L’arroseur arrosé
7 août 2007 par vincent carlotti
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Nicolas Sarkozy est particulièrement doué, il faut le reconnaitre, pour se mettre en scène. Il en a superbement joué, et il continue d’en jouer avec, semble t il une certaine jubilation tout de même un peu limite pour un homme investi des hautes responsabilités qui sont les siennes. Mais au fond, à tout pèché miséricorde, il en a tellement rêvé qu’on peut bien le laisser en jouir encore un peu avant que les nuages ne commencent à s’accumuler.. Reste que cette politique a ses limites, auxquelles notre sémillant Président vient de se heurter sans gloire.
On ne peut pas , Monsieur le Président, impunément solliciter la Presse à tout bout de champ pour qu’elle vous tresse des lauriers déguoulinants de complaisance, et s’offusquer qu’elle prenne la liberté de faire son métier à sa guise quand cela vous dérange.
Sarkozy "perd son sang froid" "his cool" sarkozy perd ses "nerfs" "his nerves", Sarkozy se "déchaîne" "lashes out" : la presse américaine, depuis lundi, ne dissimule pas sa surprise à propos du pétage de plombs du Président Français.
Il est vrai qu’il n’est pas courant de voir, aux USA, un bateau partir à l’abordage d’un autre sur un lac, sauf dans les films de Bruce Willis. Encore moins d’assister à une altercation entre un chef d’Etat torse nu en slip de bain et des photographes, le premier partant à l’abordage du bateau des seconds, et se saisissant brutalement d’un appareil photo.
Je ne vois pas une telle chose se produire aux Etats Unis a déclaré le photographe pris à partie par Nicolas Sarkozy. Ce n’est pourtant pas un nouveau venu en politique, je ne connais pas bien son histoire, mais on pourrait s’attendre à ce qu’il soit un peu plus conscient de ce qui va avec le fait d’être Président d’un pays important.
Voilà qui dit clairement les choses, à l’Amméricaine, pays dont les journalistes ne sont pas précisemment les cireurs de bottes qui sont hélas légion chez nous. Il faut excuser le Président Français, il croyait sans doute avoir à faire à des journalistes français, employés de ses amis les magnats de la Presse exagonale, qu’un froncement de sourcils du Président précipite dans des abîmes de consternation et d’inquiétude.
Voilà qui révèle chez le personnage public que les français ont porté à la magistrature des traits de caractère préoccupants. Pourvu que les pays avec lesquels nous avons à faire ne le contrarient pas trop, il serait bien foutu de leur déclarer la guerre !


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