Prets à vivre en Sarkoland ?
5 mai 2007 par vincent carlotti
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Bon, il faut sans doute s’y résoudre, la France s’est entichée de Nicolas Sarkozy et va probablement se donner à lui pour au moins cinq ans. Ainsi que vont les démocraties, parfois jusqu’au fond du gouffre . Ne leur est il pas arrivé de porter au pouvoir les dictateurs les plus sinistres…
Difficile pour un militant socialiste de s’y résoudre, quand on imagine les effets de la potion qu’il entend administrer à la France: aussi est il préférable de laisser un étranger, un franco américain en l’occurence nous donner son sentiment. Jonathan LITTELL, Prix Goncourt, pour son roman "Les Bienveillantes".
Jonthan LITTELL qui a reçu en 2006 le Prix Goncourt et le Grand Prix du roman de l’Académie Française vit à Barcelone, est franco américain, mais vote aux USA.
Voici ce qu’il a déclaré au journal Le Monde au sujet de l’électuion présidentielle française.
" J’ai voté contre BUSH en 2000. Le Président Américain a été un cauchemar pour le Monde, Sarkozy sera, lui aussi, un cauchemar, mais seulement pour la France. Je ne suis pas un partisan de Ségolène Royal, car je trouve que le PS a encore quelques longueurs de retard sur le monde moderne: pour autant je ne souhaite pas la victoire de Sarkozy, dont le discours a été complètement contaminé par l’extrême droite,. Ses propos suintent le racisme et ses méthodes risquent de transformer les banlieues en une fabrique de terroristes."Pour moi, et pour beaucoup d’autres, le destin de la France se construit dans les cités plus que dans les beaux quartiers, ceux là même qui ont donné à Sarkozy des scores de potentat africain, plus de 70 %, il se construit dans ces cités interdites ou se nichent des trésors d’inventivité et de tolérance qui ne doivent pas constituer un gibier à Kärcheriser.
Je rêve d’une France qui refuse la dangereuse accumulation de pouvoir et de richesses entre une poignée d’individus, où le pouvoir financier, le pouvoir médiatique et le pouvoir politique forment un formidable réseau, pour ne pas employer de mots plus durs, du moins pour le moment.
Ce n’est pas la France de Sarkozy, et tant pis si mes compatriotes en font leur Président: il sera de fait le mien aussi, bien sûr, mais nous ne vivrons pas dans la même France.
L’avenir nous dira si Jonathan LITTELL avait raison. Le problème est qu’il sera peut être trop tard , non pas pour le habitants des beaux quartiers, ils auront toujours le recours de Gstadt comme Johnny, mais pour les autres, et notamment ceux qui se seront laisser abuser par la démagogie de Nicolas de Neuilly.


Jacqueline on dim, 6th mai 2007 0:14
Voter Sarko à Neuilly ou dans le XVIème arrondissement de Paris, quoi de plus naturel en somme. Ces gens là savent parfaitement ou se situent leurs interets. Quand aux autres, ils constituent comme toujours la foule aveugle des ilotes qui, comme on disait au bon vieux temps , avant 1968, ou plutot avant 1789, étaient du coté de " Not’Maitre" .
moita on dim, 6th mai 2007 0:45
Croyons encore au miracle. Jusqu’à dimanche soir, je veux y croire. Je suis bien évidemment d’accord avec toi. Sarkozy c’est Bush, mais en pire. L’autre est américain. Lui, il joue à l’américain. Et bien sûr, il force la note, ou va la forcer. Considérablement. Liquidateur. C’est ce qu’il sera, au nom de vertus fantasmatiques, d’enflures rhétoriques, et d’une conception de l’économie où, comme dit un être proche: "Pauvre est un con".