaire du PS ne se résume pas à la rivalité de deux femmes ni à un combat entre le vieux parti et le nouveau, pas plus qu’à une bataille confuse sur la nature du Parti.
Elle est d’abord le fruit de l’erreur de Lionel JOSPIN et François HOLLANDE qui ont poussé à marches forcées vers la présidentialisation du PS.
Ils ont ensemble  mis au point avec une inconscience incompréhensible un piège redoutable qui vient de se refermer brutalement sur les militants socialistes et dont on ne peut encore mesurer les conséquences politiques.
Ainsi, comme le veulent les statuts du PS mis au point par JOSPIN et HOLLANDE, les militants socialistes ont ils été appelés à élire les représentants au Conseil National, leur parlement, à la proportionnelle intégrale. A l’issue du vote aucun des quatre chefs de file des motions mises au vote n’a obtenu, et de loin, la majorité.
Les mêmes statuts ayant prévu l’election au suffrage universel du Premier Secrétaire faisait bien evidemment, dans ces conditions,  courir le risque que l’élu se retrouve minoritaire au Conseil National.Â
On connait ce matin le résultat des courses: Ségolène ROYAL, dont les orientations politiques n’ont recueilli théoriquement que 29% des suffrages des militants, se retrouve aujourd’hui à 42 voix seulement de la victoire. Martine AUBRY dont la motion a recueilli 5 points de moins se trouve quant à elle élue à un cheveux de sa rivale…
Cela parceque Ségolène ROYAL dispose incontestablement, à titre personnel et non pas politique, de la meilleure image publique et de l’aura de l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, et qu’elle a eu l’habilité de plaider le renouvellement des équipes dirigeantes usées jusque à la corde, au point de faire oublier qu’elle en faisait partie.
Alors de deux choses  l’une: ou le PS revient sur l’election du Premier Secrétaire au suffrage universel, ce que les militants n’accepteront pas, ou bien il pousse a fond la logique introduite et décide :
- Qu’après un premier vote sur les motions d’orientation politique, un deuxième vote devra intervenir pour choisir entre les deux motions arrivées en tête dont le chef de file qui gouvernera la Parti et obtiendra la majorité des sièges au Conseil National.
- Que le reste des sièges sera réparti à la proportionnelle entre les motions restantes qui constitueront l’opposition à la majorité ainsi désignée.


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