La vraie Ségolène à Villepinte
13 février 2007 par vincent carlotti
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Beaucoup de monde à Villepinte , au moins 10 000 selon moi, et une chaude ambiance pendant le meeting de Ségolène Royal. La pression était très forte sur la candidate socialiste à laquelle rien n’aura été épargné aussi bien dans la presse que, hélas que parmi certains de ses amis politiques.
Pendant plus de deux heures, devant un public attentif, elle a développé ses principaux thèmes de campagne. Toujours percutante, parfois remplie d’émotion au point d’avoir il m’a semblé du mal à retenir ses larmes, elle a restitué le contenu des débats participatifs et a fait à cette occasion entendre la voix des plus humbles et des plus désespérés.
Les Français réclamaient un vrai débat de société qui leur présente véritablement un choix sur lequel ils pourraient se prononcer clairement: c’est désormais possible.
Le projet de l’UMP, d’une part, néoconservateur plus que libéral , basé sur le postulat que le progès et le redressement de la France ne peut venir que de l’effort individuel fourni, en règle générale, par les plus forts, les plus armés pour tirer le pays dans la compétition mondiale que nous n’aurions d’autre choix que celui de l’accepter ou de périr. En quelque sorte le modèle de Neuilly que Nicolas Sarkozy connait pour avoir été maire de ce nid de privilègiés pendant 25 ans.
Le carburant : La baisse des impôts sur le revenu , la diminution drastique de l’impôt sur les fortunes, la privatisation des services publics, l’obsession des prélèvements obligatoires.
Le projet des socialistes d’autre part, basé sur le postulat que seule une société plus sure, plus juste, plus solidaire, peut permettre a tout un chacun de tirer le maximum des ressources dont il est doté, pour remettre avec tous les autres le pays debout. En quelque sorte le modèle de la france profonde ou la mixité sociale est vue comme source de progrès et non de tension.
Le carburant: La dépense publique pour réduire les inégalités, financée par l’abandon des baisses d’impots consentis aux plus favorisés et la réduction du train de vie de l’Etat, l’intervention de l’Etat qui peut seule civiliser la jungle du capitalisme moderne, la sécurité professionnelle, cette excellente mesure proposée par la candidate socialiste : tout cela coûte de l’argent. Mais ces dépenses rapportent un peu plus d’humanité, de solidarité, de justice.
Ce sont là des choix clairs, qui mettent chacun devant ses responsabilités. Naturellement les neoconservateurs ont commençé à déployer leur artillerie pour discréditer cette option. Une fois de plus la gauche vide les caisses, disent ils et la droite les remplit. Rien de bien neuf: ils répètent cette antienne depuis le Front populaire.


Josiane on dim, 4th mar 2007 14:06
C’est fou ce que les machos dominent dans notre pays, et la pauvre Ségolène en prend plein la g….
A-t-on jamais lu ou entendu que Bayrou n’aurait pas, assez d’expérience pour être Président? NOn ! et pourtant, il a été aux responsabilités bien mois que Ségolène.. Conclusion?