FAUT IL SERRER LA MAIN DE BERLUSCONI ?
30 juin 2008 par vincent carlotti
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La question que pose aujourd’hui la presse occidentale concerne le sommet des pays africains de Charm-el-Cheikh ou se rendra Robert MUGABE le sanglant dictateur du Zimbabwe qui s’est fait la spécialité d’affamer son peuple et de ruiner son pays comme personne ne l’avait encore fait.
Ce n’est ni la première ni la dernière fois que la presse européenne se prend à railler les régimes africains et leurs excès en tout genre: il est vrai que ceux ci ont des comportement largement condamnables, qui le seraient par ailleurs plus encore si la plupart de ces régimes dictatoriaux n’étaient maintenus en place par les anciennes puissances coloniales dont ils servent fidèlement les interets.
Mais que dire de certains régimes situés au coeur de l’Union Européenne, qui, sans donner naturellement dans les mêmes excès, car leurs opinions publiques ne le permettraient pas, n’en offrent pas moins un spectacle et un exemple peu ragoutant.
Le régime de Silvio Berlusconi et Umberto Bossi par exemple. Il ne se contente pas d’être ouvertement raciste et xénophobe, ni de porter épisodiquement aux nues le régime fasciste de Mussolini dont la petite fille figure parmi les plus fidèles amies du Cavaliere.
Voilà en effet qu’il se dispose à faire voter par le Parlement Italien une batterie de lois que la plupart des régimes africains les plus corrompus ne désavoueraient pas, mais qui, dans le ressort l’Union Européenne font incontestablement tache.
Vote d’une loi garantissant l’immunité judiciaire pour Berlusconi qui lui permettra d’échapper à une condamnation infamante pour corruption par le Tribunal de Milan, suspension de certains proçès plutôt gênants pour les amis du Président du Conseil italien, peines d’emprisonnement pour les journalistes qui publieraient des écoutes téléphoniques et d’autres pépites du même acabit.
Bref de quoi poser la question: "faut il serrer la main de Berlusconi ?" aux dirigeants des 26 autres pays de l’Union Européenne. Inutile bien sûr d’espérer une réponse positive à cette question, il n’empêche qu’elle se pose bel et bien, sinon à nos dirigeants, mais du moins aux citoyens de l’Union.


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