ELECTIONS TERRITORIALES: SARKOZY LEVE LE VOILE ?
18 juillet 2008 par vincent carlotti
Appartient à Corse
Je ne suis pas souvent d’accord avec Nicolas SARKOZY, mais quand cela m’arrive, je l’affirme sans aucun complexe. J’avais ainsi soutenu et voté sa proposition de suppression des Conseils Généraux de Corse qui s’est malheureusement heurtée au mur toujours solide des conservatismes. C’était un bon projet, dommage qu’il ait capoté: je le soutiendrai à nouveau s’il revenait sur le tapis.
Le Président ajoutait que l’on ne gagnait pas une élection en modifiant le mode de scrutin, et rappelant avec une certaine cruauté, que le gouvernement RAFFARIN l’avait fait, ce qui ne l’avait pas empêché de prendre une véritable déculottée aux dernières élections régionales.
Pour ce qui concerne la Corse donc, et jusqu’à plus ample informé, on en restera au mode de scrutin actuel ce qui ne manquera pas de désespérer tous ceux qui croient, à Droite surtout mais aussi à Gauche qu’il suffirait d’un changement du mode de scrutin pour mettre fin aux majorités introuvables de l’Assemblée de Corse.
Lé réalité, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer ici est toute autre: ce n’est pas le mode de scrutin qui paralyse l’Assemblée de Corse, mais l’incapacité de la classe politique insulaire de se montrer à la hauteur de la situation de l’ÃŽle. Bien sûr la faiblesse relative de la barre du premier tour, comme de la prime à la liste arrivée en tête ne favorise pas spécialement la constitution de majorités amples et homogènes.
Le mode de scrutin choisi n’était, faut il le rappeler, pas fait pour cela; mais plutôt pour permettre l’expression la plus large possible des expressions politiques; charge aux élus du peuple de se concerter pour former les meilleures coalitions possibles pour mener la politique chosie d’un commun accord.
Cela s’est d’ailleurs produit une fois, lorsque une coalition comportant le RPR de Jean BAGGIONI et le PRG de François GIACCOBBI s’étaient unis pour constituer un Conseil Exécutif dans lequel on trouvait autour du Président BAGGIONI, Ange SANTINI, Paul GIACCOBBI et Alexandre ALESSANDRINI.
C’était une coalition formée sur une motivation très politique, rassemblant les formations politiques opposées à toute modification institutionnelles: elel obéissait à une logique politique claire et en tirait sa légitimité.
Il n’y a donc aucune raison sérieuse que ne se forme à nouveau , autour d’une plateforme politique claire , quelle qu’elle soit, une coalition qui gouverne la Corse sur une mandature dès les prochaines élections territoriales.
Il faudra simplement pour cela que la politique reprenne ses droits, et que les interets supérieurs de l’ÃŽle se retrouvent enfin au centre des préoccupations des principales formations politiques insulaires: la droite, la gauche et les autonomo-nationalistes ne peuvent plus continuer le petit jeu qu’ils ont mené jusqu’à aujourd’hui. Les menaces qui pèsent sur notre ÃŽle et qui s’aggravent de jour en jour, éxigent un sursaut citoyen qui ne peut plus être différé.
Les uns et les autres ont un peu moins de deux ans pour y réfléchir sérieusement, et prendre devant le peuple leurs responsabilités.


Lucien on dim, 20th juil 2008 21:55
Quand donc nos politiciens se souviendront ils qu’ils ne sont dans leurs fauteuils de soie que parceque le peuple les y a mis, et qu’il les a mis là pour qu’ils s’occupent VRAIMENT de leurs difficultés? Alors qu’ils arrêtent de contempler leur nombril et se mettent au travail car la maison brule, comme vous le dites très justement Monsieur CARLOTTI !