Ma part de vérité - Edition du Jeudi 09/09/2010

L’aigreur de JOSPIN

17 septembre 2007 par vincent carlotti  
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Libération publie aujourd’hui quelques extraits du livre que Lionel JOSPIN sort en librairie en cette rentrée de Septembre. Je l’aurais sans doute acheté, car j’ai souvent apprécié ses analyses et son écriture. Les quelques lignes publiées dans Libé m’en ont dissuadé, je me  passerai donc de cette lecture.


La question "peut on être et avoir été ?" est une question difficile pour les hommes politiques. Rares sont ceux qui se montrent capables d’y apporter une réponse digne et positive. En flingant méchamment Ségolène ROYAL dans un brulot de 88 pages qui n’a semble-t-il pas d’autre vocation,  Lionel JOSPIN, c’est le moins que l’on puisse dire, a raté , une fois de plus, une fois de trop sans doute, la marche qui permet aux politiciens de se hisser sur l’estrade des hommes d’Etat.

L’immense orgueil qui l’anime l’avait déjà conduit, ce sinistre soir d’Avril 2002, à abandonner ses troupes en rase campagne, incapable de surmonter l’humiliation d’une défaite qu’il n’avait pas vu venir.

Le même orgueil l’avait contraint, pendant les cinq années qui ont suivi, à se livrer à d’invraisemblables contorsions et  de misérables petites manoeuvres, pour tenter de revenir au premier plan de la vie politique française, puis, pour finir, à s’effondrer, les larmes aux yeux, devant 3000 militants socialistes à La Rochelle en 2006.

On peut, naturellement, porter sur la campagne de Ségolène ROYAL, sur ses insuffisances, sur ses erreurs, un jugement sévère . Avant de tremper sa plume dans le fiel de sa rancoeur recuite au soleil de l’Ile de Ré, Lionel JOSPIN aurait pourtant été bien inspiré de la retourner sept fois dans l’encrier: elle , au moins, n’a pas plaqué son monde sur une crise d’ego surdimensionné, et il faut esprer que si elle perd pied au sein du PS, elle ne se livre pas à la comédie du retour à laquelle il s’est toute honte bue, lui même livré.

La vieillesse, disait Charles DE GAULLE en évoquant Philippe PETAIN, est un naufrage: JOSPIN n’est pourtant pas si vieux ?

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