Ma part de vérité - Edition du Jeudi 11/03/2010

LA REPUBLIQUE DES COPAINS ET DES COQUINS

4 septembre 2008 par vincent carlotti  
Appartient à Corse, Politique

L’Etat c’est moi ! C’est ainsi que s’exprimait LOUIS XIV Roi de France et de Navarre, monarque absolu s’il en fut. Advinrent un peu plus tard la Révolution de 1989 puis la nuit du 4 Août 1792 qui vit l’abolition des privilèges, on se demande bien pourquoi…

Nicolas Sarkozy, Président de la République Française s’exprime le plus souvent comme si, avant lui, rien n’avait existé, ou du moins n’avait été suffisamment marquant pour que sa suffisance en soit affectée: l’affaire Tapie, et l’affaire Clavier en constituent une saisissante illustration. Et on n’a sans doute pas fini de rigoler…


Installé à l’Elysée, c’est à dire dans nos meubles, il faut de temps en temps le rappeler, l’homme n’a cessé de se comporter comme si son élection, naturellement incontestable, lui conférait à peu près tous les droits d’un monarque de l’ancien régime.

Pour une fois que les nationalistes occupaient pacifiquement une résidence secondaire pour multi millionaire au lieu de la faire sauter, pour une fois qu’un flic intelligent avait choisi de gérer cela sans rouler inutilement les mécaniques  et sans opérer sous le feu des projecteurs et les caméras de TF1, voilà que le fonctionnaire est sur l’heure muté à l’IGS sans autre forme de procès…

Au fait, l’IGS c’est bien cette institution communément appelée la police des polices ? Alors pourquoi y nommer un homme aussi discrédité que le pauvre Mr ROSSI qui aurait gravement manqué à ses obligations??

Il faut dire que les troupes de Jean Guy TALAMONI avaient commis une faute autrement impardonnable que celle qui se serait bornée à faire sauter une misérable perception: ils avaient osé toucher à un ami du Patron, et ça, en Sarkoland, ça ne passe pas…

On ne touche pas aux amis de Sarkozy, il fallait que les choses soient claires… Les amis du Patron c’est sacré: en Sarkoland c’est bien connu nous sommes tous égaux  devant la Loi, sauf qu’il y en a quelques uns qui sont un peu plus égaux que les autres, c’est pourtant simple, et il n’y a vraiment pas de quoi en faire un plat!

Prenez Bernard TAPIE par exemple dont il semble bien, selon le rapporteur de la Commission d’enquête parlementaire qu’il aurait pu bénéficier d’un avantage exhorbitant dans son litige avec le CDR, opportunément arbitré, semble-t-il en dehors dse règles de la démocratie, et de la décence..

Michel PONIATOWSKi avait, il y a 25 ans parlé de la République des copains et des coquins en évoquant ce que l’on appelait à l’époque l’Etat RPR: quel visionnaire …

Franchement, à quoi cela sert-il que Sarko il se décarcasse s’il ne peut pas de temps en temps rendre service aux amis ? Non mais…

Commentaires

5 commentaires on "LA REPUBLIQUE DES COPAINS ET DES COQUINS"

  1. J.Mathieu Alberghi on dim, 7th sept 2008 18:21 

    Monsieur Carlotti,
    Etes vous prêts à soutenir publiquement les nationalistes si ils sont poursuivis pour l’affaire de le ville de C.Clavier.

  2. vincent on dim, 7th sept 2008 20:48 

    Cela ne me gênerait en aucune façon, Monsieur ALBERGHI, d’autant qu’il s’agissait d’une manifestation pacifique. Cela me gênerait d’autant moins que je considère que la spéculation foncière qui se déchaine avec arrogance , l’affairisme et l’emprise du grand banditisme, singulièrement dans l’extrême sud mais pas seulement, représentent le plus grave danger que nous autres Corses ayons eu à affronter depuis des decénies. Je n’ai par ailleurs aucune envie que notre région devienne le bronze cul des puissants de ce monde et des vedettes du show business , qu’ils en viennent a dresser des murs pour protéger leur précieuse intimité comme c’est hautement probable, et confient à des milices privées le soin de chasser les “autochtones” qui se hasarderaient à s’approcher de leurs propriétés. Je nourris pour nos jeunes une autre ambition que celle qui s’offrirait à eux si on continuait sur la voie que tracent depuis quelques années nos élus: pizzaïolo, chauffeur de maître ou porte flingue d’un quelconque mafieu.

  3. J.Mathieu Alberghi on lun, 8th sept 2008 18:13 

    Tout à fait d’accord avec vous.
    Mais ne voyez pas la question que je vais vous poser comme une question piège.

    Aux vue des rapports ponctuels que vous entretenz avec Monsieur Giacobbi entre hommes de gauche, bien qu’il convienne de lui poser directement la question( je vous l’accorde par avance), penser vous qu’il serait prêt à soutenir les nationalistes en cas de répréssion?

