Ma part de vérité - Edition du Mardi 07/02/2012

Ou va Sarkozy?

6 décembre 2007 par vincent carlotti  
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Enfoncé Indiana Jones ! Notre Président de la République est decidemment comme on dit chez nous " u piu forte". On l’avait vu naguère, à Neuilly, s’interposer entre la Police et Human Bombe, on l’a revu  volant au secours des emprisonnés du Tchad, le voici à présent qui se propose non seulement de voler au secours d’Ingrid Betencourt, otage de la guerilla marxiste des FARC, mais aussi, si l’on en croit ses déclarations radio télévisées, résolu à résoudre le conflit intérieur qui déchire la Colombie depuis près de 40 ans et, dans la foulée, faire libérer les quelques 2000 otages détenus dans la jungle amazonienne…


Il y a, dans l’activisme brouillon de Nicolas Sarkozy, quelque chose de préoccupant, quelque chose qui provoque en moi un vrai malaise. Une chose est de s’émouvoir du sort d”une otage détenue dans des conditions aussi inacceptables qu’incompréhensibles.
Il y a c’est clair,  dans son attitude, quelque chose qui rappelle le "conservatisme compassionnel" de son ami Bush et des néo-cons qui ont inspiré la politique dont on mesure aujourd’hui les résultats: dure dans les faits, et tellement pleine d’ostensible  compassion pour les victimes de ses agissements.

Il y a aussi ce besoin irrépressible chez lui d’être sur le devant de la scène,  sous les feux de la rampe, cette soif inextinguible de notoriété qui le pousse à en faire toujours plus, et de plus en plus un peu trop.

Déjà, au Tchad, emporté par son élan, il a mis en péril les résidents français en affirmant qu’il irait récupérer nos ressortissants quoi qu’ils aient pu faire, provoquant la colère des tchadiens révulsés par cet accès de néo-colonialisme.

 Craignons qu’après avoir fait sourire le continent sud américain par ses propos quelque peu hasardeux, il ne provoque plus tard sa colère et ne nuise ainsi aux intérêts de notre pays.

J’ai vécu en Colombie, et j’aime ce pays, difficile, agité de convulsions, soumis aux intérêts américains et à ceux de leurs alliés colombiens. Malgré les assassinats, les massacres, qui l’ont déchiré et continuent de le faire encore aujourd‘hui, c’est une des plus remarquables régions d’Amérique Latine, qui mérite notre aide et surtout notre respect.

J’ai côtoyé un certain nombre de ceux qui sont devenus plus tard des « Tiro fijo», « Cara sucia » ou « Tarzan »,   et assisté à leur terrible dérive.

Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il faut faire pour que la Colombie se réveille de ce long cauchemar : je sais seulement que  ce ne sont certainement pas les coups de menton et les roulements de mécaniques auxquels on assiste qui les feront sortir de l’enfer dans lequel ils se sont plongés et se vautrent aujourd’hui.

 

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