Icare et le Président Sarkozy
18 août 2007 par vincent carlotti
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Nous avons un Président qui, c’est incontestable, aime le luxe. Si ce n’était un tantinet irrévérencieux, j’aurais même tendance à dire qu’il s’y vautre avec une évidente délectation. On me dira, c’est son problème. Vrai et faux à la fois, c’est incontestablement son problème, mais c’est aussi un peu le notre, du fait de la fonction qu’il occupe, de l’image qu’il en véhicule ainsi et des risques que cela comporte.
C’est le journal Le Monde qui le dit: la location de la maison de Wolfeboro, appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de Microsoft, s’élèverait à 44.000 euros pour 15 jours. Elle aurait été payée par les familles Cromback et Agostinelli, qui opèrent dans l’industrie du Luxe, Tiffany pour les uns et Prada, le couturier fétiche de Cécilia Sarkozy, pour les autres.
Toujours selon Le Monde, Mathilde Agostinelli est responsable de communication de Prada-France et aussi la belle-soeur de Pierre-Jérôme Hénin, porte-parole adjoint de l’Elysée. Que du beau monde, nous voilà rassurés sur les fréquentations du Président.
"Il n’y a pas de mystère, je n’ai rien à cacher. Mais je trouve infernal d’avoir eu sans cesse en face du ponton de la maison des bateaux couverts de photographes", aurait déclaré le président français au Monde, en réponse aux accusations selon lesquelles il souhaiterait garder le secret sur ses vacances. Pour un homme politique qui a bâti une grande partie de sa carrière sur l’instrumentalisation et la recherche de la proximité des médias, c’est là une remarque qui ne manque pas de sel.
Mais, au fond, ce n’est pas là le plus préoccupant. Que le Président de la République française trouve son plaisir dans la fréquentation de la Jet Set et de la tranche la plus friquée de la population, voilà qui n’est pas nouveau: Neuilly, dont il a été maire pendant plus de vingt ans, est depuis longtemps le refuge de ce que la France et une partie de l’Europe comptent comme grandes fortunes.
De là à accepter de se faire payer des vacances de nouveau riche, voilà pour un Président de la République Française, ce qui ressemble à une faute de gout, en attendant que cela ne se mue en faute politique.
Icare a voulu se hisser au niveau du soleil, dit on. Il s’y est brulé les ailes et s’est brutalement écrasé sur le sol. Notre sémillant Président ferait bien de réfléchir au sort de l’audacieux, avant qu’il ne se brule lui même les ailes au contact du monde de l’argent aussi brillant et dangereux que le soleil pour les imprudents qui l’approchent de trop près.


acteur on ven, 4th jan 2008 17:05
salut ! toujours interessant ce blog
vous pourriez apporter quelques precisions: si ce n’etait un tantinet irreverencieux ? au plaisir !