SEGUELA NE BATIRA PAS A CALA LONGA
28 juillet 2008 par vincent carlotti
Appartient à Corse
L’impayable publiciste Jacques SEGUELA ne doute, chacun le sait, de rien. Buttinant depuis longtemps à gauche comme à droite, pourvu qu’il y trouve son miel il avait obtenu de l’ancienne municipalité de BONIFACIO un permis de construire une somptueuse villa à CALA LONGA, au mépris des principes de base de la Loi Littoral. Â
Le Conseil d’Etat a opposé une nette fin de recevoir à sa demande, après que le Tribunal Administratif de Bastia, ait, quant à lui validé le permis délivré par la Mairie de BONIFACIO.
 Après l’incroyable changement de pied de la présidente du tribunal administratif de Bastia, qui avait autorisé la reprise de travaux qu’elle avait elle-même supendus quelques mois auparavant, le Conseil d’Etat a donné une suite favorable à  la demande de l’ Association Bonifacienne Comprendre et Défendre l’Environnement, qui avait fait appel de ce jugement devant le Conseil afin de faire reconnaître l’illégalité de cette construction et de quelques autres au regard de la loi Littoral.
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L’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Bastia en date du 17 avril 2008 est annulée, constate sèchement l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat.
Outre l’arrêt des travaux, Le Conseil d’Etat condamne la commune de Bonifacio et le couple Séguéla à verser chacun aux plaignants 2000 € au titre du remboursement des frais de justice . Ce jugement est particulièrement important pour la Corse, et va remettre sans aucun doute en contrarier plus d’un, à commencer par Jerôme POLVERINI, Président de l’Office de l’Environnement, mais également l’un des principaux contempteurs de la Loi Littoral avec son association des maires du Littoral .
La décision tombe en outre alors que le nouveau plan d’aménagement de la Corse, le PADDUC, est sur le point d’être transmis à l’Assemblée de Corse. le Conseil d’Etat dans son arrêt rappelle que la loi Littoral est au-dessus des PLU et des permis de construire octroyés par les municipalités, ce qui va rendre plus difficile la tâche de ceux qui, à travers le PADDUC et les PLU des Communes, entendaient mettre ce principe à mal sinon à bas.
Il appartient à présent au tribunal administratif de juger le dossier au fond. Mais on voit mal comment il pourrait aller à l’encontre d’une décision rendue par le Conseil d’Etat. Il devrait s’en tenir à l’avis de la haute juridiction.
Au moment ou la pression foncière exercée par certains milieux et le milieu tout court se faisait de plus en plus terrible , et prenait des proportions vraiment inquiétantes, voilà de quoi mettre du baume au coeur à tous ceux qui ne veulent pas que la Corse devienne le champ clos des appétits des milliardaires de l’Union Européenne, de leurs alliés locaux, des affairistes sans scrupules et des élus qui leur sont dévoués corps et âme. Ils savent aujourd’hui grâce aux magistrats du Conseil d’Etat que, même en Corse, l’argent et l’appui des puissants ne constituent pas une garantie pour la satisfaction de leurs appetits.


Georges on mer, 30th juil 2008 16:49
Un Seguela qui prend une gifle c’est bien: mais pour combien de protêgés, de pistonnés, de friqués qui passent au dessus des lois ? Enfin, c’est toujours ça de pris sur l’ennemi non ?