Qui se ressemble s’assemble.
4 février 2007 par vincent carlotti
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Qui se ressemble s’assemble: voilà une maxime que Nicolas Sarkozy vient d’illustrer de belle manière: il n’a rien trouve de mieux que de faire préfacer son dernier livre "Testimonianza" en Italien par Gianfranco Fini. L’ouvrage est naturellement édité par un éditeur proche de l’extrême droite, Nuove Idee, qui édite d’autres penseurs d’extrême droite tels que Alain de Benoist . C’est d’ailleurs le deuxième livre de Nicolas Sarkozy que Fini préface, c’est dire les liens étroits que les deux leaders de la droite européenne entretiennent .Il faut dire qu’ils ont bien des points communs, à commencer par l’approbation de la politique américaine en Irak.
On connaissait déjà les excellentes relations entre les leaders des deux partis de droite, les rencontres à l’ambassade française à Rome, à l’époque où Fini était ministre des affaires étrangères de Berlusconi, les messages entre partis, les éloges de Nicolas Sarkozy adressés à l’ancien président du MSI. Fini avait été particulièrement sensible à la prise de distance de Sarkozy par rapport à la politique officielle de la France sur l’Irak.
Pour ceux qui connaissent peu la politique italienne, Gianfranco Fini dirige l’Alliance Nationale. Son parti est l’héritier du MSI, parti fasciste et mussolinien italien dont il a conservé le logo : une flamme tricolore, qui a aussi inspiré le Front National en France. Et, comme le FN, Alliance Nationale, en quête de respectabilité, se définit désormais comme un parti de "centre-droit". reste que cette son organisation arbore toujours bustes de Mussolini et crânes rasés dans les manifestations.
Dans sa préface, Fini ne tarit pas d’éloges pour le tenant de la rupture libérale qui lui même, à en croire l’Est Républicain, renvoie la politesse : Selon la presse italienne, Nicolas Sarkozy n’est pas en reste et ne manque pas une occasion de louer publiquement le courage de Fini et de son parti qui incarne la modernité et l’innovation , comme le relève Il Giornale dans son édition du 13 janvier.
La presse bien pensante s’est naturellement gardée de s’étendre sur cet évènement. Que n’aurait on pas entendu si Ségolène Royal avait choisi de faire préfacer un de ses ouvrages par Ugo Chavez !
Trois leçons à tirer de cet évènement.
- La prémière est que Nicolas Sarkozy est vraiment un personnage trouble et dangereux, mais cela je m’en doutais un peu, déjà.
- La deuxième est que dans notre Pays la presse française est décidemment au dessous de tout, mais il faut dire que cela aussi je le savais depuis que la finance gouverne les lignes éditoriales.
- La troisième est que mes camarades socialistes sont vraiment des à coté de la plaque dans cetta campagne présidentielle, mais cela je dois dire que je comemnce à en avoir ras le bol.


Lucas on dim, 6th mai 2007 0:10
Gianfranco FINI, BERLUSCONI, LE PEN et tant d’autres qui d’une manière ou d’une autre fascinent visiblement Sarkozy. L’avenir nous dira ou nous mène cet homme. Mais souvenons nous: en politique comme dans la vie on finit toujours par tomber du coté ou on penche !