La fête à Frangy
4 septembre 2007 par vincent carlotti
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Je ne me suis pas rendu, cette année, à Frangy en Bresse, à la Fête de la Rose de mon ami Arnaud Montebourg. Je n’en ai pas eu le temps, mais ce n’est que partie remise, car j’aime à me retrouver avec ces amis du fin fond de la Bresse, ou la fête a encore un sens, et la rose un parfum.
Je le regrette d’autant plus que c’était je crois une bonne année. J’y aurais retrouvé d’autres amis, comme Manuel Valls par exemple, ce Catalan aujourd’hui Député Maire d’Evry, né Espagnol à Barcelone d’un père Républicain à l’époque ou il ne faisait pas bon de l’être là bas, et naturalisé français à 20 ans; j’y aurais sans doute également croisé Pierre Joxe, que j’ai toujours plaisir à retrouver là, et qui ne manque pas à chaque fois de me parler de la Corse et des Corses..
Un certain nombre de parlementaires s’y sont retrouvés, bien décidés à faire bouger les lignes, à dépoussiérer les dogmes qui le mériteraient. C’est en particulier sur les rapports avec l’entreprise et les entrepreneurs que le discours est en passe de changer.
C’est ainsi qu’Arnaud Montebourg déclare : "nous ne pouvons accepter d’être en permanence accusés de sous développer la France au motif que nous mépriserions l’économie. Les socialistes que nous sommes doivent chercher une bonne fois pour toutes les voies et les moyens de se réconcilier avec l’entreprise, surtout en ces temps difficiles de désindustrialisation car la création et le développement des entreprises sont de l’intérêt bien compris des travailleurs et… des chômeurs."
Il est plus que temps en e"ffet que les socialistes prenent leurs distances avec la vulgate qui assimile sans nuance tout créateur d’entreprise à un exploiteur. Si le pouvoir politique, à travers des instruments dont il s’assure le contrôle au nom de la volonté populaire, doit veiller scrupuleusement à ce que la production de richesse ne soit pas accaparée par les seuls actionanires, si il doit édicter et faire respecter les règles qui doivent encadrer la production de biens et de services il ne doit pas pour autant décourager la production de ces richesses.
En Corse, peut être plus qu’ailleurs, il s’agit là d’une question fondamentale. Si l’on veut lutter efficacement contre le clanisme, le clientèlisme ou l’emploi précaire qui coupent les ailes à la jeunesse et la soumettent durablement à des intêrets qui ne sont pas les siens, il faut lui permettre de liberer les forces de création qui sont en elle.
Ce doit être là un point fort, une option fondamentale, d’une nouvelle politique, portée par une nouvelle coalition : libérer les forces de la création, afin que se lèvent des femmes et des hommes libres, afin que se dégagent les richesses qui permettront le versement de vrais salaires, la constitution de vraie retraites.
Le clan, pas plus que les voyous d’ailleurs, n’aime pas les hommes libres, il les préfère soumis: en leur fournissant, moyenant leur soumission, un emploi public au rabais pour les uns, dans une boite de nuit pour les autres; il les asservit, en même temps qu’il tue, à la racine, les chances de la Corse de sortir du sous développement.


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