    Ca n’est pas tant que nous ayons besoin de lui, mais ma question vient simplement du fait que je trouve ses positions ambiguës. D’un côté il applique une stratégie de main tendue vers le camps nationaliste et de l’autre, il demande plus de répréssion à l’assemblée nationale française.
    Vous comprendrez donc mes interrogations quand à son comportement, qui n’encourrage guère le rapprochement des camps sur des points ponctuels.
    J’aimerai juste avoir l’avis d’un homme de gauche qui tend à le rejoindre de façon ponctuelle, puis ce qu’il est vrai que vous n’êtes pas affilié au même parti, mais qui néanmoins a un certain nombre de contacts, celà s’est vu lors des cantonales 2008, ce que je comprends tout à fait.

    Vous conviendrez aisement, du fait que vous et moi, ayons potentiellement d’autres rapports qu’avec Monsieur Giacobbi, ce qui n’enlève rien au respect que je peut avoir pour vous.

  4. J.Mathieu Alberghi on mar, 9th sept 2008 0:49 

    Ce courrier est à l’attention de Monsieur SANTINI

    Bien qu’il soit adressé à Mr Ange SANTINI, ce texte a été posté en réponse à mon billet: je le publie donc sous la responsabilité de son auteur

    Vincent CARLOTTI

    Monsieur Santini,

    J’ai suivi attentivement votre réaction suite aux évènements qui ont précédé et suivi l’occupation de la villa de monsieur Clavier.

    Je dois avouer que pour une fois, vous avez été relativement efficace dans vos propos et si je ne savais pas ce que je sais de vous, j’aurai peut être pu vous donner raison. Etant moi-même un militant politique, je sais toutefois que vos propos ne sont que mensonge.
    En effet, j’ai énormément de mal à comprendre une réaction aussi sanguine de votre part, dans la mesure où, de pirouette en pirouette, je vous sais suffisamment malin pour nier la vérité.
    Pour le coup, votre stratégie a bien changé.
    Elle consiste, avec violence cette fois, à ridiculiser ou à accabler celles et ceux, quelque soit leurs opinions politiques, qui ont décidé de défendre le patrimoine naturel et foncier de la Corse. Ce même patrimoine, que monsieur De Rocca Serra et vous-même, dirigez vers une destruction certaine et irréversible en accélérant la construction de villas secondaires gigantesques, mais également, en vous apprêtant à dé sanctuariser certaines zones pour le seul intérêt spéculatif d’une poigné de vos amis.

    Certains pourraient y voir une incapacité à gérer la Corse, ce qui ne serait pas complètement faux.
    Mais en réalité, il y a dans vos actions deux raisons.

    La première, c’est votre volonté de gravir un échelon supplémentaire dans l’espace politique insulaire, en exécutant les ordres de Paris qui consistent à renforcer la démarche d’expropriation des corses, afin d’accentuer l’ethnocide par substitution du peuple corse. Pour ce faire, Paris vous assure un soutient indéfectible et je crois même, que le PADDUC est arrivé tout droit ficelé de Paris.

    La seconde raison, intimement liée à la première, est simplement le fait qu’en sciant la branche sur laquelle vous êtes assis monsieur De Rocca Serra et vous même, vous assurez une continuité à vos familles respectives sur le plan politique, car vous avez compris que, les corses étant minoritaires sur leur propre terre, ils ne représentaient plus une majorité électorale et donc, ils sont inutiles à la suites de votre carrière politique.

    Enfin, sachez qu’en Corse ceux qui ont une conscience politique ne sont pas dupes. Nous savons pertinemment que si le PADDUC est refusé par les corses, vous et monsieur De Rocca Serra serez sévèrement réprimandés par Nicolas Sarkosy et que par la même occasion, vos perspectives personnelles d’accessions à des postes de secrétaires d’état ou de ministre, voir pour vous-même de sénateur ou de président de l’assemblée de Corse seront plus que compromises.

    Essayez monsieur Santini de vous comporter pour une fois, avec un minimum de dignité et essayez de penser avant tout, à l’avenir de la Corse et des corses. Ce PADDUC est une mauvaise chose, retirez le tout simplement et refaites une autre proposition, fondée sur le travail de tous les élus, mais surtout pas, par une minorité issue des proches de N.Sarkosy.

    Je pense publier cette lettre sur tous les sites où cela sera possible et j’attends avec impatience votre ‘’riposte’’.

    Jean Mathieu Alberghi militant nationaliste.

    Ce message vient d’être envoyé sur le blog et l’adresse UMP de monsieur Santini

  5. Ricard on lun, 11th mai 2009 11:42 

    Quand je pense que j’ai raté cette révolution de 1989, comme cité dans le billet. ;)

Laissez un commentaire sur ce billet.
Notez vos impressions, vos remarques, ...