La Charge impériale du Maire d’Ajaccio devant Fillon
24 septembre 2007 par vincent carlotti
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Simon Renucci est Maire d’Ajaccio: cela chacun le savait pour s’en réjouir ou pour le regretter. On avait cru comprendre qu’il était le leader d’un mouvement politique régional: il avait d’ailleurs présenté une liste aux dernières élections territoriales qui a par la suite explosé en vol perdant trois de ses élus sur les quatre qu’elle comptait en 2003.
On avait remarqué que ces trois élus étaient tous issus de Haute Corse, et que le seul qui soit resté fidèle à Simon Renucci était une élue de la Ville d’Ajaccio. Aujourd’hui le masque est tombé, et on comprend mieux la scission des élus de haute corse de la liste Renucci.
Lors de la visite de François FILLON à Ajaccio, Renucci a en effet prononcé un discours dont La Corse du 24 Septembre rapporte l’essentiel. Et voici ce qu’a déclaré, sur un ton semble-t-il martial selon le quotidien, le Député Maire d’Ajaccio.
" Nous croyons fermement à l’avenir d’Ajaccio, et nous sommes persuadés que la Corse ne réussira que si Ajaccio réussit". Peste, voilà un propos et un style de réthorique que le Sapeur Camembert n’aurait pas désavoué…
Mais ce n’est pas tout, car Renucci cloue au pilori, toujours selon le quotidien, et sans doute pour faire bonne mesure: " une certaine vision de l’Île, inspirée d’un romantisme surranné, qui a nié le fait urbain et qui a servi de support à une tentative de marginalisation de la Ville d’Ajaccio".
Nous voilà prévenus: hors des murs d’Ajaccio, point de salut, que les choses soient claires ! Quel spectacle tout de même que celui des Maires des deux principales villes de Corse, à l’unisson, se lamentant sur le sort qui est fait à leurs malheureuses agglomérations à cause de qualques pouilleux qui s’obstinent à s’accrocher à leurs maudits villages frappés d’obsolescence…
En conclusion, toujours selon le quotidien Régional " L’avenir de la Corse dépend en grande partie de l’avenir d’Ajaccio" . Et vice versa, comme aurait sans doute ajouté le Sapeur Camembert qui a semble t-il trouvé dans le Maire d’Ajaccio un émule de poids..
Le nombrilisme n’a décidemment pas de limites: il était déjà passablement ridicule que l’on qualifie Ajaccio de Ville Impériale sous le prétexte tout de même un peu faible que Laetitia y a accouché de Napoléon.
A ce compte, il serait né à Calasima que ce hameau niolain aurait revendiqué le titre de Village Impérial ! Voilà qu’aujourd’hui le destin de la Corse toute entière dépendrait de sa prospérité. J’avais pour ma part tendance à penser que c’était plutot l’inverse qui s’imposait, mais il est vrai que je ne suis ni ajaccien ni bonapartiste pur sucre ou virant au rose.
En tout cas, les Corses qui ont fait confiance à Monsieur Renucci sont à présent prévenus: la Corse s’arrête bien à Mezzavia, contrairement à ce qu’ils ont pu croire en 2003. Ses colistiers dissidents l’avaient, quant à eux, déjà compris.


Michelle on mar, 25th sept 2007 19:21
C’est tout de même un peu fort de café, Monsieur Renucci, que de considérer le reste de la Corse comme quantité négligeable par rapport à votre bonne ville d’Ajaccio. Certes, avec Bastia elle représente presque la moitié de la population de l’île; dois je vous rappeler que si nombre de nos compatriotes acceptent de venir s’entasser dans les ghettos des Salines à Ajaccio et de Lupino à Bastia, ce n’est pas pour le plaisir, mais uniquement parceque vos pairs n’ont pas été foutus de mettre en place un développement équilibré du territoire ? Alors, s’il vous plait, un peu de pudeur, Monsieur le Député Maire…